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Alessandro Manzoni
Alessandro Manzoni
Portrait de Alessandro Manzoni par Francesco Hayez (1841), conservé à la Pinacothèque de Brera.
| Activités | écrivain poète dramaturge personnalité politique |
|---|---|
| Naissance | 7 mars 1785 Milan, |
| Décès | 23 mai 1873 (à 88 ans) Milan, |
| Langue d'écriture | italien |
| Mouvement | romantisme |
| Genres | théâtre poésie roman |
| Alessandro Manzoni | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Senateur du Royaume de Sardaigne | |
| 29 février 1860 – 17 décembre 1860 | |
| Monarque | Victor-Emmanuel II de Savoie |
| Senateur du Royaume d'Italie | |
| 23 mars 1861 – 23 mai 1873 | |
| Monarque | Victor-Emmanuel II de Savoie |
| Biographie | |
| Nationalité | italienne |
| Religion | Catholique |
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| Sénat du Royaume d'Italie | |
| modifier |
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Alessandro Manzoni, né le 7 mars 1785 à Milan où il meurt le 23 mai 1873, est un poète, dramaturge et prosateur romantique considéré comme l'un des plus importants écrivains italiens.
Son roman Les Fiancés (en italien I promessi sposi) est considéré comme l’un des écrits majeurs de la littérature italienne, et comme l'œuvre la plus représentative du Risorgimento et du romantisme italien, qui eut aussi une grande influence sur la définition d'une langue nationale italienne.
Il est aussi une personnalité politique et un intellectuel engagé, en tant que sénateur[1] du Royaume de Sardaigne à partir de 1860, en plein Risorgimento, jusqu'en 1861 à la création du Royaume d'Italie après l'Unification de l'Italie.
Sommaire |
Biographie
Officiellement fils du comte Pietro Manzoni et de Giulia Beccaria, elle-même fille du philosophe des Lumières Cesare Beccaria, auteur du célèbre Traité des délits et des peines, Alessandro Manzoni est sans doute le fils naturel de Giovanni Verri, frère des écrivains Pietro et Alessandro Verri eux-mêmes amis de Cesare Beccaria.
Après le divorce de ses parents en 1792, Alessandro est confié à son père qui le délaisse. Il fait ses études dans des institutions religieuses à Lugano, Merate et Milan.
En 1801, il écrit le poème Le triomphe de la liberté, où il développe des idées jacobines.
À la mort de son père en 1805 il vient vivre à Paris auprès de sa mère. Quand celle-ci perd son amant, Alessandro lui dédie son poème Pour la mort de Carlo Imbonati. Il fréquente alors les salons littéraires parisiens en compagnie de sa mère. Il y rencontre les idéologues, qui représentent le mouvement philosophique le plus important de l'époque, et il a l'occasion de découvrir les auteurs et moraliste français, de Pascal à Racine, de Bousset à Voltaire[2]. Claude Fauriel sera son ami et son guide dans les questions littéraires pour plusieurs années.
Il épouse Henriette Blondel, d'une famille genevoise protestante, en 1808. En 1810, s'étant réfugié dans l'église Saint-Roch lors d'un mouvement de foule occasionné par l'explosion d'une bombe au passage de Napoléon Ier, et pensant avoir perdu sa femme, il la retrouve dans l'édifice. Y voyant un signe divin, il embrasse la foi catholique[3]. Cette même année, il rentre en Italie.
Il écrit ses Hymnes (Inni Sacri), entre 1812 et 1815. Le dernier Hymne, La Pentecôte, est publié en 1822. Entre 1820 et 1821 Manzoni écrit son meilleur drame, Adelchi, qu'il publie en 1822, inspiré par le renversement par Charlemagne de la domination lombarde sur l'Italie et contenant des allusions voilées à l'occupation autrichienne d'alors. Les Hymnes et le drame historique révèlent que Manzoni, classique dans ses premières œuvres, s'inspire désormais du romantisme.
Il compose Mars 1821, ode à l'unité italienne, et ce qui deviendra un de ses écrits les plus connus, Le cinq mai (Il Cinque Maggio), ode sur la mort de l'empereur Napoléon à Sainte-Hélène, méditation religieuse et historique.
En 1821 dans sa demeure de Brusuglio il commence la rédaction, sous l'influence de Walter Scott, de son roman historique Les fiancés, (en italien I promessi sposi), d'abord sous le titre de Fermo et Lucia, qui sera remanié entre 1827 et 1842. Il se retire en Toscane en 1827 afin d'améliorer la langue de son roman, considérant qu'il devait « rincer ses draps dans l'Arno » (le fleuve de Florence). Au début du XIXème siècle, en fait, l'italien était une langue purement littéraire: du fait de la fragmentation politique du pays dans une dizaine d'États, l'italien n'était connu dans la Botte que par environ 200 000 personnes, sur une population totale de 18 millions qui s'exprimait normalement dans des langues régionales. Manzoni - qui parla toujours le français mieux que l'italien - se proposait de le rendre une langue plus populaire. Aussi fit-il le choix de le revitaliser pour ainsi dire " à la source ", voire à Florence, où la langue du peuple était la plus semblable à l'italien littéraire. Bien que l'opération de modifier le lexique et la grammaire en subsumant les formes du peuple florentin ne lui réussit pas entièrement, l'exercice de « rincer les draps dans l'Arno » peut être considéree comme l'acte de naissance de la langue italienne contemporaine.
Après la publication de la dernière édition du roman (1840-1842), Manzoni se consacre à l'étude et à la composition d'essais critiques, historiques et moraux.
La fin de cette longue vie d'écriture est attristée par des deuils successifs. La mort de sa première épouse, Henriette, en 1833 fut suivie de celle de plusieurs de ses enfants, et de sa mère. En 1837, il épouse en secondes noces Teresa Borri (1799-1861), veuve du comte Stampa, à qui il allait également survivre. Le décès de son fils aîné, Pier Luigi, le 28 avril 1873 est le drame final qui précipite sa fin. Il tombe malade et meurt d'une méningite le 23 mai 1873.
L'Italie lui rend hommage, sa dépouille est accompagnée au cimetière de Milan, suivie par les princes royaux, les officiers d'État et un immense cortège d'anonymes. Giuseppe Verdi composa son Requiem à sa mémoire en 1874.
Sa fille aînée, Giulia (1808-1834) sera la femme du patriote italien Massimo d'Azeglio.
- liste des Sénateurs en Italie : http://notes9.senato.it/Web/senregno.NSF/Senatori?OpenPage
- M. Gallot, J.L. Nardone, M. Orsino, Anthologie de la Littérature Italienne v.3
- Ferruccio Ulivi, Manzoni, Milano, Rusconi, 1984; pp. 124-130
Liste des œuvres
Premières œuvres
- Autoritratto (1801)
- A Francesco Lomonaco (1802)
- Alla Musa (1802)
- Alla sua donna (1802)
- In morte di Carlo Imbonati (1805-1806)
- I sermoni (1802 - 1804)
- Del trionfo della libertà (1801)
- Adda (1803)
- Urania (1809)
Poésies
Inni Sacri (1812 – 1822)
Odi civili
- Avril 1814 (1814)
- Le proclame de Rimini (1815)
- Mars 1821 (1821)
- Le cinq mai (ou la mort de l'empereur Napoléon à Sainte-Hélène) (1821)
Tragédies
- Le Comte de Carmagnole (1816)
- Adelchi (1820 - 1822)
- Spartaco (1823)
Romans
- Fermo e Lucia (1823)
- Les fiancés (I promessi sposi) (1840 – 1842)
Essais
Essais littéraires
- Lettre à monsieur Chauvet sur l'unité de temps et de lieu dans la tragédie (1820)
- Lettre sur le romantisme au Marquis Cesare D'Azeglio (1823)
- Discours sur le roman historique (1830)
- De L'Invention (1850)
Essais historiographique
- Discorso sopra alcuni punti della storia longobardica in Italia (1822)
- Histoire de la colonne infâme (Storia della colonna infame) (1840)
- La Révolution française de 1789 e la Révolution italienne de 1859 (1889)
Essais philosophiques
- Les Observation sur la morale catholique (1819)
- Commons:Lettre à Victor Cousin (1828 - 1830)
Essais linguistiques
- Sentir messa (1835-36)
- Sur la langue italienne (1846)
- Saggio sul vocabolario italiano secondo l'uso di Firenze (1856)
- De l'unité de la langue e des moyens pour la diffuser (1868)
- Intorno al libro "De vulgari eloquentia" di Dante (1868)
- Intorno al vocabolario (1868)
- Lettera al Marchese Alfonso della Valle di Casanova (1871)
Liens externes
- (it) Textes de Manzoni
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