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Élections législatives françaises de 2012

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Élections législatives françaises de 2012
Majorité sortante Majorité présidentielle
(UMP, NC, PR, DVD)
Gouvernement sortant Ayrault I
Législature élue XIVe de la Ve République
Élections de 2007  link= Élections de 2007 Élections de 2007 Élections de 2017 Élections de 2017  link= Élections de 2017

Les élections législatives françaises de 2012 se tiennent les 10 et 17 juin 2012[1]. Elles font suite à la XIIIe législature de la Cinquième République française qui s'est déroulée de 2007 à 2012 sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Dans certaines circonscriptions hors métropole, les élections sont avancées aux 2, 3 ou 9 juin pour le premier tour et au 16 juin pour le second. Ce scrutin fait partie, comme tous les cinq ans, de la même séquence électorale que l'élection présidentielle qui s'est déroulée les 22 avril et 6 mai 2012, et qui a vu la victoire de François Hollande avec 51,64 % des voix.

Sommaire

Contexte institutionnel

Article détaillé : Élections législatives en France.

Ces élections législatives font partie d'une même séquence électorale que l'élection présidentielle. En effet, dans un premier temps, le mandat présidentiel quinquennal est instauré en 2000 par voie référendaire, en lieu et place du septennat en vigueur depuis la loi du 20 novembre 1873. Ensuite, la loi organique du 15 mai 2001 fixe au 3e mardi du mois de juin la fin des pouvoirs de l'Assemblée nationale, cinq ans après son élection[2], soit quelques semaines après l'élection du président de la République, l'objectif affiché de cette concordance étant de réduire le risque de cohabitation[3],[4] et de confirmer le principe de « légitimité subordonnée  », la seconde élection servant à confirmer la première[5]. Pour l'année 2012, cinq semaines séparent le second tour de l'élection du président de la République, le 6 mai, du premier tour de celle des députés français, le 10 juin.

Ces élections sont aussi marquées par deux changements importants :

  • L'élection pour la première fois de députés représentant les Français établis hors de France[7]. En effet la réforme de juillet 2008 de la Constitution française établit que « les Français établis hors de France sont représentés à l'Assemblée nationale et au Sénat » (article 24). Un projet de loi a donc été présenté en septembre 2008 en Conseil des ministres pour que les Français établis hors de France soient désormais représentés à l'Assemblée nationale avec, si le projet est adopté en l'état, l'élection de députés au scrutin uninominal majoritaire à deux tours (identique au mode d'élection des autres députés) avec de nouvelles circonscriptions hors du territoire français. Jusqu'à présent, les Français de l'étranger n'étaient représentés qu'au Sénat avec 12 sénateurs élus par l'Assemblée des Français de l'étranger. Ces députés pourront être élus par internet[8], ce qui a fait réagir certains partis[9], notamment sur les problématiques de sécurité du vote, d'impossibilité du recomptage des voix et de possibilité de coercition des votants.

Déroulement du scrutin

Dépôt des candidatures

Pour la métropole, les candidatures étaient à déposer entre le 14 mai et le 18 mai 2012 à 18 h[10].

En revanche, pour les candidats aux postes de représentants des Français de l'étranger, le dépôt des candidatures se fit entre le 7 mai et le 11 mai 2012 à 18 h (heure de Paris)[11], pour le premier tour et entre la proclamation des résultats par la commission électorale et le mardi 5 juin 2012 à 18 h pour le second tour.

En Polynésie française, les candidatures devaient être déposées avant le vendredi 11 mai 2012 pour le premier tour de scrutin.

Date du scrutin

Les deux tours se dérouleront respectivement les dimanches 10 et 17 juin 2012 en France métropolitaine, à la Réunion, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie.

Toutefois, en raison des décalages horaires, ils auront lieu les samedis 9 et 16 juin 2012 dans les Antilles françaises (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Saint-Martin et Saint-Barthélemy), à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Dans les ambassades et consulats à l'étranger, le premier tour se déroulera le dimanche 3 juin 2012.

Dans les postes diplomatiques et consulaires situés sur le continent américain, y compris Hawaï ainsi qu'en Polynésie française, le premier tour se déroulera le samedi 2 juin et le second tour le samedi 16 juin 2012.

Prévisions électorales académiques

En octobre 2011, Le Monde publie avec l'Observatoire de la vie politique et parlementaire une étude qui, à partir de l'analyse des scrutins locaux canton par canton depuis 2007, prévoit une majorité de gauche quel que soit le résultat de l'élection présidentielle. Selon cette étude, la gauche peut raisonnablement espérer emporter 300 sièges, sachant que la majorité absolue est de 289 sièges[12].

C'est même Alain Marleix, le ministre en charge de la nouvelle carte électorale, qui a prévenu Nicolas Sarkozy des difficultés qu'il y aurait à faire « voter quatre fois de suite pour le même camp », alors qu'il y a des dissensions nombreuses : premièrement trop de dissidents en outre-mer ; ensuite, le même schéma en métropole dans des circonscriptions à droite ; enfin et surtout, le centre et l'extrême droite qui pourraient provoquer de nombreuses triangulaires favorables à la gauche[13].

À l'inverse, Martial Foucault, professeur de sciences politiques à l'Université de Montréal, estime, à partir de facteurs sociaux, économiques et démographiques, ainsi que les différences idéologiques, que la présidentielle sera plus serrée que prévu[14], mais qu’il n'y a pas de raison de croire à l’hypothèse d’un président vainqueur en mai mais sans soutien majoritaire en juin[15].

Campagne

Les candidats ont la possibilité de se rattacher à l'un des 44 partis dont la liste figure dans un arrêté du ministère de l'Intérieur[16], afin de bénéficier d'une aide de l'État au financement de la campagne électorale. Pour ces élections, 6 591 candidatures ont été déposées en métropole et outre-mer ; parmi elles, seules 2 641, soit 40 %, sont des femmes, en contravention avec la loi sur la parité[17].

Extrême-gauche

Lutte ouvrière présentera des candidats dans 552 circonscriptions, incluant les 539 circonscription de la métropole, cinq circonscriptions réunionnaises et huit candidatures communes avec Combat ouvrier aux Antilles[18].

Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) sera lui présent dans 350 circonscriptions[19], dont une trentaine réservées à son courant minoritaire, la Gauche anticapitaliste, qui s'est affiliée à une association de financement distincte de celle du NPA[20], et « une vingtaine de candidatures unitaires »[21].

Le Parti ouvrier indépendant présentera pour sa part 106 candidats[22].

Front de gauche

Le Front de gauche devrait présenter des candidats dans toutes les circonscriptions de France métropolitaine. Un peu moins de 80 % de ces candidats seront issus du Parti communiste français (PCF) et 103 du Parti de gauche (PG)[23], un certain nombre de candidatures étant en outre réservées aux autres partis et organisations politiques membres du Front de gauche ainsi qu'à des personnalités d'ouverture sans affiliation partisane. Ces candidatures seront toutes présentées sous l'étiquette politique « Front de Gauche soutenu par le Parti communiste français, le Parti de gauche, la Gauche unitaire et les autres formations du Front de Gauche »[24]. Le PCF et les « Forces de gauche » (auxquelles seront affiliés les candidats Front de gauche membres d'autres organisations que le PCF) sont inscrits dans la liste des partis publiée au Journal officiel[25].

Le 12 mai, Jean-Luc Mélenchon, ex-candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle du mois d'avril, annonce sa candidature dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, où il sera notamment opposé à la présidente du Front national, Marine Le Pen[26]. Le 18 mai, le PG annonce qu'il se retire de deux circonscriptions comportant un risque d'élimination de la gauche au premier tour, la 7e de la Moselle et la 1re de l'Aube[27].

Parti socialiste et alliés

Le Parti socialiste devrait présenter et soutenir des candidats dans toutes les circonscriptions. En vertu d'un accord électoral conclu avec EELV en novembre 2011, le PS devrait apporter son soutien à des candidats issus de ce parti dans 60 circonscriptions, assurant à ce dernier l'élection d'au moins 15 députés, soit le nombre requis pour constituer un groupe parlementaire[28]. Afin de rendre possible l'élection de quelques candidats d'origine non-européenne (« issus de la diversité ») ainsi que d'un pourcentage élevé de candidates, le Parti socialiste leur a, comme en 2007, réservé des circonscriptions, 22 pour les minorités ethniques, 49 % pour les femmes[29],[30],[31].

Conformément à un accord national signé entre les deux partis[32], le PS soutiendra également des candidats du Parti radical de gauche (PRG) dans 32 circonscriptions, dont 20 jugées « gagnables », ce qui permettrait au PRG de pouvoir constituer son propre groupe politique en cas de victoire de la gauche[33]. Cet accord de répartition est l'aboutissement d'un processus d'alliance entre les socialistes et les radicaux de gauche qui avait permis au président du PRG, Jean-Michel Baylet, de se porter candidat aux « primaires citoyennes » initiées par le PS.

Le PS soutiendra également des candidats du Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement dans 9 circonscriptions, dont « 4 à 6 gagnables », conformément à un accord politique intervenu entre les deux partis le 7 mars 2012[34].

Europe Écologie Les Verts

EELV présente des candidats dans pratiquement toutes les circonscriptions en fonction de l'accord avec le PS (voir ci-dessus). En vertu de l'accord, le PS soutient les candidats EELV dans une soixantaine de circonscriptions désignées par les échelons nationaux. En échange, les échelons régionaux se sont accordés sur des circonscriptions où EELV soutient des candidats PS. Le choix des candidats a été fait en respectant la parité hommes-femmes, notamment en étudiant les critères de gagnabilité des circonscriptions afin d'obtenir autant d'élues que d'élus. Suite à la saisie en référé du TGI de Paris par des militants mécontents, EELV doit procéder à une nouvelle désignation de ses candidats aux législatives dans 63 circonscriptions, car la répartition des circonscriptions entre les courants d'EELV n'est pas conforme aux statuts du mouvement[35]

EELV a également passé un accord national avec le MEI, qui affirme avoir obtenu le soutien d'EELV dans une vingtaine de circonscriptions dont celle de son président, Antoine Waechter, qui bénéficiera en outre du soutien du PS à sa propre candidature dans le Haut-Rhin[36]. Le MEI présentera en tout 80 candidats, dont 20 avec le soutien d'EELV, 45 dans les circonscriptions dans lesquelles EELV ne se présente pas et 15 dans des circonscriptions dans lesquelles EELV se présente, faute d'accord local entre les deux partis. 121 candidats en tout seront rattachés au MEI, qui soutient par ailleurs les candidats d'EELV dans 200 circonscriptions[37].

Le Centre pour la France (Mouvement démocrate)

Le 10 mai 2012, François Bayrou annonce le nom de bataille des candidats du pôle central : « Le Centre pour la France »[38], les candidats qui porteront cette étiquette doivent signer une charte d'engagements[39]. C'est ce nom qui est retenu dans la liste des partis publiée au Journal officiel[25].

Partis du centre-droit

Les deux principaux partis de centre-droit issus de la majorité sortante, le Parti radical et le Nouveau centre, seront présents aux élections législatives dans le cadre d'un accord national avec l'UMP. La plupart de leurs députés sortants ont reçu l'investiture de l'UMP, et d'autres candidats issus de leurs rangs seront présents en concurrence avec l'UMP dans un nombre restreint de circonscriptions.

Le Parti radical de Jean-Louis Borloo, qui a renoncé à son statut de parti associé à l'UMP en mai 2011, a investi 111 candidats issus de ses rangs le samedi 4 février 2012. 35 d'entre eux devraient obtenir le soutien de l'UMP dès le premier tour[40]. Dans le but de compenser le manque lié à la perte du million d'euros mensuel autrefois versé par l'UMP à son ancien associé, le Parti radical a conclu un accord électoral et financier avec le parti écologiste « Le Trèfle », s'assurant l’obtention d'une somme de 800 000 euros de fonds publics : pour se faire, 19 parlementaires du PR se sont affiliés au Trèfle, qui reverse au PR l'argent ainsi gagné en vertu des règles d'attribution de la deuxième fraction de fonds publics dévolus aux partis politiques habilités à percevoir des aides publiques[41]. Le 11 avril 2012, est créée, l'Union des radicaux, centristes, indépendants et démocrates, association Loi 1901 qui permettra des rattacher des candidats du Parti radical, des centristes et des indépendants comme le maire de Neuilly-sur-Seine.

Le Nouveau Centre a investi de son côté 127 candidats le 8 février 2012, essentiellement « dans des circonscriptions détenues par la gauche, des nouvelles circonscriptions issues du redécoupage électoral et des circonscriptions dans lesquelles le député sortant ne se représentait pas ». Au moins 23 des 24 députés NC sortants se représentent ; dans le Lot-et-Garonne et le Rhône, Jean Dionis du Séjour et Raymond Durand devront toutefois affronter la concurrence d'un candidat UMP au premier tour[42].

Le 13 février 2012, Christine Boutin annonce que le Parti chrétien-démocrate, qu'elle préside, présentera une centaine de candidats aux élections législatives conformément à une alliance conclue avec l'UMP en échange de son désistement à l'élection présidentielle[43].

Union pour un mouvement populaire

Le 28 janvier 2012, la commission nationale d'investiture de l'UMP a validé 501 candidatures, dont seulement 28 % de femmes, ce qui devrait valoir au parti une amende d'environ quatre millions d'euros. Les 76 circonscriptions restantes sont « réservées », soit en raison de dissensions locales, soit pour permettre l'investiture de candidats issus d'autres partis[44]. L'UMP a notamment prévu d'accorder son investiture aux députés sortants du Nouveau Centre qui auraient soutenu Nicolas Sarkozy dès le premier tour de l'élection présidentielle[45]. L'UMP s'abstiendra également de présenter des candidats contre les députés sortants de République solidaire (Jean-Pierre Grand et Guy Geoffroy), et du PCD (Dino Cinieri), de même que la plupart des députés sortants du Parti radical[46].

Debout la République

Lors de différentes interviews, Nicolas Dupont-Aignan a annoncé que le parti qu'il préside Debout la République (DLR), présentera des candidats dans un maximum de circonscriptions[47]. 320 candidats issus de DLR seront finalement présents au premier tour[48].

Front national et alliés

Fin janvier, le FN a confirmé l'investiture de 340 candidats, et prévoyait d'investir les 237 restants entre fin février et début avril. Un tiers du total de ces candidatures devraient être réservées à des « personnalités de rassemblement » et à de nouveaux adhérents[49]. Le 24 mars, Marine Le Pen annonce le lancement du « Rassemblement bleu Marine » (a également été envisagée l'appellation « Alliance pour un rassemblement national »[50]), étiquette sous laquelle se présenteront, « des candidats du FN, des candidats du Siel, mais aussi des candidats individuels qui nous ont rejoints, de partout, de la droite et de la gauche ». Le nom présent sur la liste des partis publiée au Journal officiel reste néanmoins « Font national[25] ». Souveraineté, indépendance et libertés (Siel), parti fondé par l'ancien député européen Paul-Marie Coûteaux, présentera une quarantaine de candidats dans le cadre de cette alliance[51]. Le 3 mai 2012, Louis Aliot et Florian Philippot sont nommés porte-parole du Front national pour les législatives[52]. Marine Le Pen excluant tout accord entre partis avec l'UMP, ne se déclare « pas fermée » à une entente et à des discussions au cas par cas avec des candidats UMP[53].

Autres partis

L'Alliance écologiste indépendante (AEI) a affirmé le 10 mars 2012 être en mesure de présenter 548 candidats aux élections législatives, dont certains issus d'organisations politiques alliées comme le Parti fédéraliste[54],[55]. L'AEI ne sera finalement en mesure de présenter que 363 candidats[56].

Lors de sa conférence de presse du 18 avril[57], le Parti pirate (PP) annonce avoir 42 candidats confirmés, et d'autres qui continuent d'être investis[58]. Mi-mai, ce chiffre passe à 102 candidats[59]. Le Parti pirate avait déjà participé à des élections législatives partielles.

Sondages

Des sondages contradictoires donnent alternativement les partis pour une majorité présidentielle de gauche (PS-EELV-PRG), ou bien la droite (UMP-NC) en tête au premier tour[60], mais, du fait de la franche avancée du Front national, le nombre de triangulaires exploserait, permettant à la Gauche de remporter une majorité[61].

Intentions de vote, au niveau national, au premier tour

n.t. : non testé

Institut Date de
réalisation
Panel LO et NPA FDG EELV PS, PRG et DVG MoDem ARES et DVD UMP DLR FN et alliés Autres
                   
Harris 6 mai 899 n. t. 7 % 5 % 26 % 5 % n. t. 32 % n. t. 17 % 8 %
Ifop 6 mai 1968 1,5 % 8 % 5 % 31 % 4,5 % 1,5 % 32 % n. t. 18 % 0 %
BVA 6 mai 874 0,5% 10,5 % 35 % 4 % n. t. 33 % n. t. 17 % n. t.
CSA 6 mai 1016 1 % 10 % 4 % 31 % 6 % n. t. 30 % 1 % 15 % 2 %
BVA 9 & 10 mai 1147 0,5 % 10,5 % 4,5 % 30 % 5 % n. t. 32,5 % 1 % 16 % 3 %
CSA 10 mai 899 1,5 % 10 % 4 % 32 % 4 % n. t. 33 % 0,5 % 12 % 3 %

Candidatures

Députés sortants

Des députés ont annoncé qu'ils ne se représentaient pas lors des élections de 2012. Parmi ceux qui ont en revanche confirmé leur candidature, certains ont dû changer de circonscription, en raison du nouveau découpage des circonscriptions législatives qui a redessiné leurs contours, supprimé trente-trois d'entre elles et créé trente-trois nouvelles.

Personnalités


Dissidences et cas singuliers

Le paysage politique éclaté suscite un nombre important de candidats dissidents.

À gauche, le Parti socialiste s'est imposé à lui-même un renouvellement des générations et a mis en place la discrimination positive des femmes et des minorités visibles, ligne qui a poussé certains notables à la dissidence. En outre, les alliances avec EELV sont contestées[62], et aucun accord national n'a pu être trouvé avec le Front de Gauche pour faire barrage à l'extrême-droite.

La recomposition des droites doit se faire alors que le Front national tente d'entrer à l'Assemblée, que le centriste François Bayrou veut former un « pôle central » négociant avec le gouvernement[63], que Nicolas Sarkozy, perdant, ne fait pas campagne pour l'UMP, qui fait face à la concurrence d'autres partis : Parti chrétien-démocrate, le Parti radical, l'Alliance centriste, et quelques indépendants[64].

Enfin, le redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 2010 a, de fait, provoqué des conflits, par exemple, entre plusieurs députés d'un département perdant un siège.

Dissidences
Circonscriptions Tendance locale en avril-mai[65] Dissident Candidat du parti
% Gauches % Centre % Droites
Bretagne
Ille-et-Vilaine, 1re[66] 57
65
12
 
31
35
PS Jean-Michel Boucheron, député sortant de la 1re depuis 31 ans PS Réservée à Marie-Anne Chapdelaine
Ille-et-Vilaine, 7e[67] 42
50-
11
 
47
50+
UMP Gilles Lurton, adjoint au maire de Saint-Malo, conseiller général, soutenu par le sortant UMP Nicolas Belloir
Normandie
Eure, 5e[68] Droites à 55%[69]
NS + MLP 52% puis NS 53%[65]
PS Anne Mansouret EELV Jérôme Bourlet de la Vallée (accord EELV-PS)
PS Hélène Ségura
Nord-Pas-de-Calais
Nord, 10e 42
47
7
 
51
53
RPF Christian Vanneste, exclu de l'UMP, député sortant de la 10e, député pendant 14 ans UMP Gérald Darmanin
Midi-Pyrénées
Haute-Garonne, 10e 50,99
58,64
10,36
 
39,05
41,36
PS Gilbert Hébrard, conseiller général et vice-président du conseil général de la Haute-Garonne exclu du PS PS Kader Arif, ministre délégué chargé des anciens combattants (diversité)
PS Daniel Ruffat, conseiller général

Résultats

Résultats nationaux

Résultats par département

Notes et références

  1. Décret n° 2012-558 du 25 avril 2012 portant convocation des électeurs pour l'élection des députés à l'Assemblée nationale
  2. LOI organique no 2001-419 du 15 mai 2001 modifiant la date d'expiration des pouvoirs de l'Assemblée nationale, JORF no 113 du 16 mai 2001.
  3. « Tout bien réfléchi, c'est oui », L'Express, Denis Jeambar, 21 septembre 2000.
  4. Georges Vedel, « Variations et cohabitations », revue Pouvoirs, no 83, novembre 1997.
  5. Jean-Claude Zarka, Le Président de la Ve République, Ellipses Marketing, 2007, (ISBN 978-2729831868), p. 10.
  6. « Le Conseil constitutionnel valide le redécoupage législatif », dépêche AFP, 18 février 2010.
  7. Les modalités de vote expliquées
  8. Votez à l’étranger en 2012, France Diplomatie, consulté en mars 2012, http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/les-francais-etranger_1296/elections-2012-votez-etranger_20721/#so_2
  9. Inquiétudes quant au vote par correspondance ou par voie électronique pour les Français de l’étranger lors des élections législatives, http://ffe-ps.org/2012/02/23/inquietude-quant-au-vote-par-correspondance-ou-par-voie-electronique-pour-les-francais-de-letranger-lors-des-elections-legislatives/
  10. Mémento à l'usage des candidats sur le site de Ministère de l'Intérieur
  11. Informations pour les candidats à la députation, sur le site du Ministère des Affaires étrangères.
  12. Patrick Roger, « Législatives 2012 : fièvre rose en vue... et possible cohabitation », dans Le Monde, 18 octobre 2011 [texte intégral (page consultée le 21/10/2011)] 
  13. Blog d'Arnaud Leparmentier, « Sarkozy a été alerté sur les risques de cohabitation par son spécialiste électoral Alain Marleix », 8 avril 2012, lemonde.fr
  14. « Comment la sociologie électorale prédit une victoire serrée de Hollande », Les Échos, 12 mars 2012
  15. Martial Foucault, « Forecasting the 2012 French legislative election », French Politics (2012) 10, lien
  16. Arrêté du 7 mai 2012 pris en application de l'article 9 de la loi n° 88-227 du 11 mars 1988 relative à la transparence financière de la vie politique, JORF du 10 mai 2012.
  17. 6591 candidats aux législatives, Le Figaro, 19 mai 2012.
  18. « Élections législatives du 10 juin : Les candidats de Lutte Ouvrière », Lutte Ouvrière n°2284, 11 mai 2012
  19. « Notre campagne législatives », Tout est à nous ! n° 149, 17 mai 2012
  20. « Les candidatEs de la GA s’affilient à l’association de financement SEGA afin de garantir à notre courant une part de la dotation publique proportionnelle à sa réalité militante », in « Résolution adoptée par la réunion nationale de la Gauche anticapitaliste des 12 et 13 mai », site national de la Gauche anticapitaliste
  21. « CPN du NPA : consolider les acquis de la présidentielle, débattre », Tout est à nous ! n° 149, 17 mai 2012
  22. « Le bureau national du POI a tenu conférence de presse en présence des candidats aux législatives », 17 mai 2012, site national du POI
  23. « Communiqué du Parti de Gauche : Élections Sénatoriales et Législatives  », lepartidegauche.fr (site officiel du Parti de gauche), 20 septembre 2011
  24. « Législatives, accord signé ! », lepartidegauche.fr (site officiel du Parti de gauche), 17 septembre 2011
  25. a, b et c « Législatives : la liste des partis publiée au Journal officiel », Le Monde, 10 mai 2012
  26. « Mélenchon officialise sa candidature contre Marine Le Pen à Hénin-Beaumont », L'Express, 12 mai 2012
  27. Le PG se retire de 2 circonscriptions, Le Figaro, 18 mai 2012.
  28. « 2012 : le PS plébiscite l'accord avec EELV », Le Nouvel Obs, 15 novembre 2011
  29. Karine Perret, « Le délicat dossier des investitures aux législatives examiné par le PS », Agence France-Presse, 20 novembre 2011
  30. Lionel Laparade, « Législatives : la "diversité" diversement appréciée », La Dépêche du Midi, 29 novembre 2011
  31. Sylvia Zappi, « Législatives : la "diversité" progresse peu au PS », Le Monde, 30 novembre 2011
  32. Le Bureau national du PRG approuve l’accord avec le PS, planeteradicale.org (site officiel du PRG), 22 novembre 2011
  33. Jean-Michel Baylet: «Nous aurons plus de députés que les écologistes !», [Les Echos], consulté le 8 février 2012
  34. « Le PS et le MRC bouclent un accord électoral », Libération, 7 mars 2012
  35. Des candidatures EELV invalidées, Le Figaro, 4 mai 2012.
  36. « Un journal régional porte atteinte à l'honneur de notre mouvement et de son président », www.m-e-i.fr, 16 mars 2012
  37. « Législatives : 121 candidats pour le MEI », Europe 1, 20 mai 2012
  38. Bayrou lance "le centre pour la France", Le Figaro, 10 mai 2012.
  39. Législatives : Bayrou lance «Le centre pour la France», Le Figaro, 10 mai 2012.
  40. « Législatives : Borloo pose ses conditions », Le Journal du dimanche, 4 février 2012
  41. « Borloo reconstitue son trésor de guerre avec des écolos inconnus », François Krug pour Rue 89, 10 février 2012
  42. « Législatives : le Nouveau Centre investit 127 candidats », Le Monde avec AFP, 8 février 2012
  43. « Présidentielle : Christine Boutin se rallie à Sarkozy », Le Parisien, 13 février 2012
  44. « Législatives : l'UMP a investi 501 candidatures », LePoint.fr, 28 janvier 2012
  45. « L'UMP s'abstient de présenter un candidat contre Morin aux législatives », Les Échos, 26 janvier 2012
  46. « Législatives : l'UMP protège Bayrou et les villepinistes », Le Figaro, 28 janvier 2012
  47. « Nicolas Dupont Aignan pour un "patriotisme serein" », Le Monde, 12 mars 2012
  48. « LÉGISLATIVES 2012 - Debout la République annonce 320 candidats aux législatives », Le Point, 18 mai 2012
  49. « Législatives : la stratégie de Marine Le Pen », LePoint.fr, 1er février 2012
  50. F. C, « Le FN bientôt rebaptisé ? », europe1.fr, 24 avril 2012
  51. « Législatives : Le Pen crée le “Rassemblement Bleu Marine” », Le Point, 24 mars 2012.
  52. FN : Aliot et Philippot porte-parole, Le Figaro, 3 mai 2012.
  53. « UMP : Le Pen pas fermée à des ententes », Le Figaro, 9 mai 2012.
  54. ou encore le Collectif des Démocrates Handicapés « Législatives 2012. L'Alliance écologiste indépendante présente 540 candidats », Le Télégramme, 10 mars 2012
  55. « 548 candidats aux législatives partout en France », alliance-ecologiste-independante.com, 10 mars 2012
  56. « Des candidats aux législatives partout en France », site national de l'AEI
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  62. « Accords aux législatives : nouvelles frictions entre PS et EELV », LCI.fr, 2 avril 2012
  63. « François Bayrou appelle à l'édification d'un "pôle central" à l'Assemblée », France24.com, 11 mai 2012
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  67. Site de Gilles Lurton
  68. [www.filfax.com/blogs/redaction/2012/05/11/la-gauche-se-dechire-dans-la-5eme-circonscription-de-leure/ « La gauche se déchire dans la 5ème circonscription de l’Eure », fil-fax, 10/05/12]
  69. [www.filfax.com/blogs/redaction/2012/05/11/la-gauche-se-dechire-dans-la-5eme-circonscription-de-leure/ « La gauche se déchire dans la 5ème circonscription de l’Eure », fil-fax, 10/05/12]

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