Polémique de la semaine : Mireille Dumas et Cyril Féraud, ''totalement nuls'' à l'Eurovision ?
Le 18 mai, se tenait à Malmö, en Suède le concours de l'Eurovision, qui a sacré la Danoise Emmelie de Forest et son titre Only Teardrops. En 23e position, Amandine Bourgeois a malheureusement dû s'incliner, malgré une belle interprétation de son titre L'Enfer Et Moi. Sur France 3, ce sont...
1791 en France
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Cette page concerne l'année 1791 du calendrier grégorien.
Sommaire |
Événements
- Printemps : fondation du Club des Feuillants (Barnave, La Fayette, Sieyès, Beugnot, Pastoret, Girardin…) issus de la scission du club des Jacobins.
Janvier
- 30 janvier : Mirabeau est élu président de l’Assemblée nationale.
Février
- 13 février : Combat de Vannes. Affrontement entre des paysans venus défendre l'évêque et les patriotes de la garde nationale de Lorient[1].
- 16 février : loi relative à l'organisation de la Gendarmerie nationale.
- 21 février : Jean-Baptiste Massieu, député du clergé du bailliage de Senlis aux États généraux, est élu, à Beauvais, évêque constitutionnel du département de l'Oise par 193 voix sur 331.
Mars
- 2 et 17 mars : la loi d'Allarde supprime les corporations et proclame le principe de la liberté du travail, du commerce et de l'industrie.
- 10 mars : bulle Quod Alicantum : le pape repousse la Constitution civile du clergé et rappelle à Louis XVI le serment du sacre.
- 15 mars : rupture des relations diplomatiques de la France avec le Saint-Siège. Le nonce à Paris est rappelé en juin.
Avril
Vue du Panthéon de Paris en 1792
- 2 avril : décès de Mirabeau[2]. Les conseillers de la Cour seront Barnave, Duport et Lameth.
- 4 avril : la Constituante adopte le décret qui se termine par « aux grands hommes la patrie reconnaissante » (cette dédicace fut ensuite inscrite sur le fronton du bâtiment), prévoyant que les grands hommes de la France seraient inhumés au Panthéon de Paris, dans l'église Sainte-Geneviève, transformée.
- 13 avril : le pape condamne la Constitution civile du clergé comme schismatique et hérétique.
- 18 avril : une foule composée de parisiens empêche le roi et la reine de quitter les Tuileries pour se rendre à Saint-Cloud sous le prétexte de "faire leurs Pâques". C'est cet évènement qui persuada Louis XVI qu'il n'était plus libre (cf la fuite de Roi, le 20 juin).
- 21 avril : démission de La Fayette de la Garde nationale. Il est aussitôt rappelé par la majorité des membres de la garde nationale.
Mai
Juin
- 13 juin : un décret permet de recruter au sein de la Garde nationale des volontaires pour participer à des conflits extérieurs.
- 14 juin : loi Le Chapelier instaure la liberté d'entreprendre et proscrit les coalitions notamment ouvrières, interdiction de la grève (1791-1884)[2].
Juillet
- 11 juillet : treize ans après sa mort, la dépouille de Voltaire est transférée au Panthéon.
- 16 juillet : fondation du Club des Feuillants.
- 17 juillet : fusillade du Champ-de-Mars, qui marque la rupture entre la Constituante (La Fayette, Bailly) et les Sans-Culottes.
- 21 et 29 juillet : l’Assemblée permet aux sourds de bénéficier des Droits de l'homme.
- 30 juillet :
- à l'initiative du député Armand-Gaston Camus, l’Assemblée constituante vote la suppression des titres de noblesse;
- un décret déchoit de leur nationalité les Français affiliés à un ordre de chevalerie installé à l’étranger.
Août
- 18 août : l’Assemblée constituante supprime les congrégations religieuses à vœux solennels.
Septembre
- 3 septembre : achèvement de la Constitution, promulguée le 14, établissant la base légale de fonctionnement d’un régime monarchique représentatif.
- 8 septembre : lettre de la reine à son frère Léopold II, empereur du Saint-Empire : « il n'y a que la force armée qui puisse tout réparer ».
- 14 septembre : rattachement de la cité-état d'Avignon et du Comtat Venaissin, états pontificaux, à la France.
- 13 septembre : Louis XVI approuve la Constitution. Il devient roi des Français.
- 23 septembre : décret en complément des dispositions du 14 septembre créant le district de l’Ouvèze avec Carpentras pour chef-lieu, rattaché à la Drôme et le district de Vaucluse avec Avignon comme centre administratif, rattaché aux Bouches-du-Rhône, donnant ainsi satisfaction aux citoyens actifs de Carpentras qui avaient fait savoir solennellement que leur assemblée « supporterait plutôt la mort que d'adhérer à l'union de cette ville avec l'état d'Avignon ».
- 21 septembre : Code pénal.
- 28 septembre : les Juifs de France obtiennent tous les droits de citoyens, par un décret de la Constituante.
- 30 septembre : dissolution de l'Assemblée constituante[2]. Élections législatives en septembre (60 à 75 % d’abstentions).
- Septembre : Olympe de Gouges rédige la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.
Octobre
- 1er octobre : ouverture de l'Assemblée législative et première réunion[2] (fin le 20 septembre 1792). Elle est composée de députés assez jeunes (les membres de la Constituante ne sont pas autorisés à se représenter), riches (régime électoral du marc d’argent). La droite est formée par le groupe des Feuillants (250 députés), qui suivent les triumvirs (Barnave, Duport, Lameth) et La Fayette. À gauche, les Jacobins (150 députés) sont dirigés par Brissot, Condorcet, Vergniaud, Guadet, Gensonné. Les discussions au Club des Jacobins influencent les débats à l’Assemblée (influence de Robespierre qui n’est pas député). Au centre, une majorité (350 députés) très attachée à la Constitution et à la Révolution, se présente comme indépendante, puisque non affiliée à un club.
- 9 et 11 octobre : émeutes dirigées contre les prêtres réfractaires à Paris.
- 14 octobre : décrets rendant obligatoire l'appartenance à la Garde nationale pour tous les citoyens électeurs de 18 à 60 ans.
- 16 et 17 octobre : massacres de la Glacière à Avignon.
- 31 octobre : le comte de Provence est menacé de la perte de ses droits à la succession s’il ne regagne pas la France[2].
- octobre : Lessart, ministre des affaires étrangères.
Novembre
- 9 novembre : décret contre les émigrés[2] dont le nombre s’est accru après Varennes. L’Assemblée les somme de rentrer en France avant le 1er janvier 1792. Au-delà, l’émigration sera considérée comme un crime assimilé à la conspiration et passible de peine de mort et de confiscation des biens.
- 11 novembre : veto du roi au décret contre les émigrés[2].
- 16 novembre : Jérôme Pétion est élu maire de Paris[2].
- 29 novembre : décret priant le roi, responsable de la diplomatie, de sommer les princes rhénans, qui hébergent les émigrés, de les disperser.
- 29 novembre : par le décret contre les prêtres réfractaires, l’Assemblée décide que tous les prêtres doivent prêter serment sous peine de perdre les pensions et traitements qu’ils perçoivent[2]. La loi rend les réfractaires personnellement responsable des troubles religieux. Le roi refuse la sanction de ces décrets le 11 novembre et le 19 décembre[2].
Décembre
- 3 décembre : rupture des relations diplomatiques entre la France révolutionnaire et l'Autriche. Vienne envoie à Paris le conclusum de la Diète de Ratisbonne du 6 août 1791, qui subordonne l’affaire des princes possessionnés à la politique autrichienne. La lettre de Léopold II qui accompagne l'envoi de ce conclusum est interprété comme une rupture diplomatique définitive entre les princes possessionnés et les révolutionnaires, chargé par Merlin de Douai, le 28 novembre 1790, de mener les négociations.
- 9 décembre : Louis XVI met en place un ministère feuillant modéré[2].
- 12 décembre : discours de Robespierre contre la guerre au club des Jacobins[2].
- 14 décembre : Louis XVI demande à l’électeur de Trèves d’expulser les émigrés qui forment des armées sur son territoire avant le 15 janvier 1792[2].
- Violents combats entre les milices d’Avignon et de Carpentras (hiver 1791-1792).
- Confiscation des biens du clergé
Économie et société
- Récolte moyenne. Les prix recommencent à monter dès octobre. La hausse est liée à l’inflation provoqué par la circulation d’assignats et à la méfiance des paysans qui préfèrent stocker plutôt que de livrer leurs grains en échange d’une monnaie se dépréciant rapidement.
- L’Assemblée nationale instaure un service des postes pour toutes les routes de France et commande 120 malles-poste.
Articles connexes
Notes et références
- Jean-Nicolas Jäger, Histoire de L’Église de France pendant la Révolution, H. Goemaere, 1853 [présentation en ligne]
- Philippe Valode, L'histoire de France en 2 000 dates, Acropole, 2011 (ISBN 9782735703616) [présentation en ligne]
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