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Amphithéâtre de Capoue
| Amphithéâtre de Capoue | ||
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Amphithéâtre antique de Capoue |
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| Lieu de construction | Capoue antique (Italie) | |
| Date de construction | IIe siècle av. J.-C. par la République romaine | |
| Rénovations | IIe siècle par l'empereur Aelius Hadrien | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Liste des amphithéâtres romains | ||
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L'Amphithéâtre était l'un des principaux monuments de l'antique Capoue, en Italie, le long de la Voie Appienne[1].
Sommaire |
Premier amphithéâtre
Un premier amphithéâtre d'époque Étrusque semble être présent à l'époque d'Hannibal. Il parait avoir été abandonné en -211 suite à la défaite du général Carthaginois[2].
Second amphithéâtre
Un nouvel amphithéâtre est érigé à la fin du IIe siècle av. J.-C. pour y accueillir des combats de gladiateurs[3]. C'est sans doute dans cet amphithéâtre qu'exerça le fameux gladiateur Spartacus[1].
Vers 119, l’amphithéâtre est restauré par l'empereur Hadrien et consacré par Antonin le Pieux, comme l'atteste le marbre de l'entrée principale[2].
Il est bâti en briques revêtu de marbre, long de cent cinquante pieds et large de cent trente pieds[4]. Il avait vingt portes[5]. Les grandes colonnes étaient d'Ordre corinthien[6] et les petites étaient en granit oriental[7].
Archéologie
« COLONIA IULIA FELIX AUG. CAPUA FECIT
DIVUS HADRIANUS AUG. RESTITUIT.
IMAGINES ET COLUMNAS ADDI. CURAVIT
IMP. CAES. T. AELIUS HADRIANUS ANTONINUS
AUG. PIUS DEDICAVIT »
- Dans les années 1810, le roi François Ier des deux-Siciles ordonne le déblèment de l'amphithéâtre[8].
Notes et références
- Universita di Corsica Pasquale Paoli, Capoue de Spartacus, 2009 :
« Il faut attendre un siècle pour que Capoue, qui s'est peu à peu relevée d'un statut de pagus ou de praefectura, produise un nouveau mythe des entrailles de son ludus gladiatorius et de son amphithéâtre en guise d'hyperbate historico-mythique ! Certes Capoue c'est Hannibal, mais c'est aussi le gladiateur Spartacus dont les exploits ont un ancrage toujours visible : l'amphithéâtre dit « campanien », le deuxième de l'Empire romain par la dimension, bien antérieur à l'amphithéâtre flavien de Rome, et qui occupe le centre de Santa Maria Capua Vetere, le long de la uia Appia [...]. »
- Auguste Pelet, Description de l'amphithéâtre de Nîmes, 1853, pages 46-48 :
« L’origine étrusque des amphithéâtres doit nous faire penser que ceux de Capoue, Cumer, Puzzole, Pompéi, doivent être mis en première ligne dans l’ordre chronologique. En rapportant l’amphithéâtre de Capoue aux temps qui précédèrent la seconde guerre punique, nous n’avons pas entendu que les décorations dont il était orné appartinssent à cette même époque. Inséparable de la fortune de cette malheureuse ville, ce monument dut être soumis à toutes les vicissitudes que le joug de fer des Romains lui imposa après la défaite d’Hannibal. Pour la punir d’avoir abandonné l’alliance romaine en faveur des Carthaginois, ses habitants furent vendus à l’encan ou condamnés à gémir sous l’oppression d’un préfet, chargé d’exercer sur eux toute sorte de vengeance. On conçoit bien qu’à cette époque fatale, les monuments destinés aux jeux publics durent rester longtemps fermes et souffrir beaucoup de l’état d’abandon où ils furent laissés pendant cette période déplorable. Il paraît qu’elle fut de longue durée ; car l’inscription trouvée en 1626 au pied de la porte méridionale, prouverait que l’amphithéâtre ne fut restauré que sous Hadrien, et inauguré par son successeur. Elle porte : COLONIA IULIA FELIX AUG. CAPUA FECIT DIVUS HADRIANUS AUG. RESTITUIT. IMAGINES ET COLUMNAS ADDI. CURAVIT IMP. CAES. T. AELIUS HADRIANUS ANTONINUS AUG. PIUS DEDICAVIT. […]. Il est probable que la restauration indiquée par ce marbre se rapporte à l’époque où Hadrien se retira dans la Campanie, c’est à dire vers l’an 119 de l’ère chrétienne [...]. »
- Jean-Charles Moretti, Les Théâtres et les Amphithéâtres antiques, 1999 :
« L'amphithéâtre, comme son nom l'indique, se présente comme la combinaison de deux théâtres. Il comprend une arène autour de laquelle se développent des volées de gradins. Les édifices de Capoue et de Pouzzoles (Italie), construits à la fin du IIe s. av. J.-C., constituent les plus anciens exemplaires de ce monument, qui avait pour destination première d'accueillir des combats de gladiateurs [...]. »
- Alexis Donnet et Alexis Orgiazzi, Architectonographie des théâtres de Paris, 1821, page 331 :
« On trouvait encore en Italie l’amphithéâtre de Capoue, aussi bâti en briques, et revêtu de marbre ; il avait deux cent cinquante pieds de long sur cent trente de large, sans compter l’épaisseur des constructions qui était de plus de cent trente pieds [...]. »
- Auguste Pelet, Recherches archéologiques sur l'amphithéâtre de Nismes, 1838, page 9 :
« Les écrivains qui nous ont donné des descriptions du Colisée et de l’Amphithéâtre de Capoue, signalent vingt portes communiquant de l’arène au dessous du podium [...]. »
- Auguste Pelet, Description de l'amphithéâtre de Nîmes, 1853, pages 27 :
« Dans les fouilles faites au Colysée de Rome et à l’amphithéâtre de Capoue, il s’est trouvé une grande quantité de colonnes en marbre d’ordre corinthien [...]. »
- Auguste Pelet, Description de l'amphithéâtre de Nîmes, 1853, pages 25-26 :
« L’Edifice était décorée de petites colonnes légères servant d’embellissement. La grande quantité qu’il s’en est trouvé dans les fouilles de l’amphithéâtre de Capoue, où elles étaient en granit oriental [...]. »
- Auguste Pelet, Description de l'amphithéâtre de Nîmes, 1853, pages 121-122 :
« Ce ne fut qu’en 1812 que les Français, maîtres de l’Italie, exhumèrent les souterrains du Colisée, enfouis jusqu’alors sous les décombres. Quelques années plus tard, François Ier, roi des Deux-Siciles, fit connaître au monde savant, par le déblaiement de l’amphithéâtre de Capoue [...]. »
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