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Bataille de Kairouan
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| Bataille de Kairouan | ||||||||
| Informations générales | ||||||||
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| Tentatives mérinides de domination du Maghreb | ||||||||
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La bataille de Kairouan est une bataille ayant eu lieu près de Kairouan le 10 avril 1348. Elle oppose le sultan mérinide du Maroc, Abû al-Hasan ben `Utman, à des tribus arabes tunisiennes révoltées contre son autorité. Elle se traduit par la défaite du sultan mérinide[1],[2].
Sommaire |
Contexte
Avant la bataille, le sultan mérinide est très confiant dans la victoire de ses troupes expérimentées face à des troupes arabes certes supérieures en nombre mais mal équipées et non expérimentées. Il est pourtant défait en raison des Zianides de l'actuel Algérie.
Déroulement
Conséquences
Après la bataille, les Mérinides perdent immédiatement la Tunisie investie par les tribus locales puis par la dynastie des Hafsides. Le souverain mérinide se réfugie dans une forteresse assiégée par les tribus arabes mais parvient à s'échapper. En Algérie, Abu Inan Faris, fils du sultan vaincu, profite de la défaite de son père pour s'autoproclamer roi à Tlemcen mais, craignant que le pouvoir lui échappe au Maroc, décide de se rendre à Fès pour recevoir l'allégeance des tribus locales et s'autoproclame roi.
Le roi Abû al-Hasan ben `Utman et ses soldats fuient la Tunisie par la mer mais leur bateau fait naufrage devant les côtes algériennes. Cependant, le souverain ainsi qu'une poignée de ses soldats survivent à l'accident. Le roi commence alors à organiser son armée et essaie à nouveau d'enlever Tlemcen aux Zianides mais est battu par ces derniers et doit se replier vers le Sahara. Finalement, il décide de rentrer au Maroc et conteste le règne de son fils, leurs troupes respectives s'affrontant près de l'oued Oum Errabiaa, et la bataille se solde par la victoire des troupes du fils. Le père abandonne alors ses prétentions au trône et se réfugie auprès de la tribu berbère Hantata vivant dans le Moyen Atlas.
Le sultan Abu Inan Faris réussit finalement à stabiliser son royaume et parvient, en 1357, à reconquérir l'actuelle Algérie et l'actuelle Tunisie. Sa mort prématurée (tué par l'un de ses vizirs) entraîne des troubles importants et les deux provinces conquises retrouvent à cette occasion leur indépendance. Après la mort du sultan Abu Inan Faris, le Maroc connaîtra la période la plus sombre de son histoire qui durera deux siècles.
Références
- Gustave Wolfrom, Le Maroc : ce qu'il faut en connaître. Ouvrage suivi d'un compte rendu de la conférence d'Algésiras, éd. Augustin Challamel, Paris, 1906, p. 20
- (fr) Charles-André Julien, Histoire de l'Afrique du Nord : Tunisie, Algérie, Maroc, vol. 2, éd. Payot, Paris, 1952, p. 181
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