Carmen (opéra)

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Carmen
Image décrite ci-après
Affiche pour la création de Carmen (1875)

Nbre d'actes 4
Musique Georges Bizet
Livret Henri Meilhac et Ludovic Halévy
Langue
originale
Français
Sources
littéraires
Carmen, nouvelle de Prosper Mérimée
Durée
approximative
env. 160 minutes
Création 3 mars 1875
Opéra-Comique
Paris Drapeau de France France
Personnages
  • Carmen, bohémienne et cigarière (mezzo-soprano ou soprano dramatique)
  • Don José, brigadier (ténor)
  • Micaëla, jeune Navarraise (soprano lyrique)
  • Escamillo, torero (baryton ou baryton-basse)
  • Frasquita, bohémienne (mezzo-soprano léger ou soprano)
  • Mercédès, bohémienne (mezzo-soprano)
  • Le Dancaïre, contrebandier (baryton ou trial)
  • Le Remendado, contrebandier (ténor)
  • Zuniga, lieutenant (basse)
  • Moralès, brigadier (baryton)
  • Lillas Pastia, aubergiste (rôle parlé)
  • Un guide (rôle parlé)

Carmen est un opéra-comique en quatre actes de Georges Bizet, sur un livret d'Henri Meilhac et Ludovic Halévy, d'après la nouvelle Carmen, de Prosper Mérimée. La première représentation eut lieu sous la direction d'Adolphe Deloffre.

Créé le 3 mars 1875 à l'Opéra-Comique de Paris, c'est l'un des opéras les plus joués au monde.

Sommaire

Personnages

  • Carmen, bohémienne et cigariere (mezzo-soprano ou soprano dramatique) – Le rôle fut créé par Célestine Galli-Marié. C'est l'un des rôles les plus exigeants du répertoire par la richesse de la personnalité et l'étendue des interventions musicales. L'ambiguïté de la tessiture est à la mesure de la complexité du personnage.
  • Don José, brigadier, (ténor)
  • Micaëla, jeune Navarraise (soprano lyrique) – Personnage qui n'existe pas dans l'œuvre originale de Prosper Mérimée, destiné à faire contraste avec la sulfureuse Carmen.
  • Escamillo, torero (baryton ou baryton-basse)
  • Frasquita, bohémienne (mezzo-soprano léger ou soprano)
  • Mercédès, bohémienne (mezzo-soprano)
  • Le Dancaïre, contrebandier (baryton ou trial)
  • Le Remendado, contrebandier (ténor)
  • Zuniga, lieutenant (basse)
  • Moralès, brigadier (baryton)
  • Lillas Pastia, aubergiste (rôle parlé)
  • Un guide (rôle parlé)

Argument

L'action se passe à Séville et dans les environs, au début du XIXe siècle.

Acte I

Le prélude est l'un des plus célèbres de l'histoire de la musique: C'est un Allegro giocoso débordant au rythme joyeux et bondissant correspondant au motif de la corrida, entrecoupé d'abord par un petit thème du quatrième acte (où l'alguazil se fait copieusement huer) puis par le motif de la chanson d'Escamillo. Il est suivi immédiatement par un sombre Andante moderato dont le caractère inquiétant et frissonnant marque le thème du destin funeste, il sera joué aux moments clefs de l'opéra (Carmen jette la fleur à José, Micaëla convainc José de partir...) et résonnera à toute volée à la fin du duo final.

Une place à Séville, entre la caserne des dragons d'Alcala et une manufacture de tabac. Des soldats montent la garde. Leur brigadier, Moralès, voit arriver une jeune fille aux nattes blondes : c'est Micaëla qui cherche son fiancé, le brigadier Don José. Les sollicitations des dragons se faisant trop pressantes elle s'éclipse. On entend les clairons de la garde montante suivie d'un petit groupe de gamins qui jouent aux soldats : « avec la garde montante, nous arrivons, nous voilà... sonne, trompette éclatante, ta ra ta, ta ra ta ta ; nous marchons la tête haute, comme de petits soldats ». Moralès annonce à Don José qu'une « jolie fille est venue le demander », et qu'elle reviendrait... Le capitaine Zuniga, nouveau dans la province, demande à Don José s'il sait ce qu'est ce bâtiment que l'on voit de l'autre côté de la place. C'est, répond le brigadier une manufacture de tabac, où ne travaillent que des femmes. Sont-elles jolies, demande le capitaine. Don José répond qu'il l'ignore car, navarrais, il estime que « ces Andalouses lui font peur », qu'il « préfère éviter le regard brûlant des Andalouses » et il raconte comment il est devenu soldat.

Manuscript de Bizet - Habanera (L'amour est un oiseau rebelle...)

La cloche sonne. C'est l'heure de la pause pour les cigarières de la manufacture qui font l'éloge de la fumée du tabac : « Dans l'air, nous suivons des yeux la fumée qui vers les cieux monte, monte parfumée [...] » Une ouvrière, la plus attendue de toutes ne tarde pas à apparaître, c'est Carmen. Les jeunes gens assemblés demandent à Carmen quand elle les aimera. En guise de réponse Carmen expose sa philosophie de l'amour, quelque peu pessimiste, dans la célébrissime habanera L'amour est un oiseau rebelle, pour laquelle Bizet s'est fortement inspiré de la habanera "El Arreglito" ("Le petit arrangement") du compositeur basque espagnol Sebastián Iradier  : « L'amour est un oiseau rebelle que nul ne peut apprivoiser et c'est bien en vain qu'on l'appelle s'il lui convient de refuser [...] L'amour est enfant de bohème Il n'a jamais jamais connu de loi Si tu ne m'aimes pas je t'aime si je t'aime prends garde à toi. » Alors qu'elle chantait sa chanson, Carmen a repéré Don José, elle l'aborde et engage avec lui une conversation sur un ton un peu moqueur puis arrache de son corsage une fleur qu'elle lance au jeune homme. « Quelle effronterie », dit le destinataire, qui après quelque hésitation ramasse la fleur qui est tombée à terre, il la respire mais dit : « certainement, s'il y a des sorcières, cette fille-là en est une ».

Arrive Micaëla qui annonce à Don José qu'elle vient de la part de sa mère, elle lui remet une lettre qui conseille au jeune homme d'épouser... la porteuse de la lettre car « il n'y en a pas de plus sage et de plus gentille ». Don José relit la lettre : « il n'y en a pas de plus sage ni de plus gentille ».

Un vif tumulte se produit. On apprend que Carmen « railleuse à son ordinaire » s'est moqué d'une ouvrière, qu'il en est résulté une bagarre et que Carmen a marqué une croix de saint André au couteau sur le visage de son adversaire. Zuniga interroge Carmen, celle-ci pour toute réponse chante « tra la la la la la la la ». Zuniga fait arrêter la bohémienne et lui promet la prison. Ce sera Don José qui sera chargé de l'y conduire. Carmen commence à embobiner son aimable gardien et chante la séguedille : « sous les remparts de Séville chez mon ami Lillas Pastia j'irai danser la séguédille et boire du Manzanilla [...] j'emmènerai mon amoureux mon amoureux ? Il est au diable je l'ai mis à la porte hier mon pauvre cœur est très consolable mon cœur est libre comme l'air j'ai des galants à la douzaine (...) qui veut m'aimer, je l'aimerai. » Et elle dit qu'elle pense à « certain officier qui n'est que brigadier ». Il n'en faut pas plus pour que le trop sensible geôlier délie la corde et laisse s'échapper sa prisonnière.

Acte II

Deux mois plus tard, des officiers se trouvent dans la taverne de Lillas Pastia, repaire notoire de contrebandiers.

Carmen chante la « chanson bohème », accompagnée des deux autres bohémiennes, ses amies Mercedes et Frasquita.

Lillas Pastia déclare que l'heure de la fermeture a sonné, le capitaine Zuniga lui répond qu'il n'est pas dupe de ce qui se passe dans l'établissement après la fermeture.

Zuniga invite les bohémiennes au théâtre,le beau père crie, elles refusent. Il invite Carmen qui refuse également ; il lui demande si c'est parce qu'elle lui en veut de l'avoir envoyé en prison. Mais Carmen feint de ne pas s'en souvenir. Et Zuniga lui annonce que le jeune brigadier chargé de la conduire s'est fait dégrader et emprisonner pour l'avoir laissé échapper. Mais le soldat vient de terminer de purger sa peine.

On entend des exclamations qui viennent de l'extérieur de la taverne :

« Vivat le torero Vivat Escamillo. »

Le chœur loue l'intrépidité d'Escamillo qui s'est couvert de gloire aux dernières courses de Grenade. Moralès l'invite et il entre dans l'auberge.

Sitôt entré, Escamillo s'adresse aux officiers :

« Votre toast, je veux vous le rendre Señors, car avec les soldats oui les toreros peuvent s'entendre, pour plaisirs, ils ont les combats (...) Allons, en garde, allons, ah ! Toréador, en garde ! Toréador ! et songe bien, oui, et songe en combattant qu'un œil noir te regarde et que l'amour t'attend. »

Escamillo aperçoit Carmen et lui fait des avances, qu'elle rejette avec une certaine coquetterie.

Les contrebandiers Le Dancaïre et Le Remendado essayent d'embringuer Carmen et ses deux amies dans une opération de déchargement de marchandise sur la côte. Carmen refuse de les accompagner. La raison ? « Je suis amoureuse ». Le Dancaïre : « Voyons, Carmen sois sérieuse ».

De qui Carmen est-elle amoureuse ? Certainement, dit Frasquita, de ce prisonnier à qui Carmen a fait remettre une lime et une pièce d'or pour qu'il puisse s'échapper, mais il ne s'en est pas servi. Don José tout juste sorti de prison fait son entrée au moment où tous les autres, sauf Carmen, partent. Carmen lui demande pourquoi il ne s'est pas servi de cette lime. Le brigadier répond que son honneur de soldat lui interdit de déserter et proclame son amour à celle qu'il retrouve.

Carmen s'amuse à rendre jaloux son amoureux en disant qu'elle à dansé pour les soldats mais elle le calme en disant qu'elle dansera pour lui seul cette fois, ce qu'elle fait dans une danse très suggestive et ensorcelante mais les choses, si bien commencées se gâtent alors: le clairon sonne et Don José doit rejoindre son unité, ce que n'accepte pas Carmen qui brutalement, le chasse avec mépris :

« Il court, il perd la tête et voilà son amour. » Don José proteste de toute sa force : « la fleur que tu m'avais jetée dans la prison était restée flétrie et sèche cette fleur gardait toujours sa douce odeur. »

Carmen demande à Don José pour lui prouver son amour de le suivre dans la montagne « là-bas si tu m'aimais » avec les contrebandiers. Mais pour Don José, c'est la honte et l'infamie que de déserter. « Non, je ne t'aime plus » lui dit Carmen « Adieu, adieu pour toujours » dit Don José.

Survient le capitaine Zuniga qui entre en faisant sauter la porte et qui prétend user de l'autorité que lui confère son grade pour chasser le brigadier et courtiser Carmen. Don José saute sur son sabre, les contrebandiers désarment le capitaine et le retiennent quelque temps. Zuniga admet son impuissance et tient des propos menaçants à l'égard de Don José.

« Es-tu des nôtres maintenant ? », demande Carmen à Don José, qui piteusement répond : « il le faut bien ». Carmen, les bohémiennes et les contrebandiers promettent à Don José : « pour pays l'univers et pour loi ta volonté ! Et surtout, la chose enivrante : la liberté, la liberté!

Acte III

Un site pittoresque et sauvage dans la montagne, c'est le repaire des contrebandiers.

Les contrebandiers évoquent la grandeur de leur métier, font une halte et discutent des détails de l'opération. Carmen et Don José se querellent, Carmen dit que son amour n'est plus ce qu'il était, Don José pense à sa vieille mère, Carmen lui conseille d'aller la retrouver, car « décidément, tu n'es pas fait pour vivre avec nous, chiens et loups ne font pas longtemps bon ménage ».

Frasquita et Mercédès tirent les cartes et y lisent un avenir très prometteur, amour, châteaux, bijoux, la bohémienne n'y voit que la mort, toujours la mort, pour elle et pour son amant. Carmen dit qu'elle est sûre d'obtenir la bienveillance d'un douanier, ce qui suscite chez Don José une vive réaction de jalousie. Les trois bohémiennes n'ont pas le moindre doute sur les chances qu'elles ont de faire passer la marchandise : « S'il faut aller jusqu'au sourire que voulez-vous, on sourira, et d'avance, je puis vous le dire, La contrebande passera. »

Accompagnée d'un guide, Micaëla pénètre dans le camp. Elle dit qu'elle n'a pas peur, mais qu'en fait, « j'ai beau faire la vaillante au fond du cœur, je meurs d'effroi. »

Don José qui surveille le camp tire sur un inconnu, le manque, cet inconnu n'est autre qu'Escamillo. Escamillo explique à l'apprenti contrebandier les raisons de sa venue. C'est pour obtenir les faveurs d'une belle bohémienne du nom de Carmen, car, il le suppose, elle n'aime plus le soldat qui avait déserté pour elle. « Les amours de Carmen ne durent pas six mois ». Les deux hommes ne tardent pas à s'affronter, Escamillo, un professionnel est sûr de l'emporter, il l'emporte effectivement mais comme il a pour habitude de tuer les taureaux et pas les hommes, il épargne son rival mais glisse et tombe. Don José veut le frapper, entre Carmen qui l'en empêche. Escamillo invite Carmen aux courses de Séville et quand il est parti, Don José lance à Carmen : « prends garde à toi, Carmen, je suis las de souffrir ». Les contrebandiers découvrent Micaëla qui est venue chercher Don José. Sa mère dit-elle, est au désespoir. Carmen encourage Don José à partir, mais l'idée de laisser la place à un nouvel amant est insupportable à Don José. Micaëla annonce, comme dernière parole : « Ta mère se meurt, et ne voudrait pas mourir sans t'avoir pardonné. » Au moment de partir, Don José s'adresse à Carmen : « sois contente, je pars, mais nous nous reverrons. » On entend au loin Escamillo entonner son chant de combat « toréador en garde ». Il est sûr maintenant de sa victoire amoureuse.

Acte IV

Une place à Séville, devant les murs et l'entrée des arènes. Les marchands s'affairent et proposent eau, éventails, lorgnettes, oranges, vin, cigarettes, etc. Le capitaine Zuniga s'étonne de ne pas voir la Carmencita. Frasquita lui dit qu'elle ne doit pas être bien loin, car elle n'est jamais bien loin d'Escamillo. Frasquita s'enquiert de Don José, il a été vu dans son village et a disparu. Frasquita dit qu'à la place de Carmen, elle ne serait pas tranquille du tout.

Entrée de la quadrille des toreros, entrée des chulos et des banderilleros, entrée des picadors, paraît enfin Escamillo accompagné de Carmen, radieuse dans un costume éclatant. Il rentre dans l'arène après avoir chanté avec elle un bref mais magnifique duetto d'amour.

Frasquita et Mercédès enjoignent Carmen de ne pas rester ici. Don José est là. Carmen, leur répond : « Je ne suis pas femme à trembler devant lui ». Toute la foule rentre dans l'amphithéâtre. Carmen reste seule tandis que la foule rentre dans l'arène.

Don José apparaît. Ils vont à l'entrée et il commence à supplier Carmen de commencer une autre vie, proclame son amour. Carmen lui répond : « Je sais bien que tu me tueras, mais que je vive ou que je meure, non, non, non, je ne céderai pas ». « Jamais Carmen ne cédera Libre elle est née, libre elle mourra. »

Retentissent les cris de joie qui saluent le triomphe d'Escamillo. Pour mettre fin aux supplications de Don José, Carmen lui jette la bague que celui-ci lui avait donnée, Don José fou de passion, la frappe à mort. Mais c'est Carmen, elle-même--maîtresse de tout, du début jusqu'à la fin--qui en lançant la phrase-sentence: "Non, je ne t'aime plus" a prononcé sa propre condamnation.

La partition

Après la mort de Bizet, son ami le compositeur Ernest Guiraud a remplacé les passages parlés originaux, caractéristiques de l'opéra-comique, par des récitatifs. Cette révision a peut-être contribué au succès de l'œuvre en facilitant sa diffusion, notamment dans certains théâtres étrangers, peu habitués à pratiquer l'alternance entre dialogues et musique dans une œuvre lyrique. Cependant, cette adaptation est souvent contestée par les musicologues, et de nos jours, les deux versions sont jouées.

Quoi qu'il en soit, cet opéra a rapidement bénéficié d'une très grande popularité qui ne s'est jamais démentie. Il est généralement considéré comme l'opéra français le plus joué dans le monde.

Ceci peut s'expliquer, en partie, par les nombreuses oppositions qui jalonnent le livret, les scènes tragiques contrastant avec des passages plus légers, voire comiques (rôles de Frasquita, de Mercédès, du Dancaïre, du Remendado, etc.), équilibre entre scènes de foule, avec chœurs et figurants, et scènes plus intimes dans lesquelles les solistes passent au premier plan. Mais la musique de Bizet, expressive, élégante et colorée, son orchestration, souvent raffinée, ses mélodies si faciles à mémoriser — par exemple, le thème du prélude — ne sont certainement pas étrangères à ce succès.

Il est remarquable que la musique dans l'opéra est toujours animée, vivante, sinon joyeuse alors que Carmen raconte l'histoire de la déchéance d'un brigadier probe et les amours d'une zingara qui se fait assassiner à la fin.

Parmi les plus belles pages de Carmen, citons :

  • le prélude
  • à l’acte I : le chœur des gamins Avec la garde montante ; le chœur des cigarières Dans l'air, nous suivons des yeux ; la habanera L'amour est un oiseau rebelle ; le duo Parle-moi de ma mère ; la séguedille Près des remparts de Séville ;
  • à l’acte II : la chanson bohème Les tringles des sistres tintaient ; les couplets du toréador Toréador, en garde ; le quintette Nous avons en tête une affaire ; l'air La fleur que tu m'avais jetée ;
  • Le prélude de l'acte III, un élégiaque duo pour flûte et harpe, un des sommets de la poésie du compositeur, et évoquant le paysage des hautes montagnes.
  • à l’acte III : le sextuor avec chœur Écoute, compagnon, écoute ; le trio des cartes Mêlons, coupons ; l'air C'est des contrebandiers le repaire ordinaire ;
  • l'intermezzo entre les actes III et IV ;
  • à l’acte IV : la quadrille des toreros Les voici, le bref duo Escamillo-Carmen si tu m'aimes Carmen, le duo avec chœur final C'est toi ? — C'est moi.

Ajoutons que Bizet et Guiraud ont composé deux suites pour orchestre à partir des thèmes principaux.

Le chœur à bouche fermée est souvent supprimé de l'orchestration dans les créations modernes.

Quelques interprètes du rôle de Carmen

Le rôle de Carmen est ambigu dans sa tessiture: en effet, il présente des exigences de mezzo-soprano autant que de soprano dramatique. De ce fait, de nombreuses sopranos comme des mezzos se sont attaquées à ce rôle très célèbre. Ainsi, Maria Callas, dont la tessiture réelle suscite encore des doutes, a chanté le rôle; des sopranos dramatiques ou lirico spinto ont également chanté Carmen, comme Victoria de los Angeles, Leontyne Price ou Julia Migenes (qui est en outre l'une des plus grandes Carmen du cinéma, aux côtés de Placido Domingo[1]). Enfin, quelques unes des plus grandes Carmen étaient des mezzos-sopranos, comme Elīna Garanča, Béatrice Uria Monzon, Marilyn Horne ou Marina Domashenko (qui est également la Carmen de Franco Zeffirelli dans une production en DVD aux arènes de Vérone[2]).

Célestine Galli-Marié qui créa le rôle en 1875

Remarque

Dans son film Les Chinois à Paris Jean Yanne s'amuse a détourner Carmen en Carmeng, une version marxiste-léniniste de l'œuvre de Georges Bizet dans laquelle la troublante dissidente Carmeng séduit Don Cho Ze.

À la fin de sa vie, Friedrich Nietzsche s'éloigne de Richard Wagner, dont il considère les idées politiques bien trop arrêtées, lui préférant l'opéra Carmen de Georges Bizet[5].

Filmographie

Films adaptant l'opéra et/ou la nouvelle :

Ballets

Adaptation instrumentale

Notes et références

Voir aussi

La Corrida dans les arts

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  • Membre de la troupe de l'Opéra de Paris (RTLN ), elle s'illustra ... Orphée et Eurydice ), Kundry (Parsifal ), Carmen , Santuzza (Cavalleria ...
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