Cyril Hanouna : ''J'ai triché au bac'' !
Cyril Hanouna n'a pas froid aux yeux ! Alors que les 665 000 candidats au baccalauréat 2013 viennent tout juste d'entamer les épreuves, le 17 juin le présentateur de Touche Pas À Mon Poste a créé le buzz en avouant son forfait. "J'ai triché au bac", a-t-il révélé en direct sur le...
Bruxelles
| Bruxelles (nl) Brussel |
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Montage de différentes vues de Bruxelles. |
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Héraldique |
Drapeau |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | ||
| Communauté | ||
| Arr. judiciaire | BHV | |
| Code INS | 21000 | |
| Zone téléphonique | 02 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Bruxellois | |
| Population – Hommes – Femmes Densité |
1 300 000 (1er janvier 2013) % % 8 056 hab./km2 |
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| Pyramide des âges – 0–17 ans – 18–64 ans – 65 ans et + |
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| Étrangers | 28,14 % (1er janvier 2011) | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Superficie – Surface agricole – Bois – Terrains bâtis – Divers |
161,38 km2 (2005) % % % % |
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| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site officiel | irisnet.be | |
Bruxelles (prononcé [bʁy.sɛl][1] Écouter, Brussel [ˈbrʏ.səl] Écouter en néerlandais, Brüssel en allemand, Brussele en wallon) est la capitale de la Belgique[2], de la Communauté française de Belgique[3] et de la Communauté flamande. C'est aussi le siège de la plupart des institutions de l’Union européenne, ainsi que de nombreuses organisations internationales, dont l’OTAN.
Son nom se prononce [bʁy.sɛl][1] (le « x » se prononce [s] (« ss »)), comme dans Auxerre. En effet, l’orthographe actuelle du nom provient d’une habitude des copistes du Moyen Âge, de remplacer les doubles « s », comme dans Brussel, Brusselles, par une croix, ce qui n’en modifiait pas la prononciation. Cette croix, assimilée à un « x », n’a été prononcée « ks » en français qu’à partir du XVIIIe siècle, sans que cette modification change l’usage bruxellois[4]. Il existe d’autres exemples tels que soixante, Auxerre (prononcé Ausserre [o.ˈsɛʁ]) ou Auxonne en Bourgogne. En France (et parfois en Belgique) on entend souvent (à tort) la prononciation "Bru/ks/elles" et/ou "bru/ks/ellois".
Par extension, « Bruxelles » peut également désigner, en général en dehors de la Belgique et par métonymie, des Institutions européennes (le plus souvent, la Commission européenne).
De par sa superficie, Bruxelles est 1,6 fois plus grand que Paris
Sommaire |
Histoire
Toponymie
Le nom de « Bruxelles » peut être expliqué de diverses manières et fait l'objet de débats entre les spécialistes, principalement partagés entre tenant d'une origine romane et une origine flamande, bien que celle-ci soit la plus généralement admise[5].
Jean-Jacques Jespers, dans son Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles s'appuie sur Auguste Vincent et Albert Carnoy pour estimer que Bruxelles vient du moyen néerlandais Brusele, formé à partir du germanique * sali, désignant une habitation d'une seule pièce, et de broek, désignant les marais[6]. Pour Geert van Istendael[7], il serait d’origine flamande, issu de Broeksel ou Broekzele signifiant en vieux flamand « habitation » ou « château » (sel/zele) « des marais » (broek), ou sēle et broec en moyen néerlandais, selon le Robert des noms de lieux[8]. En effet, jusqu’au voûtement de la Senne en 1871, Bruxelles était marécageuse et sujette à des inondations périodiques.
Selon le sociolinguiste Michel de Coster[9], le nom de Bruxelles dériverait de Bruocsella composé, d’une part, du mot celte bruoc ou bruco signifiant un endroit broussailleux et marécageux, et, d’autre part, du terme latin cella signifiant le temple, l'existence d'un temple romain et de sanctuaires chrétiens étant attestée sur le site de la cathédrale Saint-Michel-et-Gudule.
Selon une autre étymologie de Bruxelles, relayée par des historiens anciens – comme Henschenius (en) ou Erycius Puteanus (en) – et longtemps considérée comme fantaisiste[Par qui ?] avant de retrouver un regain d'intérêt[Quand ?][Pourquoi ?], ce mot pourrait tout comme pour Bruges être d'origine scandinave et désigner un petit pont[10] ou un embarcadère (Brygsele), établi par les Viking, ce qui expliquerait que la plus vieille monnaie sortie de l'atelier monétaire bruxellois (Xe siècle) ait comme "blason" un pont.
Fondations
Bruxelles, dont l’histoire mouvementée participe à celle de l’Europe occidentale, a fêté son millénaire officiel en 1979. On a cependant découvert des vestiges romains dans deux des communes bruxelloises jouxtant le centre de la ville, Anderlecht et Saint-Josse-ten-Noode, notamment une voie romaine, outre quelques vestiges et quelques toponymes relatifs à la civilisation des mégalithes, dolmens et pierres levées (place du Tomberg, Plattesteen).
La première mention de la ville apparaît au VIIe siècle : une chronique révèle qu'en 695, Vindicien d'Arras, évêque de Cambrai est mort de fièvre à Brosella. Par déduction, on[Qui ?] pense qu'il devait y avoir là un établissement humain suffisamment développé et sécurisé que pour y accueillir un dignitaire ecclésiastique. Cette thèse n'est pas contradictoire avec celle de l'existence d'un lieu d'échanges, comme pouvait l'être un pont sur la Senne, et aussi avec l'existence de l'île Saint-Géry sur laquelle pouvait se trouver un lieu protégé, comme un enclos fortifié. C'est l'explication de ce que, en 979, Charles de Basse-Lotharingie vint installer le siège de son duché dans cette île de la rivière Senne. Ce repère de nature politique a servi de référence pour choisir la date de naissance de Bruxelles. Ce fait historique, actuellement contesté, a été choisi comme point de repère officiel de la naissance de la ville actuelle, même si la construction du castrum et la présence de Charles de France à Bruxelles est mise en doute par de nombreux historiens universitaires[11][réf. insuffisante].
Moyen Âge
Bruxelles a grandi sur trois sites, le premier port de la Senne et les deux collines voisines. Un quartier commerçant et artisanal s’étend autour d’une église consacrée à saint Géry et la colline du Mont froid héberge le château-fort des comtes de Louvain, futurs ducs de Brabant[12].
Au XIIe siècle, des moulins s'installent sur le cours aménagé de la Senne. D’anciens marécages sont asséchés, sous la future Grand-Place, alors réservée au marché. Au début du XIIIe siècle, la ville se dote d'un rempart d’environ 4 kilomètres de long. Il relie l'île Saint-Géry, le port, la place du marché, le chapitre de Sainte-Gudule et le château du Coudenberg. En 1229, le duc de Brabant octroie la première charte garantissant à cette ville de 5 000 à 10 000 habitants une certaine autonomie. Dans la seconde moitié du XIVe siècle, la richesse de l’industrie du drap nécessite un nouveau rempart, long d’environ 8 kilomètres[12].
Le siècle suivant voit les Ducs de Bourgogne régner sur les Flandres et le Brabant dont Bruxelles devient la capitale, dotée du palais du Coudenberg, embelli et complété par la construction de l’Hôtel de Ville (1401-1455). Philippe le Bon, héritier du Brabant, autorise l'élargissement de la Senne, pour faciliter le commerce vers Anvers. En 1488 Bruxelles connaît une cruelle guerre civile et puis à l'été 1489 une épidémie de peste.
Époque moderne
Marguerite d'Autriche (1480-1530), gouverneur général des Pays-Bas en 1507, s'installe à Malines, où elle élève son neveu, le futur empereur Charles Quint. La population passe à environ 45 000 habitants sous le règne de ce dernier, qui donne son feu vert au canal creusé jusqu'à Willebroeck[12], permettant de relier dès 1561 la ville au port d’Anvers.
Durant les guerres de religion, Bruxelles devient une ville dominée par les protestants et subit un an de siège. La victoire des Espagnols sur la ville insurgée inaugure la Contre-réforme catholique qui multiplie les édifices religieux de style baroque. Au XVIIe siècle, la ville est capitale de l'industrie de la dentelle. En 1695 Louis XIV fait bombarder sa partie basse. L'hôtel de ville gothique échappe à la destruction, mais le centre-ville doit être entièrement reconstruit. Le Traité d'Utrecht de 1713 donne la Belgique à la branche autrichienne des Habsbourg. Les réformes autoritaires de l'empereur d'Autriche Joseph II mécontentent la population: un soulèvement éclate à Bruxelles, la Révolution brabançonne de 1789-1790.
Durant tout l'ancien régime, jusqu'en 1790, la ville reste le siège du Conseil d'État, ou gouvernement de la Belgique (provinces des Pays-Bas du Sud) et des États-Généraux qui remplissaient le rôle de Parlement. Ceux-ci se réunissent à Bruxelles le 7 janvier 1790 et proclament l'indépendance des États-Belgiques-Unis. La Révolution brabançonne chasse la tutelle autrichienne après la victoire de la Bataille de Turnhout. La révolution finissant par être vaincue par le retour des armées autrichiennes, le banquier Walckiers, qui avait financé l'armée révolutionnaire, fonde la "Ligue du bien public", inspirée des clubs parisiens, première étape vers le futur soulèvement de 1830. Peu après, la Révolution française chasse les Autrichiens et annexe la Belgique. Bruxelles en sort fort diminuée. Privée de son aire politique et économique du quartier de Brabant en 1795, elle devient un simple chef-lieu de département français, avant que la chute de Napoléon ne l'abandonne au royaume des Pays-Bas, dont Bruxelles et La Haye[12] se partagent le rôle de capitale pendant une quinzaine d'années, jusqu'à la Révolution belge de 1830.
Capitale de la Belgique
En 1830, des dissensions d'ordre économique entre Belges et Hollandais dégénèrent en franche hostilité, le roi des Pays-Bas ayant de plus tenté d'imposer le néerlandais comme seule langue officielle. Un soulèvement populaire éclate à Bruxelles. L'intervention de l'armée hollandaise engendre une résistance armée. Des barricades surgissent au cours des "journées de septembre". La retraite hollandaise est immédiatement suivie de l'installation d'un gouvernement et d'un parlement qui édicte une constitution. Une tentative de retour offensif de l'armée hollandaise tourne court à l'intervention des puissances européennes. Après une période d'hostilités larvées qui dure jusqu'au traité de paix de 1839. La Belgique indépendante garantie par les grandes puissances (France, Angleterre, Prusse) est définitivement installée. Capitale, Bruxelles.
Grâce à l'indépendance acquise en 1830, commence la révolution industrielle et financière belge. Dans un régime politique de monarchie constitutionnelle, la population belge augmente considérablement. En cinquante ans, celle de Bruxelles passe au XIXe siècle d’environ 80 000 à plus de 625 000 personnes pour la ville et ses environs, avec la multiplication de maisons et d’immeubles de style "éclectique" d'abord, puis, en fin de siècle, "art nouveau" puis "Art déco" au XXe siècle. L'édifice imposant de la Bourse de Bruxelles, achevé en 1873, l'immense Palais de justice de Bruxelles, achevé en 1881, des églises comme l'Église royale Sainte-Marie s’inscrivent dans le programme d’embellissement de la ville, avec le voûtement de la Senne et la création des boulevards du centre bordés d'immeubles à appartements de style "hausmanien". Parallèlement au développement de l'économie boursière dans le monde occidental, Bruxelles acquiert un statut de place financière grâce aux dizaines de sociétés mises sur orbite par la Société générale de Belgique, qui jouée un rôle clé dans la forte croissance économique des années 1830, juste après la Révolution belge.
Au XXe siècle, le secteur tertiaire prend le relais par de grands chantiers urbains : jonction ferroviaire entre les gares du Nord et du Midi, voies rapides automobiles aux multiples tunnels, nouvelles installations portuaires accessibles aux bateaux de mer de moyen tonnage (des bateaux de mer de petit tonnage étaient déjà accueillis depuis le XVIe siècle). Des quartiers de bureaux en style moderniste apparaissent sous l'impulsion de la croissance économique et les premiers immeubles tours se dressent. On modernise l'aéroport qui devient Bruxelles National situé en Flandre, à quelques kilomètres de la limite nord-est de la ville. La compagnie nationale belge Sabena fondée en 1923, aujourd'hui Brussels Airlines, s'y développe, reliant la ville au monde entier concuremment aux principales compagnies mondiales.
En 1958, l’exposition universelle dote la ville d'un monument original devenu emblématique de Bruxelles, l'Atomium, et elle accueille les institutions européennes qui feront sa renommée dans le monde entier[12]. C'est la cause d'une nouvelle explosion urbanistique dans la partie est de la ville avec la construction du quartier européen et du siège de la Commission européenne, le Berlaymont, puis du siège du Parlement européen. Il en résulte des expropriations qui provoquent des déplacements d'habitants. En même temps, dans le quartier de la gare du nord proche du centre-ville apparaît un quartier d'affaires avec les sept tours du World Trade Center et plusieurs tours de bureaux autour d'un nouveau boulevard (Albert II)prolongeant les boulevards du centre. L'ensemble nécessite de raser des hectares de quartier populaire. Une vingtaine d'autres tours poussent dans divers quartiers. Et, en plus, dans une des communes de Bruxelles, la commune d'Evere, non loin de l'aéroport de Bruxelles National, est construit, en 1967, le siège international de l'OTAN, reconstruit en 2012.
Cependant, malgré les expropriations dans quelques secteurs, la population augmente et, au début du XXIe siècle, elle dépasse un million cent mille habitants à l'intérieur des limites urbaines. Pour répondre aux exigences d'une telle place forte financière et bureaucratique, Bruxelles développe un réseau de chemin de fer souterrain, le métro, parallèlement à un réseau de tramways roulant en surface, en partie en site protégé, et d'autobus. Cependant, la compagnie nationale des chemins de fer SNCB, modernise son réseau intérieur bruxellois, avec ses dizaines de stations, pour accueillir les prolongements des voies de réseau express régional interconnectées au réseau de métro pour constituer, dans la perspective de l'an 2020, un système propre à accueillir les centaines de milliers de Bruxellois qui préfèrent le transport public en plus des quelques cinq cents mille migrants quotidiens qui viennent travailler à Bruxelles chaque matin et en repartent chaque soir.
Géographie
Bruxelles est situé à peu près au centre de la Belgique.
Climat
Le climat de la région de Bruxelles est un climat tempéré océanique[13] comme pour l’ensemble de la partie occidentale de la Belgique, cela grâce à la proximité de l’océan Atlantique et du Gulf Stream qui régule le temps grâce à l’inertie calorifique de ses eaux. Le climat peut être influencé par des zones humides et douces en provenance de l’océan, mais aussi par des zones sèches (chaudes en été et froides en hiver) en provenance de l’intérieur du continent européen. En moyenne (moyenne faite sur une période couvrant les 30 dernières années), on observe environ 200 jours de pluie par an dans la région de Bruxelles[14]. On observe chaque année de la neige à Bruxelles. Il peut neiger de novembre jusqu'en avril. En décembre 2010 on a observé 22 jours de neige.
Uccle située dans le sud de Bruxelles a un climat de type Cfb (Océanique) avec comme record de chaleur 38,8 °C le 27 juin 1947 et comme record de froid -21,1 °C le 25 janvier 1881. La température moyenne annuelle est de 10,4 °C.
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 0,8 | 0,6 | 3 | 4,9 | 8,9 | 11,6 | 13,7 | 13,4 | 10,9 | 7,6 | 3,7 | 2 | 6,8 |
| Température moyenne (°C) | 3,2 | 3,6 | 6,5 | 9 | 13,3 | 15,8 | 18 | 18 | 14,8 | 11 | 6,5 | 4,3 | 10,4 |
| Température maximale moyenne (°C) | 5,6 | 6,5 | 9,9 | 13,1 | 17,7 | 20 | 22,3 | 22,4 | 18,7 | 14,4 | 9,1 | 6,5 | 13,9 |
| Précipitations (mm) | 71,1 | 52,7 | 72,9 | 53,7 | 69,3 | 77,5 | 68,9 | 63,6 | 62,3 | 68,1 | 79,1 | 78,8 | 817,8 |
| Record de froid (°C) | -21,1 | -18,3 | -13,6 | -5,7 | -2,2 | 0,3 | 4,4 | 3,9 | 0 | -6,8 | -12,8 | -17,7 | -21,1 |
| Record de chaleur (°C) | 15,3 | 20 | 24,2 | 28,7 | 34,1 | 38,8 | 37,1 | 36,5 | 34,9 | 27,8 | 20,4 | 16,7 | 38,8 |
Quartiers
Le terme Bruxelles est le plus souvent utilisé pour désigner la région, administrée par un gouvernement dénommé « gouvernement de Bruxelles-Capitale ». La Région est divisée en 19 communes[15], à l’instar de Londres divisée en districts, mais qui sont soumises à l’autorité du gouvernement et du parlement de la région. La commune centrale, qui conserve son nom séculaire de « Ville de Bruxelles » (communément appelée « Bruxelles-ville ») est un ensemble composite comprenant le centre historique (le Pentagone) et une série d’extensions urbaines, comme les anciennes communes de Laeken, Neder-Over-Heembeek et Haren ainsi que le quartier maritime, la très bourgeoise avenue Louise au sud, le Bois de la Cambre, ou encore le quartier Léopold, où se concentrent notamment les institutions européennes. Les 18 autres communes, représentant une centaine de quartiers distincts, s’agglomèrent autour de cette commune centrale pour former une région de 19 communes. En effet, toutes les communes ont un statut d'égalité sous un gouvernement et un parlement bruxellois qui ont été créés à l'occasion de la fédéralisation de la Belgique
Bruxelles, dont le statut de région inclut 19 communes, sous le nom de Région de Bruxelles-Capitale, compte 1 200 000 habitants en 2012 sur une superficie de 162 kilomètres carrés[16]. La région présente un schéma radio-concentrique composé de trois zones :
- le cœur de ville appelé Pentagone, délimité par une première ceinture de boulevards, la Petite ceinture, équivalent des Grands boulevards parisiens ou du City road londonien mais aménagé au nord et à l’est en autoroutes urbaines ;
- une série de quartiers concentriques historiques denses délimités par une seconde ceinture, la Grande ceinture, faisant office de périphérique (équivalent des boulevards des Maréchaux à Paris ou de la Circular road à Londres) ;
- une banlieue au profil plus résidentiel, délimité par une ceinture autoroutière, le Ring (équivalent à la Francilienne à Paris ou la M25 à Londres).
Bruxelles et sa périphérie, en tenant compte de la zone d’emplois (zone RER) compte de l’ordre de 2,7 millions d’habitants et s’étend sur une grande partie des deux provinces de Brabant (Brabant flamand et Brabant wallon).
Bruxelles fait également partie d’une large conurbation qui s’étend en triangle entre Bruxelles, Anvers et Gand et qui rassemble environ 4,4 millions d’habitants.
Bruxelles est membre de l’Organisation des villes du patrimoine mondial et fait partie des Villes mondiales.
Enfin, Bruxelles partage avec Washington le titre de ville comptant le plus de journalistes accrédités.
Autour de la région de Bruxelles-Capitale composée de dix-neuf communes et possédant ses propres gouvernement et parlement, se développe une agglomération destinée, dans les plans politiques, à former une métropole étendue dans les régions voisines et gérée conjointement par celles-ci et Bruxelles-Capitale dans les domaines de l'urbanisme, de la circulation (métro, tram-bus, trains, voirie), et de la sécurité (police, pompiers).
À l'intérieur des limites de la région se trouvent:
- La Ville de Bruxelles, qui comprend les anciennes communes de Laeken, Haren et Neder-Over-Heembeek fusionnées avec la ville au début du XXe siècle. Cette commune centrale ne présente aucune différence de statut par rapport aux 18 autres communes de Bruxelles-Capitale. La tradition de l'appeler Bruxelles-ville ne lui confère aucun privilège : ce titre remonte à une époque où les autres communes étaient encore rurales et ne pouvaient donc porter le titre de ville alors que, depuis les XIXe et XXe siècles, l'ensemble de ces communes forme une ville unique : la région de Bruxelles-Capitale
Outre la commune centrale, les autre communes de la région sont: Anderlecht, Auderghem, Berchem-Sainte-Agathe, Etterbeek, Evere, Forest, Ganshoren, Ixelles, Jette, Koekelberg, Molenbeek-Saint-Jean, Saint-Gilles, Saint-Josse-ten-Noode, Schaerbeek, Uccle, Watermael-Boitsfort, Woluwe-Saint-Pierre, Woluwe-Saint-Lambert.
- À l'extérieur de la région, dans la périphérie bruxelloise immédiatement proche se trouvent des communes en symbiose étroite avec Bruxelles dont six communes dites "à facilités", parce qu'elles jouissent d'un statut spécial sur le plan linguistique offrant à leurs habitants francophones, dans leurs rapports avec l'administration, des facilités de communication en langue française.
- La périphérie plus éloignée, dont les habitants vivent et travaillent sous l'emprise du pôle bruxellois, fait l'objet d'un projet de création d'une zone administrative métropolitaine destinée à harmoniser la gestion de l'ensemble. Cette zone s'étend sur les deux provinces limitrophes du Brabant flamand, au nord, et du Brabant wallon, au sud, soit approximativement 2 000 km2 et 1 450 000 habitants en plus des 1 200 000 habitants de Bruxelles proprement dite. Cette zone fait partie d'une région encore plus vaste, définie, dans la géographie européenne, comme un ensemble dont les pointes sont Bruxelles, Anvers et Gand. S'y croisent les voies de chemin de fer, notamment les T.G.V., et les autoroutes qui relient le sud de l'Europe avec le nord et le nord-est du continent. Elle est située à égale distance des conurbations du Randstad néerlandais et du Grand Paris, au centre de la banane bleue.
Outre les ports de mer d'Anvers, le quatrième du monde, et de Gand, de l'aéroport international de Bruxelles et, à la lisière sud de la zone, de l'aéroport de Charleroi Bruxelles-Sud et d'industries (automobile, électro mécanique, chimique), c'est la présence, dans le centre urbain bruxellois, d'une importante activité politique et administrative (belge, européenne et multinationale) qui achève de faire que Bruxelles est considérée comme une ville mondiale par le Groupe d'Étude sur la Globalisation et les Villes Mondiales de l'université de Loughborough (Grande-Bretagne), au même titre que Madrid, Milan, Moscou, Toronto, Bombay, Buenos Aires et Kuala-Lumpur.
Urbanisme et architecture à Bruxelles
Bruxelles est une ville étendue, 162 kilomètres carrés. L’espace disponible par habitant y dépasse la moyenne des autres capitales européennes. Une part importante du bâti, y compris dans les quartiers centraux, est composée d’anciennes maisons de 3 étages, relativement étroites et profondes et disposées en îlots fermés selon une configuration fréquente, depuis le XVIe siècle, dans toutes les villes belges et dans le nord-ouest de la France. Beaucoup de ces maisons urbaines, ainsi que les anciens hôtels de maître qui n'ont pas été remplacés par des immeubles de bureaux, sont aujourd’hui divisées en appartements. La capitale compte également de nombreux édifices multi séculaires tels que la cathédrale Saint-Michel et Gudule en style gothique brabançon, les églises gothiques Notre-Dame-des-Victoires et Notre-Dame-de-la-Chapelle et des églises en style renaissance, ou néo byzantin comme l'énorme basilique du Sacré-Cœur. Le cyclopéen Palais de Justice est considéré par les spécialistes du monde entier comme référence de l'architecture éclectique (encore qu'il se limite à mêler les styles gréco-romains antiques de plusieurs époques). À la fin du XIXe siècle et au début du XXe sont apparus des habitations particulières en style art nouveau aux formes inspirées du règne végétal dont il subsiste un certain nombre. Plus tard, l'évolution internationale s'est traduite dans des édifices publics en art décoratif, dit aussi art nouveau, comme le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles ancêtre, dès sa conception, des maisons de la culture. Le style néo-classique du 18e siècle est représenté par le quartier des Palais (Palais Royal, Palais de la Nation, place Royale). S'y ajoutent des édifices d'inspiration néo-classique du 20e siècle, comme le Palais des Congrès (Square-Brussels Meeting Centre) et la Bibliothèque Royale. Avec l'européanisation et la spéculation immobilière sont apparues les tours de bureaux modernes (tour du Midi, tour Madou, tour Dexia entre autres, mais aussi les tours Belgacom, la tour des Finances, le World Trade Center, etc.), soit une trentaine de tours dont la majorité est concentrée dans le principal quartier d’affaires de la ville : le Quartier Nord avec ses tours dressées devant la gare du Nord et surnommé le petit Manhattan). Celui-ci offre cette caractéristique d'avoir été installé - au prix de la démolition de quartiers anciens - au cœur de la ville, à côté du centre historique, au contraire des quartiers identiques d'autres villes installés hors ville sur une dalle en surhaussement, comme le quartier de la Défense à Paris. Dans le quartier européen se dresse le Berlaymont, siège de la commission européenne et le siège du Conseil des Ministres européens ainsi que le Parlement de l'Europe
En général, nombre d'immeubles d'habitation ou de siège administratifs de sociétés ont été remplacés par des constructions de style moderniste international.
De nombreux parcs parsèment la ville. Le bois de la Cambre du XIXe siècle prolonge la forêt de Soignes dont les 5 000 hectares s'étendent en partie dans, la, ville et abritent une faune protégée de cerfs, renards, écureuils, lapins, belettes, chauve-souris, une population d'oiseaux des plus variées et, depuis la fin du 20e siècle, des sangliers[17]. La proportion d’espaces verts publics est donc importante à Bruxelles, bien qu’inégalement répartie, et le forêt de Soignes y tient une place notoire. De plus, les jardins privés en intérieur d’îlot sont nombreux. Invisibles depuis la rue, ils jouent un rôle important dans l'assainissement de l'air.
La ville présente donc de nombreuses centres d'intérêt architecturaux, dont, notamment, le bas de la ville, historiquement plus populaire mais en voie de gentrification et le haut de la ville, plus bourgeois qui présentent l'un et l'autre de nombreux sujets d'intérêt. En particulier, quant au style Art nouveau, dont Bruxelles fut et reste l’une des capitales, qui offre aux amateurs du genre un sujet de visite grâce aux œuvres de nombreux architectes : Victor Horta, Paul Hankar et Henry Van de Velde (les plus célèbres), Paul Saintenoy, Paul Cauchie, Gustave Strauven, Ernest Blerot, Josef Hoffmann (Palais Stoclet), Léon Delune, Paul Hamesse et bien d’autres.
Après la Première Guerre mondiale, les destructions ainsi que la forte croissance démographique due à l’afflux de nouveaux habitants venus des autres régions du pays provoquent une crise du logement et une extension rapide des surfaces construites. C’est le début des constructions de logements sociaux et de cités-jardins en périphérie de l’agglomération d’alors. (voir : Cité-jardin à Bruxelles).
Influence de l'évolution sociale sur l'urbanisme
Bruxelles a connu, depuis l’après-guerre jusqu’aux années 1990, une désaffection du centre-ville engendré par le départ des habitants vers la zone périphérique interne de la région et, même, vers l'extérieur de celle-ci. Cette périurbanisation semblable à celle des villes anglo-américaines se révèle contraire aux mouvements de population des autres grandes villes européennes. En effet, à Bruxelles, les classes moyennes et "supérieures" ont eu tendance à quitter les communes centrales pour s'installer dans la couronne de communes entourant le centre et même dans les communes périurbaines du Brabant où elles ont édifié un habitat de "standing". Dès lors, les communes du centre ont eu tendance à se taudifier en accueillant des émigrés de la première génération.
Concurremment, de nombreuses spéculations immobilières ont entraîné l'apparition d'immeubles de bureaux, dont, notamment, les tours de style international au nombre d'une trentaine qui parsèment la ville, presque chaque commune en ayant au moins une : tour Astro, tour Madou, Pacific tower à Saint-Josse, tour du Bastion à Ixelles, tour Hilton, tour du Midi, tour Brusilia, tour Albert, les tours jumelles Albert et Léopold, tour Bleue, tour ITT, tour résidence de la Cambre, tour Floreal etc. Il faut citer à part la dizaine de tours du quartier Nord, nouveau quartier des affaires et des administrations. Ce quartier proche du centre-ville remplace un quartier ancien délabré et exproprié dans les années 1960. Il était prévu d'y ériger des tours sur une dalle selon un concept hérité des États-Unis. Mais le plan qui, dès l'origine, était conçu pour être celui du nouveau quartier administratif et des affaires de Bruxelles, a tenu compte de la proximité immédiate du centre de Bruxelles. Situation inverse de celle des quartiers similaires d'autres villes installés à l'extérieur (comme le quartier de la Défense à Paris). Aussi, pour éviter l'isolement par rapport à l'environnement composé d'un habitat traditionnel, a-t-on renoncé à la dalle au profit d'une voirie traditionnelle. Les tours du quartier Nord se dressent donc de part et d'autre de deux boulevards plantés d'arbres, le boulevard Simon Bolivar et le boulevard du Roi Albert II qui se croisent devant l'ancienne gare du Nord préservée de la démolition de l'ancien quartier et agrandie pour devenir le Centre de Communication Nord avec son nœud souterrain de transports en commun rail-route. Le boulevard du Roi Albert II, la principale artère du quartier, prolonge la voirie ancienne débouchant du centre-ville tout proche et relie de la sorte le nouveau quartier des affaire au centre même de Bruxelles avec son quartier historique. Celui-ci a échappé, en bonne partie, à la transformation urbanistique grâce non seulement à l'existence de monuments historiques de qualité que l'on n'a pas osé détruire, mais aussi, dans les années 1990 et surtout 2000, à cause d'un mouvement de retour de population vers le centre-ville.
Après la première transformation sociale du centre par l'arrivée d'habitants défavorisés, comme les immigrés de la première génération, une nouvelle mutation est intervenue à la fin du XXe siècle par une "gentifrication" engendrant des restaurations architecturales inspirées par le goût du pittoresque à l'ancienne, en réaction au fonctionnalisme de la fin du XXe siècle. On y installe des logements de standing à la place de l'habitat ancien que la hausse des loyers a vidé de ses habitants, les petits magasins de quartier cédant la place à des commerces de luxe.
La présence de l'Union européenne à Bruxelles n'est pas étrangère à ces divers mouvements de population qui sont engendrés non seulement par l'installation de milliers de fonctionnaires et de leurs familles, mais aussi par l'implantation de milliers de lobbyistes attirés par le centre de décision d'importance mondiale qu'est devenue Bruxelles. Les uns et les autres amènent à Bruxelles des habitudes nouvelles qui influencent la vie bruxelloise dans un sens qui donne à la ville un visage de plus en plus éloigné de celui de ses origines de ville brabançonne. L'évolution de l'urbanisme s'en ressent de plus en plus avec les aménagements successifs du quartier européen et, notamment de la rue de la Loi et de ses environs.
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Hôtel Tassel, Victor Horta, 1893
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Ancienne chemiserie Niguet, Paul Hankar, 1896
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Hôtel Ciamberlani, Paul Hankar, 1897
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Maison Van Dyck, Gustave Strauven, 1900
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Maison-atelier Louise de Hem, attribué à Ernest Blerot ou à Louise De Hem, 1902 et 1905
Environnement
Bruxelles est une des capitales les plus vertes d’Europe. Elle totalise en effet 8 000 hectares d’espaces verts, c’est-à-dire la moitié de la surface de la Région[18]. Elle est aussi l’une des villes les plus cosmopolites du monde, ainsi que l’une des villes les plus riches d’Europe en PIB par habitant avec un score de 221 SPA en 2007[19]) et s’impose comme la capitale économique et financière du pays.
Selon le cadastre[20], la Région est bâtie à 44,5 %. Seuls 6 % du territoire est constitué de terres agricoles, pâtures, prés, vergers, les eaux ne couvrant que 1 % du territoire. Le reste de la superficie est constituée de parcs, jardins et zones en friches à reconvertir.
Les taux de couverture végétale et d’espaces naturel sont plus importants en périphérie où ils ont limité la périurbanisation de la capitale, mais ils diminuent fortement vers le centre de Bruxelles : 10 % du pentagone central, 30 % des communes de la première couronne et 71 % des communes de la deuxième couronne sont occupés par des espaces verts.
La Région, la Ville et l’IBGE (Institut Bruxellois de Gestion de l'Environnement) veulent rendre plus facile et plus équitable l’accès aux services liés à l’Environnement (déchèteries, assainissement) et aux espaces verts. Un des moyens utilisés est le « Maillage vert et bleu » qui vise à augmenter le nombre et l’interconnexion des espaces verts.
Démographie
Population
| 01-07-2004[21] | 01-07-2005[21] | 01-07-2006[21] | 01-01-2008[21] | |
|---|---|---|---|---|
| Bruxelles-Capitale[21] | 1.004.239 | 1.012.258 | 1.024.492 | 1.048.491 |
| -- dont étrangers[21] | 262.943 | 268.009 | 277.682 | 295.043 |
La région de Bruxelles-Capitale compte plus d’un million d’habitants et connait une remarquable augmentation de sa population. Bruxelles est la ville qui croît le plus vite en Belgique. Au premier janvier 2008, elle a passé le cap du million d’habitants après un creux d’une dizaine d’années.
Bruxelles et sa périphérie, en tenant compte de la zone d’emplois (zone RER), comptent environ 2,7 millions d’habitants et s’étendent sur une grande partie des deux provinces de Brabant. Bruxelles fait aussi partie d’une plus large conurbation en triangle avec Gand et Anvers qui compte environ 4,4 millions d’habitants (un peu plus de 40 % de la population totale de la Belgique) et rassemble l’essentiel de l’activité économique de la Belgique.
De plus, en 2001 Bruxelles ne comptait pas moins de 45 nationalités différentes représentées par au moins 1000 habitants. Cette mixité d’origine s’est encore beaucoup accentuée depuis[22].
Langues
- Français
- Néerlandais et français
- Néerlandais
- Français et langue étrangère
- Autres langues
L'usage de l'anglais dans la région de Bruxelles-Capitale et sa périphérie, est un phénomène en hausse. Toutefois cette langue reste confinée au sein d'une population étrangère anglophone, souvent formée de fonctionnaires civils et militaires, ayant ses propres réseaux culturels et de loisir, et qui n'ayant que peu de contact, voire aucun, avec la population locale, avec laquelle elle ne désire pas se mêler, ne lui impose de ce fait pas sa langue qu'elle utilise en vase clos. En outre l'absence presque totale de personnes originaires des pays de langue anglaise dans la vie culturelle bruxelloise témoigne du désintérêt du monde anglophone de Bruxelles, composé surtout de personnes cosmopolites, mobiles et sans attaches pour la culture de leur ville hôte.
Ce type de population ne présente donc pas un vecteur possible d'anglicisation de Bruxelles.
Aussi le terme anglicisation, qui signifie remplacement d'une langue locale par l'anglais[24] est impropre car on n'assiste pas au remplacement des langues locales, le français et le néerlandais, par une autre.
Comme l'Union européenne s'élargit et que s'établissent à Bruxelles davantage de fonctionnaires étrangers et de personnes travaillant dans le domaine international, des auteurs comme Robert Massart ou Annick Dabeye estiment, malgré cela, que l'anglais pourrait devenir la nouvelle lingua franca[25],[26].
Toutefois, selon les conclusions de Rudi Janssens, il est erroné de croire que le français serait menacé, car selon ses recherches scientifiques « Le français est et reste la langue la plus importante. Pour un groupe important d'allophones elle conforte sa position de seconde langue familiale et en tant que lingua franca elle reste dominante dans l'usage public. L'augmentation de la diversité des origines joue certes aussi un rôle en faveur de l'anglais qui devient important mais dans une moindre mesure dans la vie publique que dans l'environnement du travail »[27].
Cette présence dominante du français à Bruxelles fait dire à un journaliste du Monde, que ce serait le caractère français de Bruxelles qui empêche le français de s'effriter dans les institutions européennes[28].
L'immigration étrangère est allée de pair avec un exode urbain depuis Bruxelles en direction de la Périphérie bruxelloise située en région flamande. C'est la raison pour laquelle, dans les communes périphériques, on observe la présence en nombre élevé et croissant d'une population allophone (surtout de langue française)[29]. Ceci démontrant à nouveau la croissance du français plutôt que de l'anglais.
Le néerlandais qui est utilisé uniquement comme langue officielle et comme langue familiale n'aurait donc rien à craindre de la progression de l'anglais[réf. nécessaire].
En même temps il y a bien plus de gens qui affirment parler un anglais satisfaisant, voire excellent, que de ceux qui ont la même prétention quant au néerlandais (respectivement 35 % contre 28 %)[30]. En l'an 2000, ils étaient encore 33 % dans les deux cas. Même si la connaissance du néerlandais a diminué, sur le marché du travail local il est plus utile de savoir cette langue que l'anglais[23].
Quant à ce qui subsiste du néerlandais, il n'est pas menacé par l'anglais dans la mesure où 3 pour cent seulement des personnes qui parlent l'anglais indiquent que c'est leur langue maternelle.
L'anglais joue néanmoins un rôle dans la vie économique et culturelle[31] et, en ce sens, il constitue une concurrence (très limitée jusqu'à nouvel ordre) pour le français plutôt que pour le néerlandais qui depuis un certain temps ne remplit plus ces fonctions à Bruxelles.
Les personnes parlant comme langue maternelle le néerlandais (également en tant que deuxième langue), sont le plus souvent trilingues[23].
Religion
Politique et administration
Au niveau national
Elle est le siège du pouvoir exécutif constitué par la monarchie belge et le gouvernement fédéral de la Belgique, du pouvoir législatif constitué par la Chambre des députés et le Sénat, et du pouvoir judiciaire. Elle est aussi la résidence des ambassades et consulats étrangers.
Elle est le siège des gouvernements et parlements de plusieurs des entités fédérées qui composent la Belgique :
- La Région de Bruxelles-Capitale
- La Communauté française de Belgique, qui a modifié sa dénomination en Fédération Wallonie-Bruxelles en avril 2011, forme un pouvoir unique installé à Bruxelles pour gérer le bien commun à Bruxelles et à la Wallonie, la culture française au sens large (enseignement, beaux-arts, cinéma, télévision et maisons de la culture, échanges culturels internationaux).
- La Communauté flamande, qui gère la culture des Flamands de Flandre et de la minorité flamande de Bruxelles, a également élu Bruxelles comme siège.
Au niveau international
De nombreuses institutions européennes ont leur siège à Bruxelles, telles que :
- Le Conseil de l’Union européenne ;
- La Commission européenne ;
- Le Parlement européen, pour ses travaux de commissions et ses sessions additionnelles ;
- Le Comité des Régions ;
- Le Conseil des Communes et régions d’Europe ;
- Le Comité économique et social.
C’est également à Bruxelles que se situe le siège d'Eurocontrol et de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN).
Les principales confédérations syndicales internationales y ont leurs sièges : la Confédération européenne des syndicats (CES), la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) et la Confédération mondiale du travail (CMT).
Enfin, la ville accueille 120 institutions internationales, 159 ambassades (intra muros) et plus de 2 500 diplomates, faisant de Bruxelles le deuxième centre de relations diplomatiques au monde (après New York)[32]. Enfin, Bruxelles compte plus de 1 400 organisations non gouvernementales[32].
Évolution historique
Au cours des âges, Bruxelles qui était une des principales villes du Brabant dès le XIe siècle, connait une première expansion sous le duc Jean Ier de Brabant dont les possessions s'étendent jusqu'en Limbourg. Par succession féodale, la ville devient le siège du pouvoirs des ducs de Bourgogne. Sous Philippe le Bon, qui y installe sa résidence, ayant acquis le Brabant et d'autres territoires des Pays-Bas par voie d'héritage, la ville agrandit le palais ducal afin d'y retenir le duc. C'est là qu'il installe son exceptionnelle bibliothèque de 900 volumes[33]. Le duc développe une politique d'unification et de prestige qui le fait surnommer le Grand Duc d'Occident, et aussi Conditor Imperii Belgici. Le nom Belgique, présent dans la tradition des cartographes du Moyen Âge, accompagnera d'ailleurs celui de Bruxelles à travers l'histoire sous les dénominations de Leo Belgicus qui, au XIVe siècle désigne l'ensemble géographique dominé, au nord, par la dynastie de Bourgogne, mais aussi Belgica Regia et Belgica Foederata. Sous Philippe le Bon, dès le XIVe siècle siècle, apparaît une monnaie unique, le Vierlanders, ainsi nommée car elle remplace les monnaies de quatre des principaux pays du territoire des grands Pays-Bas. Il s'agit de supprimer les taux de change sans cesse variables entre les monnaies locales afin d'améliorer les transactions commerciales tout en facilitant la perception des impôts[34]. En 1430, il crée le Grand conseil et le Conseil ordinaire, l'un chargé de la justice, l'autre de la politique générale. En 1464, il réunit les États généraux des Pays de par-decà, depuis le nord de la Hollande jusqu'à Boulogne, Belgique incluse, avec ses possessions de Bourgogne, les Pays de par-delà[35]. Il s'agit d'une assemblée législative représentant les trois états, la noblesse, la bourgeoisie et l'église et dont émane un gouvernement dénommé le Conseil d'État. Ce système reste soumis au souverain et s'affirmera, dans la Belgique d'ancien régime, avec des fortunes diverses, malgré des monarchies hostiles imposées par des conquêtes étrangères, et ce jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.
À Bruxelles, le règne de Philippe le Bon ne se manifeste pas seulement par les séances des États généraux et par le va-et-vient des ambassadeurs. Des écoles sont ouvertes dans la ville et les pauvres sont soignés gratuitement, comme dans plusieurs cités des états bourguignons. Des fêtes ponctuent les activités politiques pour des raisons de prestige et les États généraux sont fréquemment sollicités pour les financer[36]. Il en résulte que les métiers d'art se développent dont, notamment, les tapisseries de Bruxelles. En outre, le grand-duc caresse le projet d'une croisade vers la Terre Sainte.
Parallèlement à cette action intérieure, Philippe le Bon développe une politique extérieure destinée à lui créer des alliés contre la politique du roi Louis XI de France inquiet du renforcement bourguignons autour de son royaume. C'est ainsi que, en 1430, le duc fonde l'ordre de la Toison d'or au sein duquel il initie des nobles de ses possessions tout en attirant des personnalités étrangères de premier plan, tels que le roi Alphonse V d'Aragon et de Naples, et en 1468, Édouard IV d'Angleterre[37]. Enfin, par le traité d'Arras, signé le 20 septembre 1455, Philippe le Bon obtient du roi Louis XI de France le droit d'occuper Boulogne-sur-Mer et les villes de la Somme plus divers territoires. En plus, et surtout, Philippe le Bon obtient la suppression du statut vassal de la Bourgogne à l'égard du roi de France[38]. Par ce traité, le pouvoir bourguignon devient autonome comme l'autorité installée à Bruxelles ne l'avait plus été depuis les ducs de Brabant. Toutefois, il subsiste des liens féodaux entre des seigneurs et des cités avec le Saint-Empire germanique.
Les pays sous l'autorité du duc voient s'ouvrir une perspective d'indépendance que la complexité du régime féodal modère cependant de par les allégeances de familles nobles à l'égard de l'empire allemand. Aussi, Charles le Téméraire, fils de Philippe le Bon, continuant la politique de son père, tente-t-il de renforcer son autorité sur les territoires dont il a hérité en voulant évincer tout autre pouvoir que le sien. C'est dans ce but qu'il croit pouvoir obtenir le titre de roi que lui confèrerait l'empereur de la confédération germanique[39]. Mais il n'obtient pas ce titre par suite des intrigues du roi Louis XI de France pour qui les visées bourguignonnes constituent une menace. Entre-temps, Charles doit affronter la fronde de certains nobles et la rébellion des villes. Le 15 janvier 1468, à Bruxelles, dans son palais du Coudenberg, il organise une cérémonie de pardon des Gantois qui s'étaient soulevés. C'est l'occasion de déployer un faste qui doit pouvoir rivaliser avec celui dont Philippe le Bon était coutumier. Le duc est assis dans un fauteuil recouvert d'un drap d'or et des tapisseries ornent les rues de Bruxelles par où passent les ambassadeurs de France, d'Angleterre, de Naples, de Milan, d'Aragon et de Sicile, d'Autriche, de Prusse, du Danemark, de Norvège, de Hongrie, de Bohème, de Pologne et de Russie[40].
Si l'autorité du duc de Bourgogne paraît bien assise à l'intérieur, à l'extérieur elle doit affronter l'hostilité du roi de France et aussi la méfiance de l'empereur d'Allemagne. Celui-ci, après avoir promis au duc de lui accorder le titre de roi, se rétracte. Cette nouvelle dignité aurait donné à Charles le pouvoir de faire jeu égal avec le roi de France. Après l'échec de la cérémonie d'investiture royale, alors que les souverains d'Europe, et surtout le roi de France, s'attendaient à devoir composer avec un nouveau roi, le duc de Bourgogne se sent poussé à la guerre pour affirmer sa puissance. Celui que l'on nomme Charles le Téméraire tente donc de réunir par la force ses possessions bourguignonnes de France avec celles des grands Pays-Bas. Ceux-ci sont, à l'époque, nommé le Leo Belgicus. Mais les campagnes guerrières du Téméraire se heurtent sans cesse au roi de France qui entretient l'hostilité des Alsaciens et des Suisses dont les territoires séparent les parties nord et sud de la « Grande Bourgogne » rêvée par Charles le Téméraire. Finalement, le duc meurt au combat à Nancy[41].
Dès l'époque bourguignonne, la langue française a droit de cité à Bruxelles en tant que langue du pouvoir. Mais il était de règle de traduire en néerlandais tout texte légal qui devait l'être pour la bonne compréhension des sujets des ducs.
Après la mort du Téméraire, Bruxelles reste aux mains des Bourguignons et finit par échoir dans l'héritage de celui qui allait devenir, à sa majorité, Charles Quint. Né à Gand, héritier des ducs de Brabant à travers l'hérédité des ducs de Bourgogne, Charles hérite donc des Pays-Bas bourguignons, mais aussi de l'Espagne et de ses colonies d'Amérique. Il va alors réaliser le rêve déçu de Charles le Téméraire lorsqu'il devient par élection de la Diète d'Empire, empereur du Saint-Empire romain germanique. En effet, en obtenant cette charge, il émancipe, les grands Pays-Bas de la tutelle étrangère qu'était celle du Saint-Empire, puisque, par un renversement historique, c'est, à partir de ce moment-là, le souverain des Pays-Bas qui exerce le pouvoir sur l'Empire. Né à Gand, élevé en Brabant, Charles Quint avait été, dès sa naissance, considéré par la population comme un enfant du pays. Mais son entourage flamando, franco espagnol, puis allemand, en fait un polyglotte, parlant le néerlandais, le français, l'espagnol et l'allemand. Cependant, à la cour de Bruxelles, le français est la langue véhiculaire. C'est à Bruxelles qu'Érasme, le prince des humanistes, rédige en français son traité de l'éducation d'un prince destiné à guider l'éducation de Charles.
C'est au palais du Coudenberg que Charles Quint réside le plus souvent, en dehors des ses campagnes militaires et de deux brefs séjours en Espagne. La première fois, c'est pour aller faire connaissance de ses sujets espagnols, la deuxième fois, c'est alors qu'il est empêché de traverser la France pour rentrer à Bruxelles, étant en guerre avec ce pays et alors qu'il retient prisonnier le roi de France François Ier vaincu à la bataille de Pavie.
Malgré les absences de Charles, chaque fois pour cause de guerre, le français est donc, à Bruxelles, la lingua franca, langue utilisée comme langue d'usage par les seigneurs de la Cour. C'est aussi une langue pratiquée par les Wallons installés à Bruxelles (une place publique indiquée sur les plans les plus anciens s'appelle place des Wallons).
Lorsque Charles Quint, en 1548, par la transaction d'Augsbourg, érige les Dix-Sept Provinces en Cercle de Bourgogne affranchi de la juridiction impériale, il apporte au pays une véritable indépendance. Ce qui est confirmé, en 1549, par la Pragmatique Sanction qui confirme l'indissociabilité de ce que l'on nomme aussi la Généralité des Pays-Bas qui englobe la Hollande et ses extensions du nord, la Belgique, le nord de la France et la Franche-Comté. Philippe II d'Espagne, fils de Charles Quint est destiné à en être le souverain, mais dans le respect des franchises et des privilèges locaux, ce qui confère aux gouverneurs installés à Bruxelles leur indépendance politique au sein d'un vaste ensemble multi national comprenant l'Espagne et ses colonies. Aussi, quand Charles abdique à Bruxelles de tous ses pouvoirs sur la généralité du Leo Belgicus, sur la Bourgogne, sur le Saint-Empire romain germanique, et sur l'Espagne avec ses colonies, l'héritage qu'il laisse ne paraît pas menacer la ville dans son statut politique de ville de pouvoir en Europe du Nord. Mais le choix que son fils, Philippe II, fait de Madrid pour y résider va créer un antagonisme entre Bruxelles et l'ensemble des Pays-Bas envers l'Espagne. D'autant plus que, depuis Madrid, Philippe II intensifie la lutte de son père contre le protestantisme. Celle-ci s'était déjà traduite à Bruxelles, comme dans ses autres villes et états, par la publication de placards, des affiches condamnant les ennemis de l'église catholique romaine avec des peines allant jusqu'à celle de la mort.
Après Charles Quint, le français continue, au cours des siècles, à être utilisé par l'aristocratie et une partie de la bourgeoisie, particulièrement dans les affaires de politique extérieure. Le brabançon, variante dialectale du néerlandais demeure la langue véhiculaire de la grande majorité de la population. Le soulèvement contre l'autoritarisme du successeur de Charles Quint, son fils Philippe II entraîne, après des répressions sanglantes dans le cadre des guerres de religion, la rupture des Pays-Bas bourguignons. C'est la naissance des futurs Pays-Bas du nord (que les Français appellent la Hollande), un état majoritairement protestant. Le conflit commence par l'arrivée à Bruxelles de troupes espagnoles qui occupent la ville et par l'exécution sur la Grand-Place de deux chefs rebelles, les comtes d'Egmont et de Horne. La répression touche aussi de nombreux tenants des droits et franchises locaux menacés par Philippe II d'Espagne. De ce fait, le prince d'Orange, dit Guillaume le Taciturne, d'origine allemande, mais élevé en français à la cour de Bruxelles (il parle aussi l'allemand et le néerlandais) qui avait été proche de Charles Quint, devient l'emblème et le chef de la guerre contre l'Espagne. Au cours d'une longue guerre, le prince, qui a fui Bruxelles pour prendre la tête de ce qui devient une révolution, reviendra brièvement dans Bruxelles reconquise. Les contemporains décrivent son retour aux côtés de l'ambassadeur d'Angleterre comme un véritable triomphe. C'est l'occasion pour les Bruxellois d'assister au premier feu d'artifice exécuté en Europe occidentale. Mais les vicissitudes des combats entraînent le prince loin de Bruxelles, aux côtés des protestants jusqu'à se convertir à la Réforme.
Acharné dans son combat pour la défense des droits et l'émancipation des populations, Guillaume d'Orange va jusqu'à appeler une de ses filles Katharina Belgica d'Orange-Nassau. Mais, finalement, incapable de libérer le sud de l'emprise espagnole, réfugié dans les Pays-Bas du Nord, Guillaume d'Orange leur a légué sa devise, par laquelle s'affirme sa persévérance, devise qui sera celle de la dynastie d'Orange-Nassau, qui règne encore au XXIe siècle sur les Pays-Bas et qui est toujours en français : « Je maintiendrai ».
Durant toute la durée du conflit, Bruxelles s'est plusieurs fois opposée directement aux gouverneurs espagnols, tant pour des raisons religieuses que fiscales, notamment par l'Union de Bruxelles qui entérine la Pacification de Gand qui proclame l'unité des populations des grands Pays-Bas du nord au sud. Succès éphémère, la ville deviendra même une république calviniste, subissant un siège d'un an avant de retomber sous le pouvoir du roi d'Espagne. Durant les quatre-vingts ans que devait durer la guerre, Bruxelles connait un répit de dix ans sous les archiducs Albert et Isabelle installés dans le vieux palais bruxellois des ducs de Brabant et des ducs de Bourgogne sous un régime de neutralité équivalant à une quasi indépendance. Sous leur règne, en 1579, Bruxelles perd toute emprise sur les provinces du nord par le traité d'Utrecht par lequel l'Espagne reconnaît l'indépendance du nord. C'est la naissance des Pays-Bas du nord, principalement la Hollande séparés de la Belgique. Celle-ci est encore appelée, à l'époque, les Pays-Bas méridionaux.
Durant ces évènements, Bruxelles reste une ville brabançonne dont le néerlandais, langue de l'administration et des chambres de rhétorique, demeure la langue véhiculaire. Mais, sous les archiducs, la politique intérieure du Conseil d'État (gouvernement) se fait en français. Si les relations avec les gouverneurs représentant l'Espagne continuent en langue française, moins souvent en langue espagnole, la vie culturelle est toujours marquée par l'emploi de la langue néerlandaise. Même après le bombardement sauvage de la ville par l'armée française du maréchal de Villeroy, au XVIIe siècle, la présence de la langue française à Bruxelles n'est pas menacée. Pourtant, la politique française de conquête provoque une hostilité populaire qui entraîne une union de fait entre les Pays-Bas du Sud et la politique de l'Espagne dans une entente ambigüe qui marie une hostilité populaire envers les troupes d'occupation espagnole avec l'engagement de nobles locaux et à d'aventuriers qui s'en vont jouer une rôle surtout militaire au service de l'Espagne, tels Jean t'Serclaes, comte de Tilly et Jean de Werth. L'Espagne n'en est pas moins ressentie par la population comme une puissance occupante, surtout du fait des impôts. Mais la Belgique constitue une source de revenus fiscaux et un poste d'observation et de défense en Europe du Nord dont la cour de Madrid ne veut pas se passer. Aussi, pour maintenir leur influence sur la Belgique, appelée les Pays-Bas méridionaux, les rois d'Espagne doivent-ils passer par l'accord des états généraux et du Conseil d'état (gouvernement) siégeant à Bruxelles pour de nombreuses décisions relatives à la politique et aux guerres de l'Espagne qui entraînent des impositions fiscales mal accueillies par la population. Cela fait de Bruxelles une capitale dont il faut respecter les droits et franchises, comme il le faut pour les lois locales des autres composantes des Pays-Bas méridionaux. Ce qui ne va pas sans heurts et conflits depuis le XVIe siècle jusqu'au début du XVIIIe siècle, la noblesse locale, le peuple et les pouvoirs urbains ne cessant de revendiquer et d'entrer en rébellion avec la monarchie espagnole.
Malgré les intérêts que l'Espagne possède aux Pays-Bas espagnols, elle finit par se lasser de l'incessante opposition qu'elle rencontre et lègue le pays, au XVIIIe siècle, par dévolution de la dynastie espagnole des Habsbourg, aux Habsbourg d'Autriche, et ce en vertu du droit féodal qui, encore à cette époque, régit les pouvoirs qui se partagent l'Europe. Le français étant la langue de culture de toute l'aristocratie européenne et des classes opprimantes de l'Ancien Régime, c'est cette langue qui est utilisée dans les affaires politiques. La situation linguistique à Bruxelles ne change donc pas. La francisation de la ville se renforce d'ailleurs sous le gouverneur Charles de Lorraine représentant le pouvoir autrichien. Mais les embellissements de Bruxelles auxquels présida ce gouverneur par la création du quartier royal et la faveur publique qui lui était accordée pour sa bonhomie ne suffirent pas, sous son successeur, à empêcher une hostilité publique motivée par les réformes autoritaires de l'empereur d'Autriche Joseph II et, comme sous le régime du roi d'Espagne, par les impôts. À Vienne existe un bureau belge. L’immixtion autrichienne dans les affaires belges apparaît moins lourde, au début, que celle de l'Espagne. Le régime est celui d'un protectorat. Bruxelles est le poste avancé de l'Autriche en Europe de l'Ouest et, à ce titre, reçoit des plénipotentiaires de puissances étrangères. Mais la volonté de l'empereur d'Autriche est de réglementer l'exercice des professions au mépris des droits acquis par les vieilles chartes. Un chef de corporation, François Anneessens est exécuté sur la Grand-Place de Bruxelles, d'autres défenseurs des droits locaux doivent s'enfuir. La décision de l'empereur de supprimer des congrégations religieuses qu'il considère comme inutiles, pour une partie d'entre elles, achève de soulever la population de Bruxelles et d'autres villes. Après la victoire militaire à la bataille de Turnhout de l'armée levée par les États généraux représentant les diverses provinces belges, c'est en français qu'est proclamée l'indépendance des États belgiques unis. Mais les querelles entre partisans d'un retour aux anciennes coutumes et les tenants des idées du siècle des Lumières minent la capacité de résistance du pays. Il en résulte un retour en force des Autrichiens. Mais cela n'enraye pas la montée du français à Bruxelles puisque, dès 1793, la victoire des armées de la Révolution française entraîne l'annexion à la France de l'ensemble du pays, avec pour conséquence l'imposition de la langue française dans toute la Belgique.
Par décision française, la ville est ramenée à ses limites du Moyen Âge représentées par une enceinte du XIVe siècle qui est d'ailleurs démantelée sur ordre de Napoléon Bonaparte. L'autorité qu'exerçait l'Amman de Bruxelles sur la population de la vallée environnante, nommée la cuve, est supprimée. Cette décision arbitraire ramène la population à 80 000 habitants et perturbe la vie économique. La ville est ramenée au rang de chef-lieu du département de la Dyle, nouveau nom du Brabant. Le préfet Doulcet de Pontecoulant plaidera auprès de Napoléon le retour aux anciennes limites. Mais la chute de l'empire français empêchera ce projet d'aboutir.
Sous la République française et l'Empire, le français s'est installé partout comme langue officielle. C'est notamment le cas à Bruxelles. Et malgré une éphémère annexion par le Royaume des Pays-Bas, décidée par les puissances du congrès de Vienne, qui fait de Bruxelles une des deux capitales des Pays-Bas, de 1815 à 1830, c'est le français qui devient la langue des classes supérieures.
C'est au point que la tentative d'imposer la langue néerlandaise fut une des causes de la révolution belge de 1830, en plus des mesures discriminatoires d'ordre politique favorisant les Hollandais dans l'administration et dans l'armée, alors qu'ils étaient moins nombreux que les Belges. Des combats sanglants éclatent à Bruxelles en septembre 1830 et se propagent dans tout le pays. Après le bombardement d'Anvers par l'armée hollandaise réfugiée dans la citadelle de cette ville, l'indépendance de la Belgique est acquise avec l'accord du Royaume-Uni et de la France. En 1831, l'armée française intervint pour prévenir un retour en force des Hollandais qui se retirent dans Anvers, mais sans affrontement direct. À cette occasion apparaît un nom qui fera son chemin dans l'histoire de Belgique, surtout de Bruxelles, celui de Charles de Brouckère qui, en menaçant l'armée hollandaise sur ses arrières avec ses volontaires du Limbourg, fut un des artisans de leur repli sur Anvers. Mais les noms des principaux chefs de la révolution sont Louis De Potter, Charles Rogier, Alexandre Gendebien et Jean-Baptiste Nothomb. Ils formèrent un gouvernement provisoire installé dans l'hôtel de ville de Bruxelles alors même que les combats éclataient sur les barricades. Agrandi par l'entrée de diverses personnalités, ce gouvernement patronna la création par un Congrès national de la constitution réputée, à l'époque, la plus libérale du monde. C'est à ce titre qu'elle servit d'ailleurs de référence à plusieurs pays. Cependant, bien que d'inspiration très libérale, cette constitution se voulut monarchique pour ne pas susciter l'hostilité des souverains européens qui voulaient bien d'une Belgique indépendante, mais pas d'une république.
C'est à Bruxelles que, le 21 juillet 1831, a lieu en français la prestation de serment de Léopold Ier un noble allemand lié à la monarchie britannique. Une tentative militaire du roi de Hollande ayant été brisée par l'hostilité des grandes puissances et l'entrée en Belgique d'une armée française appelée par le nouveau roi, un traité de paix sera signé en 1839 entre la Belgique et les Pays-Bas.
Commence alors le développement industriel de la Belgique qui va devenir une puissance industrielle de premier plan. C'est au cours de cette période qui s'étend sur les XIXe et XXe siècles, que Bruxelles connaît une expansion qui va décupler sa population tout en débordant des limites auxquelles l'avait ramenée les Français durant l'annexion. Parallèlement la ville connaît une évolution linguistique comme le décrit l’ouvrage Le Français à Bruxelles aux siècles passés (L. van den Bruwaene, éd. Rossel 1980). Elle s’est transformée d’une ville largement néerlandophone dans la classe populaire en une ville bilingue, voire multilingue, avec le français pour langue majoritaire et lingua franca, c’est-à-dire langue franche au sens de langue libre, ce qui veut dire appartenant à tous, ce qui en fait la langue de communication entre les habitants, même d’une autre langue maternelle[23]. Bien que historiquement Bruxelles fût une cité dont les habitants parlèrent le néerlandais[42] — communément appelé dialecte flamand[31],[43] — la situation linguistique bruxelloise change radicalement au cours des deux derniers siècles. À côté d’une immigration française et wallonne, cette progression du français s’explique avant tout par la conversion linguistique de la population néerlandophone au cours des générations[44]. La raison en est le manque de considération dont jouissait le néerlandais en tant que langue de culture au sein des classes dominantes belges[45], renforcé par l’attrait que représentait à l’époque le français comme langue de haute culture et des échanges internationaux[46],[47].
Cette transformation, avait démarré graduellement au XVIIIe siècle[48] mais prit toute son ampleur lorsque la Belgique devint indépendante et que Bruxelles déborda au-delà de ses murs[49],[50]. La francisation réelle et massive de la population urbaine ne commence cependant que dans la seconde moitié du XIXe siècle[51]. À partir de 1880[52], on constate que les néerlandophones se virent de plus en plus forcés de devenir bilingues[46],[53]. Le néerlandais ne se transmettait plus à la génération suivante[54], ce qui a eu pour effet une augmentation considérable du nombre des francophones unilingues après 1910[55]. À partir des années 1960[56], à la suite de la fixation de la frontière linguistique[57][réf. incomplète] et de l’essor socio-économique de la Région flamande[53], la francisation des néerlandophones a paru stagner[58],[59]. Mais une étude très documentée de l’A.S.B.L. ADRASS[60] qui travaille pour des administrations belges et étrangères, estime à 5,3 % le nombre des personnes utilisant le néerlandais pour les actes administratifs, notamment pour l’inscription des naissances et des décès, ce qui est la caractéristique permettant de classer à coup sûr une personne dans un groupe linguistique.
Durant la seconde partie du XXe siècle, Bruxelles devient progressivement une ville d’échanges internationaux, ce qui contribue à un afflux d’immigrants qui favorisent l’augmentation de l'usage du français ainsi que de l'émergence d'autres langues[54], aux dépens du néerlandais[61]. Simultanément, à la suite de l’urbanisation[62], un nombre supplémentaire de communes précédemment néerlandophones de la Périphérie bruxelloise sont devenues majoritairement francophones[57],[63],[64]. Ce phénomène, connu en Flandre comme la « tache d’huile francophone »[65], constitue, en même temps que la question du statut de Bruxelles[66], un des principaux sujets de contentieux de la politique belge[53],[67],[68].
La ville, devenue ville région au XXe siècle, constitue un ensemble urbanistique uni et officiellement bilingue de 19 communes autour du noyau de la cité centrale du haut Moyen Âge. Par ce statut de région, la constitution belge installe Bruxelles dans une position identique à celle des autres régions de Belgique tout en lui rendant une forme et une superficie proches de ses anciennes limites, situation adaptée au statut de capitale qu'elle avait acquise en accueillant la résidence des ducs de Bourgogne Philippe le Bon et Charles le Téméraire. La juridiction bruxelloise plus étendue exercée autrefois dans ce que l'on appelait le quartier de Brabant, qui représentait une partie de cette province, n'a toutefois pas été restaurée. Cette position, Bruxelles l'avait pourtant conservée pendant des siècles, d'abord sous les ducs de Brabant, puis sous les ducs de Bourgogne, et encore sous Charles Quint,quand celui-ci avait constitué les grands Pays-Bas en une généralité incessible par l'acte dit de La Pragmatique Sanction. Par la suite, les guerres de religion et l'absolutisme espagnol ne purent enlever à Bruxelles ni l'étendue de sa juridiction ni son statut politique puisqu'elle resta le siège du Conseil d'État (gouvernement) de ce que l'on appela la Belgica Regia (Pays-Bas espagnols) après la rupture avec le nord. Il s'agissait bel et bien d'un gouvernement, même sous le protectorat des Habsbourg d'Espagne. Plus tard, la révolution brabançonne qui amena la création des États belgiques unis, malgré les Habsbourg d'Autriche, ne fit que confirmer le statut de Bruxelles. Il fallut l'annexion de la Belgique, décidée à Paris, pour ramener la ville à ses dimensions du Haut Moyen Âge.
Près de deux siècles plus tard, la ville a donc retrouvé un état conforme à son histoire et à la réalité socio-politique moderne. Déjà, après la révolution belge de 1830, s'amorça un mouvement d'extension progressive à travers le XIXe siècle et, surtout, au XXe avec la reconnaissance de l'agglomération de Bruxelles de 19 communes constituées en une entité unique présidée d'abord par un conseil. Enfin, en 1990, fut consacrée la création constitutionnelle de la ville région de Bruxelles-Capitale. Celle-ci possède son propre gouvernement et sa propre assemblée parlementaire sous le nom officiel de Bruxelles Capitale. La population recensée représente un peu plus d’un million cent mille habitants, les prévisions laissant augurer une augmentation de 20 % pour 2030 selon le bureau du plan.
La région est une des trois régions fédérées de Belgique, les deux autres étant la Région wallonne et la Région flamande. Une comparaison avec d’autres communes belges est possible dans la liste des communes belges les plus peuplées, où Bruxelles n’apparaît pas d’un seul tenant, mais à travers sa division communale.
Situation actuelle
Les 19 communes bruxelloises constituent ensemble la seule partie officiellement bilingue de la Belgique[69] La création de la Région de Bruxelles-Capitale a été longtemps retardée du fait des visions différentes sur le fédéralisme en Belgique. Dans un premier temps les partis flamands demandaient des compétences essentiellement culturelles, tandis que les francophones voulaient l’autonomie économique. Les Flamands craignaient aussi d’être placés en minorité devant deux régions francophones et ils voyaient dans la création de la Région bruxelloise une coupure définitive entre Bruxelles et la Flandre, et une concession à la francisation[70].
En 1989, la Région de Bruxelles-Capitale a tout de même fini par être créée officiellement. C'était un retour à la situation de la fin du XVIIIe siècle, lorsque la ville avait autorité de justice sur plusieurs communes voisines, situation multi séculaire qui fut supprimée par les Français lors de l'annexion par la première république. Mais, au XXe siècle, c'est une autorité politique générale et pas seulement judiciaire qui réunit la commune de Bruxelles et les dix-huit communes qui l'entourent dans un ensemble où toutes les communes sont égales. La commune centrale conserve, par tradition, le titre multi séculaire de Bruxelles-ville sans que cela lui confère un droit supplémentaire par rapport aux autres communes. C'est la naissance d'une région qui a son propre parlement régional, avec une représentation minimale garantie pour les Flamands (17 des 89 sièges, environ un cinquième), et un gouvernement régional paritaire (à l’exception du Ministre-Président et des secrétaires d’État). Bruxelles n’a toutefois pas une Communauté propre, en vertu de quoi la Communauté flamande aussi bien que la Communauté française y exercent leur compétence qui est de nature linguistique englobant notamment l'enseignement. Ces communautés possèdent aussi la compétence linguistique sur la Flandre du côté néerlandophone et sur la Wallonie du côté francophone. Mais, pour Bruxelles, les deux communautés sont représentées par des commissions spécifiquement bruxelloises qui gèrent les intérêts linguistiques des Bruxellois flamands et des Bruxellois francophones. Du côté néerlandophone a été créée une Commission communautaire flamande spécifique pour s'occuper des Bruxellois flamands(VGC, qui a succédé à une instance nommée d'abord la Commission culturelle néerlandaise) et, du côté francophone, la Commission communautaire française (COCOF) qui s'occupe des Bruxellois francophones. Des moyens financiers sont attribués par la Région bruxelloise à chaque communauté dans une proportion de 80-20 respectivement à la COCOF et à la VGC[71],[72]. Ces deux institutions, qui fonctionnent parallèlement au gouvernement de la région, ont les mêmes compétences, à Bruxelles, que les communautés, en Flandre et en Wallonie, c'est-à-dire la gestion des aspects culturels et linguistiques concernant les citoyens de l’une et l’autre des deux communautés linguistiques reconnues à Bruxelles. Cette compétence concerne les réseaux d’enseignement et le respect des prescriptions légales uniquement en matière d’emploi des langues en matière administrative. Ainsi, chaque habitant de Bruxelles peut être traité dans la langue de son choix lors de ses rapports avec les réseaux scolaires et dans les administrations. Dans les hôpitaux publics qui dépendent des centres publics d'aide sociale, le bilinguisme des services est obligatoire; il n'est pas requis dans les hôpitaux privés ni les hôpitaux universitaires.
Économie
Bruxelles, une ville où s'accroissent les phénomènes de dualisation et de paupérisation, compte les taux de chômage (20,6 % ; 108.875 chômeurs fin novembre 2012[73]) et de pauvreté (26 %) les plus élevés du pays[74]. Bruxelles s’impose comme une des principales villes d’affaires et de décisions d’Europe. Elle le doit à sa position géographique au centre des régions les plus dynamiques d’Europe, le Benelux et la Banane bleue, à son statut de grand centre urbain doté de liaisons ferroviaires et aéroportuaires internationales au centre d'une conurbation délimitée par les ports de mer d'Anvers, de Gand et la zone industrielles de Charleroi, à ses fonctions de capitale multiple de la Belgique, de l’Europe et de l’OTAN (organisation du traité de l’Atlantique Nord). Tout cela fait de la ville un centre politique d’importance nationale et internationale de première grandeur, ce qui, joint à sa position d'une des régions les plus riches d'Europe, en fait un réservoir d’emplois très qualifiés dominés par les activités tertiaires de pointes et, notamment, un dense réseau bancaire multinational. Bruxelles est reconnue ville mondiale dans de nombreux classements internationaux, entre autres celui du "Groupe d'Étude des Villes Mondiales" de l'université de Loughborough.
Sécurité sociale et santé
Les spécialistes constatent que des difficultés se poseront dans les domaines du social et de l'éducation et tout indique que la région, en grande difficulté financière, fiscalement exsangue et géographiquement étouffée par le cadre institutionnel belge, ne pourra s'en sortir seule[74]. Pour les Bruxellois comme pour les Belges de tout le pays, il existe un système de sécurité sociale. Les Belges ainsi que les résidents européens et les étrangers d'autres parties de l'Europe titulaires d'une carte de séjour en bénéficient, de même que toute personne en séjour ou de passage en Belgique. Un important réseau d'hôpitaux quadrille Bruxelles. Nés au cours des siècles d'initiatives publiques ou privées, les hôpitaux sont accessibles sur la base des tarifs de mutuelle avec des suppléments librement négociés selon les cas. Ce sont les hôpitaux universitaires, Saint-Luc dans la partie est de la ville, l'hôpital Érasme au sud, l'hôpital Brugmann, l'hôpital Paul Brien et l'A.Z.-V.U.B. au nord, l'hôpital Saint-Pierre, le plus ancien et installé dans le centre depuis des siècles, il jouxte l'Institut Bordet réputé internationalement pour sa compétence en cancérologie. L'hôpital d'Ixelles-Etterbeek, la clinique Baron Lambert la clinique Paul Brien, l'hôpital Joseph Bracops, la clinique Molière sont, à l'origine, communaux. Quelle que soit leur origine, ces établissements forment le réseau Iris sous l'égide du gouvernement bruxellois. L'hôpital militaire Reine Astrid ne traite pas seulement les militaires, mais s'est fait une spécialité du traitement général des grands brûlés. On compte aussi plusieurs institutions d'origine mutuelliste telles que la clinique Saint-Jean et la clinique César de Paepe. D'autres établissements sont privés comme la clinique de l'Europe, la clinique du parc Léopold, le Centre Hospitalier Édith Cavell, la clinique Antoine Depage, la polyclinique du Parnasse, et d'autres encore. La totalité de ces établissements ont été reconstruits selon les critères adaptés aux exigences du XIXe siècle. Cette liste n'est pas exhaustive, car il existe aussi de nombreuses polycliniques fondées par des médecins libéraux et des maisons médicales qui, dans certains quartiers, pratiquent tout type de soins, sauf la chirurgie, pour le tarif le plus bas.
Bruxelles est une importante ville d’expositions et de salons, avec ses Grands Palais du Heysel, mais aussi une ville de congrès par son Palais des Congrès et d’autres lieux conçus pour y tenir des séances, ainsi que des salles ouvertes à des réunions dans de grands hôtels, qui gravitent autour des institutions politiques dont la Commission européenne et le Conseil de l’Union européenne ainsi que le Parlement européen, institutions qui comportent de nombreux services administratifs. À noter que, par accord amiable, de nombreuses réunions de travail et quelques séances pleinières se tiennent dans le complexe de bâtiments du parlement européen de Bruxelles, bien que le siège officiel du Parlement européen se situe à Strasbourg où ont lieu les séances plénières.
Enseignement
Les deux universités les plus importantes de Bruxelles sont L'Université libre de Bruxelles et Vrije Universiteit Brussel. La ville comporte également de plus petits universités: les Facultés universitaires Saint-Louis et les facultés de biologie et de médecine de l'UCL
Cependant, certaines universités non-bruxelloises ont installé une partie de leur campus à Bruxelles: l'Université catholique de Louvain qui y possède sa faculté de médecine depuis 1973 et la Boston University Brussels.
Transports
Transports en commun
Le Thalys relie Bruxelles à Paris, Amsterdam et Cologne, tandis que le TGV « classique » relie les villes françaises du sud (Bordeaux, Lyon, Marseille, etc.). L’Eurostar relie Bruxelles à Londres. Enfin, les trains EuroCity Iris et Vauban relient respectivement Bruxelles à Coire et à Zurich, tous les deux via Luxembourg, Metz, Strasbourg et Bâle.
Depuis 1952, une ligne spéciale relie le centre de Bruxelles à l’aéroport de Bruxelles National.
Le réseau ferroviaire de la SNCB s'étend à toute la Belgique et dessert, dans Bruxelles, plusieurs gares et points d'arrêt. Les plus importantes pour le trafic voyageurs se trouvent sur la jonction Nord-Midi qui traverse le centre de la ville dans un tunnel à six voies ; tous les trains voyageurs nationaux à partir de Bruxelles s’y arrêtent : ces gares et stations sont au nombre de 31 à l'intérieur des limites urbaines, sans compter quelques arrêts en plus dans la périphérie proche.
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- Gare du Midi (principale gare internationale, desservie par le TGV Bruxelles-France, l’Eurostar, le Thalys, l’ICE)
- Gare de Bruxelles-Central
- Gare du Nord
- la jonction Nord-Midi comporte encore deux autres gares, d’importance mineure :
- les autres gares importantes se trouvent dans le quartier des institutions européennes, les trains en direction de Namur et Luxembourg s’y arrêtent :
- Gare de Bruxelles-Luxembourg (anciennement Quartier Léopold), en communication avec le siège bruxellois du Parlement Européen
- Gare de Bruxelles-Schuman sous le Berlaymont, siège principal de l'administration européenne
- et aussi, dans diverses communes bruxelloises :
- Gare d’Etterbeek
- Gare de Boitsfort
- Gare de Boondael (à Ixelles)
- Gare de Watermael
- Gare de Schaerbeek
- Gare de Jette
- Gare de Bockstael (à Laeken, en correspondance avec le métro)
- Gare de Berchem-Sainte-Agathe
- Gare de Haren-Sud
- Gare de Haren
- Gare de Bordet
- Gare d’Evere
- Gare de Meiser
- Gare de Mérode (à proximité du Cinquantenaire, en correspondance avec le métro)
- Gare de Delta (à Auderghem, à proximité de l’Université libre de Bruxelles, en correspondance avec le métro)
- Gare de Saint-Job (à Uccle)
- Gare de Moensberg (à Uccle)
- Gare du Vivier d’Oie (à Uccle)
- Gare d’Uccle-Stalle
- Gare d’Uccle-Calevoet
- Gare de Forest-Midi (près des usines AUDI)
- Gare de Forest-Est (près de la salle de concert de Forest-National)
- Gare de l’Ouest (à Anderlecht)
- Gare Simonis (à Koekelberg)
Un RER de la SNCB est en cours de réalisation afin d’apporter une réponse aux gros problèmes de mobilité rencontrés dans la ville en raison du grand nombre de travailleurs migrants qui viennent de l'extérieur de Bruxelles pour y travailler. Ces navettes matinales et vespérales les ont fait surnommer les navetteurs. Le projet de RER est d'utiliser les lignes existantes de banlieue et de grande banlieue, en y ajoutant une ou deux voies supplémentaires. Cela implique de nouveaux points d’arrêt, une trentaine en théorie par la création et la transformation de gares et de points d'arrêt existants.
Parmi ceux-ci :
- la gare de l’Ouest en correspondance avec le métro
- une halte Simonis en correspondance avec le métro
- la halte du Germoir à Etterbeek
- la halte des Arcades à Watermael
- une halte à hauteur du CERIA à Anderlecht
- d’autres arrêts devraient voir le jour pendant et après la mise en place du RER qui devrait être terminé pour 2018.
Les lignes de tramways de la STIB composent un réseau dense de surface, souvent en site spécial et parfois en souterrain et sont interconnectées, en certains points, avec les lignes de chemin de fer et de métro.
Le métro de la S.T.I.B. roule principalement en souterrain. Il est interconnecté en certains points de correspondance avec le réseau ferroviaire de la S.N.C.B. Le métro comporte quatre lignes, 1, 2, 5 et 6 et deux lignes devant être prolongées, les 3 et 4, dont les tronçons achevés accueillent de longs convois de tramways de type Cityrunner sous le nom de « prémétro »
En 2011, le réseau métropolitain à l'intérieur de la région compte 69 stations. Elles sont incluses dans un ensemble de 120 stations de métro et gares et stations de chemin de fer utilisables pour circuler dans Bruxelles et sa proche banlieue en y incluant la vingtaine de haltes situées dans les communes immédiatement limitrophes de la région. C'est cet ensemble que des travaux de génie civil doivent, petit à petit, transformer en un réseau intégré de R.E.R.
Les lignes d'autobus de la STIB complètent ce réseau, dans Bruxelles même et en prolongement hors de l'espace urbain pour quelques-unes d'entre elles. Des lignes nocturnes fonctionnent les vendredis et samedis et aussi lors des fêtes importantes.
Des autobus des sociétés T.E.C. et De Lijn venus des autres régions de Belgique pénètrent en ville. Certaines de ces lignes sont exploitées en lignes rapides vers des villes de province, notamment Hasselt et Charleroi.
Les sociétés de transports urbains et régionaux offrent un abonnement gratuit aux personnes de plus de 65 ans disposant d'un revenue limité ou inférieur au minimum légal; il est valable 5 ans et renouvelable sur les réseaux de trams, bus et métros dans toute la Belgique. La SNCB, quant à elle, offre un tarif réduit à la même catégorie des plus de 65 ans, soit 5 Euros pour un aller et retour dans la même journée entre deux gares de n'importe quelle partie du territoire belge.
Transports routiers
La ville est entourée de trois grands axes périphériques concentriques :
- Le Ring : autoroute périphérique contournant les 19 communes bruxelloise ;
- La grande ceinture : boulevards (interrompue au sud au Bois de la Cambre) ;
- La petite ceinture : une série de huit tunnels et de voies rapides encerclant totalement le centre-ville, suivant le tracé d’une muraille médiévale des XIVe et XVe siècles qu’on ne traversait qu’aux huit portes restées célèbres : portes de Namur, Hal, Anderlecht, Flandre, Rivage, Laeken, Schaerbeek et Louvain. Les huit tunnels (avec le nombre moyen de véhicules par jour sur base annuelle[75]) sont le tunnel Rogier (68 000), le tunnel Botanique (80 000), le tunnel Madou (87 000), le tunnel Arts-Loi (78 000), le tunnel Trône (75 000), le tunnel Porte de Namur (84 000), le tunnel Louise (43 000) et le tunnel Porte de Hal (48 000).
Transports aériens
- L’aéroport de Bruxelles (Brussels National Airport) ou Zaventem ; plusieurs trains et bus par heure le relient à Bruxelles ;
- L’aéroport de Charleroi Bruxelles-Sud (Brussels South Airport), spécialisé dans les compagnies à bas prix ; l’aéroport est relié à Bruxelles par des navettes routières.
- L'aéroport de Bruxelles - Melsbroek, qui est surtout un aéroport à composante militaire, qui est utilisé de manière minoritaire pour les voyageurs civils.
Transports fluviaux
Deux canaux reliés entre eux passent à Bruxelles, assurant une communication du nord au sud de la Belgique, ainsi qu'avec les pays limitrophes pour les transports en vrac, pétrole, matériaux de construction, etc. pour lesquels la voie d'eau est la plus économique :
- Le Canal maritime de Bruxelles à l'Escaut, communément appelé Canal de Bruxelles ou Canal de Willebroek, construit au XVIe siècle et agrandi plusieurs fois, est adapté aux techniques de poussage des grands trains de péniches ainsi qu'aux petits navires de mer remontant l'Escaut depuis Anvers.
- Le Canal Bruxelles-Charleroi, construit au XVIIIe siècle, et depuis, agrandi trois fois, assure le trait d'union entre les zones économiques d'Anvers et de Charleroi via Bruxelles, mettant la zone économique de la capitale en communication avec la Flandre au nord, ainsi qu'avec le sud wallon et le nord de la France grâce aux ouvrages d'art du plan incliné de Ronquière et des ascenseurs pour bateaux de Strépy accessibles aux trains de péniches mus par poussage.
Culture
Culture et loisirs
Outre ses nombreux monuments anciens et modernes - qui font l’objet d’une rubrique spéciale - Bruxelles offre des centres d’intérêts innombrables. La ville est un centre culturel important avec un opéra multi séculaire, une trentaine de théâtres, de nombreux cinémas et complexes multi-salles, des studios de prises de vues et de sonorisation, ainsi que les onze chaînes belges de télévision des deux langues représentées par des sociétés publiques et privées. En plus des chaînes de radios publiques et de radios libres. Outre Forest National voué au rock et à la chanson moderne, le Palais des Beaux-Arts - créé sur une conception de 1922 qui en a fait l’ancêtre de toutes les maisons de la Culture - se révèle être, à Bruxelles, un centre polyvalent de théâtre, cinéma, musique, littérature et expositions d’art plastique. Il s’y tient chaque année le concours Reine Élisabeth réputé dans le monde entier et consacré, d'année en année, tour à tour au violon, au piano, au chant et à la composition pour orchestre. En plus existent divers autres centres culturels (voir la liste), de grands musées comme les musées royaux d'art et d’histoire avec des sections consacrées à de nombreux pays, les musées d’art ancien et moderne, dont le musée Magritte inauguré en 2009, un musée des instruments de musique, réputé un des plus beaux au monde, un muséum des sciences naturelles avec son exceptionnelle collection de dinosaures. De nombreux autres musées, petits et grands, sont encore consacrés aux sujets les plus divers (folklore, costumes, dentelles, etc.). On citera encore le musée de l’automobile avec ses ancêtres, le musée royal de l'armée et de l'histoire militaire avec son exceptionnelle collection d’armures, ses collections de diverses époques, ses sections des deux guerres mondiales et son grand hall du musée de l'aviation présentant des avions remontant aux origines de l’aviation jusqu’aux jets et une Caravelle suspendue au-dessus des visiteurs. On n’oublie pas l’Atomium, attraction unique en son genre près des Grands palais du Centenaire consacrés aux foires et salons. La vie animée suscitée par les institutions culturelles bruxelloises trouve à s’épancher dans des lieux spécialement récréatifs, casinos, discothèques et aussi une kyrielle de cafés, bodegas, hôtels et restaurants dont des tables réputées par les guides internationaux. On doit encore citer, pour les amateurs de sports, des stades dont le stade Roi Baudouin où se déroule un meeting annuel d’athlétisme, le mémorial Van Damme, des courts de tennis et aussi des piscines et salles de sport et de « fitness ».
Cinéma, télévision
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Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (avril 2013).
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Bruxelles a accueilli la première projection belge de film en 1895. Une activité cinématographique soutenue de nature documentaire caractérise le cinéma belge depuis ses débuts, principalement à Bruxelles. On parle à ce sujet de "l'école documentaire belge". La ville abrite des studios de prises de vues et de montage. Elle est aussi le siège de la radio-télévision publique belge de langue française, la RTBF avec trois chaînes, de la radio-télévision publique belge de la langue néerlandaise VRT avec trois chaînes, des deux chaînes régionales Télé Bruxelles et TV Brussel, de la chaîne cryptée Be TV et des chaînes privées TVI et VTM qui offrent également trois chaînes chacune. Comme toute la Belgique, l'ensemble des 19 communes de la ville est câblé et permet de recevoir, outre les chaînes belges, plusieurs dizaines de chaînes de l'Europe et du monde.
La Cinémathèque royale de Belgique fondée en 1938, possède des collections très importantes.
Au fil du temps, l'activité cinématographique et télévisuelle s'est développée jusqu'à englober le secteur du cinéma d'animation et de fiction qui ont adopté les techniques numériques au début du XXIe siècle. Plusieurs coproductions internationales sont tournées en Belgique auxquelles les studios bruxellois apportent leur savoir-faire. L'école de cinéma INSAS (en néerlandais R.I.T.C.S.) contribue à offrir à la production audio-visuelle belge et internationale des techniciens qualifiés dans toutes les spécialités.
Musées
Consulter la Liste des musées bruxellois, les principaux (liste non limitative) :
- Archives et musée de la vie flamande à Bruxelles
- Musée Alice et David van Buuren
- Musée Charlier
- Musée communal des Beaux-Arts d’Ixelles
- Centre belge de la bande dessinée (CBBD)
- Musée d’art spontané
- Musée Magritte
- Musées royaux du Cinquantenaire :
- Musée de l’armée
- Musées royaux d’art et d’histoire
- Autoworld, musée de l’automobile
- Museum de l'Institut royal des sciences naturelles
- Musées royaux des beaux-arts de Belgique
- Musée du jouet
- Musée du cinéma
- Musée des instruments de musique de Bruxelles
- Musée Victor Horta
- Musée BELvue
- Musée bruxellois de la gueuze
- Musée des Chemins de fer en gare du Nord, fermé depuis 2007 mais qui sera ultérieurement transféré en gare de Schaerbeek
- Musée du transport urbain bruxellois
- Wiels, centre d’art contemporain
- Musée d'Érasme
- Musée juif de Belgique
- Musée royal de l'Afrique centrale, à Tervuren, hors ville, réputé dans le monde entier
Lieux touristiques et monuments
- La Grand-Place, l’hôtel de ville et les maisons des corporations,
- Le quartier du centre-ville : de la place Rogier à la Bourse et à la place Anneessens avec les bouquinistes ; la rue Neuve, une des artères les plus achalandées d'Europe avec ses commerces de luxe, grands magasins et la galerie City 2,
- Les Galeries royales Saint-Hubert, les plus anciennes galeries marchandes couvertes d’Europe qui abritent des commerces de luxe et une célèbre librairie,
- La Galerie Agora, véritable souk moderne,
- La Galerie Bortier et ses bouquinistes,
- Le Passage du Nord,
- L'église Sainte-Catherine,
- Le quartier Sainte-Catherine et son marché,
- Le Sablon, quartier des antiquaires
- Le Mont des Arts avec la Bibliothèque royale de Belgique et le Palais des congrès,
- Le Palais des Beaux-Arts, le Bozar, conçu en 1923, construit en style "Art déco" par le grand architecte Victor Horta et inauguré en 1929 comme l'ancêtre de toutes les maisons de la culture avec ses salles d'exposition, son théâtre, le musée du cinéma et la grande salle à l'acoustique exceptionnelle dans laquelle se donne, chaque année, le Concours Reine Élisabeth de Belgique avec ses compétitions internationales réunissant, tour à tour, les grands solistes du violon et du piano, les virtuoses du chant classique et de la direction d'orchestre.
- La place des Martyrs,
- Le quartier des Marolles et son marché aux puces, sur la place du Jeu de Balle. Le quartier est dominé par le bâtiment imposant du Palais de Justice auquel il est relié par un ascenseur panoramique moderne,
- Le monumental Palais de Justice, le plus grand du monde, de style éclectique inspiré de l'antique et le panorama du centre-ville depuis la place Poelaert,
- La basilique du Sacré-Cœur à Koekelberg, une des plus vastes églises du monde, avec le panorama à 360 ° que l'on découvre depuis le dôme,
- L'église du Béguinage,
- L’église des Minimes,
- Le Manneken-pis et Jeanneke Pis, son homologue féminine, moins visitée,
- L’Îlot Sacré, quartier protégé au nord de la Grand-Place,
- La cathédrale Saints-Michel-et-Gudule,
- L'église Notre-Dame du Finistère,
- L'église Notre-Dame de Bon Secours,
- L'église des Riches Claires,
- L’église Notre-Dame du Sablon,
- L'église de la Chapelle où se trouve le tombeau du peintre Pierre Brueghel l'ancien,
- L’église Saint-Guidon,
- L'église Saint-Joseph,
- La porte de Hal, ancienne tour fortifiée du Moyen Âge et son musée,
- La Maison de la Bellone,
- La place Royale, à proximité du Palais Royal.
- Le MIM, le plus riche des musées d'instruments de musique,
- Le musée des beaux-arts avec ses collections de peinture et de sculpture anciennes et contemporaines parmi lesquelles les œuvres du grand peintre surréaliste bruxellois Paul Delvaux.
- Le musée Magritte exclusivement consacré au grand peintre surréaliste bruxellois.
- Le parc de Bruxelles, appelé parfois parc Royal, entre le Parlement et le Palais royal qui se visite durant la saison touristique.
- Le palais royal en style classique des XVIIIe et XIXe siècles (dont la restauration s'achève en 1903) avec ses salles somptueuses qui se visitent gratuitement pensant la saison touristique.
- Le palais des Académies en style néo classique (qui ne se visite pas).
- L’avenue Louise et la porte de Namur : cinémas, commerces de luxe et le pittoresque quartier congolais de Matongé,
- Les maisons « Art nouveau » (square Ambiorix, avenue Palmerston, avenue Louis Bertrand…),
- Le parc du Cinquantenaire, où se situent
- La grande mosquée de Bruxelles,
- Autoworld, musée de l’automobile,
- Les musées royaux d’art et d’histoire,
- Le musée royal de l'armée et de l'histoire militaire surnommé par les connaisseurs américains The biggest gun museum in the world.
- Le quartier Léopold, où se situent la majorité des Institutions européennes et le parc Léopold,
- Le Museum d'histoire naturelle avec sa collection de dinosaures dont un troupeau d'iguanodons unique au monde,
- Le parc de Laeken, domaine de 160 hectares regroupant :
- Le château de Laeken du 18e siècle, demeure des souverains belges,
- Les serres royales ouvertes une fois par an en mai,
- La tour japonaise, musée d'Extrême-Orient,
- Le pavillon chinois, musée d'Extrême-Orient,
- Le plateau du Heysel, où ont eu lieu les expositions universelles de 1935 et de 1958, où se situent :
- Les Grands Palais voués aux salons, comme le salon de l'auto,
- L'Atomium se dresse dans la perspective des Grands Palais, représentant une molécule de fer gigantesquement agrandie et composée de neuf sphères représentant les atomes, la sphère supérieure contenant un restaurant et les autres des salles d'exposition et de réunions,
- Dans le parc des expositions on trouve aussi le "Trade mart", complexe commercial réservé aux transactions des professionnels, surtout dans l'import export,
- Bruparck, qui comprend :
- Mini-Europe, parc qui expose des maquettes de monuments de toute l'Europe,
- Un complexe aquatique,
- Un complexe cinématographique multisalles,
- Le stade Roi Baudouin, anciennement Heysel,
- Le planétarium et ses spectacles de la voûte céleste (géré par l'Observatoire royal de Belgique),
- Statue de l’Europe Unity in Peace : œuvre monumentale, dédiée à l’Europe, Commission européenne, du sculpteur français Bernard Romain, placée au cœur du quartier européen(square Van Maerlant) Etterbeek[76].
Musique classique
L’Orchestre national de Belgique est en résidence à Bruxelles.
Évènements culturels et folkloriques
- La Fête de l'iris, fête de la Région Bruxelles-Capitale, chaque année au printemps[77].
- La plantation du Meyboom le 9 août, la plus ancienne tradition folklorique de Bruxelles célébrant l’arbre de mai, en réalité, mauvaise traduction du néerlandais, arbre de joie.
- L’Ommegang, cortège folklorique commémorant la Joyeuse Entrée de Charles Quint à Bruxelles en 1549.
- La Zinneke Parade, cortège déguisé à travers la ville ayant lieu tous les 2 ans depuis l’an 2000.
- Brussels summer festival (anciennement Eu’ritmix), festival de musiques d’horizons variés.
- Le KunstenFESTIVALdesArts, festival d’art contemporain international.
- Festival Couleur Café, festival de musiques du monde et urbaines.
- Balloon’s Day Parade, cortège de gigantesques ballons organisé en 2009 à l’occasion de l’année touristique Brussels 2009 BD comics strip.
- La Saint-Verhaegen, cortège folklorique étudiant à l’occasion de l’anniversaire de la fondation de l’ULB.
- Les grandes productions internationales de Forest National, chanteurs, groupes rock, tournées de spectacles.
- Festival du film scientifique de Bruxelles
- Festival international du film fantastique de Bruxelles ou "BIFFF" lors des vacances de Pâques.
Théâtres et salles de spectacle
- Théâtre national de Belgique
- Théâtre royal flamand de Bruxelles
- Théâtre royal de la Monnaie, Opéra national
- Théâtre royal du parc
- Théâtre royal des Galeries
- Rideau de Bruxelles
- Théâtre de Poche
- Comédie Claude Volter
- Théâtre de la Place des Martyrs
- Théâtre Le Public
- Les Tanneurs
- Théâtre du Méridien
- Théâtre de la Balsamine
- Théâtre Océan Nord
- Théâtre 140
- Théâtre de la Vie
- Théâtre de la Toison d'Or
- Théâtre Varia
- Le Botanique
- Halles de Schaerbeek
- Beursschouwburg
- Kaaitheater
- Flagey
- Le Marni
- Centre culturel d'Uccle
- Centre culturel d'Auderghem
- Centre culturel du Karreveld
- Centre culturel de Woluwé-Saint-Pierre
- Wolubilis
- Ancienne Belgique
- Forest National
- Cirque Royal
- Magic Land Theatre
- Théâtre royal de Toone
- Magasin 4
- Recycl'art
Salles de cinéma
- Actor’s Studio
- Cinéma Arenberg
- L’Aventure
- Kinepolis Group, complexe multi salles
- Musée du cinéma de Bruxelles
- Cinéma Nova
- Palais des beaux-arts de Bruxelles
- UGC De Brouckère, complexe multi salles
- UGC Toison d’or, complexe multi salles
- Styx
- Le Flagey
- Vendôme
- Le Stockel
- Movy club
- Le P'tit Ciné
- Argos
Cafés célèbres de Bruxelles
- Le Cirio, rue de la Bourse 18-20, décor en style Art nouveau fin XIXe (1909), classé.
- L'Espérance, rue du Finistère 1-3, décor de style Art déco (1930) de Léon Govaerts.
- Le Falstaff, rue Henri Maus 17-23, réalisé entre 1903 et 1916 en style Art nouveau, enseigne Art Déco (vers 1930), en pleine restauration en 2013.
- La Fleur de Papier Doré, rue des Alexiens 55, décoration éclectique d'œuvres d'artistes surréalistes et point de ralliement de ceux-ci.
- Le Greenwich, rue des Chartreux 5-7, date de 1916, jadis fréquenté par les joueurs d'échecs, parmi lesquels René Magritte.
- La porte noire, dans les caves d'un bâtiment multi-centenaire.
Disparus
- La Taverne Royale.
- Les Mille Colonnes.
- Le Vossegat.
- L'Horloge.
- Le Café de la Paix.
- L'Élite.
- L'Old Tom.
- Le Vallado.
- L'Enfer.
Personnalités liées à Bruxelles
Héraldique
Armoiries anciennes
Les armoiries originelles et authentiques de la ville de Bruxelles sont de gueules plain[78].
À partir du XVIe siècle l'habitude se fit d'y mettre la figure du sceau de la ville représentant Saint-Michel, d'abord une ombre de Saint-Michel puis une forme plus élaborée[79].
Armoiries modernes
- Grandes armoiries, « De gueules au saint Michel d’or terrassant le démon de sable. »
- Pendant le Premier Empire, « De gueules au saint Michel d’or terrassant le démon de même, armé et allumé de sable, au chef des bonnes villes de l’Empire[80]. »
Blasonnement
- Bruxelles-ville : De gueules au saint Michel d’or terrassant le démon de sable
- Région de Bruxelles-Capitale : D’azur à l’iris des marais d’or
Jumelages
Bruxelles est jumelée avec :
- Akhisar, Turquie
- Atlanta, États-Unis
- Beijing, Chine (depuis 1994)[81]
- Berlin, Allemagne
- Breda, Pays-Bas
- Kiev, Ukraine
- Kinshasa, République démocratique du Congo
- Ljubljana, Slovénie
- Mexico, Mexique
- Macclesfield, Royaume-Uni
- Macao, Chine
- Madrid, Espagne[82]
- Montréal, Canada [citation nécessaire]
- Moscou, Russie[83]
- Prague, République tchèque[84]
- Sofia, Bulgarie
- Tirana, Albanie[85]
- Washington, D.C., États-Unis[86]
Voir aussi
Bibliographie
- Louis Hymans, Bruxelles à travers les Âges, épuisé (Bibliothèque royale de Belgique)
- Claire Billen et Jean-Marie Duvosquel (dir.), Bruxelles (coll. L’Esprit des villes d’Europe), Anvers, Fonds Mercator, 2000, 301 p.
- Roel Jacobs, Une Histoire de Bruxelles, Bruxelles : Racine, 2004
- Thierry Demey, Bruxelles. Chronique d’une capitale en chantier, 2 vol. , Bruxelles, Paul Legrain et CFC Éditions, 1990.
- Georges Lebouc, Histoire insolite des rues de Bruxelles, Bruxelles : Racine, 2007, 206 p.
- Georges Lebouc, Des rues et des hommes à Bruxelles, Bruxelles : Racine, 2008, 206 p.
- (en) Pierre Laconte, Carola Hein, Brussels: Perspectives on a European Capital, Bruxelles : Aliter, 2007.
- Pierre Laconte (dir.), Bruxelles, La Belgique et l’Europe. Un urbanisme cosmopolite, Lyon : Éditions du Certu, 2007.
- Christian Dessouroux, Espaces partagés, espaces disputés. Bruxelles, une capitale et ses habitants, Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale, 2008.
- Paul de Saint-Hilaire, Bruxelles Mystérieux, Bruxelles, Rossel, 1976, 159 p.
- Marc Meganck, Le patrimoine rural, Direction des Monuments et des Sites, Bruxelles, 2009.
- Marc Meganck, Bruxelles par-delà les murs (photos de Xavier Claes), Aparté, Bruxelles, 2006.
- Marc Meganck, Bruxelles de tour en tour (photos de Xavier Claes), Aparté, Bruxelles, 2004.
- Marc Meganck, Les escaliers de Bruxelles (avec Stéphanie Masuy), Bernard Gilson Éditeur, Bruxelles, 2002.
Articles connexes
- Bruxellisation
- Histoire de Bruxelles
- Lignages de Bruxelles
- Art nouveau à Bruxelles
- le métro de Bruxelles
- le Sablon
- Les Serres royales de Laeken
- Union européenne à Bruxelles
Liens externes
- (fr) (nl) (en) Site officiel de la ville et Wikibru, le wiki de la ville (1er "wiki communal" de Belgique[87])
- (fr) (nl) (en) VISITBRUSSELS - Bureau de tourisme et des congrès de la Région bruxelloise
- (fr) (nl) (en) Institut Bruxellois de Statistique et d'Analyse - Données quantitatives sur la Région bruxelloise
- (fr) (nl) Inventaire du patrimoine architectural de Bruxelles
- (fr) (nl) Monitoring des Quartiers - Outil interactif de suivi des quartiers bruxellois
Notes et références
- Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Louvain-la-Neuve, Peeters, 1994, p. 104
- Article 194 de la Constitution belge.
- Décret du 10 mai 1984 instituant Bruxelles comme capitale de la Communauté française
- D’après Jean d’Osta Dictionnaire historique des faubourgs de Bruxelles édition Le Livre (ISBN 978-2-930135-10-6).
- Histoire de Bruxelles, sur bruxelles.be. Consulté le 11 décembre 2012
- Jean-Jacques Jespers, Nouveau Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, Bruxelles, Éditions Racine, 2011, 752 p. (ISBN 978-2873867331), p. 694
- D’après Geert van Istendael Arm Brussel, uitgeverij Atlas, (ISBN 978-90-450-0853-0).
- Dictionnaire des noms de lieux – Louis Deroy et Marianne Mulon (Le Robert, 1994) (ISBN 978-2-85036-195-1).
- Michel de Coster, Les enjeux du conflit linguistique : le français à l’épreuve des modèles belge, suisse et canadien, Paris : L’Harmattan, 2007, p. 112-113.
- Étymologie donnée par Henschenius, "Diatriba de tribus Dagobertis", p. 36, par Puteanus, cité par Gramaye, pour qui selon d'anciennes chroniques disparues la ville tirerait son nom d'un pont et d'un château construits par les Viking. Passages mentionnés par Reiffenberg, Bulletin de l'Académie de Bruxelles, tome VIII, p. 362 et Nouveaux Mémoires de l'Académie, tome XIV.
- G. Despy, professeur à l'ULB, La genèse d'une ville
- Histoire de la ville, sur le site de la ville
- Site de l’Institut royal de météorologie (IRM).
- Site de l’IRM.
- Pour les statistiques, voir gouvernement de la région de Bruxelles Capitale
- Statistiques du gouvernement régional de Bruxelles Capitale.
- "Vues sur Soignes" (automne-hiver 2012), Ed. Evironnement Bruxelles, départ. nature et forêt, & Agence flamande pour la nature.
- Tourisme et loisirs / Espaces verts et promenades, sur le site officiel de Région Bruxelloise (Centre d'informatique pour la région bruxelloise).
- Source : chiffres Eurostat [PDF].
- Rapport de synthèse sur l’état de l’environnement – 2002 IBGE - Recherche - Observatoire - avril 2003 84.
- Institut National de Statistique
- La population bruxelloise, un éclairage démographique (mars 2009).
- (nl) (nl) Rudi Janssens, « Taalgebruik in Brussel en de plaats van het Nederlands — Enkele recente bevindingen », Brussels Studies, no 13, 7 janvier 2008. Consulté le 16 janvier 2009
Traduction en français : L’usage des langues à Bruxelles et la place du néerlandais. Quelques constatations récentes.
Rudi Janssens est sociologue linguistique et professeur à la faculté de philosophie et lettres de la Vrije Universiteit Brussel (VUB). Page d'accueil : BRIO Team Rudi Janssens Brussel. - Ainsi on peut parler d'anglicisation de Dublin ou de Malte
- (fr) Robert Massart, « Quelle place pour le français à Bruxelles ? », XXIe Biennale de la Langue française, 2005. Consulté le 17 janvier 2009
- (fr) Annick Dabeye, Philippe Van Parijs, « Lingua Franca », Université catholique de Louvain (UCL), 1999. Consulté le 17 janvier 2009.
- Rudi Janssens, « Taalgebruik in Brussel en de plaats van het Nederlands — Enkele recente bevindingen », dans: Brussels Studies, no 13, 7 janvier 2008: « Het Frans is en blijft de belangrijkste taal. Als tweede thuistaal van een grote groepanderstaligen verstevigt ze haar positie en als lingua franca domineert ze het publieketaalgebruik. De verhoogde diversiteit speelt echter ook in de kaart van het Engels dat in mindere mate in het publieke leven maar vooral binnen de werkomgeving duidelijk aan belang wint. »
- (fr) Arnaud Leparmentier, « Avec l'élargissement, l'usage du français recule dans les institutions européennes », Le Monde, 17 février 2004. Consulté le 16 janvier 2009 (extrait gratuit : Les institutions européennes, Impératif français. Consulté le 17 janvier 2009)
- (nl) (nl) Verfransing gevolg van stadsvlucht, Het Volk, 24 mai 2007. Consulté le 17 janvier 2009
- (fr) Francis Dubois, « Welcome supplante Welkom à Bruxelles », Le Soir, 2008-01-08. Consulté le 16 janvier 2009
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L'auteur est professeur ordinaire à l'Université libre de Bruxelles.
Rédaction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), André Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis) & Rusen Ergec (Université libre de Bruxelles) - Bruxelles, centre de relations diplomatiques internationales.
- Paul Bonenfant, Philippe le Bon, Bruxelles : La Renaissance du Livre, 1944, p. 22.
- La Belgique pour les nuls, Paris : First, 2010, p. 88.
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- Paul Bonenfant, Philippe-le-Bon, p. 107, Bruxelles : La Renaissance du Livre, 1944.
- La Belgique pour les nuls, p. 86, Paris : First, 2010.
- Klaus Schelle, Charles le Téméraire : la Bourgogne entre les lys de France et l'aigle de l'Empire, p. 78-79, Paris : Arthème Fayard, 1979.
- Anne le Cam, Charles le Téméraire : un homme et son rêve, Ozoir-la-Ferrière : In Fine, 1992, p. 257-259.
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L’auteur est professeur émérite en philologie germanique de la Vrije Universiteit Brussel (VUB). - (fr) Daniel Droixhe, « Le français en Wallonie et à Bruxelles aux XVIIe et XVIIIe siècles », Université libre de Bruxelles, 13 avril 2002. Consulté le 2 avril 2008.
L’auteur est professeur à la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université libre de Bruxelles (ULB). Page d’accueil : [1]. - (de) Johannes Kramer, « Zweisprachigkeit in den Benelux-Ländern », Buske, 1984 (ISBN 3-87118-597-3). Consulté le 4 mars 2009
L’auteur est docteur en science linguistique à l’Université de Trèves. Page d’accueil : [2]. - (nl) Nico Wouters, Groot-Brussel tijdens WOII (1940-1944) [57-81], Bruxelles, Gand, De Boeck & Larcier, coll. « Les dix-neuf communes bruxelloises et le modèle bruxellois », 2003, 754 p. (ISBN 2-8044-1216-4).
L’auteur est docteur en histoire contemporaine à l’Université de Gand..
Rédaction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), André Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis), Pierre Vandernoot (Université libre de Bruxelles), Roel De Groof (Vrije Universiteit Brussel) - (fr) Eliane Gubin, « La situation des langues à Bruxelles au XIXe siècle à la lumière d’un examen critique des statistiques », Taal en Sociale Integratie, I, Université libre de Bruxelles (ULB), 1978, p. 33-80. Consulté le 16 janvier 2009.
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L’auteur est chercheur au Centre de droit public de l’université libre de Bruxelles..
Rédaction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), André Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis) & Rusen Ergec (université libre de Bruxelles)
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L’auteur est chercheur à l’Université Laval (Cellule de géographie culturelle) et directeur de l’Institut supérieur d’économie maritime. - (fr) Els Witte, Analyse du statut de Bruxelles (1989-1999) [19-33], Bruxelles, De Boeck & Larcier, coll. « Het statuut van Brussel / Bruxelles et son statut », 1999, 817 p. (ISBN 2-8044-0525-7).
L’auteur est professeur à la Vrije Universiteit Brussel et directeur du Centrum voor de Interdisciplinaire Studie van Brussel de cette même université..
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- (fr) Daniel Blampain, « Le français en Belgique : Une communauté, une langue », De Boeck Université, 1997 (ISBN 2-8011-1126-0). Consulté le 26 janvier 2009.
- Association pour le Développement de la Recherche Appliquée en Sciences Sociales.
- (nl) Rudi Janssens, Els Witte, Ann Mares (réd.), « Over Brusselse Vlamingen en het Nederlands in Brussel », 19 keer Brussel; Brusselse Thema’s (7) [41-84], VUBPress (Vrije Universiteit Brussel), 2001 (ISBN 90-5487-292-6), p. 60. Consulté le 16 janvier 2009.
- (nl) Alain Meynen [et alii], De Geschiedenis van België na 1945, Anvers, Standaard Uitgeverij, 2006, 576 p. (ISBN 978-90-02-21963-4).
Els Witte est professeur d’histoire contemporaine et ex-recteur de la Vrije Universiteit Brussel..
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- (fr) André-Paul Frognier, Les interactions stratégiques dans la problématique communautaire et la question bruxelloise [705-720], Bruxelles, De Boeck & Larcier, coll. « Het statuut van Brussel / Bruxelles et son statut », 1999, 817 p. (ISBN 2-8044-0525-7).
L’auteur est professeur à l’université libre de Bruxelles..
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- (nl) Nederlands niet marginaal in hoofdstad, Het Nieuwsblad, 9 janvier 2003. Consulté le 17 janvier 2009.
- (fr) Sébastien Bastaits, Vinciane Dermien, Michaël Van den Kerkhove, Robert Deschamps, « Les perspectives budgétaires de la Commission communautaire française de 2003 à 2013 », 2003. Consulté le 17 janvier 2009.
- « novembre 2012 : Stabilisation du taux de chômage (20,6 %) en Région bruxelloise sur base annuelle » (Archive • Wikiwix • Que faire ?). Consulté le 2013-04-28 Actiris, 3 décembre 2012
- Polémique sur un éventuel contrôle des naissances à Bruxelles Le Monde.fr, 8 octobre 2012
- La Dernière Heure - Les Sports, 07/03/13
- (en)Art at the Commission in Brussels, European Commission - Infrastructure and Logistics in Brussels.
- www.fetedeliris.be
- Guillaume Des Marez, "L'origine des armoiries de Bruxelles. Première phase: De gueules plain", dans: Études inédites, Bruxelles, 1936, p. 111-113: « Un texte de 1339 nous renseigne avec précision sur ce point. Ces premières armoiries de la ville de Bruxelles furent de gueules plain. Pourquoi ? La légende, dont le Luyster van Brabant se fait l'écho, rapporte que Leo Torgotus, couronné roi des Tongres en 3609 de la création - ou 368 avant la naissance du Christ - après avoir vaincu des tribus coalisées contre lui, s'avança en Brabant pour y tenir ses quartiers d'hiver. Il y fit construire deux châteaux, l'un sur les hauteurs du Coudenberg, l'autre dans une île de la Senne, et entre les deux, une tour, la tour Saint-Nicolas. Il donna à cet endroit le nom de Broidsel ou Broedsel, et là se forma Bruxelles... En souvenir des combats livrés par Léo Torgotus et où le sang fut versé en telle abondance que l'eau des rivières en fut rougie, la ville adopta pour son blason "un simple champ rouge" (een simpel roodt veldt) et le conserva tel jusqu'au moment où fut placé dans ledit champ l'image de l'archange Michel que la ville avait choisi pour patron. La science héraldique, elle, nous autorise à formuler l'hypothèse suivante : le rouge serait un rappel des armoiries du Lothier qui sont de gueules à une fasce d'argent... Différents documents nous montrent cet écusson de Bruxelles tout uni : notamment un dessin représentant le siège de Bruxelles par le comte Ferrand et un tableau figurant le siège de Neuss par Charles le Téméraire. Le rouge fut d'ailleurs par excellence la couleur de la ville. Au XVIe siècle, l'archiviste du couvent Sainte-Élisabeth, expliquant la signification des armoiries adoptées par son couvent nous indique dès le début de sa description que le fond est de gueules, c'est-à-dire rouge et que cela indique Bruxelles (dat is root ende beteekent Bruessel). C'est aussi le petit écusson de gueules qui orne les merveilleuses tapisseries sorties des ateliers de Bruxelles. ». Et p. 115 : « saint Michel dont l'image fut alors placée dans l'antique écusson rouge de la ville. En réalité, c'est dans le cours du XVIe siècle que s'est produite la modification et le saint Michel est évidemment l'emblème du sceau. Cet écusson de gueules à l'ombre de saint Michel resta jusqu'à la fin de l'ancien régime celui de la ville de Bruxelles : c'est ainsi qu'au XVIIIe siècle il orne le livre des magistrats. »
- Louis Robyns de Schneidauer, La couronne comtale de la ville de Bruxelles, in Le Parchemin, Gendbrugge-lez-Gand, 1939 (mars-avril)
- (en)Belgische Gemeentewapens - Armories communales de Belgique - Belgian Civic Heraldry, sur le site Heraldry of the World.
- Sister Cities, Beijing Municipal Government. Consulté le 23 septembre 2008
- Mapa Mundi de las ciudades hermanadas, Ayuntamiento de Madrid. Consulté le 22 juillet 2009
- « Foreign relations of Moscow » (Archive • Wikiwix • Que faire ?), Mos.ru. Consulté le 29 juin 2010
- Prague Partner Cities, 2009 Magistrát hl. m. Prahy. Consulté le 2 juillet 2009
- Twinning Cities: International Relations, Municipality of Tirana, www.tirana.gov.al. Consulté le 23 juin 2009
- Protocol and International Affairs, DC Office of the Secretary. Consulté le 12 juillet 2008
- Ville de Bruxelles, Communiqué Bruxelles lance le 1er Wiki communal de Belgique 2012-08-31
En direct des marchés
Brésil: heurts violents manifestants-policiers près de Rio
Des heurts opposaient mercredi soir manifestants et policiers à Niteroi, de l'autre côte de la baie de Rio, malgré l'annonce d'une baisse du prix des transports en commun un peu auparavant par les autorités.