Armée nationale populaire (Algérie)

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Armée nationale populaire
الجيش الوطني الشعبي
Image illustrative de l'article Armée nationale populaire (Algérie)
Fondation 7 juillet 1962
Branches Armée de terre
Armée de l'Air
Marine de guerre
Défense Aérienne du Territoire
Gendarmerie Nationale
Quartier-général Ministère de la Défense Nationale
Commandement
Président de République Algérienne Démocratique et Populaire Abdelaziz Bouteflika
Ministre de la défense Abdelaziz Bouteflika
Chef de l'État-Major de l'Armée Nationale Populaire Ahmed Gaïd Salah
Main-d’œuvre
Âges militaires 18 - 22
Actifs 320000[1] (24e)
Réservistes 120000
Budgets
Budget 9.70 milliards d'euros (2011)
Pourcentage du PNB 4% (2011)
Industrie
Fournisseurs nationaux ECMK, ENIM, ECM-R, BCL, SNVI
Fournisseurs étrangers
Insigne officiel de l'armée algérienne

L’Armée nationale populaire (ANP) est l'appellation officielle, en partie inspirée de la Nationale Volksarmee de l'ex-RDA, qui a été donnée à l’armée algérienne depuis l'indépendance de l'Algérie en juillet 1962. Composée des commandements des forces terrestres, navales et aériennes, ainsi que d'un état-major responsable de l'emploi et de la préparation des troupes au combat. Le sommet de la hiérarchie militaire aboutit directement au Chef de l'État, constitutionnellement chef suprême des Forces armées et ministre de la Défense nationale.

Le Président désigne le chef d'état-major des armées, ce poste est occupé depuis août 2004 par le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah.

Sommaire

Histoire

Origines

Sur le plan historique, l'Armée nationale populaire algérienne est l'héritière du bras armé du Front de libération nationale (FLN), l'Armée de libération nationale (ALN), qui combat l'armée française, de 1954 à 1962 (accords d'Évian) ; une partie des membres de ces formations conservent leur cadre originel d'officiers et de soldats de base au terme des 8 années de la Guerre d'Algérie.

Dès le cessez-le-feu marquant la fin des combats de la Guerre d'Algérie, des règlements de compte éclatent entre « l'Armée des frontières », dont les unités étaient stationnées en Tunisie et au Maroc, et les maquisards, dits « combattants de l'intérieur », pour le contrôle du pouvoir après l'indépendance[2].

Création et organisation de l'ANP

À la sortie de la guerre, l'Algérie apparait aux yeux du tiers-monde comme un symbole de la lutte pour l'autodétermination des peuples et de la lutte contre le colonialisme sous toutes ses formes. Les positions anticolonialistes de son gouvernement ainsi que l'inscription idéologique de la nation dans la sphère socialiste pendant la guerre froide, renforcent le rapprochement avec l'Union soviétique ; c'est la raison pour laquelle l'Armée nationale populaire devint à l'indépendance de l'Algérie le second pays africain, après l'Égypte, à obtenir la plus grosse assistance militaire de Moscou.

Forte de la proximité avec l'Union soviétique, l'Algerie procède pendant les années suivant son indépendance à la mise ne place d'une armée moderne et organisée, avec l'aide de Moscou qui fournit l'essentiel de l'armement et qui assure la formation de la majeure partie des militaires algériens.

Guerre des sables

Article détaillé : Guerre des sables.

En octobre 1963, après plusieurs mois d'incidents frontaliers, la « guerre des sables », un conflit limité de très courte durée, éclate entre le Maroc et l'Algérie. Un cessez-le-feu organisé par l'entremise de OUA est signé début novembre, et les belligérants retrouvent leurs positions ante bellum[3].

Coup d'État de 1965

Le 19 juin 1965, un Coup d'État militaire porte le colonel Houari Boumédiène, alors ministre de la défense, au pouvoir à la place du président [[Ahmed Ben Bella] et emprisonné jusqu'en juillet 1979, puis assigné à résidence jusqu'à sa libération en octobre 1980.

Batailles d'Amgala

Un second et bref conflit éclate entre l'Algérie et le Maroc suite à l'annexion du Sahara occidental par ce dernier, à laquelle l'Algérie est opposée. Une première bataille oppose les deux armées du 27 au 29 janvier, puis une seconde le 14 février 1976. Les combats se focalisent essentiellement dans et autour de la localité d'Amgala, au Sahara occidental, et s'achèvent rapidement par un cessez le feu et la libération des prisonniers[4].

Création de la DAT

En 1982, la Défense Aérienne du Territoire (DAT) est créée en tant que corps indépendant de l'armée, devenant la quatrième armée de l'ANP après l'Armée de Terre, l'Armée de l'Air et la Marine. Son siège ce trouve à l'Husein-Dey à Alger.

Organisation de l'ANP

Structuration

Le pays est divisé en six Régions militaires ou RM, chacune comprenant un Quartier-Général opérationnel. Un schéma d'organisation adopté pendant la guerre d'indépendance, maintenu après celle-ci, afin de garder à la fois un contrôle des frontières (tensions récurrentes avec le Maroc sur la question du Sahara occidental, grand banditisme et criminalité organisée au Sahara, etc.), et de lutter contre les insurrections potentielles. Chaque commandement régional est responsable de l'administration des infrastructures militaires, de la logistique, du logement et de la formation des conscrits. À sa tête, il existe un État-major (aujourd'hui dirigé par le chef d'état-major Ahmed Gaïd Salah) qui coordonne l'ensemble des activités militaires et de lutte contre le terrorisme avec le soutien des commandants des forces terrestres, aériennes, du commandement du DAT (défense aérienne du territoire) et de la marine.

Les structures de l'armée algérienne furent pendant longtemps claquées sur celles de l'armée soviétique et avaient pour objectif fondamental la défense du pays contre toute atteinte à son intégrité territoriale. L'ANP était préparée à faire face à une ou plusieurs armées régulières dans une guerre classique utilisant des armes et des tactiques conventionnelles. Une organisation qui s'avéra presque inopérante lorsque elle eut à mater une guérilla à partir du début des années 1990. Ce qui la contraint à adapter une partie de son dispositif dans la précipitation dans un contexte difficile marqué par la disparition de l'URSS et l'embargo sur les armes auquel le pays fut soumis de la part de certains pays européens pour avoir empêché la prise du pouvoir par des islamistes radicaux. Cette adaptation se fit graduellement, non sans de sérieux revers, mais sans remettre en question les fondements de la doctrine militaire fondée par dessus tout sur la défense du territoire contre toute tentative d'invasion. Dans cette optique, de nouvelles unités furent créées selon un schéma tactique plus flexible: les unités de lutte anti-terroriste dont les effectifs ne cessèrent d'augmenter entre 1993 et 1999. Ces unités, entrainées selon des méthodes coréennes, furent déployées dans les maquis dans des opérations de recherche-destruction, plus communément connues sous le nom de ratissages où elles étaient soutenues par des hélicoptères d'attaque au sol et des forces paramilitaires. Entre 1992 et 1999, soit en l'espace de sept ans, les militaires algériens changèrent à deux reprises leur tenue de combat et combinèrent l'usage simultané de divers unités issues de différents corps en les projetant sur trois, quatre, voire cinq théâtres d'opération à la fois. Cette flexibilité dans l'utilisation des forces permit en premier lieu à l'aviation et notamment celle du transport de troupes et de matériel d'acquérir une capacité de projection assez éprouvée (en moyenne sur des distances variant de 600 à 1 300 km) et, en second lieu, l'usage d'une force interarmes opérationnelle compacte et assez intégrée.

Ce changement induit par la dure réalité du terrain aboutit au début des années 2000 au concept de la professionnalisation des forces armées et à l'abandon progressif de la conscription. Ce projet commencé en 2001 fut accéléré à partir de 2003, année marquée par un contexte international d'une extrême violence. Le retour de la paix civile permit à l'armée de revenir aux missions qui lui sont dévolues en premier lieu: la défense du territoire. Les systèmes d'armes obsolètes firent l'objet d'un reclassement et l'ensemble des forces reçut un armement récent, avec une attention particulière à l'aviation de combat, à la défense aérienne du territoire (l'acquisition de missiles Sol-air S-300) et aux submersibles.

Cependant la fonction de chef d'état-major a beaucoup perdu de son influence au profit de la fonction de ministre délégué à la défense détenue par Abdelmalek Guenaïzia et du secrétaire général du ministère de la défense le général major Zenakhri. Guenaïzia exerce aussi son autorité vis-à-vis de la Gendarmerie algérienne.

Toutefois, le pouvoir de l'armée dans le pays forme également un binôme très complexe avec le pouvoir politique grâce à l'influence du DRS (services de renseignements) : une structure héritée du contexte de l'indépendance, avec l'État-Major Général (EMG) de l'Armée de libération nationale qui œuvrait parallèlement avec le gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). Ce schéma n'a jamais été exempt de tensions à l'exemple de l'annulation des élections de décembre 1991 ou de la démission de Liamine Zeroual de sa fonction de président de la république. Aujourd'hui, ce schéma est dit persistant même si le président Bouteflika œuvre actuellement pour un renforcement du « pouvoir civil » au sein de l'État. Toutefois, cet exercice s'avère toujours délicat. En juillet 2006, le président Bouteflika a élevé au grade de général de corps d'armée (le plus haut grade de l'ANP, n'ayant été détenu jusqu'à cette date que par le seul ancien chef d'état major Mohamed Lamari) les généraux majors, Gaïed Salah (CEM et le plus âgé des généraux), Mohamed Mediène (DRS) et Abbas Ghezeiel (le plus ancien général major en activité et ex-chef de la gendarmerie, actuellement conseiller militaire de Bouteflika).

Grades au sein de l'ANP

Grades d'officiers supérieurs de l'ANP
Grades d'officiers et de sous-officiers de l'ANP
Grades de soldats de l'ANP

Les dénominations sous lesquelles se déclinent les différents grades, sont communes à toutes les armées (Terre, air, Marine, Défense aérienne du Territoire et gendarmerie) qui composent l'ANP, et répertoriées au sein de groupes hiérarchiques bien définis. Le grade le plus élevé de la hiérarchie est celui de général de corps d'armée.

La hiérarchie se compose des groupes suivants :

Armée de Terre

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Défilé militaire à l'occasion de la sortie d'une nouvelle promotion d'officiers à l'école interarmes de Cherchell (Tipaza).
Char algérien en plein exercice de manœuvres

L'armée de terre algérienne dispose en 2007 d'un effectif de 320 000 combattants en service actif plus 120 000 réservistes.

Principaux matériels de l'armée de terre algérienne
Matériel Type En service (+commandes)
T-90 Char de combat 300 T-90s ( 300 T-90SM en commande)
T-72 Char de combat 500
T-55 Char de combat 420 (en réserve)
BCL M-5 Véhicule de transport de troupes 200
BMP-1 Véhicule de transport de troupes 800
BMP-2 Véhicule de transport de troupes 489
BMP-3[5] Véhicule de transport de troupes 100
BTR-50 Véhicule de transport de troupes 120
BTR-60 Véhicule de transport de troupes 500
BTR-80 Véhicule de transport de troupes 400
BRDM-2 Automitrailleuse, blindé anti-char 324
AML-60 Automitrailleuse 255
Katioucha, BM-14 et BM-16 Lance-roquettes multiples 68
BM-21 Grad Lance-roquettes multiples 350
Katioucha, BM-24 Lance-roquettes multiples 80
BM 30 SMERCH Lance-roquettes multiples 18 systèmes
D-30 122 mm artillerie 298
D-74 122 mm artillerie 98
M-1931 122 mm artillerie 200
M-1938 122 mm artillerie 98
ZSU-23-4 blindé antiaérien 319
HMMWV Véhicule de transport de troupes 400

Armée de l'air

Avion de chasse Mig-29 de l'armée de l'air algérienne
Article détaillé : Armée de l'air algérienne.

Crée en juillet 1962 (au lendemain de l'indépendance), l'armée de l'air algérienne dispose de 48 aéronefs (dont 21 de combats en 2007[6]) et de 54 000 hommes répartis sur 15 bases aériennes.

Les principales bases aériennes se trouvent à Bousfer près d'Oran, à Boufarik près d'Alger et Laghouat. École supérieure de l'Air à Tafaraoui (2° RM) et la base aérienne d'hélicoptères à Sétif.

Sous le commandement du général major Lounes,l'armée de l'air algérienne possède environ 20 avions de combats dont une cinquantaine de génération 4+ et le reste de génération 4. c'est-à-dire que des avions récents et capables de tenir tête à des avions de types Mirage, Rafale, F-16, F-18... contrairement à ses voisins (ex. : Mig-23 libyen incapable de rivaliser avec les avions modernes de l'OTAN)

L’AAF décida de se moderniser non seulement dans le domaine du matériel mais aussi dans l’organisation, la formation et l’entraînement de son personnel naviguant et au sol à l'école supérieure de l'Air de Tafraoui,Ecole de Spécialisation sur Hélicoptéres/Ain-Arnat, Ecole Supérieure des Techniques de l'Aéronautique/Dar-El-Beida, Ecole Nationale des Techniciens de l'Aéronautique/Blida et d'Instruction des Forces Aériennes/Menea/4ème RM pour les sous-officiers. La chute de l’URSS et l’absence de techniciens internationaux donna une grande leçon à l’Algérie: à savoir qu’il ne fallait compter désormais que sur les compétences nationales dans l’entraînement et la maintenance du matériel militaire. À cela s’ajoute le vieillissement de la flotte des MiG-21 et MiG-23. Des manœuvres militaires furent alors conduites pour jauger le potentiel militaire et recenser les besoins réels de l’AAF, car l’ère des importations massives d’avions est révolue, seules la technologie et la maîtrise du matériel pouvaient l’emporter dorénavant. Une modernisation extrêmement poussée fut dès lors entreprise et le résultat était surprenant : En 1997, grâce à un programme de diversification de ses fournisseurs, l’AAF signa un contrat avec le constructeur sud-africain Denel pour l’acquisition de plusieurs drones Seeker de reconnaissance. L’AAF acquiert parallèlement en Ukraine 3 Mig-25RBSH de reconnaissance et d’écoute ultra sophistiqués et signa un autre contrat avec les États-Unis pour l’acquisition de plusieurs Beech 1900D Hisar pour la guerre électronique et la reconnaissance. L’AAF montra un vif intérêt pour l’hélicoptère sud africain Rooivalk, elle équipa ainsi ses Mi-24D avec les mêmes systèmes d’armes que celui-ci, leur donnant une capacité d’emport d’armes de précision guidées au laser et de bombardement tout temps. Quarante autres Mi-24V furent importés d’Ukraine entre 1998 et 2001 pour augmenter la puissance de feu de l’AAF et seront certainement modernisés au format MK3.

Marine

Articles détaillés : Marine de guerre algérienne et Historique de la Marine de guerre algérienne.

La Marine de guerre algérienne se compose d'un effectif qui est estimé à 22 000 hommes[7], qui se répartit suivant le schéma organisationnel, sur les différentes bases de la côte nationale, qui est divisée en trois façades principales. La façade centre (Alger), abrite la base de l'Amirauté, où se situe le siège du Commandement des forces navales. La façade ouest abrite quant à elle la base de Mers-El-Kébir, qui est de par sa position géographique, l'une des plus stratégiques en Méditerranée occidental. La Marine algérienne s'est engagée par ailleurs à partir de l'année 2000 et à l'instar des autres composantes de l'ANP, dans un profond processus de professionnalisation, qui doit conduire au renouvellement du matériel suranné et à une réorientation de la formation du personnel suivant notamment les nouveaux objectifs qui ont été assignés par l'état-major de l'ANP à ce corps d'armes.

La Défense Aérienne du Territoire

Fut créée en 1982, indépendante des autres corps de l'armée, son commandement est la CFDAT

L'arme principal de la CFDAT est le Complexe S-125-M1 Pecthora, nom d'OTAN SA-3B, elle est composée de trois unités de combat SAM principal, nommé GMAA "Groupement Missile Anti-Aérien", situé à Alger (Réghaia), Oran (Hauteur Bousefer) et Tindouf, et plusieurs unités de DCA 23mm pour la défense des trois Unités SAM, et des complexes de détection CDC et CDCZ, et des Commandements Zonal de Défense aérienne du territoire ZDA "Zone de Défense Aérienne du Territoire",

Production d'armement de défense

Armée de Terre

  • La base logistique centrale produit divers types d'AICV (Armoured Infantry Combat Vehicle) destinés à la reconnaissance et au transport de troupes ainsi que des véhicules blindés légers destinés au maintien de l'ordre.
  • L'armée de l'air produit deux types d'avions légers destinés à l'entraînement de base et a produit son propre Drone de reconnaissance.
  • Le ministère de la Défense a fait l'annonce d'une nouvelle usine de production de véhicules tous terrains à Tiaret, Aïn Smara et Oued Hamimine[8]. <re

Armée de l'Air

Marine

Importations et contrats militaires

Durant la période 2005-2009, selon la SIPRI, l'Algérie a été le premier importateur d'armes de l'Afrique avec 43 % des achats d'armes de ce continent et a été le 3e client du complexe militaro-industriel de la Russie avec entre 8 et 11 % de ses commandes.

Notamment lors de la visite du président russe Vladimir Poutine les 10 et 11 mars 2006, des accords ont été signés entre l'Algérie et la Russie concernant d'importantes acquisitions de matériels de défense[11]. L'ensemble des contrats passés avec la Russie en deux ans s'élève à un montant total de 15 milliards de dollars sur toute la totalité des commandes se termineront entre 2015 et 2020, faisant de l'Algérie le premier client importateur de la Russie à l’étranger pour les ventes d’armes en 2007[12].

À la fin 2007, des négociations algéro-russes ont eu lieu en remplacement des Mig-29 SMT défaillants par des Su-30 MKA supplémentaires pour cause de crise financière de l'industrie d'armements russe[13].

En printemps 2008, afin d'arriver de réparer le "scandale russe" sur le retournement des Mig-29 SMT géré par la société Mikoyan-Gourevitch, l'Armée de l'air algérienne pourrait gagner au change au sujet de la livraison éventuelle à l'Algérie des chasseurs Su-35 et Mig-35[14].

Lors de la visite du premier ministre français, François Fillon les 21 et 22 juin 2008, les autorités françaises souhaitaient vendre l'achat d'hélicoptères de la société contrôlée par Finmeccanica et Eurocopter à l'Algérie selon les sources, il s'agit de 14 EC 725 et 10 EC 635 pour la surveillance qui n'a pas abouti, puis également des frégates FREMM dont 2 AVT (Action Vers la Terre) et 2 ASM (Anti-Sous Marin)[15]. Puis de deux porte-hélicoptères d'assauts amphibies de la classe Mistral[16].

À la visite de la chancelière allemande d'Angela Merkel les 16 et 17 juillet 2008, les autorités allemandes souhaitent vendre des frégates Bremen[17] et des avions de guerre à l’Algérie. Ils souhaitent également construire des usines à Tiaret de fabrication de matériels de défense militaire et de véhicules pour l’armée et la police[18].

En été 2008, selon les sources du ministère de la Défense à Moscou, les autorités russes tenteraient d'intégrer des bombardiers stratégiques de type Tu-160 et Tu-95 en Algérie, et dans certains pays au réponse du déploiement du bouclier antimissile (ABM) américain en cas d'une menace de guerre en Iran vers l'Europe et aux projets d’extension de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN)[19].

Selon le vice-premier ministre russe Sergueï Ivanov, le 9 février 2009, le gouvernement russe a décidé de racheter les 24 chasseurs livrés entre 2006 et 2007 pour un montant total de 535 millions d'euros à Algérie, destiné à l'armée de l'air russe[20].

La SIPRI indique qu'en 2009 deux sous-marins classe Kilo/type-636E, quatre systèmes de missiles anti-aériens S-300PMU-2 (code OTAN SA-20B) et trente-huit Pantsir-S1 ont été commandés à la Russie.

Septembre 2009 : Il a été révélé aussi la conclusion d’un important contrat militaire entre l’Algérie et l’Italie, contrat pour l’achat de 6 frégates. Les six frégates sont classées parmi les meilleures de leur catégorie.[réf. souhaitée], l’Algérie déboursera une somme estimée à 4 milliards d’euros. Ces frégates de classe FREMM, sont des navires furtifs dotés d'équipements très modernes et sophistiqués chassant à la fois sous marins, navires de guerre et avions de combat. Un contrat important vient d'être conclu entre l'Algérie et l'Italie pour l'achat d'une centaine d'hélicoptères de type SUPER LYNX et MERLIN. Pour ce qui est des hélicoptères russes MI28N, l'Algérie n'avait pas révélé le nombre exact commandé auprès de son fournisseur traditionnel.

Statut géopolitique de l'Algérie

L'Algérie dans le monde

L'Algérie est devenue, depuis l'indépendance du Soudan du Sud le 9 juillet 2011, le plus vaste pays d'Afrique de par la superficie. Il est le deuxième pays arabes le plus peuplé après l'Égypte et partage ses frontières avec sept pays voisins (Libye, Maroc,Sahara occidental,Mauritanie, Mali, Niger et Tunisie)

Défendant des principes issus du Mouvement des pays non-alignés et fervent supporter du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. L'histoire coloniale de ce pays a déterminé sa position de principe hostile à l'égard de toute forme de colonialisme et d'interventionnisme dans les affaires internes de pays souverains. Les choix de politique étrangère suivies durant les années 70 et 80, notamment l'adhésion au front du refus (aux côtés de la Libye, du Soudan, de la Syrie et du Yémen entre autres) ainsi que son engagement actif dans le soutien des causes indépendantistes lui vaudra, bien des années plus tard, une sorte de sanction de la part de certains pays occidentaux et arabes.

Après le 5 octobre 1988, le pays adopte le multipartisme et la démocratie. Mais assez vite le processus démocratique est dévoyé et une guerre civile fait rage durant presque dix ans (1992-2001) entre différents protagonistes pour le contrôle du pouvoir, occasionnant des dégâts considérables tant sur le plan humain que matériel. L'armée ne put s'adapter à une situation à laquelle elle ne fut guère préparée que graduellement, non sans un bilan humain assez lourd. Initialement une armée populaire, elle se transformera, sans aucune aide externe, vers la fin du conflit en une véritable armée de métier dotée d'une solide expérience de la lutte contre les guérillas et dans les bombardements aériens tactiques.

Cependant, la multiplication des menaces non-conventionnelles et l'implantation du terrorisme d'Al-Qaida sur son flanc Sud (le Sahel) contraint l'armée au redéploiement de certaines de ses unités dans le grand Sud (Sahara central) et à acquérir plus de moyens de reconnaissance aérienne et électronique afin de traquer des groupes hautement mobiles évoluant sur de vastes territoires désertiques à cheval entre le Mali, le Niger et la Mauritanie.

L'Algérie fait face à de nombreux problèmes internes. Le manque de cohésion au sein des différents clans gravitant autour du pouvoir formel (et dont certains, défendant les intérêts de puissances étrangères, se sont distingués par une redoutable férocité lors de la guerre) menace sa paix civile, chèrement acquise sous le mandat du président Abdelaziz Bouteflika

La diversification des sources d'approvisionnement en systèmes d'armes et en équipements de défense est devenue une priorité. La consolidation des industries militaires locales et leur développement demeure un souci de premier ordre.

Depuis la fin des années 1990, l'Algérie s'est lancée dans un processus de professionnalisation qui a engendré une baisse de ses effectifs au profit d'une modernisation intensive de son armée.

De par la position centrale qu’occupe l’Algérie en Afrique du Nord (seul pays de la région avec la Libye à partager six frontières terrestres), l’armée algérienne représente à ce titre un facteur de stabilisation qui participe à sous-tendre l’activisme de la diplomatie algérienne au niveau de la sous-région.

À partir de l'année 2000, l'Algérie et l'OTAN ont engagé un dialogue qui se traduit sur le terrain par des manœuvres communes qui engagent d'une part la Marine algérienne avec les différents partenaires qui composent l'OTAN, l'objectif étant d'instaurer un dispositif pour la sécurisation des points stratégiques en Méditerranée.

Le budget de la défense s'élève en 2006 à environ 3 milliards d'euros[21]. Il sera doublé en 2009 pour atteindre 5 milliards d'euros. À noter également que le souci majeur de l'armée algérienne est l'acquisition d'armes sophistiquées avec un transfert de technologie. Le ministère de la défense s'est fixé un objectif majeur quant à l'achat d'armes de première pointe avec des licences de fabrication ou de montage sur le sol algérien. L'idée est de sortir le pays du titre de client pour devenir producteur et fournisseur à la fois. L'installation de nouvelles usines d'armes au pays réduirait la facture des achats, diminuerait le chômage et surtout donnerait à l'Algérie une dimension nouvelle dans la région sur les plans militaire et économique. Le choix de l'Algérie de diversifier ses fournisseurs en matière d'armes, rentre aussi dans cette stratégie à savoir trouver les pays avec lesquels les négociations sur le transfert de technologie, seraient les moins pénibles et avec un coût et des conditions beaucoup plus avantageux. Hormis la France, des pays européens comme l'Allemagne ou l'Italie semblent être en faveur d'un transfert de technologie pour l'Algérie mais jusqu'à ce jour les négociations sont encore en cours. En 2010 le congrès américain considère l'Algérie comme la puissance économique et militaire d'Afrique du Nord.

Cependant, depuis le déclenchement de la guerre de Libye en février 2011, conflit dans lequel l'Otan est le principal belligérant, le statut géostratégique de l'Algérie demeure incertain, voire menacé. Le bombardement des dépôts d'armes et de munitions de l'armée libyenne par les forces aériennes et navales de l'Otan et leur pillage par les rebelles dont des membres de l'organisation terroriste AQMI (Alqaida au Maghreb Islamique) a entrainé une prolifération inquiétante et massive des armes conventionnelles en Libye et au Sahel. Cet état de fait inquiète au plus haut point Alger qui craint que ces armes ne soient utilisés par les organisations terroristes qu'il combat depuis des années. De fait, depuis le début de la guerre en Libye, des terroristes équipés de roquettes antichars issus des dépôts de l'armée libyenne, ont effectué des attaques visant un poste avancé de l'armée algérienne à Ziama près de Jijel tandis que d'autres éléments de la Qaida, dotés d'armes venus de Libye, ont été éliminés par les militaires algériens dans le Sud du pays non loin des frontières avec la Libye. Alger est convaincue que le prochain gouvernement qui viendrait après Keddafi, ne s'opposera pas à ce que des forces armées de certains pays occidentaux puissent se faire des bases militaires dans le pays et menacer indirectement la stabilité et la sécurité de l'Algérie et du Maghreb dans son ensemble.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

  1. http://www.inss.org.il/upload/%28FILE%291311071604.pdf
  2. La Sécurité militaire au cœur du pouvoir, Algeria-Watch.org, septembre 2001.
  3. (en) Benjamin Stora (traduit par Jane Marie Todd), Algeria, 1830-2000: a Short History, Cornell University Press, 2001, (ISBN 0-8014-3715-6)
  4. Mémoire d'un roi, Hassan II, Plon, 1993
  5. http://www.iss.org.za/af/profiles/Algeria/algeria1.html
  6. (de) Inventaire des forces armées algériennes sur Globdefense.net
  7. (de) Inventaire des forces armées algériennes sur Globaldéfense.net
  8. L’Armée se dote d'une usine de véhicules 4X4, Tout sur l'Algérie, 22 juillet 2009
  9. Des avions... made in Algeria, El Djeich, 16 novembre 2006
  10. Fabrication de nouveaux avions de combat à réaction, Presse-DZ, 21 avril 2009
  11. L’Algérie réceptionnera 54 chars russes en décembre, El Annabi, 26 décembre 2006
  12. Nouveau contrat militaire de 7 milliards de dollars, Le Quotidien d'Oran, mars 2007.
  13. Algérie : reprise des livraisons de Su-30MKA et négociations pour 15 Su-30 supplémentaires à la place des Mig-29, Red-Stars.org, 17 mai 2008
  14. Avec le MiG-35, l'Algérie gagne au change, RIA Novosti, 30 mai 2008
  15. Paris souhaite renforcer la coopération militaire avec Alger, La Tribune Online, 21 juin 2008
  16. L’Algérie veut acquérir deux porte-hélicoptères, Algerie-DZ, 10 août 2008
  17. Angela Merkel se rend à Alger pour desserrer l'étreinte du géant russe Gazprom, Le Monde, 17 juillet 2008
  18. L'Allemagne veut équiper l'armée et la police algériennes, Le Quotidien d'Oran, 11 juillet 2008
  19. Défense : des bombardiers stratégiques russes bientôt déployés en Algérie ?, Tout sur l'Algérie, 24 juillet 2008
  20. La Russie rachète 24 chasseurs "algériens" (Ivanov), RIA Novosti, 9 février 2009
  21. Source : Atlas Stratégique 2007.

Bibliographie

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