Béziers

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Béziers
L'Orb, le Pont Vieux et la cathédrale Saint-Nazaire.
L'Orb, le Pont Vieux et la cathédrale Saint-Nazaire.
Blason de Béziers
Blason
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Administration
Pays Drapeau de France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
(sous-préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Béziers
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 4 cantons
Intercommunalité Communauté d'agglomération Béziers Méditerranée
Maire
Mandat
Raymond Couderc
2008-2014
Code postal 34500
Code commune 34032
Démographie
Gentilé Biterrois
Population
municipale
70 955 hab. (2010)
Densité 743 hab./km2
Population
aire urbaine
158 970 hab.
Géographie
Coordonnées 43° 20′ 51″ N 3° 13′ 08″ E / 43.347615, 3.21899143° 20′ 51″ Nord
       3° 13′ 08″ Est
/ 43.347615, 3.218991
  
Altitude 17 m (min. : 4 m) (max. : 120 m)
Superficie 95,48 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-beziers.fr

Béziers (en occitan Besièrs) est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon.

Forte de 70 955 habitants (2010), Béziers est la seconde commune de l'Hérault et la quatrième du Languedoc-Roussillon. Son aire urbaine compte quant à elle près de 160 000 habitants, au 53e rang national[1]. Ses habitants sont appelés les Biterrois et Biterroises, de Baeterrae, le nom latin de la ville.

La renommée de Béziers s'est faite à travers la viticulture, son équipe de rugby à XV ou encore sa feria, qui rassemble chaque été environ un million de participants autour du 15 août[2].

Sommaire

Géographie

Toponymie

Béziers est une ville du sud de la France dont le nom en orthographe occitane classique est Besièrs ([beˈzjɛs]) et qui a été francisée en « Béziers ». La forme latine était Baeterrae, d'étymologie obscure, sans doute ibère.

Géographie physique

Carte

La ville est située dans la plaine héraultaise, dominant l'Orb et le canal du Midi dans un site pittoresque au sein du plus grand vignoble du monde.

Dernier contrefort du Massif central dans la plaine du Bas-Languedoc, Béziers est située à 5 km de la mer Méditerranée et à 50 km des montagnes moyennement élevées du Haut-Languedoc telles que le massif abrupt du Caroux (1 090 mètres d'altitude), l'Espinouse (1 124 m) et les monts de Lacaune, dans le Tarn (1 267 m).

Bénéficiant d'une superficie communale importante (9 548 hectares), Béziers est la commune la plus étendue du département de l'Hérault. Moins de la moitié de la superficie communale est urbanisée, le reste du territoire est composé d'espaces verts, de zones naturelles protégées et de zones agricoles (environ 2 000 hectares) principalement plantées en vignes.

Topographie urbaine

Les allées Paul Riquet, le cœur de la ville de Béziers
Statue de Pierre-Paul Riquet sur les allées

Du point de vue de l'aménagement urbain, Béziers se développe sur un plateau surplombant à l'est l'Orb, du fait du caractère inondable de la rive ouest de l'Orb, le « Faubourg » situé dans la plaine alluviale.

À la bordure orientale de la vieille ville, les allées Paul-Riquet forment une vaste esplanade à l'emplacement des anciens fossés puis du jeu de Mail. Au nord, elles débouchent sur le théâtre, édifice inauguré en 1844, typique du style des théâtres dits "à l'italienne"; au sud, sur le parc dit plateau des Poètes. Ce parc de 5 hectares aménagé en 1867, est planté de nombreuses essences en provenance du monde entier. Béziers possède en outre sur son territoire, l'œuvre maîtresse du Canal du Midi voulu par Pierre-Paul Riquet, son inventeur, à savoir les neuf écluses de Fonserannes, site classé patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, tout comme le canal et le Pont-canal de l'Orb. Le domaine de Rayssac, près de l'Orb, au nord-ouest de la ville, a une belle collection de faïences et céramiques et se trouve à la tête d'un domaine viticole de 108  ha.

Les quartiers bourgeois du XIXe siècle aux beaux immeubles haussmanniens se sont développés dans le centre ville avec notamment la rue de la République, l'avenue Alphonse Mas, la place de la Victoire, les allées Paul Riquet ou l'avenue Georges Clemenceau. Sur les allées Paul Riquet sont situées les Galeries Lafayette dans un immeuble des années 1930, divers cafés et brasseries ainsi que de nombreux magasins qui longent cette esplanade longue de 600 mètres. Les halles de style Baltard qui sont situées dans le centre ville près de l'église de la Madeleine ont été restaurées en 1986 ; elles ont échappé de peu à la destruction dans les années 1970/80. Au-delà des boulevards se situent les quartiers plus modernes et résidentiels, hôpitaux, arènes et piscine, lycées, cave coopérative. L'ancienne caserne des hussards implantée sur le Champ-de-Mars a été rasée en 2005, à la place a été construite la médiathèque André Malraux dont l'architecture a été réalisée par le cabinet Wilmotte. La place du Champ-de-Mars (de son vrai nom "du 14 juillet") a été entièrement repensée, réaménagée, plantée de palmiers, pavée de dalles de granit et agrémentée de jets d'eau. Sur cette place se tient tous les vendredis le marché du même nom. L'expansion vers le nord a été plus tardive tandis qu'au sud la gare et l'Orb formaient barrière. La croissance récente a occupé de vastes espaces au sud-est, au-delà de la voie ferrée Béziers - Neussargues et jusqu'à l'autoroute A 9, sur près de 4 km : grands ensembles de la Devèze, vaste zone industrielle (Capiscol), hypermarchés avec centres commerciaux (Montimaran, Gayonne), parc des expositions, marché de gros, nouveau stade de la Méditerranée.

La construction est restée modérée sur la rive occidentale bien que le "Faubourg" y ait accueilli quelques ateliers et une distillerie, des jardins, une plaine de jeux. Côté sud-ouest, la RN113 est accompagnée d'ateliers et entrepôts jusqu'à Colombiers dont la zone d'activités de Fontvieille.

Béziers est aussi un « nœud » de voies de communication : au-delà des voies fluviales (Orb et canal du Midi), Béziers est située au carrefour des routes RD612 (de Saint-Pons-de-Thomières, en provenance d'Albi et de Castres, vers Agde), RD613 (de Narbonne à Pézenas) mais aussi le CD11 (vers Capestang et Carcassonne) et le CD909 (vers Bédarieux) ainsi que des autoroutes A9 (vallée du Rhône-Espagne) et A75 (l'autoroute du Massif central).

Climat

Béziers jouit d'un climat méditerranéen. Les étés sont chauds et très secs et les hivers doux ou frais et humides. Béziers est sous l'influence de 2 vents principaux : la tramontane venant du nord-ouest est un vent froid et sec et qui souffle sous forme de fortes rafales et dégage le ciel ; mais le marin, lui, est un vent venant du sud est, il est doux, chaud et humide et apporte un ciel chargé, de la pluie ou des orages. En automne, le marin peut aussi provoquer des épisodes cévenols qui se caractérisent par de fortes pluies, orageuses ou non, engendrant régulièrement la crue de l'Orb.

Relevé météorologique de Béziers
Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5,4 5,3 7,7 11 14,1 18,2 20,3 20 16,5 13,5 9,4 5,5 12,5
Température moyenne (°C) 8,1 8,5 11,2 14,3 17,7 22,2 24,4 23,9 20,3 16,6 12,1 8,3 15,9
Température maximale moyenne (°C) 10,8 11,6 14,6 17,6 21,3 26,1 28,5 28 24 19,6 14,8 11,1 19,3
Précipitations (mm) 39 44,3 25,3 50,6 46,7 17,5 3,7 13,4 46,4 76,1 47,2 58,7 469,3
Nombre de jours avec pluie 5,4 4,3 3,4 5,6 5 2,2 1,2 2,5 3,2 5,3 5,3 4,9 48,2
Nombre de jours avec gel 2,7 1,5 1 0,1 0 0 0 0 0 0,1 0,5 3 8,9
Record de froid (°C) -4,5 -7,6 -3,3 -1 4,5 10,6 13 12,9 6,6 -0,4 -3,4 -7 -7,6
Record de chaleur (°C) 19,2 22,2 28,1 32,5 33,1 35,7 37 35,7 32 32,5 23,5 19 37
Record de pluie en 24 h (mm) 32 31 66,2 37 59 27,2 20,5 20 71 100 68 101 101
Source : [1], [2]


Histoire

Les arènes antiques de Béziers
La Cathédrale Saint-Nazaire de Béziers
Le pont-canal de Béziers sur l'Orb

Béziers est une très vieille ville : 2700 ans d'histoire qui commencent avec l'installation d'une population exogène au début du VIe siècle av. J.-C. sur une acropole très anciennement fréquentée (industries du Paléolithique, occupations de la période chasséenne au Bosquet et au Crès, occupations du Néolithique final / Chalcolithique, occupations de l'âge du bronze moyen et final, ainsi que du premier âge du fer).

Durant l'âge du fer (VIIIe ‑ IIe siècle avant J.-C.), Béziers constitue l'un des principaux oppida de la Celtique méditerranéenne[3]. Dès la première moitié du VIe siècle av. J.-C. l'occupation se densifie et se structure selon une trame pérenne. Les productions locales de céramiques, déjà nombreuses, sont quasi exclusivement tournées et l'influence très hellénisante. Ce noyau ancien connaît à la fin du VIe siècle avant notre ère, un important développement aboutissant à l'urbanisation dense de plus de 35 hectares. Tant par les productions locales de céramiques tournées dont plusieurs ateliers de potiers ont été déjà fouillés, que par l'urbanisme, l'architecture publique et privée, les matériaux (dont les tuiles de couverture de type corinthien, fréquentes dès le Ve siècle avant notre ère, les artisanats, les commerces, les consommations (dont l'alimentaire), la ville s'avère très singulière. Cette problématique, excessivement passionnante et passionnée devrait alimenter encore pour de nombreuses années, au gré des opportunités de fouilles, les débats scientifiques dont les implications dépassent largement le seul cadre régional. Après un hiatus au IIIe siècle avant notre ère (ou une très forte récession de l'espace urbain, encore non localisée pour cette période), la ville est réoccupée par une population volque sur les ruines de la précédente.

Antiquité

Après la refondation de Narbonne et la fondation de la colonie romaine d'Arles par Jules César en 45 avant JC, Octave durant le triumvirat, fonda en 36 avant JC en territoire volque la Colonia Urbs Julia Septimanorum Baeterra, colonie de droit romain où s'installent des colons romains, vétérans de la Septième légion de Jules César. Située à quelques kilomètres de la mer Méditerranée sur le fleuve Orb, traversée par la Via Domitia qui relie l'Italie à l'Espagne, Baeterrae, nom antique de Béziers, prospère jusqu'au IIIe siècle où l'insécurité ambiante amène la cité à construire des murailles.

En 2006, lors de la construction du centre pénitentiaire du Gasquinoy, des fouilles archéologiques ont permis de découvrir 2 fermes gallo-romaines, datées des Ie et IIe siècles de notre ère, comprenant des installations vinicoles [4] .

Moyen Âge

Les invasions barbares touchent de plein fouet Béziers, au centre d'une Narbonnaise très disputée : d'abord aux mains des Wisigoths au VIe siècle, elle est bientôt conquise par les musulmans au début du VIIIe siècle, puis par les Francs qui, menés par Charles Martel la ruinent en 737.

Pendant la suite du Moyen Âge, Béziers est le siège d'un évêché puis bientôt, grâce à Charlemagne, d'un comté. Béziers continue à se fortifier, notamment au début du XIIe siècle, au moment de la grande guerre méridionale entre la maison d'Aragon et la maison de Toulouse, et son enceinte, englobant les bourgs de Capnau, Saint-Aphrodise et Saint-Jacques, prend sa forme définitive.

Le vicomte de Béziers Roger II Trencavel, pour venger l'assassinat de son père le vicomte Raimond Ier Trencavel par les habitants de Béziers en 1167 dans l'église de la Madeleine, s'allia avec Alphonse II, roi d'Aragon et comte de Barcelone et ils assiégèrent ensemble la ville (1168). Les Biterrois, après une résistance, réussirent à obtenir leur pardon sous certaines conditions. Mais l'année suivante (1169), sous prétexte de les protéger contre le comte de Toulouse, Roger II Trencavel et le roi Alphonse II firent héberger des troupes catalanes et aragonaises chez les habitants de la ville. À un moment défini à l'avance, ces soldats passèrent au fil de l'épée ou bien pendirent tous les habitants de la ville à l'exception des Juifs qui, eux, n'avaient pas été impliqués dans le meurtre du vicomte Raymond Ier Trencavel. La ville fut ensuite repeuplée par l'installation de populations originaires de la région.[réf. nécessaire]

Sac de Béziers (1209)

Article détaillé : Sac de Béziers.

Le 14 janvier 1208, le pape Innocent III décide de lancer une croisade contre les Cathares. Autour de Simon de Montfort fraichement revenu de Terre Sainte, la croisade est menée par de grands barons du Nord : Eudes III, Hervé IV de Donzy, comte de Nevers, Gaucher III de Châtillon. Arnaud Amaury est désigné par le pape chef de la croisade qui est rejointe par le comte Raymond VI de Toulouse. Les croisés décident d'attaquer les vicomtés de Béziers, du Razès, d'Albi et de Carcassonne. Le vicomte de Béziers, Raimond-Roger Trencavel, galvanisant les Bitterois derrière de puissants remparts, entreprend de résister aux assauts des croisés du Nord venus châtier les seigneurs soutenant les hérétiques « Albigeois ». Lors de l'assaut du 22 juillet 1209, des croisés non encadrés, et parmi eux beaucoup de ribauds avides de pillage, pénètrent dans la cité. Quelques centaines d'habitants de Béziers sont passés par les armes ou périssent dans le feu.

Le massacre est illustré par la formule terrible « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! », restée dans les mémoires et peut-être apocryphe. Elle a été attribuée par le moine allemand Césaire de Heisterbach à Arnaud Amaury, abbé de Citeaux et légat du pape dans le Livre des miracles, Dialogus Miraculorum. Selon Césaire de Heisterbach, lors du sac de Béziers, quand les soldats d'Arnaud Amaury lui auraient demandé : « comment distinguer les bons fidèles des hérétiques ? », il aurait eu cette formule cathartique « Cædite eos. Novit enim Dominus qui sunt eius. » Ce chroniqueur est le seul à rapporter ces paroles. Selon Régine Pernoud, Césaire de Heisterbach écrit 60 ans après les événements, et était « pourvu d'une imagination ardente et fort peu soucieux d'authenticité historique »[5]. La citation a suscité beaucoup de discussions, et Jacques Berlioz lui a consacré un ouvrage entier, où il juge qu'elle est vraisemblable[6].

Les chroniqueurs estiment le nombre de morts entre 15 000 et 22 000[7]. Le chroniqueur Pierre des Vaux de Cernay parle de 7 000 personnes massacrées dans la seule église Sainte-Madeleine. Ces chiffres sont manifestement exagérés, la population de Béziers à l'époque n'excédant pas 10 000 habitants[8]. Certains[Qui ?] estiment le nombre de morts à la moitié de la population, Jacques Berlioz à quelques centaines.

La cathédrale de Béziers est reconstruite, Béziers intégrée au domaine royal en 1247.

La ville est alors aux mains de trois pouvoirs : l'évêché, qui connaît son apogée au XVIe et au XVIIe siècle quand il est occupé par la famille des Bonsi, alliée aux Médicis, le consulat, créé à la fin du XIIe siècle, et enfin le roi, représenté par un viguier pour les affaires judiciaires, puis par un subdélégué de l'intendant à partir du XVIIe siècle.

Béziers n'est pas inquiétée pendant la guerre de Cent Ans.

Temps modernes

Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine[9]. En 1551, Béziers devient le siège d'une sénéchaussée par distraction de la sénéchaussée de Carcassonne. Elle sert de base arrière pendant toutes les guerres de l'époque moderne : surtout contre les Habsbourg. Elle n’est réellement en danger qu'en 1710 quand les Britanniques, au cours de la guerre de succession d'Espagne (1701-1714), débarquent à Sète et poussent jusqu'à quelques kilomètres de Béziers avant d'être repoussés par le duc de Roquelaure. Béziers est par ailleurs au cœur de la révolte de Montmorency en 1632 : c'est là que se retrouvent Gaston d'Orléans et le gouverneur de la province au début de la rébellion, c'est là aussi que le roi, par l'édit de Béziers, en octobre 1632, supprime les privilèges de la province, rétablis en 1649.

Au cours du XVIIIe siècle, Béziers prospère, notamment grâce à la culture de la vigne qui lui permet d'être un important centre de négoce d'alcool.

Révolution française

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire créée en mai 1790, qui connut plusieurs noms successifs : d’abord « cabinet littéraire et patriotique » dans la lignée des lieux de sociabilité d’Ancien Régime, elle devient la « société des amis de la constitution et de la liberté ». Affiliée au club des jacobins de Paris, elle devient la « société des Jacobins » ; puis la chute de la monarchie provoque deux changements de noms : « société des frères et amis de la République » puis « société régénérée des jacobins, amis de la République »[11] ; elle compte jusqu’à 400 membres et est installée aux pénitents blancs[12].

De 1790 à 1800, Béziers est le chef-lieu du district de Béziers. La ville ne prend pas part au mouvement des fédéralistes, bien que située dans une région girondine.

XIXe siècle

En 1851, Béziers est une des seules villes à se révolter contre le coup d’État du prince-président Louis-Napoléon Bonaparte.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, Béziers connaît son âge d'or, compromis par la crise de mévente du vin qui survient au début du XXe siècle. La région, touchée plus tard que les autres par le phylloxéra, n'a pas eu trop à en souffrir car l'on sait déjà comment y remédier. Au cours du XIXe, la population passe de 15 000 à 50 000 habitants, la ville s'étend, des arènes sont construites, de grandes artères sont percées, de nombreux immeubles de style haussmannien élevés partout dans la ville, les allées Paul-Riquet dotées de luxueuses façades, d'un riche théâtre, sont fermées au sud par un étonnant parc à l'anglaise réalisé par les frères Bullher, paysagistes (le Plateau des poètes) aux essences peu communes sous des latitudes méditerranéennes.

La révolte des vignerons du Languedoc à Béziers

Alors que partout ailleurs, en France, la surface plantée en vignes est en régression, elle augmente dans les départements de l'Aude, du Gard, de l'Hérault et des Pyrénées-Orientales[13]. À eux quatre, ils fournissent 40% de la production française de vin.

Le Haut Languedoc, et plus particulièrement le Biterrois et Béziers, autoproclamée Capitale mondiale du vin, s'enrichissent rapidement. De grandes fortunes se forment. De grands propriétaires terriens, issus de l'industrie, de la finance ou des professions libérales, possèdent d'immenses domaines de plusieurs dizaines d'hectares.

Pour faire face à la concurrence étrangère, des vins trafiqués apparaissent sur le marché. Les fraudeurs dénoncés restent impunis. En 1892, les viticulteurs du Midi réclament « la suppression du sucrage officiel et le rétablissement des droits de douanes[14] ».

Mais le marché reste en partie occupé par des vins élaborés à partir de raisins séchés importés (type raisins de Corinthe), de vins dits « mouillés » (allongés d’eau), chaptalisés ou même élaborés sans raisin. Si les vignerons accordent une grande importance à cette concurrence déloyale, qui existe, elle ne représente pas plus de 5% du marché[15]

Les manifestants remontant les Allées Paul Riquet le 12 mai 1907.
Les soldats du 17e, sur les allées Paul Riquet. À l’arrière-plan, on distingue une foule de sympathisants.

Le 12 mai 1907, le rassemblement de Béziers pour défendre la viticulture méridionale voit 150 000 manifestants envahir les allées Paul Riquet et le Champ-de-Mars. Les slogans des banderoles affirment : La victoire ou la mort !, Assez de parole, des actes, Mort aux fraudeurs, Du pain ou la mort, Vivre en travaillant ou mourir en combattant[16],[17]. Les manifestants, qui venaient de plus de 200 communes, ont été rejoints par de nombreux employés et commerçants biterrois. La manifestation est clôturée par les discours prononcés sur la place de la Citadelle, aujourd'hui Jean-Jaurès. Prennent la parole Marcelin Albert qui lance un ultimatum au gouvernement en lui demandant de relever le cours du vin, Ernest Ferroul qui prône la grève de l’impôt et le maire de Béziers, Émile Suchon, proche de Clemenceau, qui prend position pour les viticulteurs en lutte. Il y eut quelques incidents légers lors de l'appel à la dispersion des manifestants[16].

Le 16 mai, le conseil municipal de Béziers, de tendance radicale socialiste, démissionne. La pression de la rue continue. Le poste de Police et la façade de la mairie sont incendiés. Alerté, Georges Clemenceau décide de contre attaquer[16]. Le 17e régiment d'infanterie de ligne composé de réservistes et de conscrits du pays, est muté sur ses ordres de Béziers à Agde le 18 juin 1907.

Le soir du 20 juin, apprenant la fusillade de Narbonne, environ 500 soldats de la 6e compagnie du 17e régiment se mutinent, pillent l’armurerie et prennent la direction de Béziers[16].

Ils parcourent une vingtaine de kilomètres en marche de nuit. Le 21 juin, en début de matinée, ils arrivent en ville. Accueillis chaleureusement par les Biterrois, « ils fraternisent avec les manifestants, occupent les allés Paul Riquet et s'opposent pacifiquement aux forces armées en place ». Les soldats s'installent alors sur les Allées Paul Riquet, mettent crosse en l’air. La population leur offre vin et nourriture[18].

Le Midi est au bord de l'insurrection. À Paulhan, la voie ferrée est mise hors service par des manifestants qui stoppent ainsi un convoi militaire chargé de mater les mutins. À Lodève, le sous-préfet est pris en otage[16]. Les autorités militaires ne peuvent accepter cette mutinerie. L'exemple du 17e régiment peut donner des idées similaires à d'autres régiments de la région[18].

À Paris, la République tremble, Clemenceau doit faire face à un vote de défiance. Il joue son va-tout en intimant au commandement militaire de chasser les mutins dans la journée. Il y a négociation, et dans l’après-midi, après avoir obtenu la garantie qu’aucune sanction ne leur sera infligée, les soldats du 17e déposent les armes et se dirigent vers la gare sous bonne escorte et sans aucun incident majeur. Le 22 juin, par train, ils regagnent leur caserne agathoise. Clemenceau annonce la fin de la mutinerie et obtient la confiance au gouvernement par 327 voix contre 223. Le 23 juin une loi est enfin votée, qui réprime la chaptalisation massive des vins[18],[16].

La négociation et l’ampleur du mouvement permettent d’éviter une punition collective : les mutins du 17e sont affectés à Gafsa (Tunisie)[13], lieu de cantonnement de compagnies disciplinaires; mais ils restent en dehors de ce cadre, sous un statut militaire ordinaire. Il n'y eut donc pas de sanctions pénales à la révolte du 17e, contrairement à la légende qui courut à ce sujet. Cependant, durant la Première Guerre mondiale, poursuivis par leur réputation de déserteurs, ils furent nombreux à être envoyés en première ligne notamment dans les assauts sanglants de 1914[19]. C'est à la suite de ces événements que, désormais, les conscrits effectueront leur service militaire loin de chez eux. La mutinerie des soldats du 17e est restée célèbre notamment par les paroles de la chanson de Montéhus Gloire au 17e, dont le refrain clame : Salut, salut à vous, / Braves soldats du dix-septième….

Le quartier (ZUP) de La Devèze construit à la fin des années 1960 et abritant environ 10 000 habitants, la barre Capendeguy, que l'on voit au premier plan, a été dynamitée le 27 janvier 2008

XXe siècle

Le 5 juillet 1944, la ville est bombardée par la 15th USAAF et des appareils de la mission Shuttle, avant d’être libérée par la 1re DFL (division française libre)[20].

Après la Seconde Guerre mondiale sonne l'heure du déclin pour Béziers. D'abord la chute des prix du vin, puis la crise des industries classiques. Transformée par la construction de grands ensembles d'HLM (La Devèze, L'Iranget, La Dullague) après l'arrivée des rapatriés d'Algérie, Béziers est alors tristement célèbre pour son taux de chômage. À partir du recensement de 1975 et jusqu'en 1990, la population décline et passe de 84 000 à 70 000 habitants.

Pour autant, Béziers a bénéficié depuis les années 1960 de l'essor touristique du golfe du Lion. Les Biterrois peuvent poursuivre leurs études à Béziers depuis la création de l'IUT en 1992 et du centre universitaire en 1996. La ville connaît actuellement une nouvelle phase de développement associé à un nouvel essor démographique qui profite à l'ensemble de l'agglomération de Béziers grâce notamment à l'arrivée de l'A75 (Clermont-Ferrand - Béziers) et une répercussion par ricochet de l'effervescence montpelliéraine. En 2008 l'artiste plasticien Guillaume Bottazzi peint sur les Mûriers Blancs une œuvre contemporaine de 3 000 m² environ TV FR3[21]. La réhabilitation du centre historique et les grands projets d'aménagement urbanistique sont les signes d'un nouveau départ. Depuis 2005, la municipalité, dans le cadre de l'ANRU, a lancé un grand chantier de restructuration du quartier populaire de la Devèze. Le 27 janvier 2008, la "barre Capendeguy", barre HLM de 500 logements construite en 1972, a été démolie. De nos jours subsistent encore de nombreux quartiers délabrés au centre-ville, le nombre de logements vacants demeure important malgré un important programme de restauration entrepris.

Administration

Les maires de Béziers

La mairie de Béziers
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Joseph Lazare PCF  
1953 1967 Émile Claparède PRRS Commerçant
1967 1977 Pierre Brousse UDF-RAD Chargé de mission[précision nécessaire]
1977 1983 Paul Balmigère PCF ouvrier agricole, député (1962-1968 et 1972-1986)
1983 1989 Georges Fontès PSD puis RPR député, directeur de la CPAM et URSSAF
1989 1995 Alain Barrau PS député, économiste
depuis 1995   Raymond Couderc UDF / DL puis UMP sénateur, professeur d'université

Le Conseil municipal

Conseil municipal de Béziers (mandature 2008-2014)[22].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Vive Béziers ! » UMP Raymond Couderc 39 Majorité
« Béziers pour tous » PS Jean-Michel Du Plaa 6 Opposition
« Béziers fait front » EXD Alain Ricard 3 Opposition
« Béziers : Liste unitaire, communiste, 100 % à gauche et solidaire » PCF Aimé Couquet 1 Opposition

Municipales 2008

Les élections municipales de 2008 ont mis en place l'équipe de Raymond Couderc pour un troisième mandat.

Candidat Liste Nombre de voix Résultats Sièges
Raymond Couderc Vive Béziers (Union pour un mouvement populaire) 13 456 52,07% 39
Jean-Michel Du Plaa Béziers pour tous (groupe socialiste) 6 256 24,21% 6
Alain Ricard Béziers fait front (Extrême droite) 2 766 10,70% 3
Aimé Couquet Béziers : 100% à gauche, solidaire et communiste (Parti communiste français) 1 683 6,51% 1
Guilhem Johannin Béziers démocrate (MoDem) 1 030 3,99%
Pia Melillo Citoyens à gauche 653 2,53%

Les cantons

Le découpage des cantons dans Béziers

Béziers est chef-lieu de quatre cantons : Béziers I, Béziers II, Béziers III et Béziers IV, et illustrés ci-contre. Ils sont représentés au Conseil général de l'Hérault respectivement par Georges Fontès[23] (UMP), Gérard Gautier[24] (UMP), Philippe Vidal[25] (PS) et Jean-Michel Du Plaa[26] (PS).

Justice

Béziers est le siège d'un tribunal d'instance et d'un tribunal de grande instance.

  • 2009 : construction d'un Centre Pénitentiaire de 810 places.
  • 2012 : construction d'une Cité Judiciaire au quartier Wilson Liberté L'Hours à « Rive Gauche » (en cours de construction).

Démographie

En 2010, la commune comptait 70 955 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
12 501 14 535 14 565 16 140 16 769 16 233 18 874 19 596 19 333
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
23 557 24 270 27 722 31 468 38 227 42 915 42 785 45 475 48 012
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
52 310 52 268 51 042 56 008 65 754 71 527 73 305 64 561 64 929
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2010
73 538 80 481 84 029 76 647 70 996 69 153 72 245 72 462 70 955
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[27] puis Insee à partir de 1968[28].)

Histogramme de l'évolution démographique


Éducation

Enseignement primaire

Près de 4 000 enfants sont inscrits dans les écoles primaires de la ville. (27 écoles maternelles dont 6 privées, 28 écoles élémentaires dont 6 privées)

Enseignement secondaire

La ville compte 9 collèges, 5 lycées d'enseignement général et technologique, et 2 lycées professionnels. À noter que le lycée Henri IV, de style Haussmannien, est le plus ancien et certainement le plus majestueux de la ville.

Collèges publics

  • Collège Henri IV
  • Collège Paul Riquet
  • Collège La Dullague
  • Collège Lucie Aubrac
  • Collège Katia et Maurice Krafft
  • Collège Jean Perrin

Collèges privés

  • Collège PIC-La Salle
  • Collège Fénelon
  • Collège Sainte Madeleine

Lycées d'enseignement général et technologique publics

  • Cité scolaire et Lycée Jean Moulin
  • Lycée Henri IV

Lycées d'enseignement général et technologique privés

  • Lycée privé La Trinité

Lycées professionnels publics

  • Lycée Jean Mermoz

Lycées professionnels privés

  • Lycée privé Le Sacré-Cœur

Enseignement supérieur

L'antenne de l’université Paul-Valéry (centre Duguesclin)

Le CIRDOC-Mediatèca occitana (Centre inter-régional de développement de l'occitan), est le plus important centre de ressources sur la langue et civilisation occitanes.

Avec l’IUT de Béziers (université Montpellier 2) et plusieurs STS/BTS (lycées Jean-Moulin, Henri IV et La Trinité), et le développement du site universitaire Du Guesclin (université Paul-Valéry, Montpellier-3), Béziers compte aujourd'hui plus de 1 500 étudiants mais ne bénéficie pas encore de toutes les infrastructures d'une ville étudiante : restaurant universitaire privé, pas de cité universitaire, absence de nombreux services universitaires de vie étudiante (SCUIO, SCAC, etc.), absence palliée en partie par les activités du service jeunesse de l'Agora.

SUP'EXUP - Écoles privées supérieures d'immobilier et de commerce[29] : Immobilier (école de la FNAIM) Commerce (commerce international, management, ressources humaines)s'implante au centre de Béziers en 2009.

Économie

Béziers est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Béziers - Saint-Pons.

Dans une situation géographique privilégiée - 10 km des plages de sable fin de la Méditerranée, 30 km du Haut Languedoc et les massifs montagneux du Caroux et de l'Espinouse – Béziers est une ville d’un peu plus de 74 000 habitants. Installée au cœur d’une région éminemment touristique, elle trouve sa propre place dans ce domaine. Béziers se tourne vers l’avenir à sa manière : en développant très fortement la diversification du tissu économique et les infrastructures d’accès, A 75, TGV vers l’Espagne, et l’agrandissement de l’aéroport…. Il semble que l'ouverture de la ligne régulière Ryanair Béziers/Bristol, depuis le 31 mars dernier, porte très vite ses fruits. Le chiffre est on ne peut plus clair : + 131% de touristes britanniques sur le territoire biterrois en avril 2008, par rapport à la même période de 2007. D'où le calcul de Ryanair et l'enthousiasme de la région biterroise, à l'annonce de l'ouverture, du 19 juillet à fin août 2008 d'une nouvelle ligne test entre Londres/Stansted et Béziers. Les visiteurs britanniques de l'Office de Tourisme sont encore majoritairement originaires du bassin londonien, mais Gallois et habitants de la région de Bristol font une entrée en force. Le chômage demeure toujours très fort dans la commune, en particulier celui des jeunes (environ 30%)

Nouveaux quartiers

  • Quartier Hours-Wilson[30] (au sud de la ville) : Le 15 septembre 2010, un centre commercial nommé le "Polygone Rive-Gauche" a ouvert ses portes. Il fut construit par la société SOCRI qui a réalisé également le Polygone de Montpellier. Initialement baptisé "Béziers Rive-Gauche", il a la particularité d'être à ciel ouvert (dans le même style qu'Odysseum à Montpellier). On y trouve environ 120 commerces (dont H&M, ESPRIT, Cultura…), un multiplexe cinématographique de 9 salles, un bowling de 20 pistes ainsi que de nombreux restaurants, logements et bureaux. À proximité sera construite la nouvelle Cité judiciaire qui quittera le palais des Évêques, près de la cathédrale Saint-Nazaire, trop à l'étroit dans ses murs. Ce nouveau centre commercial devrait intéresser un bassin de clientèle d'environ 400 000 personnes et attirer vers Béziers des chalands en provenance de villes voisines.
  • ZAC de La Courondelle (au nord de la ville, route de Bédarieux) : 450 logements sont en construction et 300 autres vont suivre dans les trois ans à venir.
  • Quartier Le Gasquinoy (à l'ouest de la ville) : route de Capestang. C'est dans ce quartier que la nouvelle prison de Béziers a été inaugurée, fin novembre 2009. D'une capacité de 810 places, elle devrait accueillir plus de 1 000 détenus et devenir l'une des plus importantes prisons de France. En 2006, lors de la construction du centre pénitentiaire du Gasquinoy, des fouilles archéologiques ont permis de découvrir 2 fermes gallo-romaines, datées des Ie ‑ IIe siècles de notre ère, comprenant des installations vinicoles [4].
  • Quartier Montflourès avec notamment la construction en 2007 de la salle de spectacle "Zinga Zanga" (2 300 places, troisième lieu régional en capacité d'accueil après les salles Arena et Zénith Sud de Montpellier).
  • Site universitaire Du Guesclin : Créé dès 1996 avec la construction de l'antenne universitaire de l'Université Paul Valéry, puis du CIRDOC en 1998. Une médiathèque a été inaugurée sur le site en 2009 : la médiathèque d'agglomération André Malraux. À partir de la rentrée 2011, l'IUT de Béziers sera transféré sur le site pour la création d'un véritable campus d'environ 1 500 étudiants. En décembre 2010, la médiathèque André Malraux gagne le premier grand prix national des bibliothèques "Livres Hebdo"[31]
  • Dans le cadre de la rénovation urbaine et le plan de rénovation urbaine :
    • Restructuration de l’îlot Saint-Vincent de Paul (construction de 129 logements sociaux, d’une école maternelle et création d’un parc de stationnement public)
    • Restructuration du quartier de la Devèze[32] (démolition de 820 logements dont les barres "Capendeguy" dynamitées en janvier 2008, construction de 840 logements, réhabilitation de 631 logements, équipements publics, commerces …)
  • Rénovation des Mûriers blancs, l'artiste Guillaume Bottazzi réalise une peinture contemporaine de 3 000 m2 sur deux immeubles [33],[34],[35]

Transports

Une possible gare TGV pourrait être construite à Béziers Est…

Culture et patrimoine

Architecture sacrée

Église Catholique

  • La majestueuse cathédrale Saint-Nazaire : Située sur les hauteurs de la ville, tout près du Lycée Henri IV, elle occupe avec celui-ci un site des plus pittoresques, visible de très loin lorsqu'on arrive à Béziers par la route de Narbonne. Exemple remarquable du gothique « méridional » du XIVe siècle, les voûtes de sa nef, large de 14 mètres, s'élèvent à 32 mètres. La longueur totale du vaisseau est de 50 mètres. La rose ouest est d'un diamètre remarquable de 10 mètres, exceptionnel travail de ferronnerie des grilles de protection extérieures des vitraux (XIVe) du chœur ; maître-autel imposant surmonté d'une gloire et magnifique buffet d'orgues (XVIIe et XVIIIe siècles). Le clocher, quant à lui s'élève à 46 m ; sa terrasse est surmontée d'un campanile en fer forgé abritant une cloche de la toute fin du XVIIIe siècle. Cloître attenant et charmant jardin des évêques surplombant le faubourg. À voir aussi de nombreuses façades des XVIe au XVIIIe siècles et hôtels particuliers dans le centre historique.
  • L'église Saint-Jacques romane.
  • La basilique Saint-Aphrodise.
  • L'église de la Madeleine.
  • L'église Saint-Jude, XIXe siècle
  • L'église de l'Immaculée Conception et sa toiture de tuiles vernissées à la bourguignonne.
  • L'église de la Sainte Famille
  • L'église Saint-Félix de Bayssan
  • L'église ou chapelle néogothique Bon Pasteur
  • La Chapelle du Jardin Notre-Dame (XVIIIe).
  • La Chapelle des Pénitents Bleus (XVIIIe).
  • La Chapelle Saint-Jean d'Aureilhan (XIIe).

Quelques églises de Béziers

Église réformée de France

  • Temple

Patrimoine environnemental

Le domaine de Saint-Jean-d'Aureilhan, tour de style néo-gothique (XIXe siècle)
  • Le plateau des poètes XIXe 1867 : ce vaste parc à l'anglaise aménagé par les frères Bullher paysagistes, contenant de nombreuses statues de poètes et la monumentale "statue-cascade" du Titan par Injalbert, relie la gare aux allées Paul Riquet où se trouve la grande statue en bronze du génial créateur du canal du Midi (Pierre-Paul Riquet) par le sculpteur David d'Angers. David d'Angers qui a également réalisé les bas reliefs qui ornent la façade néo-classique du théâtre municipal à l'italienne en haut de ces mêmes allées (1844).
  • Le jardin-promenade de la Plantade.
  • Le jardin médiéval de Saint-Jean-des-Anneaux.
  • L'île de Tabarka, sur l'Orb.
  • Le domaine de Saint-Jean-d'Aureilhan.
  • Le Domaine de Bayssan (sortie Ouest).
  • Le Domaine IDRACA

Architecture civile

  • Les arènes : Béziers compte deux arènes : l'une datant de l'époque romaine, dont les structures et soubassements sont réhabilitées après de longs travaux, située dans le quartier Saint-Jacques (voir Arènes romaines de Béziers), et l'autre construite en 1905 sur le modèle des arènes espagnoles par Fernand Castelbon de Beauxhostes mécène féru de théâtre et d'art lyrique (voir Arènes modernes de Béziers). Il s'agit des plus grandes arènes de ce type en France (13 100 places). Des artistes de passage dans la ville y produisent des concerts et des corridas sont organisées pendant les festivités de la Féria d'août.
  • Le Cimetière Vieux, cimetière créé au XVIIIe siècle, véritable musée à ciel ouvert avec de nombreuses tombes, œuvres de sculpteurs biterrois tels que Jean Magrou ou Injalbert.

Lieux de culture

Musées

  • Le musée du Biterrois et le museum d'histoire naturelle, installés dans l'ancienne caserne Saint-Jacques, présente des collections sur la vie biterroise et l'environnement naturel régional.
  • Espace Riquet, lieu d'exposition d'art contemporain

Théâtres, salles de spectacles et de concerts

  • La salle de spectacle Zinga Zanga (quartier Montflourès)
  • Le théâtre municipal (XIXe) (allées Paul Riquet)
  • Le Palais des congrès (avenue Saint-Saëns)
  • Le théâtre des Franciscains (boulevard Du Guesclin)
  • L'ancien théâtre Art nouveau des Variétés

Biterrois célèbres

Marguerite Gourdan, entremetteuse

Artistes

Politiques

Scientifiques

Sportifs

Militaires

  • Pierre André Miquel (1762-1819) ,général des armées de la République et de l'Empire.
  • Laurent Casties (1857-1907), capitaine des sapeurs-pompiers de Paris, officier de la légion d'honneur, né à Béziers en 1857, mort au feu aux entrepôts de Bercy en 1907.

People

Emblèmes de la ville

Blason

Blason de la ville de Béziers, Hérault Béziers
  • Description : D'argent à trois fasces de gueules et un chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or
  • Le chef aux trois fleurs de lys indique que Béziers fut l'une des bonnes villes du Royaume de France.
  • Les bandes blanches et rouges découlent du blason de la Maison des Trencavel, une des familles vicomtales les plus puissantes du midi qui dirigeait Béziers jusqu'en 1247.
  • Le blason de Béziers est davantage présenté sous la forme d'un écu français moderne, surmonté d'une couronne murale indiquant que la ville fut une cité fortifiée.

Logotype

Logo de la ville de Béziers, Hérault Béziers
  • Description : Présenté sous forme de sceau, il s'agit d'un logotype utilisé par l'administration biterroise en substitut du blason. Représentant un chevalier sur un cheval tenant une lance surmontée d'un drapeau aux couleurs de la ville, il reprend les grandes lignes du sceau de Raymond-Roger Trencavel, l'un des derniers vicomtes de Béziers. La devise de la ville, l'esprit de conquête, est présente dans la partie inférieure du logo.
Béziers
  • Description : En parallèle du logo sous forme d'un sceau, Béziers s'est dotée à partir de 2012 d'un nouveau logotype. Il s'agit d'une reprise de l'ancien logo, plus stylisé et ayant perdu sa forme en sceau. Il ne possède plus que deux couleurs, celles de la ville, le bleu et le rouge, le nom de la ville a été agrandi et placé au-dessus de la devise.

Sport

Rugby

L'AS Béziers

La ville de Béziers fut pendant de nombreuses années la capitale française du rugby à XV. En effet, l'ASBH remporta 11 titres de champion de France entre 1961 et 1984 et joua 15 finales. Les joueurs aux couleurs "Rouge et Bleu" faisaient trembler les équipes du rugby français de cette fameuse époque.

En 1968, sous la houlette de Raoul Barrière, l’équipe décroche le titre de champion de France Juniors. À partir de cette ossature, Raoul Barrière, le « sorcier de Sauclières », construit l'équipe qui rentre dans la légende comme « les Invincibles » et qui collectionne les Brennus en 1971, 1972, 1974, 1975, (finaliste en 1976), 1977 et 1978, avec Richard Astre comme capitaine et des joueurs mythiques comme Jean-Louis Martin, Alain Paco, Armand Vaquerin, Alain Estève, Georges Senal, Olivier Saïsset, Jack Cantoni, Henri Cabrol et une longue liste d'internationaux.

Le départ de Barrière et d'Astre, suite a un crise du club, n'empêche pas le succès dans la course au titre en 1980, 1981, 1983 et 1984.

Béziers détient aussi 4 challenges Yves du Manoir (1964, 1972, 1975 et 1977) et une Coupe de France (1986).

La fin de l'hégémonie coïncide avec le tragique décès du capitaine Pierre Lacans en 1985. Depuis, et avec le passage obligé du rugby au professionnalisme, le club connaît des succès divers, naviguant entre le Top 14 et la fédérale 1, avec le passage entre autres de joueurs français de renom comme Richard Dourthe, Pierre Mignoni, Thibaut Privat, Sébastien Bruno ou bien Richard Castel et même d'étrangers comme l'international australien Warwick Waugh, le fabuleux flanker néo-zélandais Angus Gardiner, sans parler du buteur argentin Diego Giannantonio. Actuellement, le club évolue au stade de la Méditerranée. Malgré cette perte de domination, l'ASBH a pu bénéficier pendant plusieurs années d'un excellent centre de formation, produisant de très bons joueurs de qualité tel que Yannick Nyanga ou Dimitri Szarzewski voire, plus récemment, Damien Vidal.

Autres clubs

En rugby à XV Béziers a également eu comme clubs :

Rugby à XIII

La ville de Béziers compte également un club de rugby à XIII, Béziers XIII (en), créé en 2007, actuellement en National Division 2 (en) .

Autres sports

Mais Béziers est aussi présent dans d'autres sports, comme :

le volley-ball,

avec l'équipe féminine du Béziers Volley, vice-championne de France 2013 (Ligue AF).

le football

le club de football créé en 2007 (par le rapprochement entre les équipes de l'AS Saint-Chinian, du FC Béziers-Méditerranée et du Béziers-Cheminots), l'Avenir Sportif Béziers, qui évolue en Championnat de France amateur pour la saison 2010-2011.

le tennis

avec Richard Gasquet, originaire de Sérignan.

le baseball

avec le Baseball Club Biterrois, surnommé les Pirates, qui évolue pour la saison 2011 en Régional.

le catch

avec l'Association biterroise de catch, seule école de catch du sud de la France.

Galerie

Jumelages

Notes et références

Notes

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références

  1. http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/esl/comparateur.asp?codgeo=au2010-053
  2. http://www.midilibre.fr/2011/08/16/dma-un-million-de-visiteurs-a-la-feria,372493.php
  3. Dominique Garcia, La Celtique méditerranéenne. Habitats et sociétés en Languedoc et en Provence. VIIIe-IIe siècles av. J.-C., éditions Errance, Paris, 2004, (ISBN 2-87772-286-4)
  4. a et b rapport d'activité 2006 de l’Inrap page 97
  5. Régine Pernoud, Pour en finir avec le Moyen Âge, éditions Seuil, collection Points Histoire, p. 14
  6. Jacques Berlioz, « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ». La Croisade contre les Albigeois vue par Césaire de Heisterbach, Portet-sur-Garonne, Loubatières, 1994
  7. Le chiffre de 20 000 morts est cité dans le rapport que les légats adressent au pape Innocent III
  8. Colloque « Béziers ville occitane ? », 2006
  9. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 255
  10. http://www.ville-beziers.fr/encyclopedie/index.cfm?alpha=2
  11. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 413.
  12. Dubost, ‘’Le réseau des sociétés…’’, op. cit., p. 414
  13. a et b Emmanuel Le Roy Ladurie, 1907, le millésime de la colère. L’Histoire no 320, mai 2007, p. 64
  14. 1907 La Révolte des Vignerons
  15. Emmanuel Le Roy Ladurie, 1907, le millésime de la colère. L’Histoire no 320, mai 2007, p. 65.
  16. a, b, c, d, e et f Midi 1907, l'histoire d'une révolte vigneronne
  17. La crise viticole de 1907 sur le site histoireduroussillon.free.fr
  18. a, b et c Révoltes vigneronnes 1907, Languedoc, 1911, Champagne
  19. Jules Maurin et Rémy Pech, 1907, les mutins de la République : la révolte du Midi viticole, Toulouse, Privat, 2007, 329 p
  20. Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p. 32
  21. YouTube - Guillaume Bottazzi -TV Beziers 2009
  22. Composition du conseil municipal de la ville de Béziers sur le site de la mairie Consulté le 1/11/2011.
  23. Résultats des élections cantonales de 2008 sur le site du Ministère de l'Intérieur
  24. Résultats des élections cantonales de 2008 sur le site du Ministère de l'Intérieur
  25. Résultats des élections cantonales de 2011 sur le site du Ministère de l'Intérieur
  26. Résultats des élections cantonales de 2011 sur le site du Ministère de l'Intérieur
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  29. Supexup publie tous ses résultats aux examens : voir supexup.fr et sites "rectorat de Montpellier" et "fédération européenne des écoles".
  30. Plan d'aménagement du quartier de l'Hours-Quartier Wilson sur le site de la SEBLI
  31. André-Malraux rafle le Grand prix
  32. Béziers, le renouvellement urbain du quartier de la Devèze
  33. YouTube - TV- Guillaume Bottazzi - TV studio - FR3
  34. [Ole.com.fr, le site du magazine Olé !
  35. Guillaume Bottazzi - Wikipédia
  36. Souvenir de Fraicheur Béziers

Voir aussi

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Articles connexes

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