Benoît Hamon

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Benoît Hamon
Benoît Hamon - janvier 2000.jpg
Benoît Hamon en janvier 2000.

Fonctions
Ministre délégué à l'Économie sociale et solidaire
En fonction depuis le 16 mai 2012
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault
Porte-parole du Parti socialiste
En fonction depuis le 6 décembre 2008
Prédécesseur Julien Dray
Député européen
Représentant de la circonscription Est
20 juillet 200413 juillet 2009
Élection 13 juin 2004
Biographie
Date de naissance 26 juin 1967 (1967-06-26) (44 ans)
Lieu de naissance Saint-Renan, Finistère (France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique PS

Benoît Hamon, né le 26 juin 1967 à Saint-Renan (Finistère), est un homme politique français. Ancien député européen, il est porte-parole du Parti socialiste de 2008 à 2012 et conseiller régional d'Île-de-France depuis 2010.

Le 16 mai 2012, il est nommé au poste de ministre délégué auprès du ministre de l'Économie, des Finances et du Commerce extérieur, chargé de l'économie sociale et solidaire dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault.

Sommaire

Biographie

Benoît Hamon est né d'une mère secrétaire et d'un père ingénieur, travaillant à la Direction des constructions navales (DCN) de Brest[1].

De 1976 à 1980, il vit avec ses parents à Dakar au Sénégal, où il suit sa scolarité dans un établissement catholique des Pères maristes, qui accueille une population très cosmopolite[2]. Il revient en Bretagne après le divorce de ses parents.

Benoît Hamon s'engage en politique à dix-neuf ans lors des manifestations estudiantines contre le projet de loi du ministre de l'enseignement d'Alain Devaquet (hiver 1986-1987). Il milite alors à la section de Brest du Parti socialiste.

Après avoir obtenu une licence d'histoire à l'université de Brest[1], il débute sa carrière à vingt-quatre ans en 1991 comme assistant parlementaire du député PS de la Gironde Pierre Brana. Il est président et fondateur du Mouvement des jeunes socialistes de 1993 à 1995.

Il devient conseiller pour la Jeunesse auprès de Lionel Jospin, Premier secrétaire du Parti socialiste de 1995 à 1997. Il entre ensuite au cabinet de Martine Aubry, ministre de l'Emploi et de la Solidarité, comme conseiller technique chargé de l'emploi des jeunes (1997-1998), puis comme conseiller chargé des affaires politiques (1998-2000). Il a été directeur du planning stratégique de l'institut de sondages Ipsos de 2001 à 2004.

Il est conseiller municipal de Brétigny-sur-Orge (Essonne) de 2001 à 2008 et député européen de juin 2004, à juin 2009, représentant de la circonscription Est[3].

Benoît Hamon entre au bureau national du Parti socialiste. Il co-fonde, en 1993, Nouvelle Gauche. Il est aussi co-fondateur (avec Arnaud Montebourg et Vincent Peillon) du courant Nouveau Parti socialiste (NPS), dont il devient l'un des porte-parole ; mais ce trio explose lors de la synthèse du congrès du Mans, puis lors de la primaire pour l'élection présidentielle de 2007 (Montebourg et Peillon soutiennent Ségolène Royal, Hamon soutient Laurent Fabius).

Déjà partisan du « non » au référendum du 29 mai 2005 sur le Traité constitutionnel européen, il se prononce en faveur de la synthèse lors du Congrès du Mans le 20 novembre. Il est nommé Secrétaire national du Parti socialiste, chargé du projet européen le 28 novembre 2005.

Le 6 novembre 2007, il démissionne de ce poste suite à la décision de Bureau national du Parti socialiste de soutenir le traité modificatif européen lors de la procédure d'adoption parlementaire[4]. Il considère que cette décision est en contradiction avec la synthèse du Mans et la campagne présidentielle de Ségolène Royal qui demandait un nouveau référendum.

En tant que député européen, il est membre de la commission des affaires économiques et monétaires, membre suppléant de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs, vice-président de la délégation pour les relations avec les États-Unis, et membre suppléant de la délégation pour les relations avec Israël. Il retient l'attention par deux rapports parlementaires majeurs : la révision stratégique du Fonds monétaire international et la révision de la directive sur la fiscalité de l'épargne.

En mai et juin 2007, il est porte-parole du Parti socialiste pour les élections législatives. En juillet, il fonde avec Noël Mamère le cercle de réflexion La Forge.

Député européen de la circonscription Est durant la législature 2004-2009, il se représente en troisième position sur la liste du PS en Île-de-France aux élections européennes du 7 juin 2009 et perd son mandat.

Il travaille pour Le Fil, société d’études d’opinion co-fondée en 2002[5] avec Philippe Hubert et Samuel Jequier[6].

Depuis octobre 2008, Benoît Hamon est membre du conseil d'administration de l'université Paris VIII, en tant que « personnalité extérieure »[7]. Il y enseigne depuis septembre 2009 les organisations internationales et les processus décisionnels dans l'UE, en tant que professeur associé.

Le 16 mai 2012, il est nommé ministre délégué auprès du ministre de l'Économie, des Finances et du Commerce extérieur, chargé de l'économie sociale et solidaire.

Congrès de Reims

Dans le cadre du congrès de Reims du Parti socialiste, il dépose avec Henri Emmanuelli, le 2 juillet 2008, une contribution intitulée Reconquêtes[8], au nom du Nouveau Parti socialiste.

Benoît Hamon en compagnie de Martine Aubry et Harlem Désir lors d’une manifestation, le 29 janvier 2009, à Paris.

Dans l'optique du dépôt des motions, les courants Ambition socialiste (autour de Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès), Démocratie et Socialisme (autour de Gérard Filoche) ainsi que Jacques Fleury (auteur de la contribution « Et si le parti restait socialiste ! ») acceptent de fusionner leurs contributions avec celle du NPS. Après plusieurs contacts avec Martine Aubry, ils décident de ne pas poursuivre le rapprochement à cause de son alliance avec les strauss-kahniens[9]. Après discussions, Trait d'union (autour de Jean-Luc Mélenchon), Forces militantes (autour de Marc Dolez) et le NPS font motion commune le matin même de la date de dépôt de la motion. Avec le ralliement de Nouvelle Gauche (autour de Pierre Larrouturou) la veille, toute l'aile gauche du PS s'est ainsi réunie sur la motion C intitulée « Un Monde d'Avance : reconstruire l’espoir à gauche », dont le premier signataire est Benoît Hamon. Jean-Luc Mélenchon a qualifié cette union d'« événement historique »[10].

Benoît Hamon annonce dans la foulée sa candidature au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste, poussé par ses proches[11]. Le 7 novembre, lors du vote des militants sur les motions, celle qu'il conduit arrive en quatrième position avec 18,52 % des suffrages exprimés, derrière la motion E soutenue par Ségolène Royal (29,08 %), la motion A conduite par Bertrand Delanoë (25,24 %) et la motion D conduite par Martine Aubry (24,32 %)[12].

Satisfait du score de sa motion[13] et alors que les signataires issus des courants Trait d'union et Forces militantes décident en majorité de quitter le PS pour fonder le Parti de gauche[14], Benoît Hamon précise qu'il ne signera aucune synthèse ne refusant pas explicitement l'alliance du PS avec le Centre, et maintient sa candidature au poste de Premier secrétaire[15]. Benoît Hamon obtient 22,6 % des voix lors du premier tour du vote pour le poste de premier secrétaire le 20 novembre (3e position, derrière Martine Aubry et Ségolène Royal), et demande aux militants ayant voté pour lui de voter « massivement » pour Aubry au second tour[16].

À l'issue du Congrès de Reims, la motion Un Monde d'Avance est transformée en courant structuré dans les fédérations (départements) du Parti socialiste. Ce courant réunit des militants issus de la Gauche socialiste, du Nouveau Monde (Parti socialiste) et du Nouveau Parti socialiste avec Henri Emmanuelli et Pascal Cherki, qui en est le secrétaire général.

Porte-parole du Parti socialiste

Le 6 décembre 2008, il est nommé par la nouvelle première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry porte-parole du parti, en remplacement de Julien Dray[17]. Une de ses premières déclarations proposant de rétablir une « forme d'autorisation administrative de licenciement » fait débat dans le monde politique et syndical[18].

Il est élu conseiller régional d'Île-de-France lors des élections régionales de 2010.

Positionnement politique

Benoît Hamon milite pour une forte intervention de l'État dans l'économie, ainsi que pour des réglementations permettant d'encadrer l'économie. Il propose notamment la nationalisation d'établissements bancaires afin de créer un pôle financier public, et, au niveau européen, plaide pour des restrictions au libre-échange[19]. Benoît Hamon s'est prononcé en faveur d'une gauche qui agit à chaque fois que cela est nécessaire aux côtés des syndicats dans le mouvement social pour la sauvegarde des services publics notamment ou plus récemment pour la défense de la retraite à 60 ans sans augmentation de la durée de cotisation, ce qui n'est pas en phase avec la direction actuelle du Parti socialiste.

Le 22 novembre 2010, il signe une pétition intitulée « Mères porteuses : extension du domaine de l’aliénation » dénonçant la proposition d'encadrement de la gestation pour autrui faite par la fondation Terra Nova, proche du PS et de nombreux membres du parti socialiste[20].

Ministre du gouvernement Ayrault

Le 16 mai 2012, il est nommé ministre délégué chargé de l'économie sociale et solidaire auprès de Pierre Moscovici, ministre de l'Économie, des Finances et du Commerce extérieur, dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

Notes et références

  1. a et b Michel Revol, « Le frondeur du PS », Le Point, 9 aout 2007, consulté sur www.lepoint.fr le 19 avril 2011.
  2. « Sur les traces de Benoît Hamon, l'Africain », leparisien.fr, 8 février 2011.
  3. Listes du PS aux élections européennes de 2004.
  4. « PS : Benoît Hamon démissionne de son poste de secrétaire national », Agence France-Presse, 6 novembre 2007.
  5. Sylvie Santini, « Benoît Hamon, Sous les pavés, la grève », Paris Match, 6 août 2009.
  6. « Qui sommes-nous ? », www.lefil.fr.
  7. « Benoît Hamon à Paris VIII », 10 octobre 2008.
  8. « Reconquêtes », reconquetes.eu.
  9. France Info, chronique « L'invité de la mi-journée », 24 septembre 2008.
  10. Dépêche AFP, 23 septembre 2008].
  11. « Archives. Parti socialiste », Le Télégramme.com, 21 septembre 2008.
  12. Résultats par fédérations.
  13. « Motions PS : Delanoë et Hamon réagissent », Le Figaro, 7 novembre 2008.
  14. « Jean-Luc Mélenchon quitte le PS », Le Monde, 7 novembre 2008.
  15. « Benoît Hamon : Ségolène Royal doit clarifier sa position vis-à-vis du MoDem », Le Nouvel Observateur, 7 novembre 2008.
  16. « Ultime match serré entre Royal et Aubry pour la direction du PS », Agence France-Presse, 20 novembre 2008.
  17. « Benoît Hamon Porte-parole », Le Monde, 8 décembre 2008. Consulté le 16 décembre 2008.
  18. « Licenciements : haro sur Hamon », Libération, 10 décembre 2008.
  19. Unmondedavance.eu.
  20. [1]

Annexes

Bibliographie

Liens externes

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Benoît Hamon . Porte-parole du Parti Socialiste


Benoît Hamon répondait aux questions de Jean-Michel Apathie sur RTL suite à sa nomination au poste de ministre délégué à l Economie sociale et solidaire...

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Benoît Hamon, né le 26 juin 1967 à Saint-Renan (Finistère) est un homme politique français, député européen depuis 2004.

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Benoît Hamon est membre du Parti Socialiste depuis 1987. Electron libre, il fait partie de la génération montante au sein du PS. Biographie de Benoît Hamon...
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  • signa ensuite en septembre 2008 la motion présentée par Benoît Hamon au congrès de Reims Un monde d’avance : reconstruire l’espoir à gauche. ...
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  • Cette motion — « Un monde d’avance, Reconstruire l'espoir à gauche — a pour premier signataire Benoît Hamon . présentées par Benoît Hamon et ...
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  • motions » - celles de Aubry de Bertrand Delanoë et de Benoît Hamon - qui ensemble « ont recueilli la majorité lors du vote des militants ... ...
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