Will Smith s'explique sur ''l'affaire'' du baiser
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Affaire du Bazooka
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L'affaire du Bazooka est le nom donné à l'attentat manqué contre le général français Raoul Salan (1899-1984) à Alger, Département d'Alger, le 16 janvier 1957, pendant la guerre d'Algérie; Salan était alors commandant interarmées à Alger, poste qu'il venait de prendre quelques mois auparavant.
Attentat
À 19 heures, deux roquettes sont tirés depuis l'immeuble voisin contre le bâtiment qui abrite le commandement de la Xe région militaire, place d'Isly à Alger. Le général Salan n'était pas présent dans l'immeuble au moment du tir, mais la roquette qui explosa dans le bureau du cabinet militaire, tua un de ses proches collaborateurs, le commandant Rodier (né en 1906).
Le « bazooka » était en fait un tuyau de fonte sur lequel avait été monté un dispositif électrique de mise à feu. Les auteurs de l'attentat étaient le contre-terroriste expert en explosifs Philippe Castille secondé par Michel Fechoz ; le commanditaire, René Kovacs, un médecin algérois militant pour l'Algérie française, voulait remplacer Salan par le général René Cogny. Ce dernier était alors réputé être plus déterminé à conserver les départements d'Algérie au sein de la République française.
Kovacs mit en cause des personnalités de premier plan, dont Michel Debré, mais sans apporter de preuves. L'enquête n'aboutira jamais.
Attentat de l'Observatoire
Cette affaire resurgit deux ans plus tard, en 1959 peu après l'attentat de l'Observatoire quand François Mitterrand pour sa défense l'évoquera publiquement lors de la séance au Sénat pour la levée de son immunité parlementaire, mettant en cause Michel Debré, alors Premier ministre de De Gaulle. Selon Mitterrand, qui était ministre de la Justice en 1957, Michel Debré serait intervenu auprès de lui pour étouffer l'affaire.
Liens internes
- Raoul Salan
- ORAF
- René Kovacs
- Michel Debré
- Comité des Six
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