Alessandra Sublet ravie qu'Anne-Sophie Lapix prenne sa place
C'est officiel : Anne-Sophie Lapix, présentatrice de Dimanche+ depuis 2009, a choisi de quitter son poste pour migrer sur France Télévisions et prendre les commandes de C à Vous sur France 5, en remplacement d'Alessandra Sublet. La journaliste de 41 ans est réputée pour son sérieux et ses...
B2-Namous
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| B2-Namous | |||
B2-Namous en 2008 |
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| Lieu | Namous |
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| Type d’ouvrage | Base d'expérimentation d'armes chimiques & bactériologiques | ||
| Utilisation | Base d'essai | ||
| Contrôlé par | Armée de terre, Sodéteg | ||
| Événement | Réactivation : 1965 Abandon : 1978 |
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| Coordonnées | |||
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Géolocalisation sur la carte : Algérie |
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B2-Namous est une ancienne base militaire secrète de l'armée française située dans le Sahara et qui a été utilisée du temps de l'Algérie française (1830-1962), mais également du temps de la République algérienne (jusqu'en 1978). B2-Namous est la dernière base militaire, connue, à avoir été utilisée par la France après l'indépendance de l'Algérie. La présence de cette base a été publiquement divulguée en 1997, soit vingt ans après la fin du premier bail renouvelable accordé à la France par les Accords d'Évian de 1962.
Sommaire |
Présentation
Au XXe siècle, le ministère de la Défense installe une base secrète d'essais d'armes chimiques et bactériologiques dans l'oued Namous (« namous » signifie moustique en berbère et en arabe) nommée B2-Namous et située dans un no man's land au sud de Beni Ounif[1] et de la frontière marocaine.
Plusieurs campagnes d’essais de dispersion de toxiques sont menées par l’armée française en Algérie, à partir de 1930. Les premiers essais en grand furent réalisés dans la région de Chegga, puis à partir de 1931, sur le polygone de tir du centre de recherche et d’essais chimiques gigantesque de Béni-Ounif, alors composé de trois sites dénommés B1, B2 et B3. Par la suite, le centre B2 connu sous le nom de B2-Namous fut exclusivement dévolu aux essais des armes chimiques et bactériologiques. En 1935, le centre fut rebaptisé Centre d’expérimentation Semi Permanent de Béni-Ounif, ou CESP. De nombreuses campagnes de tir de munitions chimiques, d’essais de bombes chimiques d’aviation, d’épandages de vésicants par avions, de création de vagues gazeuses toxiques par dispersion en chandelle, d’essais d’armes chimiques nouvelles, ont lieu jusqu’en 1940 [2].
Réactivation
Le polygone d'essai de B2-Namous couvrant une superficie de 100 × 60 km est alors le second plus vaste centre d'expérimentation d'armes chimiques au monde après celui de l'Union soviétique[3] et est remis en activité en 1965 à l'initiative du président Charles de Gaulle suite à la tenue d'un Conseil de défense et de sécurité nationale et dans le cadre du renouvellement du contrat de bail préalablement établi par les Accords d'Évian de 1962[4]. La délégation algérienne accepte la réouverture de B2-Namous à condition que les autorités d'Alger bénéficient d'une couverture civile pour ne pas avoir à traiter avec l'armée française, concrètement le site d'essai doit être officiellement géré par une entreprise civile, c'est la compagnie industrielle Sodéteg (la « Société d’études techniques et d'entreprise générale », du groupe Thomson) qui obtient ce contrat[4].
Fin du secret militaire
La divulgation de ce secret militaire et diplomatique est le fait du journaliste français Vincent Jauvert du magazine Le Nouvel Observateur qui en a fait la une de son nº 1720 d'octobre 1997 « Exclusif: Quand la France testait des armes chimiques en Algérie »[3],[4]. Le 21 octobre 1997, interpellé à ce propos par Hervé Brusini, journaliste de la chaîne télévisée France 2, le ministre de la Défense d'alors (1960-1969), Pierre Messmer, déclare[5] :
- « Tous les pays, qui avaient une certaine forme d'évolution industrielle et scientifique, s'efforçaient de mettre au point des types d'armes et en particulier, les armes incapacitantes, c'est-à-dire des armes qui, en quelques sortes, paralysent celui qui, respire ou reçoit sur la peau le produit chimique en question. »
Officiellement, la base sert de champ d'expérimentation à la défense passive dans le sens de l'élaboration de nouveaux matériels de protection face à une agression chimique[4]. La réactivation de B2-Namous intervient dans les contextes particuliers de la course aux armements inhérente à la guerre froide, et celui de la guerre du Viêt Nam au cours de laquelle les services de renseignement américains font part à leur alliés français de leurs recherches dans ce domaine et également de l'avancée de leur ennemi commun soviétique[3]. En 1972, le gouvernement français fait adopter une loi interdisant tous travaux sur les armes bactériologiques, à partir de cette date les travaux de B2-Namous ne portent donc officiellement plus que sur de l'armement chimique[4]. Répondant à la question d'Hervé Brusini « Alors pourquoi l'Algérie indépendante acceptait-elle des expérimentations sur son sol ? », l'ex-ministre déclare[6] :
- « Mais B2-Namous c'est au Sahara, et au Sahara, comme on le sait, il n'y a pas beaucoup d'habitants et les expérimentations de la France à B2-Namous ne gênaient pas du tout l'Algérie, au contraire, je dirai au contraire parce que ça apportait autour de B2-Namous une certaine activité qui a disparu complètement quand nous avons fermé le centre. »
En décembre 2013, un accord est conclu entre le gouvernement français et le gouvernement algérien lors de la visite de François Hollande à Alger, pour que la France entreprenne la dépollution chimique du site sous le contrôle de la DGA et plus particulièrement des experts du Centre d'étude du Bouchet à Vert-le-Petit[7].
Articles connexes
- Accident de Béryl
- Centre interarmées d'essais d'engins spéciaux
- Gerboise bleue
- Gerboise bleue, documentaire français de Djamel Ouahab
- Vive la bombe ! téléfilm français de Jean-Pierre Sinapi, Daniel Tonachella et Quentin Raspail (2006)
- Hammaguir
- Centre Saharien d'Expérimentations Militaires
- Centre d'Expérimentations Militaires des Oasis
Références
- Essais chimiques français en Algérie, MIDI 2 - 22/10/1997, INA
- Les services chimiques francais dans l'entre-deux guerre - Un bref aperçu de la question des gaz de combat pendant la campagne de 1939 - 1940
- Exclusif. Jusqu'en 1978, seize ans après l'indépendance, les essais ont continué sur une base secrète dans le Sahara: Quand la France testait des armes chimiques en Algérie
- Un témoignage inédit de l'ancien ministre de la Défense : B2-Namous, c'était vraiment très secret, site officiel du Nouvel Obs
- Essais chimiques en Algérie, JA2 20H - 21/10/1997, INA
- Essais chimiques français en Algérie, MIDI 2 - 22/10/1997 - INA
- Exclusif : la France va dépolluer un ancien site d'essais d'armes chimiques en Algérie sur le blog Secret Défense de Jean-Dominique Merchet le 25 février 2013.
Liens externes
Dossier du Nouvel Observateur d'octobre 1997 (en 5 parties)
- "Quand la France testait des armes chimique en Algérie" (1/5), dossier du Nouvel Observateur, octobre 1997
- "La vie à B2-Namous" (2/5), dossier du Nouvel Observateur, octobre 1997
- "La panoplie chimique" (3/5), dossier du Nouvel Observateur, octobre 1997
- "«Faire claquer les filtres»" (4/5), dossier du Nouvel Observateur, octobre 1997
- "«B2-Namous, c'était vraiment très secret»" (5/5), dossier du Nouvel Observateur, octobre 1997
Actualités télévisées France 2 d'octobre 1997
- Essais chimiques en Algérie, JA2 20H - 21/10/1997
- Essais chimiques français en Algérie, MIDI 2 - 22/10/1997
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