Will Smith s'explique sur ''l'affaire'' du baiser
Non, rien de rien... Non, Will Smith ne regrette rien ! Lors de l'avant-première du film Men In Black III à Moscou il y a quelques jours, le comédien avait eu la (mauvaise) surprise de recevoir les avances un peu poussées d'un journaliste ukrainien. L'homme, nommé Vitalii Sediuk, a essayé...
Abstention
Lors d'une élection, d'un référendum ou plus généralement d'une délibération, le comportement d' abstention marque le refus d'une personne de participer au vote :
Les personnes qui s'abstiennent sont qualifiées d'« abstentionnistes » .
Les motivations des abstentionnistes sont multiples et variées. En cas de fort niveau d'abstention la légitimité des décisions ou des résultats d'élection -bien qu'étant prises dans les formes légales - peut être fragilisée sinon - lorsque l'abstention atteint des taux importants- mise en doute par l'idée que la « majorité silencieuse » ne se serait pas exprimée.
Ne doivent pas être considérées comme « abstentionnistes » les personnes qui votent blanc ou nul. Leurs suffrages sont dits « non exprimés » et ne doivent pas être décomptés dans les chiffres mesurant l'abstention.
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Calcul du taux d'abstention
Le taux d'abstention peut être calculé de différentes manières :
- En France : le ratio établi en rapportant le nombre des citoyens s'étant abstenu lors d'un vote au nombre de ceux inscrits sur les listes électorales, à la date du scrutin.
- Aux États-Unis, le ratio est calculé par rapport à tous les électeurs potentiels [1].
Statut légal de l'abstention
Pour les élections politiques en France, l'inscription sur les listes électorales correspond à un droit, mais aussi à un devoir : Elle est en principe obligatoire (article L9 du Code électoral). Mais le défaut d'inscription n'est soumis à aucune sanction.
D'un point de vue légal, L'abstentionnisme - même important- n'a pas d'effet sur le résultat d'un scrutin public. Certains pays[Lesquels ?] ont pensé prendre des dispositions constitutionnelles pour contrer l'abstention trop élevée (des taux de 70% ou 80% ont été évoqués) à des élections majeures , comme les législatives. Mais de fait, ces projets de lois n'ont jamais abouti.
Combat contre l'abstention
Les démocraties et les groupements politiques s'inquiètent des conséquences d'un taux d'abstention souvent relativement élevé dans les pays développés et s'efforcent de trouver les moyens de le réduire .
- Une des solutions évoquées sur usenet est le vote négatif. Soit en même temps qu'un vote normal, soit en votant/désignant pour celui que l'on ne veut pas, celui qui a le moins de voix gagne.
- Une autre méthode est de sanctionner l'abstention. La sanction financière est observée en Belgique depuis 1893[2], et donne des résultats concluants car elle lui permet d'avoir l'un des taux d'abstention parmi les plus bas d'Europe (environ 9% pour les Élections européennes de 2004, pour 44% en moyenne dans l'Union européenne). Des mesures similaires ont également été adoptées dans d'autres pays : Luxembourg, Pays-Bas, Italie, Danemark, Grèce, en Autriche, dans certains cantons suisses, mais aussi hors de l’Europe : Australie, Turquie, Costa Rica, Brésil, Argentine. Les votes blancs sont comptabilisés et remis au parti qui aura eu la majorité, ce qui augmente son résultat. L’obligation du vote réduit fortement le taux d’abstention, pourtant cette institution reste fort discutée. Ses opposants[Qui ?] lui reprochent de ne pas prendre en compte les raisons poussant les électeurs à l’abstention. À cela, ses partisans[Qui ?] répondent qu’ils peuvent se servir du vote blanc et qu’ils peuvent inscrire sur les bulletins ce qu’ils pensent des partis ou des personnalités en place, cela se fait déjà par de nombreuses personnes.
- D'autres méthodes existent, comme expliquer le fonctionnement des institutions politiques, ou encore débattre ouvertement des points de vues qui séparent les différents partis politiques. Dans les méthodes pour que les gens s'informent mieux, le système de vote par pondération, par classement des candidats, est souvent proposé, notamment la méthode d'élection Condorcet.
- Une autre méthode proposée serait de donner réellement le pouvoir aux populations dans les choix politiques de leur vie, par le moyen du mandatement impératif plutôt que par la représentation majoritaire (qui ne donne finalement aucun pouvoir aux individus, seuls les intermédiaires politiques ayant un pouvoir de décision, une fois élus). La solution a l'avantage de rendre le pouvoir à la population qui peut ainsi elle-même s'auto-déterminer. Mais en France, le mandatement impératif est considéré comme nul par la Constitution de la Ve République[3].
Abstention comme acte politique
L'abstentionnisme est un acte politique[4] pour des personnes considérant que le régime représentatif/parlementaire actuel n'est pas suffisant pour répondre aux voix de chaque individu composant la société, et propose cet acte politique de refus du vote pour ne pas cautionner ce système considéré injuste. En général, les militants politiques de l'abstentionnisme appellent cela abstention active, ceci pour se démarquer des abstentionnistes passifs. Ces abstentionnistes proposent parfois d'autres modes de fonctionnement politique de la société tel que le mandatement impératif.
L'abstention aujourd'hui
C'est généralement dans les démocraties bien établies que l'on retrouve des taux d'abstention élevés. Dans la plupart des pays qui ne connaissent pas d'élections démocratiques, les gens souhaitent pouvoir élire leurs représentants.
En France
En France, le vote est obligatoire uniquement aux élections sénatoriales pour les grands électeurs (conseillers municipaux, généraux, régionaux et députés) qui se voient, en cas d’abstention, infliger une amende de 100 €[5].
Les causes de l'abstention
Alain Lancelot distingue dans L’abstentionnisme électoral en France(1968) différents types d’abstentionnisme (et donc de causes).
L’abstention involontaire
Elle représente environ 10% de l'absention et se compose des:
- « faux inscrits » qui représentent dans l'exemple de la France entre 4 et 5% des inscrits [6]
- malades ou absents au moment du vote qui représentent 5,5% des inscrits.
L’abstention par manque d’intégration sociale
- Les jeunes électeurs, les électeurs les plus âgés, les chômeurs, les membres des milieux populaires ont tendance à s’abstenir davantage que les hommes, les adultes, les actifs, et les cadres supérieurs.
- D’autres variables liées au territoire peuvent intervenir : dans l'exemple français, dans la Creuse, le Rhône-Alpes, le Bas-Rhin : les électeurs sont traditionnellement plus abstentionnistes. Le contexte social est également important : il y a plus de participation en milieu rural, moins de participation en banlieues urbaines. Les lignes clivantes relevées sont rural/urbain, et la perception du vote comme devoir civique et du vote comme droit.
L’abstention liée aux caractéristiques particulières de la consultation électorale
De nombreux facteurs agissent sur la mobilisation électorale[7] :
- l’enjeu institutionnel et politique de la consultation
- la configuration de l’offre politique
- la distance entre deux consultations
- l’ampleur de la mobilisation des candidats
- la médiatisation
- la personnalisation
L'effet de la télévision
En comparant la participation électorale par ville en fonction de la date d'introduction de la télévision aux États-Unis, l'économiste Matthew Gentzkow montre que l'introduction de la télévision a un fort effet sur la baisse de la participation électorale. Cet effet s'explique principalement par une baisse de la lecture des journaux et de l'écoute de la radio qui conduisent à une baisse des connaissances politiques[8].
Référence
- Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ? , Paris, éditions du Seuil, 2005, ISBN 978-2-02-079950-8, p.62
- http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/approfondissements/droit-vote-obligation-pour-certains-pays.html
- (fr) Article 27 de la Constitution de la Ve République française
- (fr) L'abstentionnisme est un acte politique, de Pierre Bance dans le quotidien Libération du 7 février 2007
- http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006353759&cidTexte=LEGITEXT000006070239&dateTexte=20111228
- Françoise Subileau et Marie-France Toinet « l’abstentionnisme, étude longitudinale (1978-1992) », in Pascal Perrineau, L’engagement politique : déclin ou mutation, actes du colloque, CEVIPOF, 1993.
- Gérard Gunberg, La participation politique
- (en) Matthew Gentzkow, « Television and Voter Turnout », dans Quarterly Journal of Economics, vol. 121, août 2006 [texte intégral (page consultée le 07/06/2011)]
Liens externes
- Geoffrey Pion (Chercheur–doctorant, Institut de gestion de l'environnement et d'aménagement du territoire (IGEAT) – Université libre de Bruxelles), « L'abstentionnisme électoral en Belgique: données individuelles et agrégées à Charleroi », L'Espace Politique [En ligne], 14 | 2011-2, mis en ligne le 13 juillet 2011, Consulté le 21 mars 2012
- Nicolas Rouillot (Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris), « Fiche sur l'abstention », Le Politiste, 19 octobre 2011
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