Gérard Depardieu : Pour lui, Vladimir Poutine est ''comme Jean-Paul II''
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Économie de l'Italie
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| Italie Indicateurs économiques |
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| Monnaie | euro |
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| Année fiscale | calendaire |
| Organisations internationales | Union européenne, zone euro, OCDE, OMC |
| Statistiques | |
| Produit intérieur brut (parité nominale) | 1 859 milliards $ (2013 est.)1 |
| Produit intérieur brut en PPA | 1 773 milliards $ (2011)1 |
| Rang pour le PIB en PPA | en volume : 10e 2 par tête : 29e 3 |
| Croissance du PIB | -2,2 % (2012)1 |
| PIB par habitant en PPA | 30 464 $ (2009)1 |
| PIB par secteur | agriculture : 1,9 % industrie : 28,9 % services : 69,2 % (2006)1 |
| Inflation (IPC) | 0,6 % (2009)1 |
| Pop. sous le seuil de pauvreté | |
| Indice de développement humain (IDH) | 17e (2006) 4 |
| Population active | 25,05 millions (2010)1 |
| Population active par secteur | agriculture : 5 % industrie : 32 % services : 63 % (2001)1 |
| Taux de chômage | 11,0 % (janvier 2013)1 |
| Principales industries | machines, produits chimiques, automobile, aéronautique, électronique, vêtements, produits alimentaires 1 |
| Commerce extérieur | |
| Exportations | 417,1 milliards $ (2006)1 |
| Biens exportés | produits manufacturés, vêtements, biens d'équipement, véhicules, équipements de transport, produits chimiques, biens alimentaires, minerai et métaux non-ferreux |
| Principaux clients | Allemagne (13,2 %), France (11,7 %), États-Unis (7,6 %), Espagne (7,3 %), Royaume-Uni (6,1 %) (2006) |
| Importations | 428,7 milliards $ (2006)1 |
| Biens importés | produits manufacturés, produits chimiques, équipements de transport, énergie, minerai et métaux non-ferreux, vêtements, biens alimentaires |
| Principaux fournisseurs | Allemagne (16,7 %), France (9,2 %), Pays-Bas (5,6 %), Chine (5,2 %), Belgique (4,2 %), Espagne (4,1 %) (2006) |
| Finances publiques | |
| Dette publique | 127,1 % du PIB (janvier 2013)1 |
| Dette extérieure | 1 957 milliards $ (2006)1 |
| Recettes publiques | 728 milliards d'euros (2011)1 |
| Dépenses publiques | 788 milliards d'euros (2011)1 |
| Déficit public | 3,9 % du PIB (2011) |
| Aide au développement | 1 milliard $ (2002)1 |
| Sources : 1. Italie sur CIA factbook. Consulté le 1er novembre 2007 2. classement PIB PPA, sur CIA factbook. Consulté le 1er novembre 2007 |
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L'Italie est un pays industriel à l'économie diversifiée, dont le produit intérieur brut, global ou par habitant, se compare à ceux de pays comme la France ou la Grande-Bretagne. Ce produit intérieur brut de 2 245 706 milliards de dollars en fait la 8e puissance économique mondiale en 2009 derrière les États-Unis, le Japon, la Chine, l'Allemagne et la France.
L'économie italienne est caractérisée par les contrastes régionaux importants, entre le nord (plaine du Pô) très développé, industrialisé, et très dynamique, le centre, autour de Rome dominé par le secteur tertiaire et les fonctions politiques de la capitale, et le sud, le Mezzogiorno, plus rural et qui souffre d'un taux de chômage élevé (de l'ordre de 14 %) et la présence de la mafia. Ce déséquilibre continue d’exister malgré les nombreuses politiques menées en faveur du développement du Mezzogiorno. L'autre caractéristique est l'importance des petites et moyennes entreprises (plus fort taux en Europe), notamment dans le nord-est (Vénétie), qui contribuent fortement à la notoriété du savoir-faire italien dans le monde. En effet, la balance commerciale de l'Italie est positive si on exclut le secteur énergétique. À noter cependant que certains secteurs sont très concentrés, tels celui de l'automobile quasi monopolisé par le groupe Fiat (marques Fiat, Alfa Romeo, Lancia).
C'est une économie très tributaire des importations pour ses approvisionnements en matières premières et en énergie (plus de 75 % de l'énergie est importée, le pays disposant de quelques gisements de gaz naturel et de ressources en hydro-électricité, mais ayant renoncé totalement à l'énergie nucléaire).
Au cours des dernières décennies, le pays a poursuivi une politique fiscale stricte dans le but de répondre aux critères économiques et monétaires de l'Union européenne, ce qui lui a permis, grâce également à des taux d'intérêts limités et une inflation plus basse, de participer à l'euro dès sa création en 1999.
Néanmoins, depuis 15 ans, les performances économiques de l'Italie sont inférieures à la moyenne européenne. Cela a conduit les gouvernements de Silvio Berlusconi puis de Romano Prodi à mettre en œuvre de nombreuses réformes pour à court terme améliorer la compétitivité du pays et à plus long terme sa croissance économique. Cependant la mise en œuvre de réformes très souhaitables du point de vue des économistes, comme l'allègement des prélèvements obligatoires, l'assouplissement du marché du travail et la réforme de l'onéreux système de retraites, avance lentement du fait de la stagnation de l'économie, de l'opposition des syndicats et de l'instabilité (relative) du gouvernement.
Sommaire |
Les faiblesses de l'économie italienne
Elles sont principalement dues à un modèle économique qui n'est plus adapté au marché mondial. En particulier la taille moyenne des entreprises italiennes est désormais trop petite, tandis que les districts industriels traversent eux une crise majeure.
Le capitalisme familial occupe encore une grande place en Italie. Or celui-ci se caractérise par une forte méfiance et une forte opacité vis-à-vis des investisseurs institutionnels ce qui retarde la nécessaire modernisation de ces PME qui ne sont donc plus assez compétitives pour faire face à la concurrence internationale.
Le modèle de production italien par districts industriels, autrefois enviés par de nombreux pays, est partiellement en crise. La force de ces bassins de mono-activité reposait sur un phénomène de synergie entre les entreprises. Or leur structure en réseau est désormais mise à mal par un nombre croissant de délocalisations qui rompent ces liens traditionnels existants entre elles. De plus, cette organisation conduit à un partage des innovations qui prime de fait sur la recherche. Il n’est alors donc pas surprenant que l’emploi soit en diminution dans ces districts. Les grands groupes eux-mêmes connaissent d’importantes difficultés. Au cours de ces dernières années de nombreuses entreprises ont été rachetées par des groupes étrangers (exemple du rachat du sidérurgiste Lucchini par le russe Severstal) ou connaissent une forte concurrence étrangère en Italie même (implantation de Carrefour et d’Auchan) ce qui laisse craindre que le pays devienne, comme l’affirme le sociologue Luciano Gallino « une sorte de colonie soumise aux exigences économiques, sociales et politiques d’autres pays »[1].
Tourisme
Grâce à son riche passé historique et culturel, à ses nombreuses stations balnéaires ainsi qu’à la présence des Alpes, propices aux sports d’hiver, l’Italie est la quatrième destination touristique mondiale. La majorité des touristes en Italie se concentre à Rome qui est une des villes les plus visitées au monde après Londres (15 millions) Bangkok, Paris (avec laquelle elle est d'ailleurs jumelée) avec environ 12 millions de visiteurs annuels. En 2006, les recettes touristiques s’élevaient à environ 38,1 milliards de dollars.
Crime organisé
Les plus connus sont les organisations populaires de la mafia sicilienne, la 'Ndrangheta calabraise et la Camorra à Naples. Elles sont bien établies sur leurs territoires et sont actives dans les activités de l'extorsion, le trafic de drogue, la prostitution et l'économie informelle. On pense que 7 pour cent du PIB italien en est le produit.
Entreprises
Références
- La faillite du modèle italien, La Tribune, 28/02/2005, n° 3106
Voir aussi
- Histoire économique de l'Italie sous le régime fasciste
- Bataille de la lire
- Liste d'entreprises italiennes
- Agriculture en Italie
Liens externes
- étude économique de l'Italie, OCDE, 2007
- « Le bilan économique du professeur Prodi », Telos, Francesco Daveri, 2008
- (en) Notation financière
En direct des marchés
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