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Adeline Hazan
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| Adeline Hazan | |
Adeline Hazan
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| Fonctions | |
|---|---|
| Maire de Reims | |
| En fonction depuis le 21 mars 2008 | |
| Prédécesseur | Jean-Louis Schneiter |
| Député européen Représentante de la circonscription Est |
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| En fonction depuis le 13 juin 1999 | |
| Réélection | 13 juin 2004 7 juin 2009 |
| Présidente de la Communauté d'Agglomération de Reims | |
| En fonction depuis le 8 avril 2008 | |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Adeline Hazan |
| Date de naissance | 21 janvier 1956 |
| Lieu de naissance | Paris |
| Nationalité | |
| Parti politique | Parti Socialiste |
| Profession | Magistrate |
| modifier |
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Adeline Hazan est une femme politique française, née le 21 janvier 1956 à Paris. Membre du Parti socialiste et ancienne députée européenne de 1999 à 2008. Elle est maire de Reims et Présidente de Reims Métropole depuis le 21 mars 2008.
Sommaire |
Enfance et famille
Adeline Hazan est née le 21 janvier 1956 à Paris[1]. Elle voit le jour dans une famille de droite[2]. Son père, d'origine égyptienne, est juriste de formation mais dirige une entreprise spécialisée dans l'import-export d'équipement pétrolier[3]. À l'école, bien que « turbulente », elle est une très bonne élève[3]. Elle est mariée à Christophe Blandin-Estournet[4].
De la magistrature à la politique
Elle obtient une maîtrise de droit privé en 1976 puis étudie à l'Institut de criminologie en 1977. Elle entre ensuite à l'École nationale de la magistrature, dont elle est diplômée en 1979. Elle débute sa carrière comme juge d'application des peines au tribunal de grande instance de Châlons-sur-Marne entre 1980 et 1983. Elle retrouve la région parisienne en devenant juge des enfants jusqu'en 1990[5]. Elle devient parallèlement présidente du Syndicat de la magistrature, marqué à gauche[6], de 1986 à 1989[5]. Suite à une pause, en tant que chargée de mission au secrétariat général à l'intégration en 1990-1991 puis comme responsable du secteur de la prévention de la délinquance à la délégation interministérielle à la ville entre 1991 et 1995, elle reprend ses fonctions de juge des enfants au sein du tribunal de grande instance de Paris[5].
Elle rejoint le Parti socialiste en 1992, après avoir été repérée et encouragée par Lionel Jospin[7], alors premier secrétaire du parti. Elle fait partie de son équipe de campagne pour les questions de justice lors de l'élection présidentielle de 1995[7] puis devient secrétaire nationale en charge des questions de société[3]. La même année, suite à la défaite de la gauche aux municipales à Reims, elle vient s'implanter dans la commune. Elle est depuis présentée par ses adversaires politiques comme une « parachutée », ce qu'elle réfute en répondant : « cette ville est la première et la seule où j'ai voulu m'investir »[6]. Elle est depuis 2003 secrétaire nationale chargée des droits de l'homme[8]. Elle participe également aux travaux du club Réformer, groupe de réflexion politique avec Martine Aubry, Marylise Lebranchu, Jean Le Garrec, François Lamy.
Elle se présente dans la troisième circonscription de la Marne lors des législatives de 1997. Elle échoue face au député sortant, Jean-Claude Thomas (RPR), réunissant 48,46 % des suffrages[9]. Elle recueille toutefois 53 % des bulletins sur la ville de Reims[10]. Malgré sa défaite, la gauche l'emporte au niveau national. Elle devient donc conseillère de Martine Aubry, ministre de l'emploi et de la solidarité, sur les thèmes de la politique de la ville et de l'intégration[5]. Elle est élue conseillère régionale en 1998[6]. En 1999, elle est élue députée européenne[11] puis réélue en 2004 dans la circonscription Est[12], sur la liste PS qui obtient 33,71 % des voix à Reims[13]. Au Parlement européen, elle siège à la commission des affaires constitutionnelles jusqu'en 2000 puis à la commission des libertés et des droits des citoyens, de la justice et des affaires intérieures[1].
À la conquête de la ville de Reims
Municipales de 2001
Alors que le RPR avait été réélu aux premiers tours en 1983, 1989 et 1995[4], la droite rémoise se divise un an après le départ de Jean Falala en 1999. Son successeur à la mairie et premier adjoint durant seize ans, Jean-Louis Schneiter, se présente aux élections municipales de 2001 en tant que divers droite alors que le député Jean-Claude Thomas se porte candidat avec le soutien de l'ancien maire. Jean-Claude Etienne, président du conseil régional, est lui aussi évoqué comme possible troisième candidat de la droite[10]. Ce sont finalement Schneiter, soutenu par l'UDF, DL et le RPF, et Thomas (RPR) qui entrent en campagne. Face à eux, Adeline Hazan est désignée comme candidate par 70 % des militants socialistes locaux[4]. Elle porte les couleurs de la gauche plurielle (PS-PCF-Les Verts-MDC)[14]. Elle espère tirer profit de ce combat fratricide à droite pour l'emporter. Cependant, une liste alternative apparaît à gauche avec le PRG par un ancien militant socialiste et associatif, Philippe Brun[14], qui renonce finalement à se présenter[4].
Au mois de février, un sondage CSA pour L'Union et France 3 Champagne-Ardenne la donne en tête du premier tour (avec 34 % contre 49 % aux deux principaux candidats de droite) et gagnante au second tour en cas de triangulaire avec 43 % des voix. En cas de duel, elle se retrouve à égalité avec le candidat de droite, aussi bien contre Jean-Louis Schneiter que Jean-Claude Thomas[15]. Elle fait campagne sur le slogan « redonner des couleurs à la ville »[16]. Son programme s'articule notamment autour d'une augmentation de la démocratie locale, qu'elle juge « confisquée », en créant des conseils de jeunes et de quartiers, et de la construction d'un tram-train pour l'agglomération rémoise. Le 8 mars, Lionel Jospin, premier ministre, vient la soutenir à Reims lors de la journée internationale de la femme après François Hollande en janvier[4].
Au soir du premier tour, la liste conduite par Adeline Hazan arrive en tête du scrutin avec 34,8 % des voix. Derrière elle, Jean-Louis Schneiter récolte 30 % devançant nettement Jean-Claude Thomas à 23,75 %. L'extrême gauche totalise 8,9 % et une liste d'extrême droite 2,5 %[15]. Entre les deux tours, le maire sortant critique la « liste de fonctionnaires » menée par Hazan. Après le retrait de Jean-Claude Thomas, elle est battue par Jean-Louis Schneiter et obtient 48,8 % des suffrages[4].
Après sa défaite aux municipales, elle poursuit son ancrage sur Reims. En 2002, elle se présente ainsi aux élections législatives dans la deuxième circonscription de la Marne. Après être arrivée en tête du premier tour avec 30,39 % des voix, elle échoue au second face à la dissidente UMP[17] Catherine Vautrin, obtenant 46,05 % des suffrages[18]. Elle est néanmoins majoritaire (avec 55,76 %) sur la partie de la commune de Reims comprise dans la circonscription[19]. Elle se représente en 2007 dans la deuxième circonscription. Ses résultats sont cependant plus faibles qu'en 2002 face à la ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité : elle réunit 26,17 % des voix au premier tour puis 43,07 % au second[20]. Elle reste en tête sur les quartiers sud de Reims (compris dans les cantons III, VII et IX) avec 861 bulletins d'avance sur Catherine Vautrin[21].
Municipales de 2008
Sa candidature aux élections municipales à Reims en 2008 a été décidée par les militants socialistes en septembre 2007. Cette candidature reçoit le soutien des Verts le 25 octobre 2007.
En février, elle présente officiellement sa liste. 38 de ses co-listiers sont socialistes, 9 verts, 7 communistes et 5 divers gauche[22]. À la fin du mois, un sondage la place en tête du scrutin, dix points devant ses deux principaux concurrents, avec 36 % des intentions de vote. Au second tour, elle l'emporterait avec 51 % des voix face à Vautrin et 54 % face à Dutreil. La députée (Vautrin) reçoit le soutien du maire sortant, Jean-Louis Schneiter, de Simone Veil et de Eunice Barber. Elle s'allie au MoDem et prend Jean-Marie Beaupuy en deuxième position sur sa liste. Adeline Hazan de son côté soutenue par Yohann Diniz, qui préside son comité de soutien[23].
Entre les deux tours, l'UMP donne son investiture à la liste Vautrin et demande à Renaud Dutreil de se retirer[24], ce qu'il fini par faire en apportant un soutien « sans aucune ambigüité » à Catherine Vautrin[25].
Maire de Reims
Le 21 mars 2008, elle est élue maire de Reims par le nouveau conseil municipal, après la victoire de sa liste à l'élection municipale le 16 mars 2008, obtenant 56,07 % des voix face à la candidate UMP Catherine Vautrin. Elle devient alors la première femme à la tête de la ville et une des rares femmes à diriger une ville de plus de 100 000 habitants (avec Hélène Mandroux, Valérie Fourneyron, Martine Aubry, Maryse Joissains, Dominique Voynet et Huguette Bello)
Elle fit partie des finalistes du Trophée mondial des maires en 2010 pour la ville de Reims.
| Précédée par | Adeline Hazan | Suivie par | ||
|---|---|---|---|---|
| Jean-Louis Schneiter |
|
mandat en cours |
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
Références
- Fiche personnelle : Adeline Hazan sur site du Parlement européen. Consulté le 16 octobre 2011
- Gérard Delenclos, « Il faut imaginer Adeline Hazan heureuse », dans Reflets Actuels, 2 octobre 2011 [texte intégral (page consultée le 16 octobre 2011)]
- « Adeline Hazan en aparté », dans Le Point, 12 mars 2009 [texte intégral (page consultée le 16 octobre 2011)]
- [doc]Reims : Préparation, campagne et résultats des élections de 2001 sur Multimania. Consulté le 17 octobre 2011
- Les élus - La Maire sur site de la ville de Reims. Consulté le 16 octobre 2011
- « Adeline Hazan : L'arbitre », dans L'Express, 7 mars 2008 [texte intégral (page consultée le 16 octobre 2011)]
- Philippe Bidalon, « Reims : Adeline Hazan, tombeuse de la droite », dans L'Express, 16 mars 2008 [texte intégral (page consultée le 16 octobre 2011)]
- Adeline Hazan sur Parti Socialiste. Consulté le 31 décembre 2011
- Résultats des législatives de 1997 : 3e circonscription de la Marne sur Politiquemania. Consulté le 16 octobre 2011
- Nicole Gauthier, « Trois hommes et un dauphin à Reims », dans Libération, 27 juin 2000 [texte intégral (page consultée le 17 octobre 2011)]
- Les Députés européens élus en 1999 sur Politiquemania. Consulté le 16 octobre 2011
- Les Députés européens élus en 2004 sur Politiquemania. Consulté le 16 octobre 2011
- Résultats des élections européennes de 2004 : Reims sur site du Ministère de l'Intérieur. Consulté le 16 octobre 2011
- « Empoignade pour un sacre », dans L'Express, 22 février 2001 [texte intégral (page consultée le 17 octobre 2011)]
- Municipales de 2001 à Reims sur Ipsos. Consulté le 17 octobre 2011
- Reportage du journal de 20 heures de France 2 : élections municipales à Reims sur Ina, 5 février 2001. Consulté le 17 octobre 2001
- « Catherine Vautrin : L'inflexible », dans L'Express, 7 mars 2008 [texte intégral (page consultée le 31 décembre 2011)]
- Résultats des élections législatives de 2002 : 2e circonscription de la Marne sur site du Ministère de l'Intérieur. Consulté le 31 décembre 2011
- Résultats des élections législatives de 2002 : Reims (2e circonscription) sur site du Ministère de l'Intérieur. Consulté le 31 décembre 2011
- Résultats des élections législatives de 2007 : 2e circonscription de la Marne sur site du Ministère de l'Intérieur. Consulté le 31 décembre 2011
- Résultats des élections législatives de 2007 : Reims (2e circonscription) sur site du Ministère de l'Intérieur. Consulté le 31 décembre 2011
- Christian-Philippe Paris, « Adeline Hazan a présenté son équipe pour « le Nouveau Reims » », dans L'Union, 12 février 2008 [texte intégral (page consultée le 5 janvier 2012)]
- Sophie Huet, « Reims : le choc Dutreil-Vautrin fait les affaires de la gauche », dans Le Figaro, 28 février 2008 [texte intégral (page consultée le 31 décembre 2011)]
- Alain Moyat, « L'UMP investit Vautrin et demande à Dutreil de se désister », dans L'Union, 11 mars 2008 [texte intégral (page consultée le 5 janvier 2012)]
- Alain Moyat, « Dutreil appelle à voter Vautrin « sans aucune ambiguïté » », dans L'Union, 14 mars 2008 [texte intégral (page consultée le 5 janvier 2012)]
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