Will Smith s'explique sur ''l'affaire'' du baiser
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Algonquins
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| Algonquins Anishinabeg |
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| Populations | |
|---|---|
| Population totale | 12 700 |
| (82% au Québec) | |
| (18% en Ontario) | |
| Autre | |
| Langue(s) | Algonquine, français et anglais |
| Religion(s) | Midewiwin |
| Groupe(s) relié(s) | Abénaquis, Innu, Anicinàpek (Nipissing, Ojibwés, Mississaugas, Saulteaux, Odawa et Potawatomi) |
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Les Algonquins ou Anishinabeg[1] sont un peuple autochtone situés principalement au Québec et un peu en Ontario, de langue algonquine, dans la famille des langues algonquiennes.
Culturellement et linguistiquement, ils sont proches des Ottawas (Outaouais) et des Ojibwés, avec lesquels ils forment le groupe des Anishinaabe, qui signifie littéralement les « vrais hommes issus de cette terre ».
Répartition géographique
Jusqu'en 1650, les Algonquins occupaient un vaste territoire situé au nord du fleuve Saint-Laurent allant du lac des Deux-Montagnes aux Grands Lacs. Peu de temps après, ils furent repoussés par les Iroquois vers la région de l'Outaouais. Puis, la colonisation les força à remonter vers le nord, vers l'Abitibi-Témiscamingue. Finalement, au milieu du XIXe siècle, l'exploitation forestière, puis la création de barrages les obligèrent à se sédentariser sur de petites réserves. En ajoutant celle de l'Ontario, on parvient à une population avoisinant les 11 000 individus. Des Algonquins sont également installés dans les forêts du nord-est des États-Unis.
| Population des Algonquins du Québec en 2004[2] | |||
|---|---|---|---|
| Communautés | Total | résidents | non-résidents |
| Kipawa (Eagle River) | 781 | 268 | 513 |
| Hunter's Point (Wolf Lake) | 218 | 8 | 210 |
| Kitcisakik (Grand-Lac-Victoria) | 416 | 356 | 60 |
| Kitigan Zibi (Maniwaki) | 2 681 | 1 519 | 1 162 |
| Simosagigan (Lac Simon) | 1 582 | 1 287 | 295 |
| Pikogan (Abitibiwinni) | 843 | 552 | 291 |
| Kitiganik (Rapid Lake) | 648 | 530 | 118 |
| Timiskaming (Notre-Dame-du-Nord) | 1 624 | 601 | 1 023 |
| Winneway (Long Point) | 705 | 372 | 333 |
| Algonquins au Québec | 10 498 | 5 493 | 5 005 |
| Population des Algonquins en Ontario | |||
| Communautés | Total | résidents | non-résidents |
| Wahgoshig First Nation | 270 | 121 | 149 |
| Pikwàkanagàn First Nation | 1 992 | 406 | 1 586 |
| Algonquins en Ontario | 2 262 | 527 | 1 735 |
| Total | |||
| Algonquins | 12 751 | 6 020 | 6 731 |
Culture
Peu d'Algonquins parlent encore la langue algonquine, appelée généralement Anicinàpemowin ou spécifiquement Omàmiwininimowin. Seulement un Algonquin sur cinq est capable de s'exprimer correctement en algonquin. Le problème principal est de trouver des professeurs, souvent âgés, pour enseigner aux plus jeunes, qui souvent partent ensuite dans des milieux francophones comme la ville de Val d'Or. La langue est considérée comme l'une des divergences de plusieurs dialectes des langues Anishinaabe. Entre les jeunes, la langue algonquine a connu un fort emprunt de mots de la langue cri.
Traditionnellement, les Algonquins vivaient dans une habitation en écorce de bouleau appelée wikiwàn ou en bois mikiwàn, bien que les Algonquins vivent aujourd'hui dans des logements identiques à ceux des autres habitants du pays. Ils pratiquaient le Midewiwin, estimaient qu'ils étaient entourés de nombreux manitòk. Avec l'arrivée des missionnaires français, de nombreux Algonquins furent convertis au christianisme, mais encore beaucoup pratiquent le Midewuwin ou encore une pratique entre le christianisme et le Midewiwin.
Bien que leur culture fût principalement tournée vers la chasse et la pêche, certains Algonquins pratiquaient l'agriculture et cultivaient du maïs, des haricots et des courges, les « Trois Sœurs » de l'horticulture indigène. Ils fabriquaient aussi plusieurs outils.
Organisation politique
Le chef autochtone a plusieurs devoirs et responsabilités envers sa tribu. La façon dont ce chef est nommé a changé au fil du temps. En effet, avant l’arrivée des Européens en Amérique, le chef algonquin était nommé par le cercle des anciens. Puis quelques siècles plus tard, il y a eu une période transitoire jusqu'à la création des premières réserves et de l’instauration de la loi sur les Indiens. Depuis ce moment, les chefs autochtones ne sont plus choisis, mais élus par les habitants de la réserve. Cet article traitera de l’organisation politique avant l’arrivée des Européens et de l’organisation politique suivant la création des réserves.
Organisation politique avant l’arrivée des Européens
Le chef algonquin est nommé Okima dans la langue algonquine. Ce mot peut être traduit par une personne sage, un conseiller ou encore un pilier dans la communauté. Avant l’arrivée des Européens en Amérique, pendant le XVI siècle, le chef d'une tribu algonquine était nommé par le cercle des anciens. Ce cercle était composé de plusieurs personnes, dont particulièrement des sages, des hommes médecine, d’anciens chefs algonquins et de personnes importantes. Lorsqu’un chef mourrait ou devait être remplacé, c’est le cercle des anciens qui choisissait le prochain chef. La décision du cercle devait être respectée. Le futur chef devait bien connaître la médecine, la philosophie et les valeurs du cercle des anciens et des Algonquins.[3]
Organisation politique après la création des réserves
Lors de la création des réserves autochtones, l’organisation politique des tribus a changée. Le chef algonquin n’a plus les mêmes devoirs, les mêmes pouvoirs et n’est plus nommé de la même façon. Celui-ci est désormais régi par la loi sur les Indiens de 1876. Le chef a des pouvoirs limités et doit se soumettre à la loi sur les Indiens. Celle-ci limite ce qu’il peut faire et la façon dont il doit le faire. Le chef ainsi que ses nombreux conseillers sont élus par les habitants de la réserve. Le mandat du chef et des conseillers est de deux années. Les élections ont donc lieu tous les deux ans. Pour se présenter comme candidat au poste de conseiller ou de chef d'une réserve, une personne doit respecter plusieurs conditions : « Un membre d’une bande, qui a au moins dix-huit ans et réside ordinairement sur la réserve, a qualité pour voter en faveur d’une personne présentée comme candidat au poste de chef de la bande et, lorsque la réserve, aux fins d’élection, ne comprend qu’une section électorale, pour voter en faveur de personnes présentées aux postes de conseillers. » On peut donc voir ici que la loi sur les Indiens réglemente l’organisation politique des réserves autochtones et que celle-ci a fortement changé. Il y a un conseiller pour chaque tranche de cent habitants et un minimum de trois conseillers, peu importe la population de la réserve. Le chef et les conseillers forment ensemble le conseil de bande. Celui-ci s’occupe du bien-être de la communauté et est également régi par la loi sur les Indiens. Plus précisément, il adopte des mesures relatives à la santé des habitants, il s’occupe de l’observation de la loi, du maintient de l’ordre, de l’entretien de la réserve et la réglementation de la circulation dans la réserve.[4]
Conseil de bande de la réserve de Pikogan
Dans la réserve algonquine de Pikogan, le conseil de bande est composé de cinq personnes. Le chef de la réserve est Jean-Paul Rankin, le vice-chef est Bruno Kistabish et les trois conseillers sont, David Kistabish, Steve Rankin et Tom Mapachee. Une réserve peut être comparée à une municipalité et un conseil de bande peut représenter le maire de cette municipalité ainsi que ses conseillers.[5]
Conseil de bande de la réserve de Timiskaming
Dans la réserve de Timiskaming, le chef est Terry McBride et la vice-chef se nomme Kim McLaren. Les cinq conseillers sont Lloyd Fraser, Gerald Banbury, Sacha Wabie, Shelley Chief et Thérèse Renaud.[6]
Conclusion : En conclusion, l'organisation politique des tribus algonquines a beaucoup changé en quelques siècles. Le mode de nomination a également été transformé. De plus, le chef qui était à l’origine seul pour diriger la tribu est désormais membre d’un groupe de conseillers dont le but est de diriger la réserve.
Commentaire pour la photo : Famille du chef Rankins de la tribu algonquine du lac Abitibi.
Spiritualité
Croyances religieuses chez les Algonquins
Au fils des années, les croyances religieuses chez les peuples algonquins du Québec ont évolué à maintes reprises afin d’aboutir à ce qu’elles sont aujourd’hui et ce, à cause de nombreux facteurs. Dans cet article, l’évolution des croyances religieuses vous sera d’abord expliquée en détail. Par la suite, vous serez introduit à la première forme de religion qui fut pratiquée par les autochtones du Québec soit, l’animisme. Finalement, les croyances algonquiennes se rattachant à l’au-delà et de la vie après la mort vous seront également décrites.
Évolution des croyances religieuses
Les peuples algonquins du Québec ont pendant de nombreuses années pratiquées l’animisme, lorsqu’ils étaient les seuls occupants du territoire américain, avant l’arrivée des Blancs. Après l’arrivée des Européens sur le continent, les Algonquins se sont vus forcés à se convertir à la religion pratiquée par ces nouveaux arrivants. Les moyens utilisés par les arrivants européens afin de convertir les autochtones à leur religion, le Christianisme, furent principalement l’envoi de groupes de missionnaires chrétiens un peu partout dans la région du Québec. Un des groupes de missionnaires les plus importants fut celui des jésuites. Ils ont contribué grandement à la propagation de la religion catholique parmi les communautés autochtones. Ils étaient cependant francophones et la région s’anglicisant rapidement et ils furent forcés de se retirer. Certains d’entre eux périrent à cause de maladies ou furent capturés par les autochtones, principalement des Algonquins, puis torturés par ceux-ci. Les Algonquins du Québec n’ont pas tout de suite adopté ces nouvelles religions qui leur étaient imposées. Ils se sont longtemps battus afin de conserver leurs croyances. Cependant, avec la création de pensionnats, les Algonquins furent finalement, en grande partie, convertis au Christianisme.
Animisme
La religion pratiquée autrefois par les peuples algonquins du Québec dont certaines formes sont encore pratiquées de nos jours, notamment par les doyens des tribus, se nomme animisme. Les Algonquins croyaient que tout ce qui les entourait, peu importe s’il s’agissait d’êtres vivants ou d’éléments de la nature, possédait une âme, un esprit ou une force vitale. Ils croyaient que toutes actions posées envers ces êtres ou éléments de la nature avaient des répercussions sur leur propre vie et ils apportaient donc souvent des offrandes à la terre à ces entités de manière à obtenir leur grâce. Par ce fait même, les Algonquins éprouvaient un grand respect envers la nature qui les entourait et les animaux vivants dans leur milieu. Ils croyaient que le monde avait été conçu par un Dieu créateur, le « Grand Esprit » aussi appelé Wacondah en langue amérindienne et que de nombreux autres dieux secondaires, appelés « Esprits auxiliaires », bien souvent reliés à des éléments de la nature, occupaient ce monde en harmonie avec les hommes. Ils avaient adopté cette croyance avant même d’être initiés à toute autre forme de religions occidentales introduites suite à l’arrivée des Européens en Amérique du Nord dont, entre autres, le Christianisme.
La vie après la mort
Chez les Algonquins occupant le territoire du Québec, la vie après la mort était une réalité très importante. Dans leurs croyances, il existe un concept nommé « cercle d'influences » qui explique que la vie est similaire à un cercle sans fin et que les vies de chacun sont interdépendantes. Le centre de ce cercle représenterait l’origine de la vie et la continuation de celle-ci. Lors de la mort d’un être vivant, il retournerait donc à cette « Terre mère » afin d’y poursuivre sa vie.
En somme, les croyances des Algonquins du Québec étaient à l’origine basées sur l’animisme qui se résume en la croyance que toute chose possède un esprit. Selon cette croyance, la vie est un cercle sans fin et lorsque l’on meurt, notre esprit retournerait au centre de ce cercle afin d’y poursuivre notre vie. Par la suite, lors de l’arrivée des Européens sur le continent américain, les Algonquins ont été forcés à se convertir à la religion pratiquée par ces nouveaux venus, c'est-à-dire, le Christianisme. De nos jours, bien qu’il reste encore quelques traces de l’animisme dans les croyances des autochtones, la grande majorité d’entre eux sont des pratiquants de la religion catholique[7] , [8],[a 1].
La mort et les rites funéraires
L’idée de la mort n’est pas taboue chez les peuples autochtones. Au contraire, cela est sain de retrouver les esprits et veiller sur les proches. C’est pour cela qu’il y a une grande préparation lorsqu’un membre de la communauté décédé. Les Algonquins établissements de nombreux préparatif durant le rite funéraire, car ils ont comme idées de préparé le défunt pour un grand voyage. Premièrement la dépouille est déposée sur une plate-forme dans un arbre, afin de préserver le lien précieux avec la nature. Ensuite, les proches du défunt ont au corps des objets et des biens personnels devant la sépulture en signe de respect afin de l’équipé pour un monde différent où il poursuivra ses activités. Les Algonquins ont une vision bien précise à percevoir la mort. En effet, les croyances se rattachant au passage de ce monde à un autre peuvent s’observer par le dédoublement des âmes. Les autochtones croient qu’il y aurait deux âmes dans chacun et qu’une se déplace dans le monde des esprits et que la deuxième restait accrochée au corps. L’âme qui restait subissait le même sort que le défunt soit incinération[9],[a 2].
Entourant les funérailles, la communauté se retrouve toute dans une salle afin de partager un repas en mémoire du disparu. L’importance de ses rites funéraires est expliquée par la peur que le défunt n’arrive pas à passer dans le monde des esprits et qu’il revienne sous la forme d’un esprit tourmenté en quête d’un corps pour se retrouver de nouveau ou bien que celui-ci nuise à la rentabilité de la chasse et de la pêche.
Le milieu physique, le monde végétal, animal et humain en lien avec la nature, l’espace et le temps sont perçus comme parfaitement intégrés dans la perception de la vie chez les autochtones. C’est donc pour cela que l’au-delà est une continuité de la vie. Un dialogue avec les défunts est normal et la croyance de la poursuite de leur vie dans un autre lieu est une conviction. C’est d’ailleurs pour cela que le défunt est enterré avec des objets lui appartenant afin qu’il poursuive ses activités dans un autre monde[a 3].
- «Je luy demandis de quelle ceremonie ils usoient à prier leur Dieu. Il me dist, qu’ils n’usoient point autrement de ceremonie,sinon q’un chacun prioit en son cœur comme il vouloit. Voilà pourquoi je croy qu’il n’y a aucune loy parmi eux, ne sçavent que c’est d’adorer & prier Dieu, & vivent la plus part comme bestes brutes»
Champlain nous démontre l’importance de la croyance chez les Autochtones en lien avec la mort et l’importance de la prière dans cette circonstance de deuil.
Les maladies dévastatrices
L’arrivée des Français et la participation des autochtones pour le commerce des fourrures ont fait beaucoup de ravage chez le peuple d’Autochtones. Dès le début du 16e siècle, la propagation rapide des nouvelles maladies et le manque d’anticorps chez les autochtones ont eu un choc terrible. L’impact des nouvelles maladies prend vite un caractère épidémique. Entre 1630 et 1640, plus des deux tiers d’entre eux meurent à la suite d’épidémies de variole. De plus, ils étaient environ 30 000 au début du 16e siècle et les ravages des maladies les ont laissé que 9 000 dans les années 1640.
De nos jours, l’espérance de vie chez les autochtones est de six ans inférieurs à la moyenne canadienne. D’autre part la mortalité infantile ne démontre rien de mieux avec près du double de décès en comparaison à la moyenne canadienne.[10]
Le suicide (tel que perçu aujourd’hui)
Aujourd’hui, les autochtones sont confrontés à vivre avec des deuils de façon fréquente dans les communautés. En lien avec les pensionnats, les dépendances et les changements en lien avec les modes de vie, les autochtones ont vécu des difficultés qui malheureusement poussent vers le désir de mettre fin à ses souffrances. Puisque cela n’est pas perçu de façon négative chez le peuple, la compréhension et l’acceptation de ce geste, constitue selon eux une libération dans le but d’atteindre un monde meilleur.[11]
Les statistiques le démontrent, le taux de suicide chez les autochtones pour tous les groupes d’âge est de 3 fois plus élevé que la population non autochtone. Ce sont les jeunes les plus touchés par cette triste réalité avec un taux de suicide de 5 à 8 fois supérieur à la moyenne canadienne. (Commission Royale sur les peuples autochtones).[12])
Les chamans
Les Algonquins croyaient en un être supérieur. Cet être supérieur était nommé le Grand Esprit. Leur religion était basée sur la nature dans lequel il vivait (la terre, les animaux, les plantes et les humains). Presque tous les animaux avaient leur totem. Le totem était un long objet en bois qui servait de représentation d’un animal. Il y avait plusieurs totems dans le village. Ce totem était significatif pour chacune des personnes de la tribu. L’entremise de l’au-delà et des vivants étaient le chaman. Le chamanisme fut répandu avant la conquête des Amériques et même après partout à travers les Amériques, plus précisément dans le nord près du Québec. Considéré comme l’une des personnes les plus importantes de la tribu algonquienne, le chaman était respecté et parfois craint de la communauté algonquienne. Celui-ci nourrissait l’espoir et parfois même la peur de certaines personnes de la tribu. Le chamanisme est la spiritualité la plus ancienne connue à ce jour. Il sera question de l’au-delà, de son statut de guérisseur et de comment devenir chaman.
L’au-delà
Le chaman était celui qui pouvait communiquer, à l’aide de rituel, avec le Grand esprit. Il pouvait tout comprendre ce qui ne pouvait être compris par la tribu (les rêves, le Grand esprit, la vie, etc.) on reconnaissait les chamans par leur petit sac rempli d’objets qui supposément leur donnait pouvoir de guérison sur toutes choses. Ces petits sacs pouvaient contenir des plumes, des ossements, des pierres et plein d’autres objets. Lorsque le chaman voulait entrer en transe pour appeler le grand esprit, il dansait pour faire venir le grand esprit à lui. Il utilisait également ses amulettes et parlait de façon étrange. Voilà comment il rentrait en transe. La tribu avait peur du chaman puisqu’il possédait justement de très grands pouvoirs. Il savait qu’il communiquait avec le grand esprit et qu’il pouvait donner des mauvais sorts aux habitants du village, alors il était très respecté.
Le guérisseur
Il n’y avait pas de médecin dans les tribus. Le seul qui pouvait guérir la communauté était le chaman. Celui-ci utilisait des rituels et incantations pour guérir une personne. Lorsque celle-ci tombait malade, le chaman disait que c’était la cause du mauvais esprit (Windigo). Pour faire fuir le mal, le chaman rentrait en transe, prononçait des incantations et brandissait des amulettes au-dessus de la personne atteinte. Le chaman était celui qui apportait un sentiment de sécurité envers ce qui ne pouvait être expliqué. Les gens croyaient en son pouvoir donner par le grand esprit.
Comment devenir chaman
Il était très difficile de devenir chaman. Il fallait passer des épreuves et peu ont réussi. Pendant environ un mois, l’apprenti devait jeûner. Il devait essayer de prendre contact avec l’esprit en rentrant en transe. S’il réussissait à jeûner, mais à ne pas rentrer en contact avec le Grand Esprit, il ne devenait pas Chaman. Il n’y avait pas de jeune chaman, la plupart du temps ils étaient très âgés pour l’époque. Beaucoup n’ont pas réussi à devenir chamans et c’était très dur. De nos jours, ils donnent des cours pour devenir chamans. Il y a des site Devenir Chaman pouvant permettre à une personne ayant du sang amérindien de devenir chaman.
Pour conclure, le chaman était la personne la plus respectée de la tribu. Il avait de très grands pouvoirs qui lui permettaient de parler avec le Grand esprit et il était craint de tout le peuple. Ses pouvoirs étaient illimités puisqu’il était même guérisseur. C’est lui qui soignait les gens de la tribu amérindienne. Il faisait des rituels et des incantations pour se connecter avec le Grand Esprit. La seule façon de devenir chaman était d’être parmi les plus âgés du village et il doit passer plusieurs épreuves. Ce n’était pas une tâche facile. De nos jours, les chamans amérindiens ne font plus partie des tribus puisque la mentalité a complètement changé ainsi que les valeurs[13],[14], [15],[16],[17],[18]
Pratiques cérémonielles chez les Algonquins
Au XVIIe siècle, les Algonquins avaient l'habitude de se réunir pour des foires commerciales, des assemblées, mais également pour diverses pratiques cérémonielles. Les pratiques cérémonielles auxquelles ils participaient étaient basées sur les rapports personnels que chaque individu établissait avec le monde des esprits, que ces derniers soient bienfaisants ou malfaisants. Le peuple algonquin, établi aux abords des lacs Abitibi et Témiscamingue, croyait que tous les êtres humains, et même que tous les êtres animés, possèdent une essence spirituelle qui leur permet de participer à des cérémonies faisant intervenir le monde des esprits[19]. Parmi les pratiques cérémonielles les plus courantes, on retrouvait, entre autres, la tente tremblante, le mokouchan et la suerie «Sweat Lodge».
Hutte à sudation
La hutte à sudation, tradition héritée des croyances animistes des premiers autochtones, consistait en une cérémonie qui se pratiquait dans une tente et dont le principe reposait sur la sudation. Il s'agissait d'un remède que les autochtones utilisaient pour préserver leur santé et prévenir les maladies. D'ailleurs, la cérémonie de la « Sweat Lodge » semblait si efficace que les premiers voyageurs français ayant assisté à des sueries importèrent cette pratique en France comme en témoigne la marquise de Sévigné[20] qui, en 1676, écrivait dans l'une de ses lettres : « J'ai achevé aujourd'hui ma douche et ma suerie… je me crois à couvert des rhumatismes pour le reste de ma vie ». Or, chez les Algonquins, le bain d'étuve[21], nom français pour parler de la suerie, n'était pas utilisé qu'à des fins médicinales, mais également à des fins propitiatoires; c'est-à-dire qu'il avait aussi pour but de rendre leur Dieu Gitche Manitou plus favorable à leur égard, notamment en ce qui concerne la chasse. La suerie « Sweat Lodge » constituait ainsi l'une des cérémonies les plus importantes pour ce peuple[22].
Lors d'une suerie, une tente spéciale de trois pieds (0,9 mètre) de haut et de trois à six pieds (0,9 à 1,8 mètre) de large, dont les dimensions variaient selon le nombre de personnes, devait être utilisée. Les Algonquins plantaient en cercle des tiges souples de saule ou d'aulne dans le sol, et ce, à environ 50 centimètres les unes des autres. Les tiges étaient recourbées et leur seconde extrémité, plantée à l'autre bout du cercle pour former une coupole. Celle-ci était, par la suite, revêtue d'écorce de bouleau ainsi que de peaux d'orignal et de caribou afin qu'elle soit hermétique. Un support en bois était ensuite placé à l'intérieur de la tente. Ce support servait à recevoir des cailloux, préalablement chauffés à l'extérieur dans un feu de camp, qui permettaient d'élever la température de la tente[22].
Déroulement d'une suerie typique vers 1950
Pour diriger une suerie, un officiant (maître de cérémonie) est nécessaire. Mais ne dirige pas la surie qui veut, car le maître de cérémonie doit avoir reçu d'un esprit une formule qui lui est propre et que personne d'autre ne chantera. Pour donner un exemple, dans les années 1900, un algonquin du nom de Coomis a reçu sa formule alors qu'il était parti chasser seul dans la forêt subarctique. Étant seul, une épinette s'est mise à chanter : « Otè kwêtwèsh'kamet ètai'an èna'nipouyan môshwo'sit ntenten ni moi napé'o », signifiant « Ici, au milieu de la terre, je suis debout sur la montagne sans arbres. Je sais bien moi que je ne suis pas un homme[22]. » Les chants des sueries consistent en des invocations à l'adresse de l'esprit du caribou, de l'outarde, des éléments de la nature, etc. La cérémonie nécessite également un assistant qui fera chauffer les cailloux et les apportera dans la tente à l'aide de deux bâtons. Les pierres une fois placées, l'officiant entre avec les patients, qui sont complètement nus. De ce fait, les hommes et les femmes ne prennent jamais part à une même suerie. Les patients s'accroupissent, la tête sur les genoux et orientés vers le centre de la tente. Ensuite, l'officiant verse de l'eau sur les cailloux, et ce, en chantant la formule reçue de la part d'un esprit. L'eau étant versée sur les cailloux, une vapeur suffocante émane de ceux-ci. Les patients doivent rester environ une heure dans la tente, mais la chaleur est telle que l'assistant peut parfois, sur demande, relever le pan de la tente. Chez les Algonquins, la vapeur a pour effet d'extirper la maladie du patient. Une fois la cérémonie terminée, ces derniers sortent d'abord la tête, puis c'est au tour du corps sur lequel on procédera à un massage énergique avec de la mousse. Les Algonquins qui ne prennent pas part à la sudation s'installent en cercle autour de la tente, comme s'il s'agissait d'un spectacle. D'ailleurs, ils sont directement intéressés par la cérémonie puisque, plus souvent qu'autrement, elle permet l'obtention d'une chasse fructueuse, et ce, pour tous les membres de la tribu[22].
La suerie de nos jours
Le 17 novembre 2011, lors d'une conférence donnée au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, au campus de Rouyn-Noranda, Richard Kistabish, ancien chef de la Première nation Abitibiwinni et également ancien Grand chef du Conseil algonquin, affirmait que la suerie ne se déroulait plus de la même manière de nos jours. En effet, pour lui, il s'agit davantage d'un remède pour l'âme qui se déroule de manière individuelle. Alors qu'il se retrouve seul dans la tente, l'individu qui participe à la suerie doit réfléchir à 3 points précis. Tout d'abord, il doit penser à ce qu'il a vécu au cours des derniers jours, puis à ce qu'il aimerait changer dans sa vie. Finalement, l'individu doit se concentrer sur l'un des points qu'il voudrait changer[23].
Bref, même s'il s'agissait d'une des principales cérémonies, peu de documents ou de livres font référence aux sueries chez les Algonquins. Toutefois, l'on peut constater que, de nos jours, la suerie n'a plus exactement la même signification que par les siècles passés.
Totémisme chez les Algonquins
Mythes et légendes Algonquines
Depuis le peuplement par les Européens au XVIe siècle, les Algonquins, pour qui la communication écrite n'était pas ancrée dans leurs traditions, transmettaient leur savoir de façon orale. Parmi ces communications orales se retrouvaient des mythes et des légendes qui se passaient de générations en générations, souvent racontés aux plus jeunes pour leur permettre d'apprendre diverses morales qui guideraient leurs comportements futurs.
Les algonquins se basaient surtout sur des mythes et légendes pour mettre en évidences leurs valeurs et leurs croyances. Ce qu’ils racontaient les soirs autour d’un feu, sous les tente, à l’occasion de festivités, d’expéditions de chasse et de pow-wow où tout le village se rassemblait. Cela permettait aux enfants d’en savoir plus sur leur famille, grands-parents et leurs ancêtres. Le plus souvent ces histoire étaient raconté par les ainés. Ceux qui ont le plus de vécu d’expérience et de choses à raconter. Ces coutumes servait à transmettre leurs « bagages » de plusieurs siècles aux plus jeunes pour qu’un jour ils puissent raconter ces histoires à leurs tours, à leurs enfants pour que les traditions restent et se transmettre de génération en générations. Tous ces mythes et légendes sont incroyablement intéressants, car elles racontent leur mode de vie ainsi que leurs habitudes. Ce qu’ils se racontaient en groupe aidait les enfants à anticiper le futur, voyait comment cela se passait pendant la chasse et les préparait en sorte, à affronter la vie pour qu’un jour, à leurs tours ils sachent et transmettre leurs valeurs traditionnelles.
Un mode de vie en harmonie avec la nature
Bien sûr, ils chassent que pour satisfaire leurs besoins. Pour les algonquins, les personnages de ces légendes ont vraiment des rôles symboliques. Par exemple la nature a trois esprits[24]; ce sont les esprits de la terre, de la mer et de l’air qui contrôle tout à l’extérieur et c’est elle qui décide quand; ils iront à la chasse s’ils auront une bonne chasse, une bonne cueillette quand les femmes iront cueillir ou une bonne pêche lors de leurs prochaines pêche. Dans toutes leurs légendes, il y a toujours des aspects qui font référence à leurs croyances par exemple le chaman et l’importance de respecter les animaux. Pour eux, tout a une âme[25], les arbres, les plantes, les animaux, etc. C’est pourquoi il est important pour eux de respecter leurs environnements afin que la nature leur offre toujours de quoi à manger lors de leurs prochaines chasses.
Si on jetais un petit coup d’œil à la légende du raton laveur[26]; en résumé, c’est l’histoire d’un raton laveur qui est farceur et qui fait une mauvaise blague à des aveugles, deux personnes vulnérables étant donné qu’elles ne voient pas. Celui-ci leur a joué un mauvais tour et puisque les aveugles ne pouvaient voir et comprendre ce qui se produisait, ils se chicanaient à propos de celui qui avait raison, mais les deux avaient raison. Un esprit est donc venu expliquer ce qui se passait afin qu’ils comprennent et qu’ils se réconcilient, car les deux amis étaient vraiment fâchés l’un contre l’autre. Pour que le raton laveur comprenne que ce n’était pas drôle du tout, voire même pas bien, ils le punirent en lui infligeant des lignes noires autour des yeux, sur le dos et sur la queue. Rien de méchant, mais il restera marqué à vie afin qu’il se rappel de respecter autrui et cela a jamais.
La morale de ces légendes a toujours pour but d’inculquer le respect autant pour les humains qui les entourent que pour les animaux et la nature (arbre, fleur, rivières, etc.). Mais aussi de les faire réfléchir et de les sensibiliser sans pour autant culpabiliser. Ces mythes parlent beaucoup de leurs croyances. Elles mettent en scène des héros naturels ou surnaturels et ce sont des anciens, des dieux, des manitous, des chamans ou des sorciers[27]. Ceux-ci jouent le rôle de ceux qui aide, punissent, récompense ou nuisent les gens dans les mythes dépendant si les personnages sont bons ou mauvais.
Légende du raton laveur
Des nombreux légendes et mythes qui existent dans la culture algonquine, on peut nommer celle du raton laveur évoquant l'origine de ses taches noires ou brunes aux alentours des yeux ainsi que les rayures de sa queue. Dans cette légende, il s'agit de deux vieillards qui habitent sur le bord d'un lac dans une petite cabane. Puisque les deux hommes sont pratiquement aveugles, ils se sont installés une corde qui relie la cabane au lac pour être capable d'aller chercher de l'eau. Le raton-laveur, voyant l'occasion d'une bonne blague à faire, va enlever l'extrémité de la corde du lac et l'emmène ailleurs, là où il n'y a pas d'eau. Le matin donc, un vieillard se lève et tente d'aller chercher de l'eau. Évidemment, au bout il n'y trouve que de la poussière et des roches. Il retourne donc voir son comparse et lui explique la situation. Pendant ce temps, le raton-laveur reprend la corde et la remet dans le lac. Alors le deuxième vieillard, qui ne croyait nullement le premier, sort dehors et suit la corde et arrive au lac. Les deux vieux hommes commencent donc à s'engueuler sur le sujet alors que pendant ce temps, le raton laveur rigole dans son coin. Nanabush, un esprit vénéré par les Algonquins, apparaît alors et explique aux deux hommes ce qui s'est passé avec le raton laveur dans les mains. Les deux hommes, pour se venger, décidèrent donc de prendre de la suie du feu et de faire deux belles marques sous les yeux. Ils continuent ensuite en passant la queue du raton au-dessus du feu en le balançant, ce qui fit ces belles marques rayées. La morale de cette légende, telle qu'expliquée par le conférencier, est de toujours respecter ses ainés et de ne pas tenter de rire d'eux[28].
Morale
On peut remarquer plusieurs éléments habituels dans cette histoire qui refont surface dans la plupart des légendes algonquines. Tout d'abord, les vieillards reviennent souvent dans ces contes car il y a une grande notion de respect. Il y aussi l'insertion d'un élément naturel, plus fréquemment un animal ou encore un arbre/plante, car, comme expliquée ci-haut, ils font partie intégrante de la vie. On peut ensuite voir apparaître un esprit, dans ce cas-ci Nanabush, car les esprits inspirent la sagesse et viennent réparer la situation en tort. De plus, bien évidemment, toute légende se termine par une morale ou une leçon de vie, que ce soit dans la culture algonquine ou dans toute autre nation ou ethnie.
Légende de l'ancêtre du caribou
C'est l'histoire d'un vieil homme qui sentait que sa fin approchait et qui en était très triste. Cet homme aimait tellement vivre. Il se rappelait du temps où il était jeune et fort et le plaisir qu'il ressentait à chasser le caribou. Il revivait en lui des moments de chasse incroyable. Il se disait qu'il lui fallait absolument voir un dernier caribou avant de mourir. Partir pour l'autre monde sans avoir vu un caribou serait manqué de respect envers le maître des espèces terrestres. Il décida donc de quitter la demeure et d'aller loin de son village pour aller voir un caribou pour une dernière fois. Dehors, il commençait à faire vraiment très froid. Cela importait peu pour le vieil homme en comparaison à son rêve. Il n'avait pas encore vu l'animal qu'il désirait tant et commençait à se sentir faible. Il croyait que le caribou était caché, à l'abri du vent, à l'abri du froid. Le vieil homme sentait le froid s'introduire dans ses articulations. Il s'effondra alors au sol, face contre neige, la longue barbe déjà toute gelée. Une peine l'envahit alors, sentant qu'il ne verrait jamais l'animal. Le maître créateur entendu les pleurs du vieil homme. Il comprit tout l'amour qu'il portait à la nature et particulièrement pour les caribous. Le maître créateur décida donc de nommer le vieil Innu « maître caribou »[29]. Le vieillard sentit toutes ses forces revenir et sa douleur disparut. Il devint alors le maître caribou. C'est pour cette raison que le caribou est blanc seulement sous la bouche. Il s'agit de la longue barbe du vieil Innu[30],[31].
Animisme et spiritualité
Chaque chose et être est habité par des esprits. On peut également prendre comme preuve de ces légendes et mythes la grande présence des chamans à travers les différents peuples algonquiens. Ces chamans sont en fait ceux qui ont le pouvoir de communiquer avec les esprits ainsi que de les influencer pour qu'ils apportent la prospérité et la santé à leur village respectif. Pour communiquer avec les esprits, par exemple, les chamans effectuaient la tradition de la tente tremblante qui permet de communiquer avec les esprits des personnes décédées[32].
Objets rituels
Avant l’arrivée des blancs, les Algonquins organisaient des cérémonies en guise de reconnaissance ou de célébration de l’importance d’événements saisonniers, politiques, économiques, de développements, sociaux, spirituels, individuels et communautaires. Durant la cérémonie, les Algonquins utilisent ce qu’on appelle des objets cérémonials. Chacun a sa propre fonction symbolique ou sacrée.[33] En voici des exemples :
Ceinture wampum
La ceinture wampum qui est fabriquée à partir de petits coquillages poncés puis percés, est utilisée comme élément de mémoire. Tous les éléments sur cette ceinture représentent un aide-mémoire et plus elle était longue, plus il y avait de mémoire. Il existe plusieurs types de ceinture, dont une d’alliance et une autre de rançon. Cette dernière était utilisée pour payer la libération d’un prisonnier, faute de quoi, il était mis à mort. Plus la ceinture était longue, plus la rançon demandée était grande. Celle d’alliance était utilisée pour enregistrer les traitées et les alliances. [34] Bref, ces ceintures pouvaient représenter soit des prophéties, des événements historiques, des traités ou des accords.
Pipe
La pipe est un objet que les Algonquins bourraient de tabac naturel et qui était fait en stéatite et en bois. La fumer les aidait à envoyer leurs pensées jusqu'au Créateur. C'était également une offrande pour rendre grâce pour toute la création et pour les animaux. Quand ils racontaient des histoires, fumer la pipe était également un message muet invitant les gens à écouter et y prendre du plaisir.[35] Également, les peuples algonquins utilisaient la pipe pour mesurer le temps et la distance. Le mot Nijopwagan qui signifie «deux pipes», indique le temps requis pour fumer deux pipes. Cela représentait environ une durée d’une heure. [36]
Bâton orateur
Les Algonquins avaient recours à un objet qui symbolise la communion avec la terre pour animer les rassemblements et les réunions, le bâton d’orateur. Seule la personne qui le possédait avait le droit de parole. Les autres pouvaient signifier leur intention de parler en levant la main. De cette manière, ils évitaient le chaos et le fait de donner systématiquement la parole à tous les membres du cercle permettait à chacun de participer, s’il le voulait. Le silence était également acceptable et chaque participante et participant avait le droit de s’exprimer ou non. [37]
Rituel funéraire
Voici un texte historique qui parle brièvement des objets utilisés lors d’un rituel funéraire en la présence des blancs:
- «Une peau d’animal peinte et des écorces enveloppent la dépouille du défunt, qui est alors ensevelie. L’essentiel des biens du défunt l’accompagne dans le tombeau, à l’instar des dons provenant de la communauté. En ces occasions, la famille reçoit également de nombreux présents consolateurs qu’elle retourne le plus souvent en guise de remerciement. À cet égard, James Axtell signale que l’apport de denrées européennes provoqua une renaissance des pratiques funéraires amérindiennes, puisque les objets fournis par les traiteurs aboutissaient souvent dans les tombeaux.»
Enclaves amérindiennes : les «réductions» du Canada, 1637-1701 par Marc Jetten
Les Algonquins accordaient une très grande importance aux rites funéraires. En utilisant de la peau d’animal et de l’écorce, ils s’assuraient que le corps ne soit pas souillé de terre[38].
Hochets
Quand quelqu'un était malade, on agitait des hochets pour invoquer l'esprit de la vie. Les anciens se servaient également de ces instruments pour appeler les esprits qui gouvernent les quatre directions, afin d'aider à entreprendre une nouvelle vie pour les participants à une cérémonie de sudation qui recherchent la purification spirituelle et physique.
Tambours
Les tambours sont le pouls de la nation et de l'univers. Ils en utilisent de différentes tailles, selon les usages. Comme ce sont des objets sacrés, quelqu'un veille à ce que personne ne s'en approche sous l'effet de l'alcool ou des drogues. Pendant les cérémonies, il est interdit de se pencher au-dessus des tambours ou d'y déposer des objets divers.
Sifflets en os d'aigle
Quand un danseur s'approche des tambours et souffle dans un sifflet en os d'aigle, les batteurs lui répondent par un chant de circonstance. Le sifflet retentit quatre fois pour honorer les tambours, les danseurs et l'esprit de l'aigle. Les Algonquins chantent quatre couplets, à toutes les fois que le sifflet se fait entendre. Des règles strictes sont établies pour limiter le nombre de répétitions de ce rituel au cours d'un Pow wow[39] Les Algonquins accordaient une très grande importance aux objets présents lors de leurs rituels. Malheureusement, de nos jours, les cérémonies utilisant ces objets tendent à disparaître.
Histoire
Les femmes Autochtones
Les femmes et la Loi sur les Indiens
La Loi sur les Indiens établie en 1876 enleva notamment le pouvoir politique aux femmes autochtones. Mis à part ce pouvoir, les femmes autochtones étaient très bien traitées par les hommes de leurs sociétés. Leurs conditions ont complètement été dénigrées depuis cette Loi sur les Indiens. Ces femmes vivent des conditions très différentes des femmes québécoises. Cette Loi démontre un exemple bien flagrant : une femme qui ne mariait pas un homme autochtone, donc qui mariait un Européen perdait tout ce qu'elle avait. Par exemple : Plus d'accès aux soins de santé et non plus à l'éducation dans la réserve. De plus, elles ne peuvent même plus recevoir d'héritage de leurs propres parents et être enterrées sur des lieux sacrés.
Les conditions de vie des femmes autochtones
Plusieurs causes sont à l'origine des moins bonnes conditions de vie des femmes telles que ; l'enlèvement de leurs enfants quand ils sont partis dans les pensionnats notamment dans celui de St-Marc-de-Figuery (près d'Amos) en Abitibi-Témiscamingue en 1950 et également à cause des Services sociaux qui venaient leur enlever leurs enfants. Il y a aussi le fait qu'avant, toute la communauté se nourrissait de viande sauvage et que maintenant elles ont une alimentation plus nocive pour la santé. Finalement, il y a le fait que les jeunes femmes sont plus précoces pour fonder une famille. Certaines d'entre elles ont des enfants parfois dès l'âge de 12 ans.
Même si les femmes sont dans un mouvement de progrès depuis la modification de la Loi sur les Indiens en 1985, reste que dans les différentes réserves autochtones du Québec ou algonquines de l'Abitibi-Témiscamingue, il y a encore du chemin à faire pour pouvoir dire qu'elles ont de bonnes conditions. Premièrement, l'espérance de vie de ces femmes (65 ans et + = 4 525 habitants) est plus élevée que celle des hommes (65 ans et + = 2 951 habitants) dans tout le Québec[40]. De plus, elles sont plus mal en point qu'avant. Ceci est dû entre autres à leurs inactivités au sein de leurs communautés. Auparavant, les femmes avaient un mode de vie plus actif, car elles étaient très impliquées au travail qui leur demandait de faire de gros efforts physiques. On assiste donc présentement aux conséquences de ce changement drastique de leurs modes de vie ce qui résulte d'un passage d'une société nomade à une société sédentaire davantage oisive.
Selon le conférencier Richard Kistabich, la violence est encore énormément présente, elle a diminué certes, mais de manière très minime. Le suicide est devenu chose banale ce qui est très désolant, car la moyenne de jeunes résidents dans ces communautés qui se suicide est de 12-13 ans.
Un avenir pour ces femmes
La Fédération des femmes autochtones du Québec (FAQ) fondée en 1974 est là pour défendre les droits des femmes autochtones. Cette association dénonce entre autres la violence faite aux femmes, car elle estime que 8 femmes sur 10 sont victimes d'une forme de violence sur les réserves. L'association démontre qu'en effet la violence débute souvent par la négligence parentale, l'inceste, les abus autant physiques que verbaux. De plus, comme la violence est un cercle vicieux, la plupart du temps, les femmes reproduiront la violence sur leurs propres enfants.
Une lueur est enfin apparue à ces femmes en 1985 alors qu'il y a eu correction de la Loi sur les Indiens, qui a fait en sorte qu'elles ont pu retrouver leurs statuts d'Indiennes. Après tant d'années à s'être battu, à avoir lutté et protesté leurs droits, celles-ci ont quand même retrouvé ce qui leur avait été enlevé[41].
Les différences entre les femmes iroquoiennes et algonquiennes
L’article qui suit, traite de la différence des tâches entre les femmes iroquoiennes et algonquiennes. Pour les femmes iroquoiennes, il sera montré leur histoire, les tâches associées à la vie quotidienne, l’habitation, les valeurs fondamentales et le statut politique des femmes. Pour ce qui est des femmes algonquiennes, il sera question de leur histoire, leur habitation et leur statut politique seront expliqués dans cet article.
Tâches effectuées par les femmes iroquoises
Histoire
Commençons tout d’abord avec les femmes iroquoises. Vers 1500, près de 25 nations iroquoiennes vivaient sur les basses terres du St-Laurent à l’est des Grands Lacs. C’est l’explorateur Jacques Cartier qui rencontra les Iroquois du St-Laurent lorsqu’il a visité Hochelaga en 1534. Les Iroquois du St-Laurent sont un peuple très cultivateur, puisqu’il reste une dizaine d’années sur le même territoire.[42]
Tâches associées à la vie quotidienne
La société sédentaire, vie grâce à la culture du maïs, des haricots, des courges, du tabac et les fruits sauvages. Ceux-ci se cueillaient surtout à l’automne. Cultiver et cueillir étaient réservé aux femmes et aux enfants qui ramassaient de grandes quantités de nourriture destinées au clan pour se nourrir. Suite à la grande découverte de Champlain, lors de son expédition de la côte atlantique :
- « Le lendemain le sieur de Mons fut à terre pour veoir leur labourage sur le bort de la riviere, & moy avec luy, & vismes leur bleds qui sont bleds d’Inde, qu’ils font en jardinages, semant trois ou quatre grains en un lieu, après ils assemblent tout autour avec des escailles du susdit signoc quantité de terre : Puis à trois pieds delà en sement encore autant; & ainsi consecutivement. Parmy ce bled à chasque touffeau elles plantent 3. Ou 4. Febves du Bresil, qui vienent de diverses couleurs. » [43]
Champlain montre ici, les tâches effectuées par les femmes iroquoiennes lors de la période de l’agriculture. Elles sont responsables de l’aménagement des clairières, de l’entretien et l’ensemencement des champs. Pour la confection de vêtements, les femmes effectuent cette lourde tâche. Leurs vêtements sont confectionnés en peaux d’animaux. Les femmes confectionnent différents vêtements pour les différentes saisons de l’année. En hiver, les vêtements sont beaucoup plus longs que durant l’été. Les femmes recherchaient aussi les coquillages pour confectionner différents modèles de colliers. Plusieurs marchandises, par exemple les colliers et vêtements faisaient l’objet de ventes pour recevoir de la nourriture ou des outils pour aller à la guerre. Après une longue journée de travail, les femmes doivent préparer le repas afin de nourrir leur famille.[44]
Habitation
Concernant les habitations des Iroquois, les maisons longues sont construites par les hommes, afin de procurer un toit à la famille. Il s’agit d’une maison longue pouvant aller de 20 à 30 mètres de long, tandis que sa largeur peut aller de 5 à 7 mètres. Cette maison peut acquérir plusieurs familles, puisqu’elles sont construites pour être des habitations unifamiliales. Ces maisons continuent de servir pour des lieux d'assemblées politiques et de cérémonies.[45]
Valeurs fondamentales transmises
Les femmes ont aussi la responsabilité de l’éducation des enfants. La mère donne ainsi une identité sociale aux enfants. Elles transmettent les valeurs fondamentales de leur clan en émettant la transmission des valeurs à leurs enfants. Les principales valeurs transmises sont le respect, le loyaliste et l’entraide entre les différentes personnes de la tribu.
Le rôle des femmes vis-à-vis la politique
Les femmes constituent le pivot de l’organisation sociale. Il s’agit d’une société matriarcale, c’est cela qui fait la différence concernant la position des femmes iroquoiennes à Algonquiennes, à propos de la politique. Dans le clan iroquois, la position sociale des femmes leur permettait de participer activement à la vie politique. C’est les femmes iroquoises qui ont le pouvoir de nommer les chefs civils et même de les destituer s’il y a lieu. La société matriarcale donne le pouvoir aux femmes dans cette tribu, elles jouaient un rôle actif dans les périodes de guerre. Ce rôle leur donnait même le pouvoir d’inciter les chefs de guerre à organiser des expéditions pour venger la mort des membres de leur famille ou de la même lignée.[46]
Tâches effectuées par les femmes algonquiennes
Histoire
Le peuple algonquien est situé sur une grande partie du Canada. Ce peuple occupe des territoires situés au sud-ouest du Québec et à l’est de l’Ontario. Au Québec, on peut compter jusqu’à neuf communautés algonquiennes. Ces tribus sont en grande majorité établies proches des cours d’eau pour faciliter les moyens de transport et d’alimentation. Établi sur le Bouclier canadien et l’Appalaches, cet emplacement leur procure un très grand territoire. Dès 1603, les premiers liens sont tissés entre les Algonquins et Européens, à qui ils enseignent à se déplacer soit en canot, en raquette ou à l’aide d’un toboggan.[47]
Tâches effectuées quotidiennement
Les femmes exécutent la cueillette de petits fruits, des noix ainsi que des plantes médicinales pour la tribu. Avec les fourrures rapportées par les hommes, les femmes confectionnent des tuniques, des pagnes, des capes, des jambières, des mitaines et des mocassins. Les femmes algonquiennes font le séchage et fumage de la viande d’animaux rapporté par les hommes pour que la viande soit conservée plus longtemps. Elles s’occupent aussi des enfants de la tribu. Les femmes doivent veiller à ce que les besoins fondamentaux des enfants soient comblés. Lorsque nous parlons de besoins fondamentaux, nous soutenons qu’il s’agit de dormir, manger, boire et avoir un toit sur la tête. Les hommes ont construit un takinagan, utilisé par les femmes, afin de transporter les bébés sur leur dos tout en continuant d’effectuer leurs tâches habituelles : faire la cueillette, confectionner des vêtements, veillés sur les enfants.[48]
Habitation
Lorsque nous parlons des habitations, celles-ci sont faites en peaux d’animaux ou en écorce, plus précisément appeler wigwam ou tipis. Ces habitations sont idéales pour eux puisque leur mode de vie nomadisme fait en sorte que le peuple est obligé de se déplacer souvent.[49]
Statut politique des femmes
Dans ce mode de vie, les femmes algonquiennes n’ont pas autant de pouvoir que les femmes iroquoiennes. Même s’il s’agit d’une société patriarcale, les femmes ont tout de même le droit de vote dans les assemblées. Les femmes algonquiennes exécutent les ordres transmis par leur mari ou chef de territoire.[50]
| Tableau comparatif | Iroquoiennes | Algonquiennes |
|---|---|---|
| TERRITOIRE | Basse-Terre du Saint-Laurent (Québec) Petit territoire | Bouclier canadien et Appalaches (Québec) Grand territoire |
| STRUCTURE SOCIALE | Matriarcale | Patriarcale |
| MODE DE VIE | Sédentaire | Nomade |
| ALIMENT DE BASE | Maïs, courges, fèves (agriculture) | Gibier, poisson (chasse et pêche) |
| HABITATION | Maisons longues dans un village entouré d'une palissade (bois) | Wigwams ou tipi dans un campement (bois) |
| HABILLEMENT | Fait en peaux d'animaux | Fait en peaux d'animaux |
| STATUT POLITIQUE FEMME | Nomme le Chef de Clan, décisions prises par consensus (tout le monde est d'accord), droit de déclarer la période de guerre, droit de parole puissant | Chef de bande, il est choisi par la tribu, décisions prises par consensus (tout le monde est d'accord), droit de parole fiable |
| RÔLE DES FEMMES | Tâche domestique, enfants, décisions, récoltes, confection de vêtements, préparation des repas | Tâches domestiques, enfants, confection vêtements, cueillette, préparation de la viande d'animaux |
Pour conclure, peu importe s’il s’agit d’une tâche simple ou complexe, toutes les tâches effectuées par les femmes doivent être exécutées pour le bien de la population et la survie de leur peuple. Nous avons pu constater quelques différences entre les femmes iroquoiennes et algonquiennes qui nous aident à bien distinguer les deux sociétés autochtones, soit matriarcales ou patriarcales.
Les Communautés autochtones
Temiscaming First Nation
La réserve indienne Timiskaming First Nation, située au nord de Notre-Dame-du-Nord, est l'une des plus vieilles réserves au Québec. Elle fut créée à la suite des grandes pressions effectuées par les Algonquins sur le gouvernement. En effet, depuis le début des années 1840, les Anichinabes veulent obtenir de nouvelles terres pour remplacer celles qui ont été dévastées par le travail forestier ou demandent la protection pour celles déjà existantes. En réponse, le gouvernement du Canada-Uni remet en 1851 93 800 hectares de terres, ce qui permettra plus tard la construction de 11 réserves à l'échelle du pays, sur lesquelles l'utilisation est réservée uniquement aux premières nations. À la suite de cette décision, le 9 août 1853, la réserve de Timiskaming fut créée. Elle compte à l'époque une étendue totale de 15 540 hectares. Elle s'étend au nord de la rivière des Outaouais, de la ligne de division du Haut et du Bas-Canada et se poursuit jusqu'à la tête du lac Témiscamingue. Elle s'étale sur 9,6 kilomètres de largeur et sur 16 kilomètres de profondeur. Plus concrètement, le territoire accordé correspond aux limites du canton de Nédelec. Cependant, les Algonquins de Temiskaming souhaitaient obtenir le territoire couvrant l'ensemble de la rive est du grand lac Témiscamingue, soit 100 000 acres. Cette demande fut refusée et seulement le secteur de la tête du lac leur fut attribué, soit le tiers du territoire demandé correspondant à 38 400 acres.
Les habitants de la réserve de Temiskaming
Elle est mise en place pour les Anichinabes nomades de la région, soit les Algonquins, les Outaouais et les Népissingues. Le nom algonquin des résidents de l'époque en 1853 est « Sagiwan icana bi» et se traduit ainsi «Peuple dont la résidence principale est la tête du lac» . Les premiers résidents de la réserve furent principalement des Anichinabes métissés. Les Oblats, missionnaires colonisateurs, espèrent fortement que les résidents Métis influencent les Algonquins à abandonner leur mode de vie traditionnel, pour une conversion vers l'agriculture. Toutefois, les résultats ne sont pas ceux désirés, les Algonquins continuent le nomadisme, les activités traditionnelles et ils alternent entre la vie à la réserve de la Tête-du-lac et leurs territoires de chasse pendant plusieurs années.
La première division du territoire débutant peu avant XXe siècle
Comme les Algonquins pratiquent peu l'agriculture, les Eurocanadiens ont exercé plusieurs pressions pour obtenir la possibilité d'utiliser les territoires protégés et non protégés des Algonquins. Parmi toutes les pressions effectuées, les plus impressionnantes sont celles réalisées dans le but d'obtenir les terres de la réserve de la Tête-du-lac. Voici le résumé des plus importantes étapes effectuées dans la réduction du territoire qui ont commencé peu avant le XXe siècle et qui se sont perpétuées tout de long des années 1900.
En 1854 et 1858, le législateur du pays effectue l'arpentage de tout le secteur afin de délimiter précisément les limites de la réserve octroyée en 1853. La frontière ouest fut modifiée, c'est-à-dire qu'elle est réduite à 1,6 kilomètre de la frontière interprovinciale. Cette nouvelle organisation du secteur, appartenant à la communauté, amène plusieurs protestations des résidents autochtones. Le gouvernement décide, en 1876, de faire l'arpentage de nouveau afin de répondre aux nombreuses protestations des Anichnabes. Cette nouvelle expertise confirme les résultats obtenus en 1858. D'ailleurs, il semblerait que les arpenteurs auraient eu certaines directives demandant de prendre en considération les concessions forestières dans cette nouvelle délimitation. Il est important de savoir qu'à cette époque le domaine forestier est plus actif que jamais. En 1894, les colons et les entrepreneurs forestiers exercent une pression continue sur les premières nations qui les amènent à vendre la partie de leur territoire près de la rivière Des-Quinze. Du même coup, les colonisateurs blancs entreprennent l'exploitation du pin et l'établissement de colons sur cette section de la réserve de 1853.
En 1902, la municipalité de Notre-Dame-du-Nord, connue à l'époque sous les noms de Murray city et Nord-Témiscamingue, fut créée à la suite de la vente de la partie nord et de la partie est de la réserve par le conseil de bande. C'est à partir de cette date que les colons ont commencé l'agriculture sur le terrain des Indiens.
En 1905, le conseil de bande procède à d'autres ventes de terres boisées et les ventes sont effectuées par le gouvernement fédéral. L'argent amassé va dans les coffres de la réserve pour le financement de projets spéciaux, ainsi que pour les infrastructures.
La création de Nédelec
En 1909, Nédelec, un village situé au nord de la réserve de Temiskaming, est fondé sur la partie est des territoires obtenus en 1902. Les autorités civiles et religieuses ainsi que les colons, de la région de Nédelec, désirent fortement acheter la section nord de la réserve afin d'étendre les limites leur localité. Ils insistent fortement sur les membres de la bande, qui majoritairement, ne désirent pas vendre de nouvelles sections de leur territoire. Pourtant, les promoteurs des agrandissements donnent toujours les mêmes arguments: ils affirment que des terres fertiles sont gaspillées, puisque les Algonquins ne les cultivent pas et ne les colonisent pas. Entre les années 1920 à 1930, ils invitent à 5 reprises les membres de la nation algonquine à voter sur la vente. Les missionnaires colonisateurs particulièrement le curé Louis-Zéphirin Moreau exercent des pressions pendant les années, 1930 auprès de différent ministre, sous-ministre et député pour obtenir le territoire de la réserve. Les noms connus qui ont été contactés par le curé sont:
- Ministre de la Colonisation, Hector LaFerté
- Ministre des Terres et Forêts, Honoré Mercier
- Député du Parti conservateur, dans la circonscription de Pontiac, Charles Bélec
- Sous-ministre de Terres, F.X. Lemieux
En 1922, les Amérindiens de Timiskaming refusent une autre proposition des blancs. Cette dernière comprenait entre autres l'échange de terrain de la réserve contre un autre territoire situé au nord du lac Des-Quinze, dans le canton de Villars.
En 1937 et 1938, deux votes ont lieu, toujours avec une réponse négative. Toutefois, dans la dernière tentative, des gens de la communauté de Nédelec ont décidé de s'introduire illégalement dans la réserve autochtone, en dépit des risques associés à la transgression des lois canadiennes.
Le vote décisif
En 1939, plus précisément le 22 juin, un vote a lieu et les Anichinabes livrent une réponse partagée: ils sont 19 à accepter et 24 à refuser. C'est devant cette division des résidents de Timiskaming que les promoteurs blancs décident de mettre de grandes pressions et d'organiser un deuxième vote deux jours plus tard. Même si certains Anishinabes refusent toujours, des représentants du gouvernement provincial, associés aux missionnaires-colonisateurs, choisissent de mettre en branle des incitatifs très intéressants pour les convaincre. Le représentant des affaires indiennes a même promis une somme de 25$ à tous les Anichnabes, si un vote positif est obtenu. Les Anichinabes acceptent finalement de céder leur territoire avec un vote final à l'unanimité. Les Algonquins autorisent cette cessation à contrecœur, sous quatre conditions :
- Le gouvernement paye 30 000$ pour l'achat de 9 000 acres de la réserve.
- Il abandonne ses droits sur cette partie de la réserve.
- Il accepte que l'argent qui sera obtenu, dans le cas de futures ventes des autres parties de la réserve, soit versé dans le fonds des Anichinabes habitant sur la réserve, par le biais du gouvernement fédéral.
- Il promet d'accorder les subventions et les avantages compris dans les programmes de colonisation aux Anichinabes de la réserve, en date du 24 juin 1939, qui veulent s'établir à titre de colon sur les terres de la réserve.
Les cessions de territoires présentées sont les plus majeures dans l'histoire de Timiskaming mais il est important de savoir qu'il y en a eu 40 en tout et tous sont considérés comme suspects. Elles font présentement l'objet d'étude.
Aujourd'hui
Selon le recensement de 2007, il y a 593 Algonquins résidents et 1037 non-résidents, ce qui fait une somme globale de 1630. Pour ce qui est de son territoire, elle compte maintenant une superficie de 21,49 km2. La réserve, qui de nos jours, n'est plus du tout la même en raison de la diminution considérable de son territoire et l'évolution de sa population. Finalement, cette réserve a une histoire unique qui la différencie grandement des autres réserves autochtones.
Bibliographie:
Riopel, Marc (2002). Le Témiscamingue son histoire et ses habitants, [s.l.], Éditions Fides, 366p.
Direction des communications du ministère du Conseil exécutif (s.d.). Amérindiens et Inuits – Portrait des nations autochtones du Québec, http://www.autochtones.gouv.qc.ca/publications_documentation/publications/document_11_nations.pdf (Consulté le 27 novembre 2011).
Desjardins, Richard et Monderie, Robert (2007). Le peuple invisible [Enregistrement vidéo], Canada, Office national du film du Canada, 91 min 16 s.
Dossier Affaire Nédelec, Société d'histoire du Témiscamingue.
Pikogan
Les peuples autochtones font partie de l’histoire du Québec. Les Algonquins étaient sur le territoire avant même l’arrivée des Blancs. Présentement, il y a 11 communautés algonquines au Québec. Voyons l’histoire de l’une d’entre elles, des années 1600 à aujourd’hui, Pikogan.
1500-1680
Dans les années 1500, les autochtones du lac Abitibi vivent en petits groupements familiaux. Chaque famille possède ses terres à l’intérieur desquelles elle se déplace afin de chasser et pêcher. En hiver, ils utilisent la raquette pour se déplacer sur la neige et les lacs gelés. Les Algonquins de l’Abitibi fabriquent une bonne partie de leurs outils et objets d’utilité courante.[51] Dans les années 1600, les Abitibiwinnis, issus de groupe d’Anishinabeg mieux connus sous le nom d’Algonquins, se situent dans la hauteur des terres entre les rivières Harricana, au Québec et Abitibi, en Ontario ainsi que dans une partie du versant de la baie James. Durant l’été, ils se rassemblent autour du Lac Abitibi, d’où leur nom Apittipi anissiape, qui signifie gens du lac à coloration foncée.[52]
1900-1950
En 1906, les Abitibiwinnis vivent autour du lac Abitibi. Depuis la confédération, ce sont les provinces qui sont propriétaires du territoire. En juin 1906, les Abitibiwinnis de l’Ontario signent un traité selon lequel ils vont se faire céder une partie de territoire, une réserve. Aussi, ils vont recevoir 4$ par jour. Les Abitibiwinnis du Québec ne reçoivent rien. On leur dit que le gouvernement du Québec refuse de leur céder du territoire parce qu’il considère que les autochtones n’ont aucun droit sur leur territoire. Le gouvernement fédéral propose aux Abitibiwinnis du Québec de faire semblant qu’ils vivaient en Ontario et de signer le traité. Ils signent, mais ne partent jamais habiter sur le territoire de l’Ontario. Le gouvernement du Québec ne leur cède pas de terre. Durant 50 ans, ils errent au long du chemin de fer entourant les villes de La Sarre, Amos et Senneterre.[53]
1950
En 1950, la fréquentation scolaire devient obligatoire ce qui amène 207 Algonquins de l’Harricana à abandonner leur campement sur les hauts de la rivière pour s’établir à Amos.
1955-1980
En 1955, la communauté s’établit sur la réserve alors que la bande achète la terre d’un fermier blanc à même son propre fonds de bande. C’est le 10 octobre 1958 que la réserve est officiellement créée. Elle est alors nommée Village Pikogan. Le nom du village de Pikogan vient d’un terme algonquin qui signifie « tente de peau ». Ces tentes, connues sous l’appellation de tipis (ou tee-pee), ont été pendant longtemps les résidences principales des Algonquins. La réserve est située au nord du 49e parallèle à 3km d’Amos, le long de la route Matagami, sur la rive Ouest de la rivière Harricana, au Québec. En 1960, la réserve s’étend sur environ 90 hectares. À ce moment, la plupart des Algonquins de Pikogan vivent dans des tentes, des cabanes ou des petites maisons près de la rivière. En 1964, le gouvernement fédéral y fait construire 20 maisons. En 1968, on construit une Église catholique sur la réserve. Puis, en 1970, on y construit une école primaire. En 1980, on voit apparaitre une salle et une radio communautaires. Pour tous les autres services, les Algonquins de Pikogan doivent se rendre à Amos.[54] [55]
Aujourd’hui
Le territoire couvre plus de 277 hectares. Il y a environ 600 personnes qui vivent sur la réserve et environ 300 à l’extérieur. Plus de 40% de la population est âgée de moins de 18 ans. La langue la plus parlée est le français, suivie de l’anglais puis de l’algonquin. Les gens qui habitent sur la réserve ne sont pas propriétaires du terrain.[56]
Conclusion
Bref, malgré une histoire plutôt triste pour les Algonquins, la communauté de Pikogan prend de plus en plus d’expansion et offre de plus en plus de services à ses membres. Pour en apprendre d’avantages sur les différentes communautés algonquines du Québec, visitez les articles sur Lac-Simon, Kitcisakik, Kipowa.
Kitcisakik
Chaque personne a une idée différente de l’histoire des autochtones. Certains ont des préjugés envers eux tandis que d’autres s’abstiennent sur leur culture. Cet article vous en apprendra sur l’histoire qui caractérise les peuples autochtones du Québec. Les gens de Pikogan, de Kipawa et du Lac Simon sont trois différentes réserves qui sont situées sur le territoire de l’Abitibi-Témiscamingue. Cet article vous présentera plus précisément l’histoire de la communauté de Kitcisakik. Un résumé de l’histoire des Algonquins, l’importance des services religieux, la situation actuelle des gens de cette communauté et une brève conclusion sont les thèmes qui seront présentés.
Préhistoire
Il y a 10 000 ans, on ne pouvait pas parler de l’Abitibi-Témiscamingue comme un territoire, puisqu’il était recouvert de glace. Graduellement, ce glacier a disparu en produisant le lac Ojibway-Barlow.[57] Aujourd’hui, ce lac n’existe plus. Il y a environ 8 000 ans, les Algonquins sont venus s’établir dans la région. Grâce à leurs nombreux déplacements, ils ont laissé des traces de leur présence.[58]
Histoire
Foires commerciales
Durant la Nouvelle-France de 1600 à 1760, on peut mieux comprendre le mode de vie des Algonquins. Dans une étude portant sur les Kotakoutouemis, Chamberland (et al.) nous informe de l’importance du commerce des fourrures qui était effectué à cette époque. À partir du premier poste de traite anglais de la Baie-James, les Algonquins du nord en collaboration avec les Attikameks et les Montagnais, effectuaient le transfert de leur récolte vers Tadoussac. Par un réseau d’échanges ainsi que d’alliances, la marchandise était acheminée jusqu’à Tadoussac, situé à l’est du territoire. De plus, il existait trois foires dont celui de Maouatchihitonnam [59], de Necouba [60] et de Ouapichiouanon [61] où les Hurons participaient à des rassemblements à mi-chemin entre le pays des Attikamègues et le lac Témiscamingue.
Maîtres d’œuvre du commerce
D’après Chamberland (et al.), même en raison de l’épidémie et des attaques de la part des Iroquois qui avait lieu, les Hurons réussissent à maintenir un bon réseau d’échanges de la fourrure avec les Français. Malgré ces échanges, les Français n’étaient pas capables de fournir de la marchandise aux Algonquins.[62]
L’église St-Clotilde-du-grand-lac
Dans les années 1785, des missionnaires sulpiciens[63] se sont établis sur le territoire des gens de Kitcisakik. C’est eux qui ont eu le premier contact avec les Algonquins.
Vers 1844, ce sont les Oblats[64] qui sont arrivés. Les Oblats sont venus évangéliser la population autochtone et assurer le culte aux employés des compagnies de fourrures et celle de l’industrie du bois. C’est de cette façon que les Oblats ont échangés des contacts avec les autochtones. Une mission catholique a été mise sur pied par les missionnaires. En 1911, ceux-ci fondèrent les registres de la paroisse de Sainte-Clotilde-du-Grand-Lac.
L’église a été construite en 1863. Elle est située derrière le village de Kitcisakik, c’est-à-dire en plein milieu de la presqu’île du Grand lac Victoria. Les prêtres ou les missionnaires habitent dans le presbytère qui est la maison voisine de l’église. Ce bâtiment est le plus vieux du village de Kitcisakik. Ces édifices sont les premiers à avoir pu bénéficier de l’électricité, à l’aide d’une génératrice, dans la communauté.
Tous les étés, entre mai et septembre, des familles algonquiennes se rassemblaient pour les services religieux qui avaient lieu, chaque jour, à 9h et à 19h. Également, il y avait des célébrations de sacrements qui accompagnaient ces services.[65]
Il y a 50 ans, l’église était très importante pour la communauté de Kitcisakik. Selon Élise Bégin, tous les membres d’une famille assistaient aux services religieux, sans exception. Aujourd’hui, les changements sociaux qui sont survenus dans la société expliquent la diminution des pratiques religieuses chez les familles. Pour certains, les pratiques religieuses sont disparues. Actuellement, ce sont seulement les aînés et une minorité des familles qui assistent aux rassemblements pendant l’été.
Image historique de l’église
Situation actuelle de Kitcisakik
En 1950, des membres de la communauté de Kitcisakik ont demandé la création d’une réserve pour construire des maisons plus appropriées, mais en vain. Les Anicinapek habitent encore sur le territoire qui n’est pas leur propriété, mais bien celle du Gouvernement du Québec. Aujourd’hui, les gens de cette communauté habitent au nord de la Réserve faunique La Vérendrye, à 90 km de Val-d'Or, en Abitibi-Témiscamingue. Elle est située entre le 47e et le 48e parallèle. Ils sont environ 430 habitants. Ils sont considérés comme des « squatteurs »[66] puisqu’ils n’habitent pas une réserve, mais bien un territoire qui n’est pas le leur. Ils n’ont jamais quitté leur terre traditionnelle, puisque leur communauté n’a pas de statut légal qui est reconnu. Les Ancinapek parlent l’algonquin ou le français. Ce sont leurs deux langues pour communiquer. Aujourd’hui, ces gens vivent encore dans des maisons qui peuvent être comparées à des « cabanes ». Les habitations ne contiennent ni eau courante, ni électricité et système d’égout. Malgré que le barrage d’Hydro-Québec soit situé près de la communauté, les gens n’ont pas accès à l’électricité. Ils ont accès à un bloc sanitaire et une génératrice pour avoir de l’électricité. Des services communautaires sont offerts pour les gens de Kitcisakik. Un dépanneur, une salle communautaire, une maison des jeunes, une friperie, une garderie ainsi que des soins à domiciles sont des exemples.
Éducation
Le système de l’éducation est axé sur le mieux-être de l’élève. Il prépare les étudiants Anicinapek à la vie quotidienne. L’éducation des jeunes se fonde sur trois grands principes soit les suivants :
• Préservation de l'identité, de la langue et de la culture anicinapek • La fierté de l'appartenance et le respect de la collectivité, de la culture et de la famille • L'acquisition du savoir et des compétences professionnelles.
Actuellement, le futur de la communauté repose sur l’éducation de ces jeunes. Elle prend tous les moyens pour leur transmettre les outils nécessaires. Une école, nommée Mikizicec , est offerte aux jeunes de la communauté jusqu’à la sixième année. Par la suite, dès l’âge de 12 ans, les enfants doivent se rendre dans des foyers scolaires, tous les dimanches, afin de recevoir l’éducation dans une école allochtone de Val-d'Or. Ils reviennent dans leur famille le vendredi ou pendant les congés scolaires. Il existe un service éducatif seulement pour les enfants dont les parents habitent dans la communauté.[67]
Conclusion
Voilà la réalité des gens de la communauté de Kitcisakik. Ce texte vous permet de mieux comprendre son origine et le vécu des gens de la communauté. Ce n’est qu’une seule parmi les 11 autres communautés des peuples autochtones du territoire du Québec. En espérant que cet article vous aura permis de vous faire votre propre opinion sur les Algonquins. Pour en apprendre davantage sur les communautés, vous pouvez visiter les articles de Pikogan, Kipawa et celle du Lac Simon.
BIBLIOGRAPHIE
Ouvrages utilisés pour la rédaction de cet article:
Chamberland, Roland et al. (2004). Terra Incognita des civilisations des Kotakoutémis : l’Algonquinie orientale au XVIIe siècle, St-Nicolas, Éditions Québec : Les Presses de l’Université Laval ; Hull : Le Musée canadien des civilisations, 266 p. Leroux, Jacques et al. (2004). Au pays des peaux de chagrin : occupation et exploitation territoriales à Kitcisakik (Grand-Lac-Victoria) au XXe siècle, St-Nicolas, Éditions Sainte-Foy : Les Presses de l'Université Laval ; Québec : Le Musée canadien des civilisations, 255 p. Asselin, Maurice et al. (1995). Histoire de l’Abitibi-Témiscamingue, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 765 p. Sources utilisées Conseil des Anicinapek de Kitcisakik (s.d). Communauté anicinape de kitcisakik, http://www.kitcisakik.ca/ (consulté le 17 avril 2012). L’Abitibi-Témiscamingue (2006). ARCHÉO 08 : À la recherche des vestiges de l’occupation humaine, http://culture-at.org/patrimoine/archeo08.html (Consulté le 19 avril 2012). Le patrimoine immatériel religieux du Québec (2012). L’église de la Mission Sainte-Clotilde-du-Grand-Lac, www.ipir.ulaval.ca/fiche.php?id=240 (consulté le 19 avril 2012). Wapikoni (2010). Kitcisakik, http://wapikoni.tv/univers/about/les-communautes/kitcisakik/ (Consulté le 19 avril 2012). Wikipédia (2012). Autochtones du Québec, http://encyclo.voila.fr/wiki/Autochtones_du_Qu%C3%A9bec (Consulté le 19 avril 2012).
Réserve autochtone de Kipawa : Eagle Village
L’Abitibi-Témiscamingue compte un total de neuf communautés autochtones différentes. L’une d’entre elles porte le nom d'Eagle Village et est située à Témiscamingue dans le village de Kipawa. Ce présent article vous informera davantage sur cette réserve et sur les gens de la communauté, les Kipawawini. Vous en apprendrez aussi sur l’origine de ses habitants à l’époque de la nouvelle France, de la création de la réserve Eagle Village ainsi qu’une brève situation actuelle de la réserve.
À l’époque de la nouvelle France
La présence de groupes autochtones, dans la région du Témiscamingue, remonte à plus de 5 000 ans. Les fouilles archéologiques effectuées sur les sites de l’actuel fort Témiscamingue, du lac Opasatica et de la rivière Dumoine l’attestent. Par contre, aucune preuve scientifique ne permet de relier ces premiers occupants du territoire aux Algonquins actuels. Le premier groupe à s’être identifié comme les Témiscamingues vivait à la tête du lac à l’actuelle ville de Mattawa. Les Otaguottouemins étaient eux aussi un groupe d’autochtones qui nomadisaient dans le secteur de la rivière Dumoine, du lac Kipawa et peut-être même jusque dans le secteur du Grand Lac Vitoria. Les Otaguottouemins seraient les ancêtres des Kiapawans, ces Autochtones faisant aujourd’hui partie de la bande de Kipawa.[68]
Bref, à cette époque environ cinq bandes anichinabes gravitaient autour du lac Témiscamingue, les Otaguottouemins, les Népissinguses, les Timagamis, les Ojibwés et les Mattawans. Ces différents groupes vivaient tous en harmonie avec la nature, en dont ils tiraient la majorité de leur nourriture, de leur outil, de leurs habitations, de leurs outils, de leurs moyens de transport et de leur habillement.[69]
L’histoire d’Eagle Village
Ces habitants, des Autochtones, n’avaient pas de domicile fixe, et ce, jusqu’au début du XXe siècle. Ceux-ci pratiquaient leurs traditionnelles activités dans le secteur entourant le lac Kipawa, c’est-à-dire, la chasse, la pêche et la trappe. Les Oblats et la Compagnie de la Baie d'Hudson seraient à l’origine des premiers arrêts saisonniers des Kipawawini à Kebaowek (Eagle Village), vers les années 1820. En effet, ils auraient établi une mission au lac au milieu du XIXe siècle. En 1918, on retrouvait une douzaine de famille sur ce territoire. Suite à de graves épidémies, suppose-t-on, la population ce serait décimé et la bande était formée de seulement quelques survivants au début de la Deuxième Guerre mondiale.[70]
C’est en 1940 qu’à commencer la migration des différentes bandes du lac Kipawa près du village de Kipawa. L’arrivée des Algonquiens de Hunter’s Point, de Wolf Lake, de Témiscamingue et de Matawa, en Ontario, a permis d’accroître la population de façon significative de la communauté.[71]
Anichinabe est le nom par lequel se nomment les Autochtones à cette époque. Ce nom signifie «être humain». Ce n’est qu’en 1973, que le village où résident les Anichinabes de Kipawa obtient le statut de réserve. Au commencement, le nom de la réserve était Kebaowek. Son nom est une variante graphique de celui de Kipawa et signifie c'est fermé. Aujourd’hui la réserve est appelée Eagle Village et la bande, Eagle Village First Nation- Kipawa. Kipawawini, est le nom algonquien de la bande, qui veut dire gens du lac fermé.[72]
- Témoignages d’une autochtone de Kipawa à l’époque : « Yvonne demeurait dans une maison en bois équarri comme la plupart des femmes indiennes mariées à un « non-indien» dans la région de Kipawa. Les Indiennes mariées avec les Indiens demeuraient dans une cabane en bois rond ou une simple cabane.» [73]
Situation actuelle
La réserve autochtone Eagle Village de Kipawa est située à 10 km à l’ouest la ville de Témiscamingue. Elle est en bordure du lac Kipawa et a une superficie de 125 acres. Un total de 261 personnes vivent dans la communauté et 568 personnes vivent en dehors de la communauté. Les principales langues parlées sont l’algonquien et l’anglais. Sur le plan économique, un total de huit entreprises sont présentes sur le territoire de la réserve. On retrouve des commerces ainsi que des services par exemple un dépanneur, une station-service et un traiteur. Les activités économiques de la communauté sont en lien avec le commerce et service, art et artisanat, foresterie, piégeage, pourvoirie et transport.[74]
En ce qui a trait l’éducation, aucune école n’est présente sur le territoire d’Eagle Village. Il y a 63 étudiants de la réserve qui fréquentent les écoles de la province. Sur le plan des infrastructures et services communautaires, les gens de la réserve ont une caserne, un corps policier, suite à une entente entre le conseil de bande, le gouvernement du Québec et du Canada. Ils ont aussi un système d’aqueduc et d’égout ainsi que l’électricité fournie par Hydro-Québec. Une garderie est présente sur la communauté, un centre communautaire et un centre de santé géré par Santé Canada. En 2008-2009, on retrouvait 107 logements sur la réserve.[75]
On peut voir que la réserve autochtone, Eagle Village, a grandement évolué depuis l’époque de la Nouvelle-France. Pour en apprendre davantage sur quelqu’une des 11 communautés du territoire du Québec, vous pouvez visiter les articles suivants : Kitcisakik, Pikogan et Lac-Simon.
Communauté Lac-Simon
Ce présent texte vous informera de la communauté du Lac-Simon. D’abord, il traitera des origines des Algonquins en général, de l’histoire de cette réserve indienne, de la séparation de cette communauté à Kitcisakik ainsi que la situation actuelle du Lac-Simon.
Les origines
Les Algonquins se désignent en tant qu'Anishinabeg, ce qui signifie " les vrais hommes". Ils auraient vraisemblablement une parenté étroite avec les Abénaquis, dont la langue ressemble beaucoup à la leur.
Situation géographique
Avant de s'installer définitivement dans l'Outaouais et l’Abitibi-Témiscamingue, les Algonquins ont vécu sur la Rive-Nord du fleuve Saint-Laurent pendant près d'un siècle, de 1550 à 1650. Ils sont ensuite refoulés vers les hauteurs de l'Outaouais par les nations iroquoises. Les guerres avec les Iroquois affaiblissent considérablement les Algonquins qui sont forcés de se réfugier près des forts français.
Mode de vie
Une trêve est conclue en 1701, tant des sociétés nomades, bien que les Algonquins s'adonnent un peu à l'agriculture, ils sont avant tout des chasseurs-cueilleurs et des pêcheurs. Grâce au commerce qu'ils pratiquent surtout avec les Hurons, les Algonquins obtiennent du mas et des filets pour la pêche, en échange de peaux et de gibiers. Ils pratiquent le troc avec les Européens dont ils se procurent des outils, des ustensiles et des vêtements.
Évolution durant la période de la Nouvelle-France
L'acquisition d'armes à feu et de pièges de fer engendre une ère de prospérité chez les Algonquins. La chasse est plus facile et la traite des fourrures leur procure une aisance matérielle appréciable. Leur mode de vie subit d'importants changements: la toile supplante l'écorce de bouleau pour les tentes et les peaux pour les vêtements. Ce faisant, les Algonquins deviennent malgré eux tributaires du commerce avec les Européens.
Au XIXe siècle, l'exploitation forestière dévaste les territoires de chasse des Algonquins le long des rivières des Outaouais et de la Gatineau. Ils se replient vers le nord. Le déclin de la traite des fourrures et leur dépendance envers les colons en incitent plusieurs à se sédentariser.
Histoire
Traditionnellement, le mode de vie des Algonquins s’articule autour de la chasse, de la pêche, du piégeage et de la cueillette. Comme chez les autres groupes nomades, les activités de subsistance varient au rythme des saisons. L’été est l’occasion de grands rassemblements au cours desquels des mariages sont célébrés; l’automne, les familles repartent vers leur territoire de chasse pour y passer l’hiver.
Lac-Simon
L’origine du nom de la communauté du lac Simon est présentement incertaine. Tout d’abord, il y a des gens qui pensent que cette communauté est inspirée de Simon Papaté, le fils du grand chef des Outaouais à la fin du 19e siècle. Tandis que d’autres croient plutôt qu’il s’agit d’une déformation du mot anishnabe, qui signifie le canard branchu, une espèce disparue de la région.
Chronologie de la Nation Anishinabe
- Vers 1910 : Le missionnaire oblat Étienne Blanchin et la Compagnie de la Baie d'Hudson encouragent des Algonquins de Grand-Lac-Victoria à venir s'établir à Lac-Simon. D'autres Algonquins sont aussi invités à déménager à Lac-Simon.
- 1924 : Les Oblats y établissent une mission permanente, en fonction jusqu'en 1930, soit jusqu'au départ du père Blanchin.
- 1940 : Le site est à nouveau fréquenté par quelques familles.
- 1962 : Création de la réserve indienne de Lac-Simon
- 1963 : L'église et le presbytère sont remis en état.
- Vers 1965-1966 : Plusieurs familles quittent la région de Lebel-sur-Quévillon pour venir joindre celles déjà établies à Lac-Simon.
- 1969 : Transfert de la communauté, jusque-là située au bord du lac, sur une butte localisée à quelques dizaines de mètres du lac.
- 1972 : Construction d'une école. L'école accueille également des jeunes algonquins de Kitcisakik.
L'historique du Conseil tribal de la Nation Algonquine Anishinabeg
C'est en 1992 que se tient l'assemblée générale de fondation du Conseil tribal de la Nation Algonquine Anishinabeg, dans la communauté de Kitcisakik. Le but premier est de faire de la représentation au niveau des revendications territoriales.
À l'époque, cinq communautés algonquines (Abitibiwinni, Eagle Village, Kitigan Zibi Anishinabeg, Lac-Simon et Long Point) joignent l'initiative. Il est déterminé que le siège social sera à Kitigan Zibi compte tenu de sa proximité d'Ottawa.
Le Conseil prend donc son envol dans un local de la rue Fafard avec un personnel constitué de deux employés. À ce moment-là, aucun service n'est offert aux communautés, le Conseil se concentre sur des dossiers politiques.
Ce n'est qu'en 1996 qu'un architecte, un ingénieur et un conseiller en ressources humaines sont engagés. En 1999, à sa demande, la communauté de Kitcisakik se joint et en 2000, Wahgoshig s'affilie en tant que membre politique uniquement, et deviens le septième membre. Un nouvel édifice est construit et en 2001 le Conseil emménage dans ses nouveaux locaux situés au 81, Kichi Mikan.
En 2004 des postes d'agent d'information et d'agent de développement économique sont créés et comblés. Ce qui porte maintenant le nombre d'employés à neuf. [76] [77] [78]
La séparation du lac Simon à Kitcisakik
Les circonstances particulières qui ont conduit à des conditions anormales dans certains territoires peuvent être attribuée en partie aux nombreux décès causés par l’épidémie de grippe qui emporta la bande en 1918. À cette époque, le recensement, tel qu'enregistré par Jackson montre que la population était d’environ 250 personnes tandis que actuellement en 1926, la population est de 178 personnes. Beaucoup de familles ont été complètement exterminées. D'autres étaient tellement décimée qu'ils sont dans le deuil. En conséquence de ce fléau grave qui emportait tout un quart de la bande, il est venu le problème de l'aliénation des terres de la personne décédée. La plupart des anormalités ont été éliminés au cours des huit dernières années, les territoires sont toujours en attente de redistribution finale. Il y a des territoires qui ont été laissés vacants l'an dernier et ils ont été chassés par les Blancs. Les territoires ont été répartis dans la famille. Des gens allaient pêcher plus loin sur le territoire et ils ont fini par s’y installer et se séparer de Kitcisakik.[79]
Situation actuelle
Le Lac-Simon est une réserve indienne algonquine du Québec enserrée dans la municipalité régionale de comté La Vallée-de-l‘Or de la région administrative l’Abitibi-Témiscamingue
La communauté se nomme : le conseil de la Nation Anishnabe de Lac-Simon. Dans cette réserve, il y a deux écoles de bande. Il y a l’école Amikobi, du niveau pré-maternel à la 6e année qui est composée de 231 élèves et il y a l’école Amik-Wiche, du niveau secondaire 1 à 5 qui comprend 185 élèves. La population de Lac-Simon se nomme aussi les Anishnabeg ou les vrais hommes. Ils sont Algonquins et ils parlent l’algonquin et le français. C’est une réserve indienne qui se nomme la Réserve de Lac-Simon. Le territoire a une superficie de 326 hectares (805.5 acres). La communauté est située en Abitibi, sur la rive Ouest du lac Simon, à 23 kilomètres au sud-est de Val-d'Or. Elle est située à moins de 50 kilomètres du centre de services le plus près. La population a accès par la route toute l’année. Au niveau politique, il y a un conseil tribal de la nation Algonquine Anishinabeg. Le député fédéral est M. Romeo Saganash, nouveau Parti démocratique (NPD) et Abitibi, Baie-James, Nunavut et Eeyou. Le député provincial est M. Pierre Corbeil, Parti libéral du Québec (PLQ) en Abitibi-Est. Il y a peu de commerces sur ce territoire dont des services tels que restaurant, taxi, boutique d’arts et artisanat. Les activités économiques sont concentrées dans les secteurs de l’art et de l’artisanat, du piégeage, de la foresterie, des services et du transport.[80] [81] [82]
Services communautaires et infrastructures
La communauté offre plusieurs services à sa population. La protection de l’incendie comprend une petite caserne avec des autopompes et du matériel d’intervention. Les services de la police sont présents pour assurer par un corps de police autochtone en vertu d’une entente tripartie entre le Conseil de bande, le Canada et le Québec. Pour ce qui est des soins médicaux, il y a des Centres de santé gérés par le Conseil de bande en vertu d’une entente de transfert avec Santé Canada. L’élimination de déchets est une collecte aussi assurée par le Conseil de bande. C’est une entente avec la ville de Senneterre pour l’enfouissement des déchets. L’équipement collectif comprend un Centre éducatif et culturel, un centre communautaire, la radio communautaire, l’église, le centre de santé et la maison des jeunes. Il y a un Aqueduc afin de permettre le traitement de l’eau souterraine. Il y a un système d’égout, des étangs aérés. Au niveau du réseau routier, 0,9 kilomètre de routes en gravier et 6,2 kilomètres de routes en asphalte. Il y a environ 290 logements (année 2008-2009) et il y a un service d’électricité fournie par Hydro-Québec. [83]
Aujourd'hui, environ 4500 des 7747 Algonquins résidents en Outaouais et en Abitibi-Témiscamingue dans neuf (9) collectivités. Kitigan Zibi Anishinabeg en est la plus populeuse. On y retrouve des services dans le domaine de l'éducation, de la santé et des services sociaux, ainsi que plusieurs petites entreprises œuvrant entre autres dans les domaines de la construction, de la foresterie et du transport. Le conseil de bande administre les services policiers de la communauté, en vertu d'une entente signée avec le Québec et le Canada en 1992.
Le conseil des Algonquins de l'ouest du Québec, fondé en 1980 pour défendre les intérêts de la nation, est représenté maintenant par le Secrétariat des programmes et services de la Nation algonquine qui regroupe les communautés de Wolf Lake, Barriere Lake et Timiskaming et par le Nation algonquin Anishinabeg qui dessert les communautés d'Eagle Village - Kipawa, Lac-Simon, Abitibiwinni, Kitigan Zibi Anishinabeg et Long Point. Depuis 1991, l'Association de développement économique des Algonquins offre un appui financier et des conseils aux Algonquins qui veulent réaliser des projets d'affaires. Deux Algonquins ont fait leur marque dans la Ligue nationale de hockey: John Chabot et Gino Odjick.
L’abbé Étienne Faillon s’employa à publier cette image qui illustre bien les missions sauvages ayant été attaqués de la petite vérole, appelée picote, ce fléaux emporta la moitié des Algonquins et des Nipissingues du lac des Deux-Montagnes et un grand nombre de ceux de la Présentation.
Pour conclure, le Lac-Simon est l’une des nombreuses communautés autochtones. Il y a aussi celle de Kitcisakik, de Pikogan et Timiskaming que vous pouvez aussi aller consulter.
Les préjugés
Il existe plusieurs préjugés envers les autochtones du Québec, on critique notamment le fait qu’ils ont des traditions différentes des nôtres, qu’ils soient tous des alcooliques ou encore que ce sont tous des contrebandiers de cigarettes. Il y a deux préjugés plus dominants qui seront traités plus en profondeur, les autochtones sont tous des braconniers et ils sont tous plus riches que les blancs.
Ils sont tous braconniers
Avant l’arrivée des Blancs, les autochtones ont toujours vécu en harmonie avec la nature. Dès leur plus jeune âge, les hommes apprenaient à chasser et à pêcher, c’est pour subvenir à leur besoin puisqu’ils vivent en pleine nature. Par la suite, les Français sont arrivés sur le territoire, mais cela n’a pas eu un grand effet puisque les Français venaient pour troquer des fourrures de castor. Le changement est plutôt survenu sous le régime anglais. Vers 1820, c’est le début de l’exploitation forestière, alors les autochtones sont devenues une nuisance, car ils vivaient en forêt et ralentissaient les opérations, alors la Loi sur les Indiens (1876) est créée. Cette loi confère aux autochtones plusieurs territoires de chasse et de pêche exclusive. Toutefois, certaines personnes trouvent que les autochtones en abusent. Ils disent que les autochtones peuvent tuer n’importe quoi, n’importe où et n’importe quand, mais c’est faux, car ils doivent le faire sur les territoires donnés de l’entente. Ils sont même qualifiés de sauvages puisqu’ils ne vivent pas en société. Encore aujourd’hui, on peut voir des gens se plaindre que les autochtones pratiquent la chasse et la pêche dans certaines réserves fauniques. Les autochtones ont le droit de les pratiquer dans certaines réserves fauniques qui font partie de leur entente, mais ils doivent toutefois respecter les quotas comme tout le monde. Bref, le préjugé de braconnier a suivi les autochtones du régime anglais à aujourd’hui.[84]
Ils sont tous riches
D’autre part, un autre préjugé assez présent est qu’ils sont tous riches. Avant l’arrivée des Français, les autochtones vivaient sans argent et ils ont développé leur propre moyen d’échange complexe entre nations, le troc. Après l’arrivée des Blancs, ils troquaient principalement des fourrures de castor contre des armes à feu, de la vaisselle et plusieurs autres objets. Le changement est survenu après 1876, c’est là qu’est créée la Loi sur les Indiens. Cette loi confère aux autochtones une exemption de taxes et une exemption d’impôt si l’autochtone habite sur une réserve et y exerce également son travail. Alors, les gens associent tout de suite les autochtones à la richesse en raison de ces exemptions. Ce n’est pas le cas puisque ceux-ci ne peuvent pas travailler sur leurs réserves et donc n’ont pas de revenu et c’est inutile de payer des impôts puisqu’ils n’ont aucun revenu. Il importe de savoir que les conditions de vie sont difficiles en raison de leurs faibles revenus et aussi qu’ils sont contraints sur un tout petit territoire pour pratiquer la chasse et la pêche eux qui avaient l’habitude d’avoir un très vaste territoire et ils n’ont pas les mêmes privilèges que les autres. Par exemple, environ en 1970, une bande autochtone vivant dans une réserve nommée Kitcisakik vivait à moins d’un kilomètre d’un barrage et n’avait pourtant pas l’électricité sur la réserve. De plus, ils ne touchaient pas un dollar de ce barrage qui était pourtant dans leur rivière. Encore aujourd’hui, on peut voir que ce préjugé est très présent dans la société. Les gens ne sont pas informés que pour avoir ces exemptions, l’autochtone doit habiter et travailler sur la réserve où le travail est plutôt rare. En plus d’avoir une difficulté de se trouver un travail sur la réserve, ils ne sont pas très payants, un autochtone gagne un salaire généralement très inférieur à un blanc. Bref, encore une fois un préjugé est né du régime britannique et de la Loi sur les Indiens.[85]
Conclusion
Plusieurs préjugés face aux autochtones sont nés durant le régime britannique à cause de la création de la Loi sur les Indiens de 1876. Il ne faut toutefois pas sauter aux conclusions trop vite, car cette loi limite beaucoup les autochtones. Chaque communauté autochtone est différente avec ces propres traditions et sa propre langue, il ne faut pas tous les mettre dans le même sac. Malheureusement, plusieurs de ces préjugés se sont accentués dans les pensionnats autochtones ouverts au Québec dans les années 1950 et fermés dans les années 1970.
Notes et références
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Bibliographie
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Filmographie
- Le Peuple invisible, un documentaire de Richard Desjardins et Robert Monderie, l'ONF, 2008.
Voir aussi
Liens internes
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