Bataille de la Ristigouche

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher

48°0′17″N 66°43′15″O / 48.00472, -66.72083

Bataille de la Ristigouche
Informations générales
Date 3 juillet au 8 juillet 1760
Lieu Rivière Ristigouche entre le Québec et le Nouveau-Brunswick actuels
Issue Victoire britannique
Belligérants
Union flag 1606 (Kings Colors).svg Royaume de Grande-Bretagne Royal Standard of the Kingdom of France.svg Royaume de France
Commandants
John Byron François Chenard de la Giraudais
François-Gabriel d’Angeac
Forces en présence
3 bateaux de ligne
2 frégates
1 frégate
7 navires marchands
400 marins
Guerre de Sept Ans
Batailles
Europe

Minorque (navale) (1756) • Pirna (1756) • Lobositz (1756) • Reichenberg (1757) • Prague (1757) • Kolin (1757) • Hastenbeck (1757) • Gross-Jägersdorf (1757) • Moys (1757) • Rochefort (1757) (en) • Rossbach (1757) • Breslau (1757) • Leuthen (1757) • Carthagène (navale) (1758) • Olomouc (1758) • Saint-Malo (1758) • Rheinberg (1758) • Krefeld (1758) • Domstadl (1758) • Cherbourg (1758) • Zorndorf (1758) • Saint-Cast (1758) • Tornow (1758) • Lutzelberg (1758) • Hochkirch (1758) • Bergen (1759) • Kay (1759) • Minden (1759) • Kunersdorf (1759) • Neuwarp (navale) (1759) • Hoyerswerda (1759) • Baie de Quiberon (navale) (1759)  • Maxen (1759) • Meissen (1759) • Landshut (1760) • Emsdorf (1760) • Warburg (1760) • Dresde (1760) • Glatz (1760) (en) • Legnica (1760) • Berlin (1760) (en) • Kloster Kampen (1760) • Torgau (1760) • Belle-Île (1761) • Langensalza (1761) (en) • Cassel (1761) • Grünberg (1761) • Villinghausen (1761) • Ölper (1761) (en) • Kolberg (1761) • Wilhelmsthal (1762) • Burkersdorf (1762) • Lutzelberg (1762) • Almeida (1762) • Valencia de Alcántara (1762) (en) • Nauheim (1762) (en) • Vila Velha de Ródão (1762) (en) • Cassel (1762) (en) • Freiberg (1762) •


Amérique du Nord
Guerre de la Conquête (1754-1763)

Jumonville Glen (1754) • Fort Necessity (1754) • Fort Beauséjour (1755) • Monongahela (1755) • Petitcoudiac (1755) • Lac George (1755) • Fort Bull (1756) • Fort Oswego (1756) • Kittanning (1756) • Fort William Henry (1757) • Louisbourg (1758) • Le Cran (1758) • Fort Carillon (1758) • Fort Frontenac (1758) • Fort Duquesne (1758) • Fort Ligonier (1758) • Fort Niagara (1759) • Beauport (1759) • Plaines d'Abraham (1759) • Sainte-Foy (1760) • Ristigouche (navale) (1760) • Mille-Îles (1760) • Signal Hill (1762) •


Indes occidentales

Cap-Français (1757) (en) • Martinique (1759) (en) • Guadeloupe (1759) • Dominique (1761) (en) • Martinique (1762) (en) • Cuba (1762)


Asie
Troisième guerre carnatique (1757-1763)

Chandernagor (1757) (en) • Plassey (1757) • Gondelour (1758) • Negapatam (navale) (1758) • Condore (1758) • Madras (1758) (en) • Pondichéry (navale) (1759) • Masulipatam (1759) • Chinsurah (1758) (en) • Wandiwash (1760) • Pondichéry (1760) • Manille (1762)

La bataille de la Ristigouche fut une bataille navale de la fin de la Guerre de Sept Ans, entre des éléments de la Royal Navy et une petite flottille envoyée de France pour soulager la Nouvelle-France, après la chute de Québec.

Sommaire

Contexte

En 1760, le conflit allumé depuis 1754 entre la France et la Grande-Bretagne semble tourner à l'avantage de cette dernière. De l'autre côté de l'Atlantique, malgré ses premiers succès, la France se trouve dans une position critique. Après avoir perdu Louisbourg en 1758 puis Québec l'année suivante, elle voit son maintien en Amérique du Nord fort compromis. Mais cependant tout n'est pas joué, les troupes françaises s'opposent à l'avancée anglaise et les obligent à prendre leurs quartiers d'hiver repoussant à l'année suivante leurs projets de conquête et laissant au général Lévis l'occasion d'organiser une riposte.

Ainsi le 28 avril 1760, le Chevalier de Lévis, à la tête de 7 000 soldats, marche sur Québec et livre un combat victorieux à Sainte-Foy, entamant alors le deuxième siège de Québec. Les renforts venant de la mer apporteront avec eux la victoire à un des deux camps. Cette victoire ne tarde pas, les navires anglais sont les premiers à parvenir devant Québec après avoir battu les maigres forces navales du commandant Vauquelin, ils pilonnent les troupes françaises qui manquent de munitions et les forcent à battre en retraite. Mais la victoire n'en est pas garantie pour autant. Montréal, la dernière place forte française attend toujours en vain des renforts qui pourrait la sauver.

Situation

Afin d'apporter les renforts de la dernière chance à la Nouvelle-France, le royaume arme en toute hâte à Bordeaux un convoi de cinq navires marchands réquisitionnés: le Bienfaisant, le Soleil, l'Aurore, la Fidélité et le Marquis de Malauze; escortés par la frégate de 26 canons le Machault. Le commandement de la flottille est confié à François Chenard de la Giraudais, ce jeune lieutenant de frégate âgé de 33 ans possède, en dépit de son jeune âge une grande expérience et les qualités nécessaires pour mener à bien cette mission. En effet en 1759, il avait déjà escorté plusieurs convois, toujours à bord du Machault dont il connaît bien les qualités nautiques.

Suites aux défaites successives à Lagos, aux Cardinaux et à la prise de ses ports sur la côte nord américaine, la France n'a pu ravitailler ses colonies qui se retrouvent dépourvues de tout. Ainsi le convoi embarque plus de 2 000 tonneaux de vivres et de munitions, ainsi que 400 hommes de troupes commandés par le capitaine François-Gabriel d’Angeac, homme d'expérience qui connaît bien le pays. Dans leurs cales, les navires marchands embarquent une multitude de vivres dont la moitié est composée de viandes salées et de farines, à cela s'ajoutent munitions et fournitures. Le Machault n'est pas en reste car il embarque à lui seul 150 soldats (sur un équipage de 250 hommes) et une bonne partie de la poudre et des munitions.

Enfin après un armement rapide, le convoi lève l'ancre le 10 avril 1760. Dès le lendemain, les Anglais qui font le blocus du port prennent en chasse le convoi qui doit se disperser. Mais alourdis par leurs marchandises, l'Aurore et le Soleil sont arraisonnés par l'ennemi. Deux semaines plus tard, alors que le convoi croise au large des Açores, la Fidélité fait naufrage. Le 15 mai, il ne reste plus que trois navires lorsque la flottille amoindrie mouille dans le Golfe du Saint Laurent. Là, il apprend que les Britanniques sont arrivés les premiers et ont détruit la flottille de Vauquelin devant Québec. La Giraudais décide alors de se réfugier dans la baie des Chaleurs. Le 18 mai, il jette l'ancre dans l'estuaire de la Ristigouche. Les Indiens locaux, alliés des Français, promettent de combattre les Anglais aux côtés de La Giraudais. Cinq navires de guerre britanniques menés par le capitaine de vaisseau John Byron, appareillent de Louisbourg.

Bataille

Le 22 juin, La Giraudais se retrouve piégé au fond de la baie des Chaleurs et décident de remonter la rivière Ristigouche en espérant que le tirant d'eau des navires de Byron ne lui permette pas d'en faire autant. L'hésitation de ce dernier laisse à La Giraudais le temps d'organiser sa défense. Il installe une batterie à terre puis fait saborder des goélettes dans le chenal pour en interdire l'accès et protéger le Machault. Le 3 juillet, Byron parvient enfin à trouver le chenal principal et s'engage dans la rivière. A courte portée, le combat est sanglant et malgré leur infériorité numérique, les Français parviennent à infliger de lourds dommages aux Britanniques avant que ceux-ci n'aient pu détruire la batterie côtière. Mais face à l'avance de ceux-ci, La Giraudais décida de remonter encore plus la rivière. Pendant de nombreuses heures et cinq jours durant, de furieux combats eurent lieu et La Giraudais parvint à tenir tête à Byron. Mais plus le temps passait plus la victoire semblait impossible.

Finalement résigné, La Giraudais décida, au matin du 8 juillet, de saborder ses bâtiments après les avoir fait évacuer. Afin que l'ennemi ne s'empare pas des vivres, il fait sauter le Machault et le Bienfaisant. Le Marquis de Malauze qui compte des prisonniers à son bord ne subit pas le même sort et est capturé. Une fois à terre, les Français établissent un petit fort et y prennent garnison.

Conséquences

Proue du Machault au lieu historique national de la Bataille-de-la-Ristigouche.

Privée de renforts et de ravitaillements, Montréal doit se résoudre à l'inéluctable. Le 8 septembre, la ville se rend au général Amherst. Le 23 octobre, la petite garnison de Ristigouche apprend la triste nouvelle et se rend aux Anglais six jours plus tard. Même si le convoi était parvenu à Montréal, sa cargaison n'aurait procuré qu'un léger sursis à la Nouvelle-France dont le sort semblait scellé depuis longtemps. Avec la chute des dernières places fortes, la guerre s'achève en Amérique ainsi que le rêve de Samuel de Champlain. Suite au traité de Paris en 1763, la Grande-Bretagne obtient la Nouvelle-France.

Malgré sa défaite, la défense de La Giraudais et son opiniâtreté lui vaudront le grade de capitaine de brûlot.

Un musée, le lieu historique national de la Bataille-de-la-Ristigouche, commémore cet événement à Pointe-à-la-Croix.

Annexes

Sources

Bibliographie

  • Gilles Proulx, Combattre à Ristigouche : hommes et navires de 1760 dans la baie des Chaleurs, Ottawa, « Parcs Canada - Lieux historiques nationaux », 1999, 151 p. (ISBN 0-660-96120-2) .

Articles connexes

Liens externes

mentions légales Wikipédia
logo wikimediapolitique de confidentialité à propos de Wikipédia avertissements contacts logo wikimediafaire un don

Bataille de la Ristigouche . Wikipédia


66.72083 La bataille de la Ristigouche fut une bataille navale de la fin de la Guerre de Sept Ans , entre des éléments de la Royal Navy et une petite flottille envoyée de France pour soulager la...

Bataille de la Ristigouche . Wikipédia


66.72083 La bataille de la Ristigouche fut une bataille navale de la fin de la Guerre de Sept Ans , entre des éléments de la Royal Navy et une petite flottille envoyée de France pour soulager la...

Bataille de la Ristigouche


Bataille de la Ristigouche. La bataille de la Ristigouche fut une bataille navale de la fin de la Guerre de Sept Ans, entre des éléments de la Royal Navy et une petite flottille envoyée de France pour...
Plus d'infos Sur le web

  • La bataille de la Ristigouche fut une bataille navale de la fin de la Guerre de Sept Ans , entre des éléments de la Royal Navy et une ...
    9 Kio (1 307 mots) - 13 mars 2012 à 10:57

  • Le lieu historique national de la Bataille-de-la-Ristigouche est un musée et un centre d'interprétation historique appartenant à ...
    4 Kio (489 mots) - 4 décembre 2011 à 23:21

  • 3 -8 juillet : Victoire navale britannique à la bataille de la Ristigouche . 19 juillet : Fondation de Mayagüez à Porto Rico . ...
    13 Kio (1 375 mots) - 22 mai 2012 à 17:00

  • Théâtre américain : Bataille de la Ristigouche 3 8 | juillet | 1760 Grande-Bretagne / France | Victoire britannique | Bataille de Sainte- ...
    76 Kio (9 770 mots) - 24 mai 2012 à 02:01

  • derniers bénéficiaient aussi de troupes supplémentaires qui contrecarrèrent les renforts de la dernière chance à la bataille de la Ristigouche . ...
    262 Kio (33 487 mots) - 21 mai 2012 à 10:14

  • Quelque deux cents ans plus tard, la Bataille de la Ristigouche en 1760 , au fond de la baie des Chaleurs , scelle le sort de la ...
    48 Kio (6 916 mots) - 18 mai 2012 à 23:46

  • En 1760, la communauté fut témoin de la Bataille de la Ristigouche une bataille signalant la fin du régime français en Amérique du Nord. ...
    4 Kio (538 mots) - 24 avril 2012 à 15:59

  • Les Acadiens arrivent à partir de 1750 mais la défaite française lors de la bataille de la Ristigouche , le 8 | juillet | 1760, nuit au ...
    29 Kio (3 559 mots) - 17 mai 2012 à 11:26

  • À la suite de leur victoire dans la bataille de la Ristigouche , les Britanniques voulaient se débarrasser des Acadien s vivant à la baie ...
    3 Kio (482 mots) - 30 mars 2012 à 00:03

  • En 1760 , il accueillit certains membres de l'équipage du Capitaine Saint-Simon, corsaires rescapés de la bataille de la Ristigouche . ...
    5 Kio (589 mots) - 30 janvier 2012 à 09:41

  • En juillet 1760 , durant la bataille de la Ristigouche , les 200 maisons du village furent brûlés par les troupes britanniques du général ...
    2 Kio (269 mots) - 18 juillet 2009 à 18:48

  • Il prit part à la bataille de la Ristigouche le 8 juillet 1760 lors de laquelle il fut détruit. Il avait 250 personnes à bord, soit 150 ...
    3 Kio (393 mots) - 9 avril 2012 à 15:07

  • rivière Ristigouche ainsi que d'autres endroits avoisinants portant le nom de Restigouche . ... Bataille de Restigouche: Bataille de la Ristigouche ...
    17 Kio (2 346 mots) - 1 février 2012 à 03:20

  • La bataille de la Ristigouche: Bataille de la Ristigouche. connaissance de la région pour commander des troupes envoyées en renfort au Canada . ...
    12 Kio (1 595 mots) - 4 février 2012 à 10:26

  • La même année, suite à la bataille de la Ristigouche , le capitaine Saint-Simon se vit confier le commandement d’un bateau corsaire avec ...
    54 Kio (7 358 mots) - 16 avril 2012 à 18:51

  • L'expédition de 1760 et la bataille de Ristigouche: Bataille de la Ristigouche. Malgré le soutien des tribues locale, La Giraudais ne peut rien ...
    5 Kio (688 mots) - 31 janvier 2012 à 23:00

  • Bataille de la Ristigouche | 1924 48.0167000 | 66.7346999 | format dms | name Bataille de la Ristigouche | Lieu de dernier combat naval ...
    50 Kio (5 660 mots) - 6 mai 2012 à 14:52

  • Déportation des Acadiens , la région n'est pas encore complètement contrôlée par les Britanniques, même après la bataille de la Ristigouche . ...
    31 Kio (4 165 mots) - 30 mars 2012 à 00:02

  • Ristigouche (Restigouche en anglais) Toponymes : Ristigouche , canton ... Voir aussi : Bataille de la Ristigouche . Catégorie:Homonymie de toponyme ...
    966 o (79 mots) - 22 août 2009 à 02:51

  • La Ristigouche ou Restigouche est un fleuve situé au nord-ouest du Nouveau- ... La bataille de la Ristigouche s'est déroulée dans l'estuaire ...
    5 Kio (669 mots) - 13 février 2012 à 04:24