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Catholicisme

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Le catholicisme se présente aujourd'hui comme une religion chrétienne parmi d'autres, en même temps qu'il est une aspiration à l'unité de la foi, de l'Église et par delà, de toute l'humanité dans le Christ. Le terme catholicisme est apparut à la fin du XVIe siècle[1], suite à la naissance des confessions protestantes, pour désigner la religion des chrétiens en communion avec le pape et les évêques. À ce titre le catholicisme est devenu une confession chrétienne parmi d'autres, au moment même où le christianisme à commencé à connaître une nouvelle forme de diversité : celle des dénominations confessionnelles. D'un autre côté, l'adjectif « catholique » dont dérive le nom catholicisme, qualifie l'Église depuis le premier siècle du christianisme. Le terme est apparu sous la plume d'Ignace d'Antioche qui écrivait en 107 contre des divisions entre chrétiens : « Là où paraît l'évêque, que là soit, la communauté, de même que là où est le Christ Jésus, là est l'Église catholique[2]. » Ainsi, bien que la perception d'un catholicisme ait eu quelque chose de nouveau au XVIe siècle, c'est dans la continuité d'une tradition bimillénaire de recherche d'unité et de catholicité de l'Église que se situe aujourd'hui le catholicisme.

L'Église catholique est organisée de façon hiérarchique avec le clergé en même temps qu'elle est une communion d'Églises et de communautés. Les catholiques peuvent être de rites latin ou orientaux. Ils sont dans leur très grande majorité (environ 98 ou 99%) de rite latin.

Dans le catholicisme, la vie chrétienne est marquée par les sacrements : le baptême, la confirmation, l'eucharistie, la réconciliation, le mariage, l'onction des malades, et, pour les diacres, les prêtres et les évêques, l'ordination. Le catholicisme peut être vécu selon divers état de vie : laïc, consacré, ordonné, et dans une grande diversité de courants et d'organisations. Pour nombre de catholiques le principal lieu de vie chrétienne est la paroisse, ces paroisses étant une portion du territoire d'un diocèse. Il existe au sein des paroisses de nombreuses associations ou mouvements établis de façon plus ou moins formelle. Certain de ces mouvements sont internationaux tels que le secours catholique (caritas), les mouvements d'action catholique, la légion de Marie, les équipes saint Vincent, etc. Récemment se sont fortement développées les communautés nouvelles. Des centaines d'ordres religieux comptant de quelques dizaines de membres à plusieurs milliers, jouent un rôle important dans le catholicisme : notamment, les ordres monastiques tels que les bénédictins, les carmes, les chartreux ou les cisterciens, les ordres religieux tels que les franciscains, les clarisses ou les dominicains, ou encore les congrégations telles que les Jésuites, les Lazaristes, les assomptionistes, etc. L'enseignement catholique avec de nombreuses écoles et universités tenues par des laïcs ou des religieux fait aussi partie des aspects les plus visibles du catholicisme actuel. Il est enfin possible d'identifier au sein du catholicisme des catholicismes social, progressiste, traditionaliste, charismatique, etc.

L'Église catholique considère que tout baptisé dans l'Église catholique est catholique, mais elle ne défini pas de critères d'appartenance au catholicisme de l'ordre de ceux qui, d'un point de vue sociologique, pourraient être prise en compte pour déterminer ce qui fait l'adhésion à une religion. Selon l'annuaire pontifical 2012, il y a environ un milliard deux cents millions de baptisés dans l'Église catholique[3]. Ces baptisés ont des pratiques, des convictions et des engagements religieux extrêmement variables, « un décalage croissant apparaît dans toutes les enquêtes d'opinion entre les croyances ou les prescriptions de l'Église et celles des populations qui se disent catholiques[4] ». Le catholicisme est aujourd'hui présent dans presque tous les pays du monde, principalement en Europe en Amérique et en Afrique, beaucoup moins en Asie et dans le monde arabo-musulman. Il connaît un déclin dans les pays occidentaux et une forte progression en Afrique et en Asie. La croissance du nombre de catholiques dans le monde et légèrement inférieure à celle de la population mondiale. En 1978 le monde comptait environ 18% de catholiques contre 17%[5] en 2004[4].

Sommaire

Théologie et doctrine

La double source de la foi

L’Église catholique professe que Dieu s'est révélé définitivement en la personne de Jésus-Christ. Comme le rappelle le Dei Verbum, l’accès à cette révélation se fait par une double source, l’Écriture et la Tradition. L'Église catholique s'appuie à la fois sur les Saintes Écritures et sur la tradition apostolique, « l'une et l'autre doivent être reçues et vénérées avec égal sentiment d'amour et de respect. »[6].

Les Écritures constituent la première tradition.

Le concile Vatican II réaffirme que la Tradition explique les Écritures, ne constituant donc pas une autre source de sa doctrine, mais lui restant intimement liée :

« La sainte Tradition et la Sainte Écriture constituent un unique dépôt sacré de la parole de Dieu, confié à l'Église ; [...] Il est donc clair que la sainte Tradition, la sainte Écriture et le magistère de l'Église, par une très sage disposition de Dieu, sont tellement reliés et solidaires entre eux qu'aucune de ces réalités ne subsiste sans les autres, et que toutes ensemble, chacune à sa façon, sous l'action du seul Esprit Saint, contribuent efficacement au salut des âmes. »

— Vatican II, Constitution dogmatique Dei Verbum sur la révélation divine, §10, [1].

Par « Tradition de l’Église catholique romaine », il faut entendre la tradition proprement apostolique, remontant aux apôtres et également inspirée, tandis que la tradition ecclésiastique, ou interprétative, jouit seulement, quand elle est unanime, du privilège de l'infaillibilité. Le magistère de l'Église (conciles œcuméniques, pontifes romains) bénéficie lui aussi du charisme de l'infaillibilité quand il se prononce d'une manière définitive en matière de foi ou de principes moraux. La tradition témoigne du questionnement ininterrompu sur la foi et de l’élaboration constante des définitions de foi au travers des siècles.

L'interprétation de la Bible dans l'Eglise

Pour l’Église catholique, la Bible est une parole humaine inspirée divinement; par conséquent elle est vraiment la Parole de Dieu. L’Écriture (la Bible) est constituée de la première et la nouvelle Alliance. La première Alliance est constituée de textes religieux juifs antérieurs à Jésus-Christ. Elle correspond à la bible juive augmentée des livres deutérocanoniques (apocryphes pour les Églises réformées). Les textes de la Nouvelle Alliance (Évangiles, Épîtres, Apocalypse) sont postérieurs à Jésus.

Étant exprimées dans le langage culturel des communautés de l’époque de leur rédaction, et réservées à elles seules par l'Ancienne Alliance, les institutions, les rites, les lois et les promesses de la Bible ont été été destinées aussi à tous les autres peuples de la Terre par la Nouvelle Alliance.

Un des principes sur lequel Jésus est le plus entré en conflit avec les pharisiens est qu'il reprochait à certains des Anciens Juifs d'avoir perpétué la tradition de façon purement formelle, en trahissant sa véritable raison d'être et en ayant perdu tout son contenu qui en faisait des œuvres de justice et de rédemption. Ce faisant, Jésus critique la forme d'idolâtrie qu'est le formalisme, et met en évidence que la loi de Moïse a un esprit qui peut être indépendant de sa lettre et des usages dans lesquels elle s'incarne. Mais au lieu, comme les esséniens ou beaucoup plus tard les piétistes, d'en conclure que la Loi doit s'observer dans une sorte d'abstraction purement contemplative, à la recherche d'une spiritualité dégagée de toute forme, Jésus montre qu'il attache une très grande importance à l'incarnation ou à la figuration dans des rites, des paraboles ou des symboles, dont sa vie et son sacrifice seront le modèle. Et il tire deux conséquences qui vont donner au christianisme son caractère révolutionnaire et universel: la première est qu'en respectant la lettre de la Loi sans en conserver l'esprit, les pharisiens ont trahi l'Alliance que Dieu a passé avec leurs pères, et qu'une seconde alliance doit être faite avec eux; la seconde est que, si l'esprit des lois est indépendant de la forme des institutions, l'Alliance pourrait aussi bien être scellée avec d'autres peuples, et l'Esprit Saint prendre forme dans d'autres langues ou d'autres institutions aussi bien que dans celles des Hébreux. Ainsi, le Nouveau Testament est-il l'Ancienne Loi dégagée de l'hérédité d'Abraham, de sa langue et de ses traditions ethniques pour pouvoir être étendue à toutes les autres nations, sans devoir leur faire adopter aussi la langue, les us et les coutumes des Anciens Hébreux.

C'est pour réaliser ce nouveau dessein et permettre à la religion des anciens Juifs de prendre forme et de s'incarner dans les langues, les institutions, les techniques, les calendriers et les coutumes de toutes les autres nations, que Jésus à fondé son Église comme institution temporelle chargée de porter à tous les peuples une religion qui ne devra pas pour autant se transformer en autant de religions distinctes, mais rester unique, puisqu'elles expriment de manières différentes une même vérité. L'évangélisation des gentils ne doit pas se faire par la violence, en détruisant pour remplacer, mais avec douceur et charité en conservant et en christianisant leurs mœurs, leurs coutumes, leurs sanctuaires, leurs langages, leurs lois, leurs arts, et à la longue en renouvelant leur tradition. La première, et la plus facile des transpositions a été la traduction des Saintes-Écritures, ou de leur contenu, dans d'autres langues que l'hébreu ou l'araméen, en grec et en latin. Mais ensuite, ce sont toutes les religions païennes, toutes leurs fêtes et tous leurs lieux de cultes qui ont été christianisés, c'est-à-dire profondément métamorphosés, et ensuite conservés comme institutions chrétiennes.

La manière particulière qu'ont eue les Gentils de traduire et d’exprimer la foi à partir de leurs propres traditions est donc aussi contenue dans ce que l’Église conserve et transmet de génération en génération.

Le dogme ou le symbole de la foi

Article connexe : Profession de foi.

Dans l’Évangile déjà, de nombreux contemporains de Jésus disent leur foi en lui. À Césarée de Philippe, Pierre professe : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu Vivant » (Matthieu, 8,16). Après la résurrection de Jésus et la Pentecôte, il annonce : « Ce même Jésus que vous avez crucifié, Dieu l’a fait le Seigneur et le Christ.» (Actes 2, 36).

À partir de ces embryons et face aux questionnements, l’Église a élaboré différentes synthèses de la foi. De nos jours, deux sont restées :

  • le Symbole des apôtres, formule baptismale de certaines communautés que la tradition romaine généralise autour de l’an 170.
  • le Symbole de Nicée-Constantinople, mis au point par les trois premiers conciles après les grands débats trinitaires et christologiques des IIIe et IVe siècles ; ce texte met un terme au débat et en formule les conclusions. Le concile de Constantinople développe la profession de foi en l’Esprit Saint et en l’Église. Il contient notamment l’article : « je crois en l’Église une, sainte, catholique et apostolique ». L’interprétation de « catholique » dans ce texte fait l’objet de débats entre les chrétiens selon les Églises et les époques. Elle va de « universelle » à proprement « romaine ».

Les professions de foi ont un rôle non seulement doctrinal mais aussi mystique et liturgique. Par elles, l’Église redit sa confiance (foi) en Dieu et réaffirme les grands mystères de la foi chrétienne :

  • la Trinité (un Dieu unique en trois personnes distinctes) ;
  • l’Incarnation (Jésus, vrai Dieu et vrai homme, né de Marie) ;
  • la Rédemption (Jésus nous sauve par sa mort sur la croix et sa résurrection).

C’est pourquoi l’adhésion à ces textes et à ce qu’ils affirment est une condition nécessaire pour faire partie de l’Église catholique romaine. Ainsi, non seulement ils sont étudiés (voir le Catéchisme de l'Église catholique (1992)), mais ils sont aussi repris par les catholiques lors de leur baptême et leur confirmation et redits à chaque messe dominicale.

La dogmatique comme pratique théologique apparaît au XVIIe siècle chez les protestants comme chez les catholiques.

La catéchèse

Benoît XVI, pape depuis le 19 avril 2005.

Vie chrétienne

Initiation chrétienne et sacrements

liturgie

La liturgie catholique est l'ensemble des actes, des symboles et des paroles par lesquels l’Église aide les hommes à rendre publiquement un culte à Dieu et transmet la connaissance de Dieu aux hommes. Pour les chrétiens, la liturgie met l’homme en rapport direct avec Dieu. Voir l'article détaillé sur la liturgie catholique.

L'Église catholique a une liturgie chargée d'histoire qui se décline différemment selon les traditions. Il existe principalement une tradition dite "latine" et une tradition "orientale". Le rite latin est principalement le rite romain, mais il se décline aussi en rite ambrosien, rite mozarabe, romano-lyonnais, cartusien, dominicain, etc. Les rites orientaux sont essentiellement : maronite, melkite, syriaque, copte (voir Églises catholiques orientales).

La foi et les œuvres

Dévotions

chapelet, chemin de croix, adoration eucharistique, etc.

Congrégations et associations

Les listes présentées ci-dessous ne sont pas exhaustives, loin de là, mais permettent un aperçu de la diversité des mouvements catholiques. Voir aussi : Liste des ordres réguliers catholiques

Les principaux ordres monastiques

Les congrégations et sociétés religieuses

  • Fraternité Saint-Pie-X, créée par l'Archevêque Mgr Lefebvre qui s'opposa aux idées de l'Église et sacra des Évêques pour perpétuer sa vision de la tradition, en désaccord avec le Concile Vatican II. Il fut excommunié par Jean-Paul II en 1988 pour avoir procédé à des ordinations illicites. La Fraternité célèbre la messe d'avant le Concile (messe tridentine) et refuse la liberté religieuse, l'œcuménisme et le dialogue avec les autres religions.Le Pape Benoit XVI a levé l'excommunication en janvier 2009.

Instituts séculiers

Plusieurs ordre de religieux régulier ont des branches séculières :

Communauté de vie chrétienne (CVX) (Communautés ignatiennes) ; Fraternités laïques dominicaines, fraternités franciscaines etc.

Les mouvements et associations de laïcs

  • Communautés nouvelles : Mouvements et communautés composés de religieux et/ou de laïcs. Ils sont nés dans le courant du XXe siècle dans l'élan du Concile Vatican II.

Structures institutionnelles de l'Église

Communion et hiérarchie

L'Église catholique considère que par la succession apostolique, elle est la continuatrice des apôtres (Église apostolique). Pour l’Église catholique, tout évêque est le successeur des apôtres : il a en charge une Église locale (son diocèse) sur lequel il doit veiller.

Elle considère que l'Église fondée par le Christ se perpétue dans l'Église catholique[7], ou plutôt qu'elle est une institution permanente qui demeure éternellement à travers les âges sans aucune discontinuité de succession apostolique, en préservant la foi intégrale et l'unité des croyants.

Le pape est l’évêque de Rome, successeur de Pierre. À ce titre il est le premier des évêques et doit veiller à l’unité de l’Église. L’Église catholique romaine est constituée de toutes les Églises locales dont l’évêque est en communion avec le pape.

La direction universelle, ou internationale, de l’Église est assumée par le pape et par l’ensemble des évêques, réunis en concile œcuménique sur convocation du pape. Les conciles sont rares, convoqués à des moments exceptionnels. L’essentiel du gouvernement de l’Église se trouve au Saint-Siège qui réside principalement dans la Cité du Vatican (voir Gouvernement de l'Église catholique romaine), dont le pape est également le chef d’État.

Les trois ordres

Diacres, prêtes, évêques

Laïcat et ministères

Tous les catholiques ont reçu de par l’onction du baptême, complété par la chrismation ou confirmation, le sacerdoce baptismal qui les fait « prêtres, prophètes et rois ». En outre le sacrement de l’ordre donne à certains de ses membres un sacerdoce ministériel. Ces deux sacerdoces sont différents et complémentaires.

« Alors que le sacerdoce commun des fidèles se réalise dans le déploiement de la grâce baptismale, vie de foi, d’espérance et de charité, vie selon l’Esprit, le sacerdoce ministériel est au service du sacerdoce commun, il est relatif au déploiement de la grâce baptismale de tous les chrétiens. »

— Instruction sur quelques questions concernant la collaboration des fidèles laïcs au ministère des prêtres, Libreria editrice vaticana, cité du Vatican, 1997

En outre, en vertu de certains vœux, certains baptisés s’engagent de façon particulière au service de Dieu, de l’Église et du monde par des vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, notamment dans les ordres religieux.

On distingue ainsi :

  • les ministres ordonnés ;
  • les baptisés laïcs ;
  • les consacrés.

Un mouvement libéral, dont l’emblème en Europe est NSAE (« Nous sommes aussi l’Église »). Ce mouvement né dans les pays germanophones (« Wir sind Kirche »), lutte pour un plus grand rôle des croyants laïcs au sein de l’Église et pour des réformes sur la question des personnes remariées, des homosexuels, du célibat du clergé et pour l’admission des femmes parmi les prêtres.

La primauté du Pape et des conciles

La curie romaine (Vatican)

Longtemps puissance temporelle, la papauté s'est progressivement concentré sur sa mission spirituelle. Depuis Pastor Æternus, 1870, l’ambition de primauté symbolique se substitue à l’exercice temporel du pouvoir, progressant suivant les relations qu’elle entretient avec les gouvernements comme avec les autres religions. Voir : Lutte du sacerdoce et de l'Empire.

En 1929, le pape Pie XI signe les accords du Latran avec l'État italien qui lui concède l'existence de l'État du Vatican. Depuis Paul VI, les papes ont délaissé la tiare, couronne pontificale qui représentait le pouvoir temporel, le pouvoir spirituel et l'autorité sur les princes. Elle apparaît encore sur les armoiries de l'État du Vatican.

Le Saint-Siège, nom officiel de l'État du Vatican, est représenté dans les institutions politiques internationales (ONU, Europe). Il joue parfois un rôle de médiation dans certains conflits.

Les conférences épiscopales

Les conférences épiscopales rassemblent les évêques d'un même pays. En Europe, il existe en outre un Conseil des Conférences Episcopales d'Europe (CCEE), qui est au service de la collégialité des conférences épiscopales d'Europe et une Commission des conférences épiscopales de la communauté européenne (COMECE), qui a pour objectif de créer des liens avec les instances européennes pour l’information des épiscopats européens. Elle dispose d'un bureau à Bruxelles. Les conférences mettent en place différents organismes tels que la commission justice et paix ou l’Office catholique d’Information et d’Initiative pour l’Europe (OCIPE).

Les diocèses et les paroisses

La diversité du catholicisme

Catholicisme social

L'Église Catholique intervient en matière sociale, et notamment à l'époque moderne avec la publication au XIXe de l'encyclique Rerum Novarum ( à propos des « réalités nouvelles ») par le Pape Léon XIII en 1891. Ainsi qu'avec l'exposé de la Doctrine sociale de l'Église en 1931, sous la plume du pape Pie XI, dans l'encyclique « Quadragesimo Anno » . Elle a fait l'objet d'une synthèse systématique et exhaustive en 2004, sous la forme d'un Compendium de la doctrine sociale de l'Église, rédigé par le cardinal Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix.

Théologie de la libération

Le mouvement dit Théologie de la libération : catholiques progressistes s'éloignent d'un catholicisme conservateur, au profit d'une voie dans laquelle l’action politique apparaît comme une exigence de l'engagement religieux dans la lutte contre la pauvreté. Théorisé à partir de 1972 par Gustavo Gutiérrez, ce courant théologique prône la libération des peuples et entend ainsi renouer avec la tradition chrétienne de solidarité. Ce courant latino-américain, essentiellement composé de dominicains et de jésuites est accusé par ses détracteurs d'être d'inspirations marxistes et ses théologiens sont souvent en délicatesse avec la Congrégation pour la doctrine de la foi, à l'instar de Jon Sobrino.

Mouvements charismatiques

Nouvelle évangélisation

La tension entre tradition et modernité

Diversités géographique et culturelle

Pourcentage de catholiques dans chaque pays du monde.

Nombre de catholiques dans le monde

Le nombre de catholiques dans le monde est estimé par le Vatican à 1 098 366 000, en progression de 45 % depuis 1978, ce qui correspond globalement au taux d'évolution de la population mondiale[8],[9].

Graphique : estimations par continent, exprimées en millions de catholiques.

Évolution par continent en millions de catholiques

Relations avec les autres religions

Pour les autres Églises chrétiennes :

Concernant plus précisément les relations avec le judaïsme, l'Église catholique romaine a reconnu que certains de ses fidèles avaient péché :

« Nous regrettons profondément les erreurs et les fautes de ces fils et filles de l’Église. Nous faisons nôtres les paroles de la Déclaration Nostra aetate du Deuxième Concile du Vatican, qui affirme sans équivoque : “ L’Église [...] ne pouvant oublier le patrimoine qu’elle a en commun avec les juifs, et poussée, non pas par des motifs politiques, mais par la charité religieuse de l’Évangile, déplore les haines, les persécutions et toutes les manifestations d’antisémitisme, qui, quels que soient leur époque et leurs auteurs, ont été dirigées contre les juifs ”.» [10]

Voir pour plus de détails : Antijudaïsme chrétien dans l'histoire

L'Église se rend compte que les prises de position des premiers siècles de certaines personnalités chrétiennes (voir supersessionisme) ne sont plus de mise. Elle est consciente qu'un renouvellement de la théologie est nécessaire dans ce domaine, et celui-ci est en cours depuis l'après-guerre et le concile Vatican II (déclaration Nostra Ætate sur les relations avec les autres religions, 1965).

Notes et références

  1. La première attestation du terme « catholicisme » se trouve dans un livre du catholique Pierre Charron, publié en 1595 : Pierre Charron, Réplique sur la Réponse faite à la troisième Vérité., 1595, p. 231. Lecture sur Google Book. Le Dictionnaire historique de la langue française et les ouvrages qui le cite signalent que le premier emploi du terme « catholicisme » remonte à 1598, dans le Recueil des choses mémorables des choses mémorables avenues en France sous le règne de Henri II.
  2. Ignace d'Antioche, Lettre aux smynriotes, VIII, 2.
  3. http://www.lemonde.fr/international/article/2012/03/10/le-catholicisme-progresse-en-afrique-et-en-asie-recule-en-europe_1656058_3210.html
  4. a et b Étienne Fouilloux, « catholicisme » dans Régine Azria et Danièle Hervieu-Léger (dir.), Dictionnaire des faits religieux, Paris, PUF, Quadrige Dicos poche, 2010, pp. 111-116. (ISBN 978-2-13-054576-7)
  5. D'après l'édition 2009 du World Fact Book de la CIA, les catholiques représentent 16,99 % des 6,79 milliards d'individus peuplant la terre.
  6. Dei Verbum 9
  7. Vatican II, constitution dogmatique Lumen Gentium (sur l'Église) 8 (www.vatican.va)
  8. Bureau des statistiques de l'Église catholique.
  9. (en) Annuarium Statisticum Ecclesiae (édition 2004).
  10. Nous nous souvenons : une réflexion sur la Shoah (1998)

Annexes

Bibliographie

  • Michel Sales sj, Le Corps de l'Église, Études sur l'Église une, sainte, catholique et apostolique, Fayard, coll. « Communio », 1989
  • Timothy Ware, L'Église des sept Conciles, Desclée de Brouwer, Paris, 1997, (ISBN 978-2-220-04022-6) (2e éd., 1re éd. en français en 1968)
  • Johann Alzog, Histoire universelle de l'Église, livre ancien à télécharger sur Gallica
  • René François Rohrbacher, Histoire universelle de l'Église catholique, livre ancien à télécharger sur Gallica
  • Patrick Levaye, Géopolitique du catholicisme, éditions Ellipses, 2007 (ISBN 978-2-7298-3523-1)
  • Benno Zuiddam, Espoir et Désillusion (Hope and disillusionment), une initiation à l'histoire de l'Église d'Occident), Importantia, Dordrecht 2010.
  • Joseph Moingt sj, Croire quand même, libres entretiens sur le présent et le futur du catholicisme, Temps présent, 2010, 250 p.

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