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Bataille de Sainte-Foy
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La bataille de Sainte-Foy est une bataille opposant les Français aux Britanniques près de Québec le 28 avril 1760 dans le cadre de la guerre de Sept Ans.
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Avant l'affrontement
Le 27 avril 1760 au matin, les marins britanniques ramènent un artilleur français à l'article de la mort aux quartiers du Gouverneur James Murray. Ce Français avait été repêché des eaux glaciales après que son embarcation eut fait naufrage. Le captif avertit Murray qu'une force massive formée de Français, de Canadiens et de leurs alliés amérindiens arriverait bientôt de Montréal pour attaquer Québec.
James Murray rassembla un millier de soldats et ordonna à ses hommes de transporter dix canons jusqu'à la zone de tir. Normalement, cette tâche aurait été accomplie par les chevaux, mais les troupes affamées les avaient mangés depuis longtemps. Les soldats britanniques quittèrent la ville pour rejoindre les détachements d'infanterie légère qui se regroupaient dans de petits postes avancés à Sainte-Foy, Sillery et Cap-Rouge
Pendant ce temps, le chevalier de Lévis positionnait ses quelque 5 900 soldats au-delà de la forêt, près de Sainte-Foy. Ses troupes comprenaient des soldats réguliers (2 600), des miliciens (2 400) et des guerriers amérindiens (près de 1 000); leur mission était de reprendre Québec aux Britanniques.
La bataille
Le 28 avril 1760, quelques mois seulement après la défaite de la France sur les Plaines d'Abraham dans la ville de Québec, le gouverneur de la Nouvelle-France, Pierre de Rigaud de Vaudreuil, et le chevalier de Lévis repoussent les Britanniques du général James Murray à la bataille de Sainte-Foy et assiègent la ville de Québec. La fortune fait en sorte que les renforts britanniques arrivent en premier en Nouvelle-France, ce qui conduit les troupes françaises à reculer puis à capituler à Montréal et à Trois-Rivières peu après.
La bataille de Sainte-Foy est le dernier battement de cœur de la France coloniale au Canada. Les trois années qui suivront cette bataille seront sous un régime militaire administré par le général Murray et ce, jusqu'à la fin de la guerre de Sept Ans en Europe. Au Traité de Paris (1763), Choiseuil choisit de conserver les îles des Antilles, plutôt que le Canada offert par l'Angleterre, et la France perdit ainsi, l'Île Royale et l'Isle Saint-Jean. Alors que la Louisiane sera vendue par Napoléon en 1803 et que l'Acadie fut conquise dès 1713. Le gain monétaire et l'argent qu'apportaient les Antilles, l'esclavage au Sénégal, et son comptoir de Pondichéry au Inde, est tout ce que Choiseul et les riches marchands favorisaient. La France était avant tout une super puissance avec une population trois fois supérieure à l'Angleterre. L'intérêt n'y était plus, et Lévis lorsqu'il aperçut la flotte Britannique remonter le Saint-Laurent s'écria, « La France nous a abandonné! »[1].
Le Monument aux Braves, situé sur le Chemin Ste-Foy, fut dévoilé le 19 octobre 1863 pour commémorer la bataille.
Références
- Canada-Québec, Synthèse Historique, Éditions du Renouveau Pédagogique Inc. p. 177-178
Sources et bibliographie
En français :
En anglais :
- (en) Stephen Brumwell, Redcoats: The British Soldier and War in the Americas, 1755-1763, Cambridge University Press, New York, 2002 ISBN 0-521-80783-2
- (en) (en) Rene Chartrand, Canadian Military Heritage, Casemate Publishing, 2000 (ISBN 2920718517) [lire en ligne]
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