Loana sera candidate des Anges de la Télé Réalité 5
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Bugey
| Bugey | |
|---|---|
Le Grand Colombier, 1 538 m, point culminant du Bugey. |
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| Subdivision administrative | Rhône-Alpes |
| Subdivision administrative | Ain |
| Ville(s) principale(s) | |
| Superficie approximative | 2 231 km2 |
| Commune(s) | 171 |
| Population totale | 175 341 hab. (2008[1]) |
| Région(s) naturelle(s) voisine(s) |
Dombes Bresse Pays de Gex Côtière |
| Région(s) et espace(s) connexe(s) | Arrondissement de Belley et arrondissement de Nantua |
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Situation du Bugey en France |
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Le Bugey est une région historique située principalement dans l'Ain, entre Lyon et Genève. Il fait partie des quatre principales régions naturelles du département de l'Ain avec la Bresse, la Dombes et le Pays de Gex. Il est subdivisé en deux sous-régions : le Haut-Bugey et le Bas-Bugey.
Ses habitants sont les Bugistes ou les Bugeysiens[Note 1].
Sommaire |
Géographie
Frontières du Bugey
Elles sont délimitées par le coude du Rhône de l'est au sud ; à l'ouest, la rivière d'Ain marque la bordure occidentale. Les confins de la partie nord sont sujets à controverse. Le baron Achille Raverat, dans son ouvrage[2] publié en 1867 et traitant des vallées du Bugey, définit la limite nord à la Valserine ; l'usage généralement accepté est d'incorporer les communes du département de l'Ain au Bugey. La petite région du Revermont, étant située à l'ouest de la rivière l'Ain, ne fait pas partie du Bugey. La frontière entre Ain et Jura est donc celle du Bugey.
Haut-Bugey
Le Haut-Bugey, ou « Bugey Noir », est la partie nord de la région du Bugey. Il forme approximativement un triangle entre les villes d'Oyonnax au nord, Poncin à l'ouest et Bellegarde-sur-Valserine à l'est. Il correspond à peu près à l'arrondissement de Nantua.
Bas-Bugey
Le Bas-Bugey ou « Bugey blanc », est la partie sud de la région du Bugey. Le Bas-Bugey se trouve au sud de la droite imaginaire Poncin-Bellegarde-sur-Valserine. Il correspond à peu près à l'arrondissement de Belley.
Petit-Bugey
Le Petit-Bugey fait partie du Bugey historique, le « pagus Bellicensis » qui dépendait de l'évêché de Belley et, dès le XIe siècle, de la Maison de Savoie. Il est situé au sud-ouest de la Savoie. Les limites du Petit Bugey étaient formées par le Rhône, le canal de Savière, la Crête du mont du Chat et de la chaîne de l'Épine et le cours du Guiers. Le Petit-Bugey comprenait donc aussi une partie du canton de Ruffieux.
Par le traité de Lyon en 1601, le duc de Savoie avait perdu la majeure partie du Bugey, sauf cette partie situé sur la rive gauche du Rhône et qui est restée savoyarde. Malgré cette scission, le Petit-Bugey a continué à faire partie du diocèse de Belley jusqu'en 1804, date de sa réunion au diocèse de Chambéry par le Concordat. Ces principales villes sont Saint-Genix sur Guiers, Pont-de-Beauvoisin, Yenne, les Échelles et Novalaise: il fait partie du territoire baptisé en 1985 « Avant-pays savoyard ».
Le cas du Valromey
Une des principales transitions géographiques entre Haut-Bugey et Bas-Bugey se réalise dans la vallée du Valromey, vallée drainée par le Séran. Le Valromey s'ouvre au sud, à Artemare ; au nord, il se poursuit par le plateau de Retord.
Cette région historique était à l'origine autonome et distincte du Bugey ; d'ailleurs le Bugey et le Valromey ont tous deux été explicitement adjoints à la France suite au traité de Lyon, du 17 janvier 1601.
Aujourd'hui, assimilé au Bugey, le Valromey n'en garde pas moins une certaine spécificité, de par sa double polarisation, à la fois vers le Haut-Bugey et vers le Bas-Bugey.Si on retient la simplification administrative présentée ci-dessous, sur les seize communes actuelles qui composent le Valromey, treize communes se rattacheraient du Bas-Bugey : Artemare, Belmont-Luthézieu, Brénaz, Champagne-en-Valromey, Chavornay, Lochieu, Lompnieu, Ruffieu, Songieu, Sutrieu, Talissieu, Vieu et Virieu-le-Petit ; pour trois communes au Haut-Bugey : Hotonnes, Le Grand-Abergement et Le Petit-Abergement. Ce constat rend donc impossible une adjonction totale du Valromey contemporain, à l'une ou l'autre des deux subdivisions du Bugey.
Climat
Le Bugey connait des étés chauds propres à un climat semi-continental[3], propices à la culture de certains cépages, mais avec des précipitations importantes. Les hivers sont marqués par l'influence montagnarde, un peu adoucis par les dernières influences océaniques venant buter sur les montagnes, apportant des précipitations importantes au pied des reliefs.
Oyonnax est la commune la plus peuplée du Bugey et est située dans le massif du Jura à une altitude de 540 mètres[4]. Elle est située dans le Haut-Bugey. La température moyenne dans la commune est de 9,6 °C avec des valeurs moyennes minimale variant entre -2 °C en janvier et 24 °C en juillet et en août. 980 mm de précipitations ont été mesurées. Le tableau ci-dessous détail ces données pour l'année 2007 :
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | -2 | -1 | 1 | 3 | 7 | 11 | 12 | 11 | 9 | 6 | 2 | -1 | 5 |
| Température moyenne (°C) | 1 | 2 | 5 | 9 | 13 | 17 | 19 | 18 | 15 | 10 | 5 | 2 | 9,6 |
| Température maximale moyenne (°C) | 3 | 6 | 9 | 13 | 18 | 22 | 24 | 24 | 21 | 14 | 8 | 4 | 13,8 |
| Précipitations (mm) | 74 | 74 | 74 | 61 | 71 | 84 | 66 | 79 | 79 | 74 | 89 | 81 | 980 |
La station météorologique d'Ambérieu-en-Bugey est située en plaine à une altitude de 250 mètres et se trouve dans le Bas-Bugey. La température moyenne mesurée est de 10,7 °C avec des valeurs moyennes variant entre -1,7 °C en janvier et 26,2 °C en juillet. 1 153 mm de précipitations réparties sur toute l'année ont été mesurées. Le tableau ci-dessous détail ces données entre 1961 et 1990 :
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | -1,7 | -0,3 | 1,4 | 4,2 | 8,3 | 11,2 | 13,4 | 12,9 | 10,5 | 7,1 | 2,3 | -0,8 | 5,7 |
| Température moyenne (°C) | 1,8 | 3,7 | 6,4 | 9,6 | 13,8 | 17,1 | 19,8 | 19,1 | 16,3 | 11,8 | 6,1 | 2,5 | 10,7 |
| Température maximale moyenne (°C) | 5,3 | 7,8 | 11,4 | 15,1 | 19,3 | 23,1 | 26,2 | 25,3 | 22,0 | 16,4 | 9,9 | 5,7 | 15,6 |
| Précipitations (mm) | 93,8 | 86,9 | 100,8 | 93,9 | 111,5 | 98,2 | 66,5 | 91,6 | 98,1 | 102,7 | 107 | 102,1 | 1 153 |
Géologie
D'un point de vue géomorphologique, le Bugey est composé d'un relief montagneux, partiellement karstifié, qui est la prolongation méridionale du Jura. La datation des roches calcaires du Bugey se situe entre le jurassique pour les anticlinaux et le crétacé pour les synclinaux. Les plissements sont bien visibles selon les affleurements et les falaises. Certains sont assez remarquables lorsque l'on remonte la vallée de l'Albarine, au niveau de Saint-Rambert-en-Bugey.
Ce massif continue au-delà du Rhône, en Savoie, et constitue le « Petit Bugey » qui est désormais connu comme Avant-Pays savoyard.
Le point culminant du Bugey est le Grand Colombier 1 538 mètres. C'est aussi l'un des plus hauts sommets du massif du Jura.
Histoire
Héraldique
| Blasonnement :
De gueules au lion d'hermine[7]
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Étymologie
Les premières mentions du pays du Bugey apparaissent dans des chartes sous le nom de pagus Bellicensis dont l'adjectif est issu de Bellicium, le nom d'époque de la commune de Belley car le Bugey dépend alors de l'évêché de Belley.
Vers 1195, et par le jeu des vocalisations transformant la racine Bel- en Beu- et l'adoucissement du c en z[8], pagus Bellicensis devient Terra de Beuzeis[9]. Les mentions de Beugesium apparaissent en 1294[10],[11] et Byougesium en 1303[12]. Viennent ensuite les mentions Beugeys en 1372[13] ; Terra Beugesii au XVe siècle[14] ; Beugeuis en 1563[15] ; Beugey en 1613[16] ; Pays de Beugeys en 1613 et Bugey en 1722[17],[11].
Repères historiques
Premières traces d'occupation
Les premières traces d'homo sapiens dans la région du Bugey remontent à l'Âge de la pierre où des gisements ont été retrouvés dans des grottes[18] à proximité d'Ambérieu-en-Bugey[19]. Les glaciers alpins qui couvraient alors la région se retirent durant le Paléolithique permettant à homo sapiens de s’implanter dans les différentes grottes de la région comme celles des Hotteaux à Rossillon[20]. Quelques tombeaux, sous forme de murgers, datant des Âges du bronze et du fer sont également découverts[18]. Les hypothèses attribuent leur confection à des peuplades venues d'Asie.
Durant l'époque gauloise, les territoires du Bugey sont partagés entre différents peuples : les Séquanes dans le Haut-Bugey, les Ambarres sur une partie ouest[18], les Allobroges dans le Bas-Bugey et les Helvètes.
En 58 av. J.-C. le Bugey est occupé par l'Empire romain[21]. Durant la présence romaine, le Bugey bénéficie de sa situation géographique privilégiée[21] ; en effet, la région se trouve à proximité de la péninsule italienne d'une part, et de Lugdunum, alors capitale des Gaules, d'autre part. Des marques de ce développement sont encore visibles dans le Bugey : par exemple, la voie romaine à Belley, ou encore l'aqueduc romain de Vieu. Dans le Haut-Bugey, le temple romain d'Izernore témoigne de la présence romaine. Vers l'An 450, les invasions barbares mettent fin à l'Empire romain. Le peuple burgonde envahit pacifiquement le Bugey et en prend possession. Le territoire appartient ainsi au Royaume de Bourgogne entre le Ve et Xe siècles[18].
Montée du christianisme et rivalités féodales
La christianisation progresse et le diocèse de Belley est créé au début du VIe siècle. De grandes abbayes bénédictines telles celles de Nantua, Saint-Rambert, Ambronay ou Saint-Benoît s'établissent dans les vallées. En 843, le Traité de Verdun attribue le Bugey au royaume de Lothaire, l'un des trois fils de Louis le Pieux.
En 1077, le comte Amédée II de Savoie reçoit de l'empereur Henri IV du Saint-Empire la confirmation de ses droits sur la seigneurie du Bugey.
La maison de Savoie conforte alors sa domination sur la région : en 1272, elle reçoit la Bresse en dot puis le Revermont cédé par le duc de Bourgogne. Cet expansionnisme se heurte à la politique du Dauphiné qui convoite les mêmes régions. Une guerre d'un demi-siècle oppose les deux camps. De nombreux châteaux forts hérissent la contrée : Château des Allymes, de Saint-Denis, Château-Gaillard[22]. Également ignoré jusqu’à la fin du Moyen Âge du Royaume de France et du Saint Empire romain germanique, le Bugey est livré aux querelles, à la guerre et à la violence. Les Traités de Paris (1354-1355) mettent fin à la guerre, laissant à la Savoie tous les territoires dauphinois de la rive droite du Rhône ainsi que le Pays de Gex.
Le Bugey, au commencement du XVIe siècle, est un petit pays protégé par son isolement, qui garde une certaine indépendance[23]. La maison de Savoie est au faîte de sa puissance. Le Bugey reste pourtant divisé. Au temps de César, il était partagé entre plusieurs tribus gauloises; il l’est, quatorze siècles plus tard, entre trois maisons féodales[23].
Marguerite d'Autriche reçoit les Pays de l'Ain en héritage. Après sa mort, François Ier, neveu des ducs savoyards, revendique et conquiert la Savoie en 1536. Le Bugey est donc français jusqu'en 1559 où un traité restitue la Savoie et les Pays de l'Ain à son duc[22]. Le Bugey restera savoyard jusqu'en 1601. Henri IV reconquiert le pays et détruit un grand nombre de châteaux. Le 17 janvier 1601, le traité de Lyon met fin au conflit et donne à la France et à la Bourgogne le Bugey, la Bresse et le Pays de Gex.
Révolution et époque moderne
Au XVIIIe siècle, les routes et la petite industrie se développent. Aux premières heures de la Révolution française, Jean Anthelme Brillat-Savarin, né à Belley dans le Bas-Bugey, est député du tiers état à l'Assemblée constituante où il représente d'ailleurs, la région de Belley. Ainsi, il participe aux débats concernant la création du département de l'Ain, le 25 janvier 1790.
Le 133e régiment d'infanterie de ligne est caserné en 1914 à Belley, fort de Pierre-Châtel, au fort des Rousses et au fort l'Ecluse proche de Bellegarde. À la mobilisation, il met sur pied son régiment de réserve, le 333e Régiment d'Infanterie
Après l'armistice du 22 juin 1940, la division entre zone occupée et zone libre place le Bugey du côté zone libre mais tout proche de la ligne de démarcation. L'armée secrète va être particulièrement active dans l'Ain ; En effet, sur les huit camps de maquisards recensés en 1943[24], un certain nombre se situe dans le Bugey ; en particulier, le plus ancien d'entre eux, le camp de Chougeat, dans le Haut-Bugey, ouvert en mars 1943, qui regroupe une soixantaine de maquisards sous le commandement de Charles Bletel[25]. Lui-même, à l'instar des commandements des autres camps de la région est placé sous la direction du capitaine Henri Romans-Petit ; celui-ci va d'ailleurs conduire la première action d'envergure du maquis de l'Ain et du Haut-Jura : la prise du dépôt d'intendance des Chantiers de la jeunesse à Artemare, dans le Bas-Bugey, où le commando prend les uniformes que les maquisards utiliseront lors du défilé du vingt-cinquième anniversaire de l'Armistice de 1918. En effet, le 11 novembre 1943, 200 maquisards défilent en armes, à Oyonnax. Suite au défilé, les Allemands se rendent à Oyonnax en décembre 1943. Le maire, Paul Maréchal et son adjoint, Auguste Sonthonnax, sont fusillés un mois après, le 11 décembre 1943[26]. Quelques semaines plus tard, la presse anglo-saxonne diffuse l'information concernant le défilé qui, dit-on, a achevé de convaincre Winston Churchill de la nécessité d'armer la Résistance française[27]. Oyonnax fut récompensée de son enthousiasme par la Médaille de la Résistance qui figure sous son blason ; cette décoration fut également attribuée à la ville de Nantua[Note 2].
Culture et patrimoine
Lieux de mémoire
- Le Mémorial des maquis de l'Ain et de la Résistance est située sur la commune de Cerdon, situé dans le Haut-Bugey. Sa construction est décidée par l'Association des anciens du maquis de l'Ain présidée par le colonel Henri Romans-Petit et débute le 26 juin 1949 pour une inauguration le 29 juillet 1951[28]. Elle est financée par l'État français, le département de l'Ain et des dons privés. Le corps d'un maquisard inconnu y est inhumé lors d'une cérémonie présidée par Gaston Monnerville le 20 mai 1954 puis un cimetière réunissant 88 maquisards est ensuite créé puis inauguré le 24 juin 1956 par le Général de Gaulle. La citation de Louis Aragon issue du dernier vers de La Chanson du franc-tireur de Louis Aragon « Où je meurs renaît la Patrie » est gravée sur le monument[29].
- Le musée départemental d'Histoire de la Résistance et de la Déportation de l'Ain et du Haut-Jura est un musée situé à Nantua, en haut-Bugey, dont le thème est celui de la France durant la Seconde Guerre mondiale et plus spécialement l'histoire de la Résistance et des maquis de la région[30]. Il est inauguré le 12 août 1986[31].
-
Mémorial des Maquis de l'Ain et de la Résistance à Cerdon.
-
Le musée de la Résistance et de la Déportation à Nantua.
-
La tombe du colonel Romans-Petit à Oyonnax.
Le Bugey dans les arts et la culture
Gastronomie
L'Ain est un haut lieu de la gastronomie. Outre le fait que le Bas-Bugey est la patrie de Jean Anthelme Brillat-Savarin (gastronome français et auteur de la Physiologie du goût, né le 2 avril 1755 à Belley), le Bugey compte nombre de spécialités gastronomiques : des fromages, des vins mais également des recettes.
Grandes tables du Bugey
De 1933 à 1937, le restaurant La mère Bourgeois à Priay, tenu par Marie Bourgeois, est le premier restaurant du département de l'Ain a obtenir les 3 étoiles du Guide Michelin.
Fromages du Bugey
- le Chevret, également connu sous la dénomination tome de Belley ;
- le ramequin fabriqué dans le canton de Saint-Rambert-en-Bugey ;
- le comté, dont la zone d'appellation d'origine contrôlée concerne un grand nombre de communes du Haut mais également du Bas-Bugey ;
- le Bleu de Gex: l'aire de fabrication de l’AOC Bleu de Gex empiète sur la région du Haut-Bugey ;
- la Tracle, un mélange de fromage, d'alcool et d'aromate.
-
Préparation du ramequin, spécialité de Saint-Rambert-en-Bugey.
Vins du Bugey
Le vignoble du Bugey compte trois appellations pour cinq dénominations géographiques :
- appellation bugey[32], dont :
- dénomination cerdon ;
- dénomination manicle ;
- dénomination montagnieu ;
- appellation roussette du Bugey, dont :
- dénomination montagnieu ;
- dénomination virieu-le-Grand ;
- appellation seyssel (en partage avec le vignoble de Savoie).
Alcool
Le marc du Bugey est un alcool issu de raisins distillés vieilli au moins 3 ans (on trouve des marc de 30 ans d’âge) en récipients de bois avant d'être livré à la consommation.
Autres spécialités du Bugey
- Les bugnes, qui sont une petite pâtisserie de la famille des beignets, associée à la période de Mardi gras .
- Dans le Haut-Bugey, on peut citer la sauce Nantua dont le nom vient de la ville de Nantua ; elle accompagne principalement les quenelles.
- Une spécialité de Saint-Genix-sur-Guiers (Petit Bugey) : le Gâteau de Saint-Genix
- Les diots du Bugey sont des saucisses fraîches finement hachées à base de porc, réputée en Savoie et en Haute-Savoie, elles se consomment dans le Bugey arrosées de vin et cuites sur un feu de sarments de vigne[33].
- La tarte à la gomme est un flan sur une pâte briochée, spécialité de Bellegarde sur Valserine.
- La tarte à la lie de noix, galette couverte de purée de pommes de terre et de poireaux cuits dans la lie de noix, spécialité de Peyriat et des communes environnantes.
Le Bugey dans la littérature
- Honoré de Balzac célèbre la beauté des paysages du Bugey dans[34] La Peau de chagrin :
« Raphaël ne supportait son fardeau qu'au milieu de ce beau paysage, il y pouvait rester indolent, songeur, et sans désirs. Après la visite du docteur, il alla se promener et se fit débarquer à la pointe déserte d'une jolie colline sur laquelle est situé le village de Saint-Innocent. De cette espèce de promontoire, la vue embrasse les monts de Bugey, au pied desquels coule le Rhône, et le fond du lac ; mais de là Raphaël aimait à contempler, sur la rive opposée, l'abbaye mélancolique de Hautecombe. »
— Honoré de Balzac, La Peau de chagrin[34]
- Jean Anthelme Brillat-Savarin écrit à propos de Belley et du Bugey :
« Belley, capitale du Bugey, pays charmant où l'on trouve de hautes montagnes, des collines, des fleuves, des ruisseaux limpides, des cascades, des abîmes, vrai jardin anglais de cent lieues carrées (...) »
— Jean Anthelme Brillat-Savarin, Physiologie du goût[35]
- André Chagny imagine au XXe siècle dans Les origines du Bugey : histoire et légende, une origine mythique au nom de Bugey pouvant se résumer ainsi :
« Bugia est la compagne de Bel, petit-fils de Noé. À l'occasion de leur départ à travers le monde, Japhet, le père de Bel, donne à Bugia un petit sachet en lui indiquant qu'elle doit l'ouvrir seulement quand ils auront trouvés le pays de leurs rêves. Après une longue route, Bugia et Bel arrivent dans un endroit plaisant qui séduit Bugia. Bel décide de nommer l'endroit du nom de sa bien-aimée ; alors, Bugia vide sur le sol le contenu du sachet et le lendemain matin, le Bugey s’éveille couvert de vignobles, de fleurs et d’arbres formant ainsi une nature luxuriante. »
— André Chagny, Les origines du Bugey : histoire et légende
- Honoré d'Urfé, seigneur de Virieu-le-Grand, marquis du Valromey est l'auteur du premier roman-fleuve de la littérature française, L'Astrée. L'œuvre se déroule principalement dans le Forez, mais l'auteur est une figure historique du Valromey et donc implicitement du Bugey.
- Abraham de Vermeil, né à Cerdon vers 1555, est un poète baroque.
- Bilignin, hameau de Belley a abrité Gertrude Stein et Alice B. Toklas pendant la Seconde Guerre mondiale. L'action de Les Guerres que j'ai vues de Gertrude Stein se situe éssentiellement à Bilignin.
Données et statistiques
Divisions administratives
Le Bugey fait partie du département de l'Ain. Sa division correspond peu ou prou à un des types de division administrative du département, l'arrondissement. En effet, le territoire du Haut-Bugey s'apparente fortement à celui de l'arrondissement de Nantua ; le territoire du Bas-Bugey à celui de l'arrondissement de Belley.
L'arrondissement de Nantua regroupe 7 cantons pour 64 communes, pour une population totale d'environ 84 461 habitants[1] en 2008. Les villes les plus importantes sont : Oyonnax, Bellegarde-sur-Valserine, Hauteville-Lompnès et Nantua. L'arrondissement de Belley regroupe 9 cantons pour 107 communes, pour une population totale d'environ 90 880 habitants[1] en 2008. Les villes les plus importantes sont : Ambérieu-en-Bugey, Belley et Lagnieu.
Données démographique

Notes et références
Notes
Références
- Populations légales 2008 des arrondissements du département sur site de l'Insee, 2008. Consulté le 1er avril 2011.
- Achille Raverat, Les vallées du Buge. : Excursions historiques, pittoresques et artistiques dans le Bugey, la Bresse, la Savoie et le Pays de Gex., vol. 2, 1867
- Selon le WWF et la National Geographic, le climat semi-continental (appelé aussi climat océanique dégradé) correspond à l'écorégion terrestre Western European broadleaf forests (forêt de feuillus de l'Europe occidentale). Source : WWF Wildfinder.
- Ville d'Oyonnax sur http://www.cartesfrance.fr/. Consulté le 11 décembre 2011. « L'altitude de la mairie d'Oyonnax est de 540 mètres environ »
- Base de données météo Météo123 et Météo France
- Archives climatologiques mensuelles d'Ambérieu de 1961 à 1990, sur le site www.infoclimat.fr.
- Blason du Bugey sur http://www.labanquedublason2.com/. Consulté le 14 décembre 2011
- Adolphe Gros et Joseph Désormaux, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La fontaine de Siloé, 2004, 519 p. (ISBN 2-8420-6268) [présentation en ligne], p. 349
- Guigue, Cartulaire de Beaujeu, p. 5i
- Mémoires, société historique de Genève, t. XIV, p. 24o
- Édouard Philipon et Paul Lucien, Dictionnaire topographique du département de l'Ain comprenant les noms de lieu anciens et modernes, 1851, 636 p. [lire en ligne], p. 71-72
- Mémoires, société historique de Genève, t. IX, p. 21 3
- Samuel Guichenon, Histoire de Bresse et de Bugey, La fontaine de Siloé, 1650, 259 p. [lire en ligne]
- Archives de l'Ain, H 357
- Archives de la Côte d'Or, B 10453, f° 177 r
- visites pastor., f° 121 r°
- Archives de l'Ain, H 358
- Historique de la région du Bugey sur http://www.vignobletiquette.com/. Consulté le 14 décembre 2011
- Dominique Auzias et Jean-Paul Labourdette, Tourisme et vignoble en France, Petit futé, 2011, 22e éd., 864 p. (ISBN 978-2-7469-2947-0), p. 641
- Robert Vilain, Culoz (Ain) : Un gisement mésolithique avec sépulture dans le Bugey [lire en ligne], p. 450-461
- Aperçu de l'histoire du Bugey sur http://www.cc-belley-bas-bugey.com. Consulté le 7 avril 2011
- Histoire de l'Ain sur http://www.ain.fr/. Mis en ligne le 23 janvier 2012
- Sébastien Castellion, sa vie et son œuvre sur http://fr.wikisource.org/. Mis en ligne le 23 janvier 2012
- Le profil des camps fin 1943. Consulté le 11 septembre 2010
- Charles Bletel. Consulté le 6 avril 2011
- Paul Maubourg, Les mauvais souvenirs : Mémoires d'un orphelin de guerre d'Oyonnax, Oyonnax, 2007, 152 p. (ISBN 2-9520740-2-5) p. 43
- Paul Maubourg, Les mauvais souvenirs : Mémoires d'un orphelin de guerre d'Oyonnax, Oyonnax, 2007, 152 p. (ISBN 2-9520740-2-5) p. 42
- Mémorial des maquis de l'Ain et de la Résistance. Consulté le 4 février 2011
- Le monument à la mémoire des Maquis de l’Ain au Val d’Enfer à Cerdon sur http://www.portraits-monuments-ain.fr/. Consulté le 4 février 2011
- Musée d'histoire de la Résistance et de la Déportation de l'Ain et du Haut-Jura sur http://www.maquisdelain.org/. Consulté le 4 février 2011
- [PDF] Fréquentation des musée en France en 2008 sur http://www.culture.gouv.fr/. Consulté le 5 avril 2011
- Références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
- vinsdubugey.net, Extrait de Bugey-magazine n°9 février 1992, Isabelle ROUX
- La Peau de chagrin, Honoré de Balzac, éd. Furne, vol.14, p.201.
- Jean Anthelme Brillat-Savarin, Physiologie du goût, vol. 4, t. 1, Just Tessier, libraire, 1834, 4e éd., 390 p. [lire en ligne (page consultée le 4 avril 2011)], p. 30, note de bas de page.
Voir aussi
Articles connexes
- Le bugey composé du Haut-Bugey et du Bas-Bugey
- La centrale nucléaire du Bugey
- La ligne du Haut-Bugey
- Avant-Pays savoyard
En direct des marchés
Air France: Cuvillier opposé à tout plan de "départs non volontaires"
Le ministre délégué aux Transports et à l'Economie maritime Frédéric Cuvillier a annoncé qu'il était opposé à "tout plan prévoyant des départs non volontaires" chez Air France, alors que la compagnie a reconnu pour la première fois être confrontée à un "sureffectif".