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Le 18 mai, se tenait à Malmö, en Suède le concours de l'Eurovision, qui a sacré la Danoise Emmelie de Forest et son titre Only Teardrops. En 23e position, Amandine Bourgeois a malheureusement dû s'incliner, malgré une belle interprétation de son titre L'Enfer Et Moi. Sur France 3, ce sont...
École française de Rome
L’École française de Rome (EFR) est un institut français de recherche en histoire, en archéologie et en sciences humaines et sociales, placée sous la tutelle de l’Académie des inscriptions et belles-lettres.
Sommaire |
Description
L'EFR est l’héritière de l’Institut de correspondance archéologique, créé en 1829 pour accueillir les savants étrangers à Rome. Regroupant principalement des Français et des Allemands, l’Institut disparaît avec la guerre franco-prussienne de 1870. Se créent sur ses cendres l’Institut archéologique allemand (en 1871) puis une section romaine de l’École française d'Athènes (en 1873). En 1875 enfin, cette dernière devient l’École française de Rome.
Depuis 1876, elle occupe le second étage du palais Farnèse à Rome, conjointement avec l’ambassade de France en Italie. Elle accueille 18 membres (généralement pour 3 ans), recrutés parmi les doctorants avancés et les docteurs et accorde chaque année des bourses de 2 ou 4 semaines à 133 jeunes chercheurs dont les recherches nécessitent une présence en Italie.
L’École française de Rome est dirigée par un directeur et divisée en trois sections (Antiquité, Moyen Âge, Période moderne et contemporaine), dirigées chacune par un directeur des études. Elle abrite une importante bibliothèque, ouverte à ses membres, aux anciens membres et à des chercheurs agréés. Elle possède sa maison d’édition, les Publications de l'École française de Rome, qui publie la Collection de l'École française de Rome et la Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome, qui accueille les thèses et travaux académiques des anciens membres de l'EFR et de l'École française d'Athènes ; elle publie plusieurs revues d’histoire issues des Mélanges d’archéologie et d’histoire (1881-1970) : les Mélanges de l'École française de Rome : Antiquité (MEFRA), les Mélanges de l'École française de Rome : Moyen Âge (MEFRM) et les Mélanges de l'École française de Rome : Italie et Méditerranée (Époque moderne et contemporaine, sciences sociales). Ces revues sont numérisées dans le portail Persée.
Outre des programmes de recherche en histoire et en sciences sociales, l'EFR organise des chantiers de fouilles archéologiques en Italie (Bolsena, Civita di Tricarico, Pompéi, Ostie, Musarna, Palatin, Megara Hyblaea etc.), en Afrique du Nord (Jebel Oust, Carthage, Kouass) et dans les Balkans (Loron), ainsi que des opérations de prospections pédestres (dans les Abruzzes) ou géophysiques (Apollonia).
En collaboration avec le CNRS, l'EFR gère également le centre Jean-Bérard de Naples, qui se consacre plus spécialement à l'archéologie de l'Italie du Sud (fouilles de Cumes, Herculanum).
Administration
Directeurs de l’École française de Rome
Ordre chronologique
- Jean de Witte (1840-?), Académie des inscriptions et belles-lettres
- Albert Dumont (1874-1875), Académie des inscriptions et belles-lettres
- Auguste Geffroy (1875-1882), Académie des sciences morales et politiques
- Edmond Le Blant (1882-1888), Académie des inscriptions et belles-lettres
- Auguste Geffroy (1888-1895), Académie des sciences morales et politiques
- Louis Duchesne (1895-1922), Académie française
- André Pératé, intérim 1922-1923
- Émile Mâle (1923-1937), Académie française
- Jérôme Carcopino (1937-1940), Académie française
- Albert Grenier (1945-1952), Académie des inscriptions et belles-lettres
- Jean Bayet (1952-1960), Académie des inscriptions et belles-lettres
- Pierre Boyancé (1960-1970), Académie des inscriptions et belles-lettres
- Georges Vallet (1970-1983), Académie des inscriptions et belles-lettres
- Charles Pietri (1983-1991), Académie des inscriptions et belles-lettres
- Claude Nicolet (1992-1995), Académie des inscriptions et belles-lettres
- André Vauchez (1995-2003), Académie des inscriptions et belles-lettres
- Michel Gras (2003-2011)
- Catherine Virlouvet (2011-)
Secrétaires généraux
- Jean de Witte (1833-?)
- Adrien Bruhl (1946-1953)
- Louis Carolus-Barré (1953-1958)
- André Gillou (1958-1968)
- Jean-Paul Morel (1968-1972)
Directeurs des études
Antiquité
- Jean de Witte (1829-?)
- Pierre Gros (1972-1976), Académie des inscriptions et belles-lettres
- Michel Gras (1976-1985)
- Maurice Lenoir (1985-1993)
- Catherine Virlouvet (1993-1999)
- Stéphane Verger (1999-2005)
- Yann Rivière (2005-2011)
- Stéphane Bourdin (2011-)
Moyen Âge
- André Vauchez (1972-1979), Académie des inscriptions et belles-lettres
- Jean-Claude Maire Vigueur (1979-1986)
- Jean-Yves Tilliette (1986-1990)
- Jacques Dalarun (1990-1997)
- François Bougard (1997-2004)
- Marylin Nicoud (2004-2010)
- Stéphane Gioanni (2010-)
Période moderne et contemporaine
- Maurice Aymard (1972-1976)
- Philippe Levillain (1977-1982), Académie des sciences morales et politiques
- Gérard Delille (1982-1988)
- Philippe Boutry (1988-1994)
- Catherine Brice (1994-2000)
- Brigitte Marin (2000-2006)
- Jean-François Chauvard (2006-2012)
- François Dumasy (2012-)
Quelques membres
- Yves-Marie Bercé (1959) Académie des inscriptions et belles-lettres
- Michel de Boüard (1930) Académie des inscriptions et belles-lettres
- André Chaumeix (1898) Académie française
- Mgr Claude Dagens (1965) Académie française
- Mgr Louis Duchesne Académie française
- Alphonse Dupront (1930)
- Jean Favier (1956) Académie des inscriptions et belles-lettres
- Robert Fawtier (1911)
- Georges Goyau (1892) Académie française
- Albert Grenier (1904) Académie des inscriptions et belles-lettres
- Pierre Grimal (1935) Académie des inscriptions et belles-lettres
- Louis Halphen (1904)Académie des inscriptions et belles-lettres
- Jacques Heurgon (1928) Académie des inscriptions et belles-lettres
- Léon Homo (1897)
- Camille Jullian (1880) Académie française
- Georges Lacour-Gayet (1880) Académie des sciences morales et politiques
- Ernest Langlois (1883) Doyen de l'université de Lille
- Georges Laplace (1956)
- Gabriel Le Bras (1925) Académie des sciences morales et politiques
- Dom Jean Leclercq (1943)
- Jacques Le Goff (1952)
- Louis Madelin (1895) Académie française
- Henri-Irénée Marrou (1930) Académie des inscriptions et belles-lettres
- Pierre de Nolhac (1882) Académie française
- André Piganiol (1906) Académie des inscriptions et belles-lettres
- Maurice Prou (1884) Académie des inscriptions et belles-lettres
- Jacques Revel (1970)
- Romain Rolland (1889) prix Nobel de littérature
- Charles Samaran (1901) Académie des inscriptions et belles-lettres
- Pierre Toubert (1958) Académie des inscriptions et belles-lettres
- André Vauchez Académie des inscriptions et belles-lettres
- Jacques Verger correspondant de l’Académie des inscriptions et belles-lettres
- Pour une liste plus complète des membres de l’École, voir :
L'archéologie à l'École française de Rome
Dès les premières années, sous l’impulsion du directeur Auguste Geffroy, les membres de l’École française de Rome se consacrent au récolement des inscriptions en Italie centrale et à l’étude de sites ou de vestiges archéologiques. Emmanuel Fernique est ainsi un des premiers à rassembler les inscriptions du territoire des Marses, à étudier la collection du Musée de Capoue (1874), ou les vestiges de Préneste (1880), et enfin à conduire des sondages dans la campagne prénestine. Juste après lui, René de La Blanchère se consacre à l’étude des vestiges de Terracine et des marais pontins, tandis qu’en 1889, Stéphane Gsell fouille une partie des nécropoles de Vulci, sur les propriétés des Torlonia. Peu après, Albert Grenier consacre une vaste étude à Bologne, villanovienne et étrusque. Après l’établissement du protectorat sur la Tunisie, les membres de l’École française de Rome commencent à orienter leur activité archéologique vers l’Afrique du Nord. La Blanchère inaugure le service des Antiquités de Tunisie et fait ouvrir en 1888 le musée du Bardo. En 1890-1891, Jacques Toutain consacre ses travaux au culte de Saturne et A. Audollent rassemble les inscriptions de la région de Constantine. En 1893, H. Graillot relève des monuments inédits dans la région de Timgad et de Khenchela, avant que S. Gsell ne se consacre à l’étude de la région et ne rédige sa monumentale synthèse. Outre ces études historiques ou épigraphiques, les membres de l’EFR conduisent des opérations de fouille en Afrique du Nord, comme M. Besnier dans le camp de Lambèse en 1897, L. Homo et A. Merlin à Dougga à partir de 1899, J. Zeiller à Thignica en 1906, J. Heurgon et J. Lassus à Tipasa etc. Cette activité en Afrique du Nord s’est poursuivie jusqu’à nos jours, avec en particulier les fouilles de la colline de Byrsa à Carthage, de Sufetula, de Bulla Regia, de Cherchell, de Volubilis, de la nécropole de Pupput, du complexe thermal et monumental de Jebel Oust, de l’habitat de Sidi Jdidi.
En Italie même, c’est après la 2e guerre mondiale que l’activité archéologique des instituts étrangers recommence. Dès 1946, Raymond Bloch entame des recherches autour de Bolsena et à partir de 1962, des fouilles permettent la mise au jour du forum d'époque romaine et des habitations adjacentes. À partir de 1949, sous la direction de François Villard et de Georges Vallet, commence la fouille de la colonie mégarienne de Mégara Hyblaea, sur la côte orientale de la Sicile, qui dure jusqu’en 1992. La fouille a repris en 2006, sous la direction d’Henri Tréziny. Par la suite, l’EFR est intervenue dans de nombreuses régions d’Italie, notamment en entreprenant des recherches sur la colline du Pincio (1982-2005) ou sur le Palatin (1985-1998), en reprenant la fouille du port fluvial d’Aquilée (1991-2005), de l’agglomération lucanienne de Civita di Tricarico en Basilicate, de la cité grecque puis lucanienne de Paestum, de la colonie tarquinienne de Musarna et de ses nécropoles ou en participant à la fouille de la nécropole celto-étrusque de Monterenzio Vecchio (2000-2005), ainsi que dans les Balkans (Sirmium, Salone, Caricin Grad).
Actuellement, l’École française de Rome poursuit son activité archéologique aussi bien en Italie, dans le domaine préromain (prospections et sondages sur les habitats fortifiés des Vestins et des Péligniens Superaequani, dans les Abruzzes), romain (étude des vestiges du stade de Domitien à la Piazza Navona, fouille de la villa de Loron en Croatie, de l’agglomération de Kouass au Maroc, de la catacombe des Saints-Pierre-et-Marcellin, de la Vigna Barberini sur le Palatin, du temple de la Fortune Auguste et des boulangeries de Pompéi, avec des carottages dans la zone du Portus et l’étude des entrepôts de Trajan), ainsi qu’avec des chantiers archéologiques d’époque médiévale (Sabra al-Mansûryia en Tunisie, bains de Cefalà Diana en Sicile, cimetière et habitat de Lezha en Albanie). Elle participe, en collaboration avec l’École française d'Athènes, à la fouille de la ville grecque d’Apollonie d'Illyrie, en Albanie.
Le Centre Jean Bérard de Naples, qui est une unité de recherche mixte associant le CNRS et l’École française de Rome, organise également des recherches archéologiques, en particulier dans la nécropole de Cumes, à Pompéi et Herculanum et à Laos.
Depuis près de 140 ans donc, l’École française de Rome est un acteur majeur de la recherche archéologique en Méditerranée occidentale. Actuellement, elle vise à renforcer ses partenariats, au sein d’équipes internationales, et à s’ouvrir toujours plus à l’apport de l’archéométrie et des disciplines connexes, dans le but d’améliorer, sur la longue durée (de la Préhistoire à la fin du Moyen Âge), la connaissance des sociétés du bassin méditerranéen, tout en contribuant à la formation à la recherche des jeunes archéologues et en diffusant largement ses résultats dans les publications ou sur son site Internet (www.efrome.it).
Bibliographie
- L’Histoire et l’œuvre de l’École française de Rome, Paris, E. de Boccard, 1931
- Jérôme Carcopino, Souvenirs romains, Paris, Hachette, 1968
- Archives de France, L’École française de Rome 1875-1975, Paris-Rome, 1975
- Tables des Mélanges d’archéologie et d’histoire, Rome, EFR, 1977. Tables des tomes 1-82 (1881-1970)
- École française de Rome, Annuaire des membres (1873-1986), Rome, EFR, 1987
- École française de Rome, Liste des membres et anciens membres, Rome, EFR, 1997
Liens externes
- Site de l’EFR
- Publications de l’EFR
- consultation des MEFRA / MEFRIM / MEFREM sur Persée.fr
- consultation des MEFRA sur Revues.org
- consultation des MEFRM sur Revues.org
- consultation des MEFRIM sur Revues.org
- consultation de la Chronique de l'activité archéologique de l'Ecole française de Rome sur Revues.org
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