Bugey

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45° 55′ 00″ N 5° 37′ 00″ E / 45.9167, 5.61667

Bugey
Image illustrative de l'article Bugey
Le Grand Colombier, 1 538 m, point culminant du Bugey.

Subdivision administrative Rhône-Alpes
Subdivision administrative Ain
Ville(s) principale(s)
Haut-Bugey
Bas-Bugey
Superficie approximative 2 231 km2
Commune(s) 171
Population totale 175 341 hab. (2008[1])
Région(s) naturelle(s)
voisine(s)
Dombes
Bresse
Pays de Gex
Côtière
Région(s) et espace(s) connexe(s) Arrondissement de Belley et arrondissement de Nantua

Image illustrative de l'article Bugey
Situation du Bugey en France

Le Bugey est une région historique située principalement dans l'Ain, entre Lyon et Genève. Il fait partie des quatre principales régions naturelles du département de l'Ain avec la Bresse, la Dombes et le Pays de Gex. Il est subdivisé en deux sous-régions : le Haut-Bugey et le Bas-Bugey.

Ses habitants sont les Bugistes ou les Bugeysiens[Note 1].

Sommaire

Géographie

Frontières du Bugey

En rose : le territoire approximatif du Haut-Bugey.
En violet : le territoire approximatif du Bas-Bugey.

Elles sont délimitées par le coude du Rhône de l'est au sud ; à l'ouest, la rivière d'Ain marque la bordure occidentale. Les confins de la partie nord sont sujets à controverse. Le baron Achille Raverat, dans son ouvrage[2] publié en 1867 et traitant des vallées du Bugey, définit la limite nord à la Valserine ; l'usage généralement accepté est d'incorporer les communes du département de l'Ain au Bugey. La petite région du Revermont, étant située à l'ouest de la rivière l'Ain, ne fait pas partie du Bugey. La frontière entre Ain et Jura est donc celle du Bugey.

Haut-Bugey

Le Haut-Bugey, ou « Bugey Noir », est la partie nord de la région du Bugey. Il forme approximativement un triangle entre les villes d'Oyonnax au nord, Poncin à l'ouest et Bellegarde-sur-Valserine à l'est. Il correspond à peu près à l'arrondissement de Nantua.

Bas-Bugey

Le Bas-Bugey ou « Bugey blanc », est la partie sud de la région du Bugey. Le Bas-Bugey se trouve au sud de la droite imaginaire Poncin-Bellegarde-sur-Valserine. Il correspond à peu près à l'arrondissement de Belley.

Petit-Bugey

Paysage du Petit-Bugey.

Le Petit-Bugey fait partie du Bugey historique, le « pagus Bellicensis » qui dépendait de l'évêché de Belley et, dès le XIe siècle, de la Maison de Savoie. Il est situé au sud-ouest de la Savoie. Les limites du Petit Bugey étaient formées par le Rhône, le canal de Savière, la Crête du mont du Chat et de la chaîne de l'Épine et le cours du Guiers. Le Petit-Bugey comprenait donc aussi une partie du canton de Ruffieux.

Par le traité de Lyon en 1601, le duc de Savoie avait perdu la majeure partie du Bugey, sauf cette partie situé sur la rive gauche du Rhône et qui est restée savoyarde. Malgré cette scission, le Petit-Bugey a continué à faire partie du diocèse de Belley jusqu'en 1804, date de sa réunion au diocèse de Chambéry par le Concordat. Ces principales villes sont Saint-Genix sur Guiers, Pont-de-Beauvoisin, Yenne, les Échelles et Novalaise: il fait partie du territoire baptisé en 1985 « Avant-pays savoyard ».

Le cas du Valromey

Le Valromey, depuis le col du Grand Colombier.

Une des principales transitions géographiques entre Haut-Bugey et Bas-Bugey se réalise dans la vallée du Valromey, vallée drainée par le Séran. Le Valromey s'ouvre au sud, à Artemare ; au nord, il se poursuit par le plateau de Retord.

Cette région historique était à l'origine autonome et distincte du Bugey ; d'ailleurs le Bugey et le Valromey ont tous deux été explicitement adjoints à la France suite au traité de Lyon, du 17 janvier 1601.

Aujourd'hui, assimilé au Bugey, le Valromey n'en garde pas moins une certaine spécificité, de par sa double polarisation, à la fois vers le Haut-Bugey et vers le Bas-Bugey.Si on retient la simplification administrative présentée ci-dessous, sur les seize communes actuelles qui composent le Valromey, treize communes se rattacheraient du Bas-Bugey : Artemare, Belmont-Luthézieu, Brénaz, Champagne-en-Valromey, Chavornay, Lochieu, Lompnieu, Ruffieu, Songieu, Sutrieu, Talissieu, Vieu et Virieu-le-Petit ; pour trois communes au Haut-Bugey : Hotonnes, Le Grand-Abergement et Le Petit-Abergement. Ce constat rend donc impossible une adjonction totale du Valromey contemporain, à l'une ou l'autre des deux subdivisions du Bugey.

Climat

Article connexe : Climat de l'Ain.

Le Bugey connait des étés chauds propres à un climat semi-continental[3], propices à la culture de certains cépages, mais avec des précipitations importantes. Les hivers sont marqués par l'influence montagnarde, un peu adoucis par les dernières influences océaniques venant buter sur les montagnes, apportant des précipitations importantes au pied des reliefs.

Oyonnax est la commune la plus peuplée du Bugey et est située dans le massif du Jura à une altitude de 540 mètres[4]. Elle est située dans le Haut-Bugey. La température moyenne dans la commune est de 9,6 °C avec des valeurs moyennes minimale variant entre -2 °C en janvier et 24 °C en juillet et en août. 980 mm de précipitations ont été mesurées. Le tableau ci-dessous détail ces données pour l'année 2007 :

Relevés à Oyonnax en 2007
Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -2 -1 1 3 7 11 12 11 9 6 2 -1 5
Température moyenne (°C) 1 2 5 9 13 17 19 18 15 10 5 2 9,6
Température maximale moyenne (°C) 3 6 9 13 18 22 24 24 21 14 8 4 13,8
Précipitations (mm) 74 74 74 61 71 84 66 79 79 74 89 81 980
Source : Météo France et Météo123[5].


La station météorologique d'Ambérieu-en-Bugey est située en plaine à une altitude de 250 mètres et se trouve dans le Bas-Bugey. La température moyenne mesurée est de 10,7 °C avec des valeurs moyennes variant entre -1,7 °C en janvier et 26,2 °C en juillet. 1 153 mm de précipitations réparties sur toute l'année ont été mesurées. Le tableau ci-dessous détail ces données entre 1961 et 1990 :

Relevés à Ambérieu entre 1961-1990
Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -1,7 -0,3 1,4 4,2 8,3 11,2 13,4 12,9 10,5 7,1 2,3 -0,8 5,7
Température moyenne (°C) 1,8 3,7 6,4 9,6 13,8 17,1 19,8 19,1 16,3 11,8 6,1 2,5 10,7
Température maximale moyenne (°C) 5,3 7,8 11,4 15,1 19,3 23,1 26,2 25,3 22,0 16,4 9,9 5,7 15,6
Précipitations (mm) 93,8 86,9 100,8 93,9 111,5 98,2 66,5 91,6 98,1 102,7 107 102,1 1 153
Source : www.infoclimat.fr : Ambérieu (1961-1990)[6]


Géologie

Article détaillé : Géologie du massif du Jura.

D'un point de vue géomorphologique, le Bugey est composé d'un relief montagneux, partiellement karstifié, qui est la prolongation méridionale du Jura. La datation des roches calcaires du Bugey se situe entre le jurassique pour les anticlinaux et le crétacé pour les synclinaux. Les plissements sont bien visibles selon les affleurements et les falaises. Certains sont assez remarquables lorsque l'on remonte la vallée de l'Albarine, au niveau de Saint-Rambert-en-Bugey.

Ce massif continue au-delà du Rhône, en Savoie, et constitue le « Petit Bugey » qui est désormais connu comme Avant-Pays savoyard.

Le point culminant du Bugey est le Grand Colombier 1 538 mètres. C'est aussi l'un des plus hauts sommets du massif du Jura.

Histoire

Héraldique

Blason Blasonnement :
De gueules au lion d'hermine[7]

Étymologie

Les premières mentions du pays du Bugey apparaissent dans des chartes sous le nom de pagus Bellicensis dont l'adjectif est issu de Bellicium, le nom d'époque de la commune de Belley car le Bugey dépend alors de l'évêché de Belley.

Vers 1195, et par le jeu des vocalisations transformant la racine Bel- en Beu- et l'adoucissement du c en z[8], pagus Bellicensis devient Terra de Beuzeis[9]. Les mentions de Beugesium apparaissent en 1294[10],[11] et Byougesium en 1303[12]. Viennent ensuite les mentions Beugeys en 1372[13] ; Terra Beugesii au XVe siècle[14] ; Beugeuis en 1563[15] ; Beugey en 1613[16] ; Pays de Beugeys en 1613 et Bugey en 1722[17],[11].

Repères historiques

Article détaillé : Histoire du Bugey.

Premières traces d'occupation

Crâne d'adolescent magdalénien découvert en 1894 par l'abbé Joseph Tournier et Charles Guillon dans la grotte des Hoteaux.

Les premières traces d'homo sapiens dans la région du Bugey remontent à l'Âge de la pierre où des gisements ont été retrouvés dans des grottes[18] à proximité d'Ambérieu-en-Bugey[19]. Les glaciers alpins qui couvraient alors la région se retirent durant le Paléolithique permettant à homo sapiens de s’implanter dans les différentes grottes de la région comme celles des Hotteaux à Rossillon[20]. Quelques tombeaux, sous forme de murgers, datant des Âges du bronze et du fer sont également découverts[18]. Les hypothèses attribuent leur confection à des peuplades venues d'Asie.

Durant l'époque gauloise, les territoires du Bugey sont partagés entre différents peuples : les Séquanes dans le Haut-Bugey, les Ambarres sur une partie ouest[18], les Allobroges dans le Bas-Bugey et les Helvètes.

En 58 av. J.-C. le Bugey est occupé par l'Empire romain[21]. Durant la présence romaine, le Bugey bénéficie de sa situation géographique privilégiée[21] ; en effet, la région se trouve à proximité de la péninsule italienne d'une part, et de Lugdunum, alors capitale des Gaules, d'autre part. Des marques de ce développement sont encore visibles dans le Bugey : par exemple, la voie romaine à Belley, ou encore l'aqueduc romain de Vieu. Dans le Haut-Bugey, le temple romain d'Izernore témoigne de la présence romaine. Vers l'An 450, les invasions barbares mettent fin à l'Empire romain. Le peuple burgonde envahit pacifiquement le Bugey et en prend possession. Le territoire appartient ainsi au Royaume de Bourgogne entre le Ve et Xe siècles[18].

Montée du christianisme et rivalités féodales

La christianisation progresse et le diocèse de Belley est créé au début du VIe siècle. De grandes abbayes bénédictines telles celles de Nantua, Saint-Rambert, Ambronay ou Saint-Benoît s'établissent dans les vallées. En 843, le Traité de Verdun attribue le Bugey au royaume de Lothaire, l'un des trois fils de Louis le Pieux.

En 1077, le comte Amédée II de Savoie reçoit de l'empereur Henri IV du Saint-Empire la confirmation de ses droits sur la seigneurie du Bugey.

La maison de Savoie conforte alors sa domination sur la région : en 1272, elle reçoit la Bresse en dot puis le Revermont cédé par le duc de Bourgogne. Cet expansionnisme se heurte à la politique du Dauphiné qui convoite les mêmes régions. Une guerre d'un demi-siècle oppose les deux camps. De nombreux châteaux forts hérissent la contrée : Château des Allymes, de Saint-Denis, Château-Gaillard[22]. Également ignoré jusqu’à la fin du Moyen Âge du Royaume de France et du Saint Empire romain germanique, le Bugey est livré aux querelles, à la guerre et à la violence. Les Traités de Paris (1354-1355) mettent fin à la guerre, laissant à la Savoie tous les territoires dauphinois de la rive droite du Rhône ainsi que le Pays de Gex.

Le Bugey, au commencement du XVIe siècle, est un petit pays protégé par son isolement, qui garde une certaine indépendance[23]. La maison de Savoie est au faîte de sa puissance. Le Bugey reste pourtant divisé. Au temps de César, il était partagé entre plusieurs tribus gauloises; il l’est, quatorze siècles plus tard, entre trois maisons féodales[23].

Marguerite d'Autriche reçoit les Pays de l'Ain en héritage. Après sa mort, François Ier, neveu des ducs savoyards, revendique et conquiert la Savoie en 1536. Le Bugey est donc français jusqu'en 1559 où un traité restitue la Savoie et les Pays de l'Ain à son duc[22]. Le Bugey restera savoyard jusqu'en 1601. Henri IV reconquiert le pays et détruit un grand nombre de châteaux. Le 17 janvier 1601, le traité de Lyon met fin au conflit et donne à la France et à la Bourgogne le Bugey, la Bresse et le Pays de Gex.

Révolution et époque moderne

Le Bugey est situé à proximité de la ligne de démarcation durant l'occupation.

Au XVIIIe siècle, les routes et la petite industrie se développent. Aux premières heures de la Révolution française, Jean Anthelme Brillat-Savarin, né à Belley dans le Bas-Bugey, est député du tiers état à l'Assemblée constituante où il représente d'ailleurs, la région de Belley. Ainsi, il participe aux débats concernant la création du département de l'Ain, le 25 janvier 1790.

Le 133e régiment d'infanterie de ligne est caserné en 1914 à Belley, fort de Pierre-Châtel, au fort des Rousses et au fort l'Ecluse proche de Bellegarde. À la mobilisation, il met sur pied son régiment de réserve, le 333e Régiment d'Infanterie

Après l'armistice du 22 juin 1940, la division entre zone occupée et zone libre place le Bugey du côté zone libre mais tout proche de la ligne de démarcation. L'armée secrète va être particulièrement active dans l'Ain ; En effet, sur les huit camps de maquisards recensés en 1943[24], un certain nombre se situe dans le Bugey ; en particulier, le plus ancien d'entre eux, le camp de Chougeat, dans le Haut-Bugey, ouvert en mars 1943, qui regroupe une soixantaine de maquisards sous le commandement de Charles Bletel[25]. Lui-même, à l'instar des commandements des autres camps de la région est placé sous la direction du capitaine Henri Romans-Petit ; celui-ci va d'ailleurs conduire la première action d'envergure du maquis de l'Ain et du Haut-Jura : la prise du dépôt d'intendance des Chantiers de la jeunesse à Artemare, dans le Bas-Bugey, où le commando prend les uniformes que les maquisards utiliseront lors du défilé du vingt-cinquième anniversaire de l'Armistice de 1918. En effet, le 11 novembre 1943, 200 maquisards défilent en armes, à Oyonnax. Suite au défilé, les Allemands se rendent à Oyonnax en décembre 1943. Le maire, Paul Maréchal et son adjoint, Auguste Sonthonnax, sont fusillés un mois après, le 11 décembre 1943[26]. Quelques semaines plus tard, la presse anglo-saxonne diffuse l'information concernant le défilé qui, dit-on, a achevé de convaincre Winston Churchill de la nécessité d'armer la Résistance française[27]. Oyonnax fut récompensée de son enthousiasme par la Médaille de la Résistance qui figure sous son blason ; cette décoration fut également attribuée à la ville de Nantua[Note 2].

Culture et patrimoine

Lieux de mémoire

Le Bugey dans les arts et la culture

Gastronomie

Frontispice de la Physiologie du goût avec un portrait de Brillat-Savarin (1848)
Article connexe : Gastronomie dans l'Ain.

L'Ain est un haut lieu de la gastronomie. Outre le fait que le Bas-Bugey est la patrie de Jean Anthelme Brillat-Savarin (gastronome français et auteur de la Physiologie du goût, né le 2 avril 1755 à Belley), le Bugey compte nombre de spécialités gastronomiques : des fromages, des vins mais également des recettes.

Grandes tables du Bugey

De 1933 à 1937, le restaurant La mère Bourgeois à Priay, tenu par Marie Bourgeois, est le premier restaurant du département de l'Ain a obtenir les 3 étoiles du Guide Michelin.

Fromages du Bugey
Vins du Bugey
Article détaillé : Vignoble du Bugey.
Vignoble d'appellation bugey à Massignieu-de-Rives.

Le vignoble du Bugey compte trois appellations pour cinq dénominations géographiques :

Alcool

Le marc du Bugey est un alcool issu de raisins distillés vieilli au moins 3 ans (on trouve des marc de 30 ans d’âge) en récipients de bois avant d'être livré à la consommation.

Autres spécialités du Bugey

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  • La tarte à la lie de noix, galette couverte de purée de pommes de terre et de poireaux cuits dans la lie de noix, spécialité de Peyriat et des communes environnantes.

Le Bugey dans la littérature

Intérieur bugiste

« Raphaël ne supportait son fardeau qu'au milieu de ce beau paysage, il y pouvait rester indolent, songeur, et sans désirs. Après la visite du docteur, il alla se promener et se fit débarquer à la pointe déserte d'une jolie colline sur laquelle est situé le village de Saint-Innocent. De cette espèce de promontoire, la vue embrasse les monts de Bugey, au pied desquels coule le Rhône, et le fond du lac ; mais de là Raphaël aimait à contempler, sur la rive opposée, l'abbaye mélancolique de Hautecombe. »

— Honoré de Balzac, La Peau de chagrin[34]

« Belley, capitale du Bugey, pays charmant où l'on trouve de hautes montagnes, des collines, des fleuves, des ruisseaux limpides, des cascades, des abîmes, vrai jardin anglais de cent lieues carrées (...) »

— Jean Anthelme Brillat-Savarin, Physiologie du goût[35]

  • André Chagny imagine au XXe siècle dans Les origines du Bugey : histoire et légende, une origine mythique au nom de Bugey pouvant se résumer ainsi :

« Bugia est la compagne de Bel, petit-fils de Noé. À l'occasion de leur départ à travers le monde, Japhet, le père de Bel, donne à Bugia un petit sachet en lui indiquant qu'elle doit l'ouvrir seulement quand ils auront trouvés le pays de leurs rêves. Après une longue route, Bugia et Bel arrivent dans un endroit plaisant qui séduit Bugia. Bel décide de nommer l'endroit du nom de sa bien-aimée ; alors, Bugia vide sur le sol le contenu du sachet et le lendemain matin, le Bugey s’éveille couvert de vignobles, de fleurs et d’arbres formant ainsi une nature luxuriante. »

— André Chagny, Les origines du Bugey : histoire et légende

Données et statistiques

Divisions administratives

Le Bugey fait partie du département de l'Ain. Sa division correspond peu ou prou à un des types de division administrative du département, l'arrondissement. En effet, le territoire du Haut-Bugey s'apparente fortement à celui de l'arrondissement de Nantua ; le territoire du Bas-Bugey à celui de l'arrondissement de Belley.

L'arrondissement de Nantua regroupe 7 cantons pour 64 communes, pour une population totale d'environ 84 461 habitants[1] en 2008. Les villes les plus importantes sont : Oyonnax, Bellegarde-sur-Valserine, Hauteville-Lompnès et Nantua. L'arrondissement de Belley regroupe 9 cantons pour 107 communes, pour une population totale d'environ 90 880 habitants[1] en 2008. Les villes les plus importantes sont : Ambérieu-en-Bugey, Belley et Lagnieu.

Données démographique

Évolution démographique du Bugey depuis 1962
1962 1968 1975 1982 1990 1999
114 658 123 963 131 940 139 703 151 163 160 758
2006 2007 2008 - - -
172 904 174 199 175 341 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; à partir de 2006 : population municipale légale.
Source : Insee.

Notes et références

Notes

  1. Le nom Bugeysiens est tombé en désuétude et est utilisé par les sociétés savantes.
  2. À noter, que seules 17 collectivités territoriales ont reçues cette décoration dont trois du département de l'Ain : Oyonnax et Nantua, mais également Meximieux située dans la Côtière.

Références

  1. a, b et c Populations légales 2008 des arrondissements du département sur site de l'Insee, 2008. Consulté le 1er avril 2011.
  2. Achille Raverat, Les vallées du Buge. : Excursions historiques, pittoresques et artistiques dans le Bugey, la Bresse, la Savoie et le Pays de Gex., vol. 2, 1867 
  3. Selon le WWF et la National Geographic, le climat semi-continental (appelé aussi climat océanique dégradé) correspond à l'écorégion terrestre Western European broadleaf forests (forêt de feuillus de l'Europe occidentale). Source : WWF Wildfinder.
  4. Ville d'Oyonnax sur http://www.cartesfrance.fr/. Consulté le 11 décembre 2011. « L'altitude de la mairie d'Oyonnax est de 540 mètres environ »
  5. Base de données météo Météo123 et Météo France
  6. Archives climatologiques mensuelles d'Ambérieu de 1961 à 1990, sur le site www.infoclimat.fr.
  7. Blason du Bugey sur http://www.labanquedublason2.com/. Consulté le 14 décembre 2011
  8. Adolphe Gros et Joseph Désormaux, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La fontaine de Siloé, 2004, 519 p. (ISBN 2-8420-6268) [présentation en ligne], p. 349 
  9. Guigue, Cartulaire de Beaujeu, p. 5i
  10. Mémoires, société historique de Genève, t. XIV, p. 24o
  11. a et b Édouard Philipon et Paul Lucien, Dictionnaire topographique du département de l'Ain comprenant les noms de lieu anciens et modernes, 1851, 636 p. [lire en ligne], p. 71-72 
  12. Mémoires, société historique de Genève, t. IX, p. 21 3
  13. Samuel Guichenon, Histoire de Bresse et de Bugey, La fontaine de Siloé, 1650, 259 p. [lire en ligne] 
  14. Archives de l'Ain, H 357
  15. Archives de la Côte d'Or, B 10453, f° 177 r
  16. visites pastor., f° 121 r°
  17. Archives de l'Ain, H 358
  18. a, b, c et d Historique de la région du Bugey sur http://www.vignobletiquette.com/. Consulté le 14 décembre 2011
  19. Dominique Auzias et Jean-Paul Labourdette, Tourisme et vignoble en France, Petit futé, 2011, 22e éd., 864 p. (ISBN 978-2-7469-2947-0), p. 641 
  20. Robert Vilain, Culoz (Ain) : Un gisement mésolithique avec sépulture dans le Bugey [lire en ligne], p. 450-461 
  21. a et b Aperçu de l'histoire du Bugey sur http://www.cc-belley-bas-bugey.com. Consulté le 7 avril 2011
  22. a et b Histoire de l'Ain sur http://www.ain.fr/. Mis en ligne le 23 janvier 2012
  23. a et b Sébastien Castellion, sa vie et son œuvre sur http://fr.wikisource.org/. Mis en ligne le 23 janvier 2012
  24. Le profil des camps fin 1943. Consulté le 11 septembre 2010
  25. Charles Bletel. Consulté le 6 avril 2011
  26. Paul Maubourg, Les mauvais souvenirs : Mémoires d'un orphelin de guerre d'Oyonnax, Oyonnax, 2007, 152 p. (ISBN 2-9520740-2-5)  p. 43
  27. Paul Maubourg, Les mauvais souvenirs : Mémoires d'un orphelin de guerre d'Oyonnax, Oyonnax, 2007, 152 p. (ISBN 2-9520740-2-5)  p. 42
  28. Mémorial des maquis de l'Ain et de la Résistance. Consulté le 4 février 2011
  29. Le monument à la mémoire des Maquis de l’Ain au Val d’Enfer à Cerdon sur http://www.portraits-monuments-ain.fr/. Consulté le 4 février 2011
  30. Musée d'histoire de la Résistance et de la Déportation de l'Ain et du Haut-Jura sur http://www.maquisdelain.org/. Consulté le 4 février 2011
  31. [PDF] Fréquentation des musée en France en 2008 sur http://www.culture.gouv.fr/. Consulté le 5 avril 2011
  32. Références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
  33. vinsdubugey.net, Extrait de Bugey-magazine n°9 février 1992, Isabelle ROUX
  34. a et b La Peau de chagrin, Honoré de Balzac, éd. Furne, vol.14, p.201.
  35. Jean Anthelme Brillat-Savarin, Physiologie du goût, vol. 4, t. 1, Just Tessier, libraire, 1834, 4e éd., 390 p. [lire en ligne (page consultée le 4 avril 2011)] , p. 30, note de bas de page.

Voir aussi

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