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École de cavalerie de Saumur

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Bâtiment principal de l’école de cavalerie de Saumur.

L'École de Cavalerie, anciennement École d'application de l'arme blindée et cavalerie (EAABC) est un établissement de formation de l'armée de terre française situé à Saumur (Maine-et-Loire).

Sommaire

Mission actuelle

La mission actuelle de l'école[1] est d'instruire tous les cadres (officiers et sous-officiers) des unités blindées de l'armée de terre, au combat blindé et de reconnaissance :

  • les capitaines sont instruits pour prendre le commandement d'un escadron ;
  • les lieutenants, sous-lieutenants et aspirants suivent la formation de chef de peloton blindé ;
  • les sous-officiers apprennent à être chef d’engin blindé ou adjoint de peloton ;
  • les moyens techniques de simulation permettent la préparation opérationnelle des personnels ;
  • l'école assure aussi la veille technologique et la réflexion prospective sur la fonction de l'arme blindée[1].

Histoire

Un écuyer professeur à Saumur en 1833.

En 1763, Louis XV réorganise la cavalerie française par l'intermédiaire du duc de Choiseul. Une école, gérée et encadrée par le « corps royal des carabiniers », fut créée à nouveau à Saumur pour accueillir les officiers de tous les régiments de cavalerie. Elle fonctionnera jusqu'en 1788.

À la fin de l'an 1814, Louis XVIII crée à Saumur l'École d'instruction des troupes à cheval. Son activité allant décroissant à partir de 1822, cette école fut régénérée par Charles X sous le nom d'École royale de cavalerie renommée ultérieurement École impériale de cavalerie de Saumur. Un manège militaire et un manège d'académie composaient l'essentiel des structures.

À partir de 1830, avec la disparition de l'École de Versailles, Saumur devient la seule école dépositaire de la tradition équestre française.

L'école est hébergée depuis son origine dans le quartier du régiment des carabiniers, magnifique bâtiment du XVIIIe siècle.

Son savoir-faire est reconnu dans le monde entier, l'excellence de son art s'exprimant alors dans le Cadre noir, formation dédiée au dressage équestre. Saumur devient ainsi la capitale française de l'équitation.

Le monument aux morts commémorant 1914-1918 et 1939-1945.

Du 18 au 20 juin 1940, l'école de cavalerie de Saumur avec l'ensemble de ses cadres et de ses élèves, le cadets de Saumur, sous les ordres du colonel Michon assure sur le secteur la résistance à l'invasion allemande, « jusqu'à l'extrême limite de ses moyens de combat, éprouvant de lourdes pertes, et inscrivant dans les fastes de la Cavalerie une page digne entre toutes de son glorieux passé »[2].

L'école se réorganise ensuite à Tarbes, puis se dissout lors de l'invasion de la zone libre (1942).

À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, la cavalerie (principalement en charge de la reconnaissance) et les chars de combat fusionnent pour donner naissance à l'arme blindée et cavalerie (ABC). L'École de Saumur en devient le centre d'instruction.

L'école prend son nom actuel le 1er août 2009.

Noms successifs

  • 1763 : École des Carabiniers[3].
  • 1814 : École d'instruction des troupes à cheval.
  • 1825 : École royale de Cavalerie.
  • 1839 : École de Cavalerie.
  • 1852 : École impériale de cavalerie.
  • 1872 : École d'application de la cavalerie.
  • 1929 : École d'application de la Cavalerie et du Train.
  • 1945 : École d'application de l'arme blindée et de la cavalerie.
  • 2009 : École de cavalerie.

Commandants de l'école

  • 1763 : marquis de Poyanne
  • 1770 : comte de Chabrillan[4]
  • 1782 : chevalier de Malseigne
  • 1814 : lieutenant-général de La Ferrière l’Evesque
  • 1818 : général Latour Foissac
  • 1820 : général Gentil Saint­Alphonse
  • 1825 : général Oudinot
  • 1830 : général Delaitre
  • 1831 : général de Morel
  • 1838 : général de Brack
  • 1839 : général Prévost
  • 1845 : général Budan de Russé
  • 1850 : général de Goyon
  • 1852 : général de Rochefort
  • 1859 : général Bruno
  • 1861 : général Crespin
  • 1869 : général Michel
  • 1872 : général Thornton
  • 1875 : général L’Hotte
  • 1880 : colonel des Roys
  • 1882 : général Danloux
  • 1889 : général Jacquemin
  • 1892 : général Massiet
  • 1893 : colonel (puis général) Raimond
  • 1899 : général de La Celle
  • 1901 : colonel (puis général) Dubois
  • 1905 : colonel (puis général) Mazel
  • 1910 : général Bourdériat
  • 1912 : colonel Anselin
  • 1913 : colonel (puis général) Morel
  • 1919 : colonel (puis général) Thureau
  • 1925 : général Lafont
  • 1929-1931 : général Marin de Montmarin
  • 1931-1935 : général de Fornel de La Laurencie
  • 1935-1938 : général Petiet
  • 1938-1939 : général Bridoux
  • 1939-1940 : colonel de La Font
  • 1940 : colonel Michon
  • 1940-1944 : général Méric de Bellefon
  • 1944-1945 : colonel Préclaire
  • 1945-1946 : colonel Lecoq
  • 1946 : colonel Miquel
  • 1946-1947 : général Durosoy
  • 1947-1950 : général Girot de Langlade
  • 1950-1952 : général Noiret
  • 1952-1955 : général Pernot du Breuil
  • 1955-1958 : général de Clerck
  • 1958-1961 : général de Berterèche de Menditte
  • 1961-1963 : général Alefsen de Boisredon
  • 1963-1965 : général Marzloff
  • 1965-1968 : général de Galbert
  • 1968-1971 : général Crémière
  • 1971-1973 : général Noël Boucher
  • 1973-1976 : général Lucien Guinard
  • 1976-1979 : général Delaunay
  • 1979-1981 : général Gourlez de La Motte
  • 1981-1984 : général Robert
  • 1984-1987 : général Codet
  • 1987-1991 : général Arnold
  • 1991-1994 : général Bonavita
  • 1994-1996 : général Patrick Boucher
  • 1996-1998 : général Pelletier
  • 1998-2000 : général Lafontaine
  • 2000-2002 : général Gallineau
  • 2002-2005 : général Garrigou Grandchamp
  • 2005-2007 : général de Parseval
  • 2007-2009 : général Le Bot
  • 2009 : général Rives.

Musée

Article détaillé : Musée des blindés de Saumur.

ainsi que le Musée de la Cavalerie.

Hommages

Notes et références

  1. a et b Voir le site officiel de l'école, page sur ses missions.
  2. Citation à l'ordre de l'armée, 23 août 1940, général Weygand.
  3. Historique selon Saumur, école des blindés de demain, Lavauzelle, 2000.
  4. Maurice Durosoy, Saumur: historique de l'école d'application de l'arme blindée et de la cavalerie, Éditions G.L.D., 1964, p. 30 et 153.

Annexes

Bibliographie

  • Extrait de l’Ordonnance de Cavalerie pour sous-officiers et brigadiers ... par un capitaine instructeur de l’École de Cavalerie de Saumur, Paris, 1860.
  • Victor Raoult Deslongchamps, Considérations sur la fièvre intermittente à l’École de Cavalerie de Saumur, École de Médecine, Paris, collection des thèses, tome X, 1839.
  • Maurice Durosoy, Saumur – Historique de l’École d’application de l’arme blindée et de la cavalerie, Paris, 1964, 150 p. (rééditions ultérieures).
  • Pierre Garrigou Grandchamp (dir.), Saumur, l'école de cavalerie – Histoire architecturale d'une cité du cheval militaire, Monum, Éditions du patrimoine, Paris, 2005, 325 p. (ISBN 2858227950).
  • Robert Milliat, Le Dernier carrousel – Défense de Saumur 1940 (illustrations d’un E.A.R. de l’École de cavalerie, ancien combattant de Saumur), B. Arthaud, Grenoble, Paris, 1945 (4e éd.), 19 p.
  • J. L. Tarneau, « Leçons élémentaires d'hygiène militaire, faites à l'École de cavalerie de Saumur, 1873 », Journal des Sciences militaires, 1874.
  • Charles-Maurice de Vaux, Les Écoles de cavalerie, Versailles, l'École militaire, l'École de Saint-Germain, Saint-Cyr, Saumur – Étude des méthodes d'équitation des grands maîtres, J. Rothschild, 1896.
  • Saumur, école des blindés de demain, Lavauzelle, 2000.

Articles connexes

Liens externes


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