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Économie de l'Arabie saoudite

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Arabie saoudite
Indicateurs économiques
Image illustrative de l'article Économie de l'Arabie saoudite
puits de pétrole

Monnaie Ryal saoudien (SAR)
Année fiscale calendaire
Organisations internationales OPEP, OMC
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) 282 milliards $ (2006)[1]
Produit intérieur brut en PPA 371,5 milliards $ (2006)[1]
Rang pour le PIB en PPA en volume : 30e[2]
par tête : 73e[3]
Croissance du PIB 4,3 % (2006)[1]
PIB par habitant en PPA 13.800 $ (2006)[1]
PIB par secteur agriculture : 3 %
industrie : 63,6 %
services : 33,4 % (2006)[1]
Inflation (IPC) 2,2 % (2006)[1]
Pop. sous le seuil de pauvreté
Indice de développement humain (IDH) 76e (2006)[4]
Population active 43,57 millions (2006)[1]
Population active par secteur agriculture : 12 %
industrie : 25 %
services : 63 % (1999)[1]
Taux de chômage 13 % (2006) (hommes seulement)[1]
Principales industries
Commerce extérieur
Exportations 207,8 milliards $ (2006)[1]
Biens exportés produits pétroliers (90 %)
Principaux clients
Importations 64,16 milliards $ (2006)[1]
Biens importés
Principaux fournisseurs
Finances publiques
Dette publique
Dette extérieure
Recettes publiques
Dépenses publiques
Déficit public
Aide au développement

L'économie de l'Arabie saoudite repose principalement sur son industrie pétrolière, qui a bouleversé l'histoire économique du pays. Ainsi, depuis 1938, Dhahran (ville située à l'est de l'Arabie Saoudite le long du golfe Persique) est devenue la capitale du pétrole arabe.

À l'opposé, l'agriculture de l'Arabie saoudite n'a cessé de décroître depuis les années 1960 avant de bénéficier d'aides gouvernementales.

En décembre 2005, au sommet de Hong Kong, le pays est devenu le 149e membre de l'Organisation mondiale du commerce.

Sommaire

Secteurs non pétroliers

Dans les années 1950, l'industrie manufacturière s'est développée grâce à la conjonction de quatre facteurs clefs : l'expansion et la diversification des activités pétrolières et de la main-d'œuvre industrielle, la croissance rapide de la population et de la demande intérieure, la disponibilité croissante du capital tant privé que gouvernemental, l'implantation de plus en plus fréquente de compagnies étrangères sous la forme de co-entreprises avec des partenaires saoudiens - parfois avec le gouvernement.

Les décennies qui suivirent virent une augmentation remarquable du nombre, de la taille et de la diversité des unités de production. Dès le début de cette aventure, les premiers industriels se lancèrent dans des secteurs aussi divers que l'alimentaire industriel, les papiers et les matières plastiques, la confection ou encore le mobilier de bureau. Après 1970, vinrent s'ajouter des produits comme les peintures, les systèmes à air climatisé, les bâtiments préfabriqués en aluminium, les barres de fer et un nombre impressionnant d'autres produits utilisant le pétrole ou le gaz en tant qu'énergie de base. Parmi ces derniers, les engrais, les produits de la pétrochimie et de la chimie minérale et les produits dérivés du soufre. Néanmoins, le pays manque toujours cruellement d'industries de pointes dans des domaines variés comme l'électronique, l'informatique ou l'optique.

Souffrant d'une insuffisance structurelle de main-d'œuvre locale qualifiée et d'expérience en matière technologique, l'Arabie saoudite s'est longtemps adressée à des contractants étrangers pour l'exécution de projets industriels le plus souvent livrés clefs en main. Pour nombre de ces projets, le contrat s'étendait au-delà de la livraison et comprenait la maintenance et même souvent l'exploitation par le constructeur. Cependant, les programmes d'éducation et de formation professionnelle à l'initiative des contractants étrangers et du gouvernement saoudien ont permis d'accroître le nombre de techniciens qualifiés autochtones, ce qui a autorisé le gouvernement à mettre en place depuis 1982 une politique de « saoudisation » des entreprises destinée à y augmenter le pourcentage de Saoudiens ; l'exemple est d'ailleurs donné au plus haut niveau, le président de l'Aramco étant saoudien, tout comme son directeur général.

Investissant les pétrodollars de la rente de l'or noir qui semblait ne jamais s'arrêter de croître, les Saoudiens construisirent dans les années 1970 deux cités industrielles et portuaires modèles, Jubayl sur la côte du Golfe et Yanbu, au bord de la mer Rouge. Construites aux extrémités de la route du pétrole, ces nouvelles oasis développèrent en priorité les industries à forte consommation énergétique ou fabriquant des produits dérivés des hydrocarbures : outre les raffineries, la pétrochimie et la chimie lourde, les engrais, les plastiques bruts ou sous forme de produits manufacturés, l'acier et les produits en métal dominent l'activité. La construction entièrement intégrée de ces cités incluait, à proximité des sites industriels, la présence de services et de secteurs résidentiels à l'architecture ultramoderne.

À l'aube des années 1990, l'industrie représentait plus de 9 % du PNB. De nombreuses mesures incitatives de la part du gouvernement attirèrent à la fois le capital local et les investisseurs étrangers. Une agence gouvernementale, la SABIC (Saudi Arabian Basic Industries Corporation) fut ouverte en 1976 afin de développer l'industrie lourde dans les domaines de la pétrochimie et de l'acier ; à l'origine de réalisations majeures, elle a atteint une bonne part de ses objectifs, 37 milliards de dollars ayant été investis dans le secteur industriel en 1993 et 23 000 usines créées.

Investir dans le royaume saoudien

Un nouveau code d'investissement adopté en 2000 a créé la SAGIA (Saudi General Investment Authority), qui est dotée d'une compétence d'attribution très générale pour tout ce qui touche à l'investissement dans le Royaume, y compris l'investissement étranger (à l’exception du secteur des hydrocarbures). La nouvelle institution instruit les demandes et délivre les licences d’investissement. La SAGIA a ouvert des « comprehensive service centers » - sortes de bureaux interministériels d'information et de liaison - chargés de faciliter les démarches administratives des investisseurs, notamment étrangers. Depuis sa création en avril 2000 et jusqu’à mi-juin 2004, la SAGIA a délivré plus de 2 400 licences d’investissements étrangers (3 378 licences délivrées au total si l’on tient compte de la période précédant la création de la SAGIA et donc l’intervention du ministère des finances) pour un montant global de plus de 18 milliards de dollars, mais les investissements tardent à se concrétiser.

Tout projet d’investissement est donc sujet à l’octroi d’une licence délivrée par la SAGIA. Le montant minimum d’investissement étranger est fixé à un niveau élevé dans le cadre du nouveau code : 6,7 millions de dollars dans le secteur agricole, 1,3 million de dollars dans le secteur industriel et 0,5 million de dollars dans les autres secteurs. Compte tenu du monopole de négoce réservé aux seuls citoyens saoudiens - qui interdit à tout ressortissant étranger d’être titulaire d’actions, par nature négociables, notamment dans le cadre d’une société anonyme - les sociétés étrangères ne peuvent, en pratique, que constituer des filiales de droit saoudien sous forme de Sàrl.

Malgré l’adoption d’un nouveau code plus attractif, on relève encore certaines restrictions en termes de participations étrangères: une liste « négative » exclut encore certains secteurs de l’investissement étranger. Adoptée le 11 février 2001 et révisée le 2 février 2003, cette liste comprend, outre l'amont pétrolier (exploration, forage et production) dont on savait qu'il resterait fermé au capital étranger du fait de son exclusion du processus d'ouverture du secteur des hydrocarbures saoudien (« Gas Initiative »), et les activités diverses (investissements immobiliers et services aux pèlerins) pouvant être menées dans le périmètre des deux villes saintes de La Mecque et Médine (exclues pour des raisons religieuses) :

  • la santé (infirmerie, sages-femmes, quarantaines, physiothérapie, centres anti-poison, banques de sang, pharmacies). Il y a obligation de s’associer à un ressortissant saoudien du secteur médical disposant d’une licence d’exercice;
  • les transports (terrestres et aériens notamment);
  • les télécommunications (à l’exception depuis février 2003 des services de télex, de télégraphe, d’échange de données électroniques, de télécopie, de V-Sat, de satellite mobile, de courrier électronique et de traitement de données). La participation étrangère limitée à 49 % et absence à court terme d’ouverture aux investissements étrangers des services de télécommunications fixe et mobile);
  • la pêche;
  • la distribution (gros comme détail). Ce secteur n'est ouvert que sous forme de franchises aux sociétés étrangères, à condition que leur participation soit inférieure à 49 % du capital de l’entreprise;
  • les services aux armées (confection d'uniformes, restauration collective, production d'équipements);
  • l'impression et la publication d'ouvrages (en partie) et
  • des activités diverses comme la production d'explosifs, le courtage dans le secteur immobilier, les services de recrutement et de placement, les services audiovisuels ou encore les services de transmission par satellite.

La décision d’ouvrir le secteur de l’assurance aux investissements étrangers, une fois la loi-cadre publiée, a été prise en février 2003. Cette loi a été publiée au Journal officiel saoudien le 22 août et applicable depuis le 20 novembre 2003. Des restrictions continuent à être appliquées dans le secteur des services professionnels (participation étrangère limitée à 75 % du capital), de la banque (participation étrangère limitée à 40 % du capital), de la distribution.

Le Royaume s’intègre dans un ensemble régional – dans les secteurs ouverts, les investisseurs étrangers sont désormais traités de la même façon que les investisseurs nationaux pour l’accès aux aides et incitations publiques : prêts à taux nul du Saudi Industrial Development Fund, exemption totale de droits de douane sur certains produits à l’importation et des taxes à l’exportation, exemption au moment du démarrage de l’activité de droit de douane sur les machines et matières premières non disponibles localement, mise à disposition de terrains à des tarifs préférentiels et mise en place de mesures de protection tarifaires pour les nouvelles productions. Des discriminations subsistent, notamment en matière fiscale.

Entreprises les plus performantes

rang entreprise / compagnie capitalisation boursière ($BN) en septembre 2011 Secteur
1 Saudi Basic Industries Corporation (SABIC) 74.0 chimie
2 Al Rajhi Banking and Investment Co 27.7 banque
3 Saudi Telecom Co 18.1 télécom
4 Saudi Electricity Co 14.8 énergie
5 Saudi Arabian Fertilizers Co 12.1 chimie
6 Samba Financial Group 10.5 banque
7 Etihad Etisalat Co 9.9 télécom
8 Riyad Bank 9.4 banque
9 Saudi British Bank 7.9 banque
10 Banque Saudi Fransi 7.5 banque

Source : Gulf Business, november 2011, page 63.

Annexes

Notes et références

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Arabie saoudite sur CIA factbook. Consulté le 1er novembre 2007
  2. classement PIB PPA sur CIA factbook. Consulté le 1er novembre 2007
  3. classement PIB PPA per capita sur CIA factbook. Consulté le 1er novembre 2007
  4. classement IDH 2006. Consulté le 14 octobre 2007

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