Casablanca

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Casablanca
الدار البيضاء
Blason de Casablanca
Héraldique

Image satellite de Casablanca (2006)
Image satellite de Casablanca (2006)
Administration
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Préfecture Casablanca
Région Grand Casablanca
Maire Mohammed Sajid (UC) (depuis 2003, réélu en 2009)
Code postal 20000, 20200, 20300, 20400, 20500, 20600.
Géographie
Coordonnées 33° 34′ 42″ Nord
       7° 36′ 24″ Ouest
/ 33.5784556, -7.6066361
Altitude 64 m
Superficie 32 300 ha = 323 km2
Superficie de l'agglomération 161 500 ha = 1 615 km2
Démographie
Gentilé Casablancais(e)
Bidawas
Population 3 434 422 hab.
Population de l'agglomération 3 897 748 hab. (2004[1])
Divers
Information Ville la plus peuplée du Maroc et, intramuros, du Maghreb
Localisation
Morocco location map.svg
City locator 14.svg
Casablanca
Internet
Site de la ville Site officiel

Casablanca (الدار البيضاءad-dar al-baïda en arabe –, littéralement « maison blanche », mais appelée couramment Casa – prononcée kâzâ), est la capitale économique du Maroc. Située dans la région du Grand Casablanca, sur la côte atlantique, à environ 80 km au sud de la capitale administrative Rabat, c'est la plus peuplée des villes du pays et, intramuros, des villes du Maghreb, devant Alger (tandis que l'agglomération d'Alger est plus peuplée que celle de Casablanca). Ses habitants se nomment les Bédaouis en arabe, et les Casablancais en français.

Rendue légendaire par le cinéma hollywoodien des années 1940, notamment grâce au film Casablanca, Casablanca – considérée[Par qui ?] comme le « laboratoire de la modernité »[réf. à confirmer][2] – a été nommée « capitale de l'architecture moderne » par les critiques internationaux[Lesquels ?][réf. à confirmer][3]. Cette renommée est notamment due à la diversité architecturale qu'a connue la ville pendant le XXe siècle, où elle était alors l'atelier de la nouvelle génération d'architectes qui débarquaient directement des bancs de l'École des Beaux-Arts de Paris pour appliquer les théories modernes qu'ils avaient apprises.

Sommaire

Région

Avec près de 9 millions d'habitants, la région du Grand Casablanca d'une superficie de 1 615 km2, génère à elle seule 25% du PIB national et constitue un centre urbain par excellence. On y retrouve deux villes principales : Casablanca et Mohammédia, ainsi que deux provinces composées de plusieurs petites villes, dont notamment Nouaceur (ou Nouasser) et Mediouna. Il s'agit d'une des plus grandes métropoles du continent.

L'activité économique de la région est dominée par le secteur tertiaire (49,6 % des emplois), suivi par le secteur secondaire (40,5 %).
Près du tiers de la population (30 %) de cette région sont des jeunes de moins de 15 ans. La population active (15 - 59 ans) s'élève à 63,5 %, alors que le 3e âge (60 ans et plus) représente 6,5 % de la population totale[4].

Place financière

Climat

Casablanca possède un climat méditerranéen à forte tendance océanique qui est particulièrement agréable. Sa localisation en bordure d'Océan Atlantique lui confère des hivers doux et relativement humides, ainsi que des étés modérément chauds mais sans précipitations. La température moyenne annuelle y est de 18,88 °C, et le cumul annuel des précipitations s'élève à 426,1 mm.

Pendant l'hiver, le gel est quasiment absent : la température la plus basse jamais enregistrée est de -2,7 °C [5]. L'été, les températures sont généralement agréables lorsque le vent souffle de la mer. En revanche, lors des épisodes de vent de terre (équivalent Marocain du Sirocco ) la ville peut enregistrer des températures caniculaires pendant plusieurs jours. Ainsi, la température maximale enregistrée est de 43,5 °C [5]. Enfin, la ville enregistre de forts écarts de températures que l'on peut observer en été entre les quartiers de bord de mer (tempérés par l'océan), et les quartiers périphériques, plus chauds car moins exposés aux brises marines.

Relevé météorologique de Casablanca
Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 8,4 9,2 9,9 11,5 14 17,1 19,3 19,5 18,2 15,2 11,8 9,3 13,61
Température moyenne (°C) 12,8 13,4 14,1 15,4 17,5 20,2 22,4 22,7 21,7 19,2 16,1 13,5 18,88
Température maximale moyenne (°C) 17,1 17,5 18,3 19,5 21,1 23,3 25,4 25,9 25,5 23,3 20,3 17,8 21,25
Précipitations (mm) 62,2 59 50,7 40,2 18,8 5,8 0,7 0,4 4,9 31,1 74,4 77,6 426,1
Source : Hong Kong Observatory[6]


Histoire

Histoire ancienne

Le site géographique actuel de Casablanca fut habité par l’être humain durant l’époque Paléolithique. Les origines précises de la ville ne sont pas connues à 100% , mais il semble que la ville d’Anfa se trouvait autrefois au même endroit que la ville actuelle.

Grotte des Rhinocéros

La grotte des Rhinocéros est un site d’intérêt préhistorique inventorié et sous la protection de la Direction du Patrimoine. Il présente un caractère exceptionnel et une importance patrimoniale par son abondance d'outillage acheuléen associé à une très riche faune de mammifères, dont l’âge est estimé aux environs de 400 000 ans[7].

Avec plus de trente espèces de mammifères, quelques reptiles et plusieurs différentes espèces d'oiseaux, on considère les vestiges de la faune préhistorique découverte sur ce site comme étant la plus riche du quaternaire nord-africain[7].

La présence de huit crânes plus ou moins complets de rhinocéros blancs demeure néanmoins la découverte la plus exceptionnelle du gisement, d'où le nom qu'on lui a attribué[7].

Détail d'une gravure représentant Casablanca en 1572

La fondation d'Anfa

Article détaillé : Anfa.

La fondation d'Anfa reste un mystère. D'après Léon l'Africain, né en 1490, elle aurait été fondée par les Romains. Pour Marmol, son origine serait phénicienne. Pour Ezzayani, né en 1734, la ville aurait été fondée par les Berbères[8]. Il est fort probable qu'elle fut un port actif du royaume des Berghouata, cet État berbère original fondé sur une religion particulière distincte de l'islam sunnite. Elle fut citée par le géographe Al Idrissi au XIIe siècle. Sous le règne des Almohades puis sous celui des Mérinides elle se développa jusqu'à atteindre une certaine prospérité. Ce développement sera entravé par le raid portugais de 1468, commandé personnellement par l'Infant Jean du Portugal, futur Jean II. Les Portugais détruisirent Anfa qu'ils accusaient d'abriter des pirates nord-africains. Il ne restera dès lors que des ruines, et à l'emplacement de l'antique Anfa, le sultan alaouite Mohammed III du Maroc, soucieux de mettre en valeur le littoral atlantique marocain, fit élever une ville nouvelle à partir de 1760. Anfa, renommée Dar al Baida, se dota de remparts, de bastions fortifiés (la Skala), de mosquées (Jamaa al Chlouh) et de hammams. Comme Mogador, mais sur une échelle au départ plus modeste, elle se destinait aux échanges internationaux[9].

C’est à partir de 1781 que la traduction espagnole de Casa Blanca se répandit. A cette date, des commerçants originaires de Venise, les frères Chiappe, firent sortir pour la première fois des cargaisons de céréales depuis le nouveau port bâti par Mohammed III. Leur affaire fut reprise en 1788 par la compagnie hispano-marocaine Casa Blanca de Dar al Baida, ce qui explique par la suite la rapide propagation du nom auprès des négociants étrangers. Les Espagnols furent donc nombreux à s'y installer à partir du début du XIXe siècle, rejoints ensuite par d'autres Européens, notamment des Anglais de Gibraltar et des Français, qui obtinrent la création de consulats nationaux à Casablanca dans les années 1860. A cette petite population européenne s'ajouta une communauté juive séfarade de plus en plus nombreuse, qui servait d'intermédiaire pour les maisons de commerce étrangères implantées dans les différents ports de la côte marocaine[10].

Le protectorat français

Casablanca dans les années 30

En juillet 1907, une entreprise française, la Compagnie Marocaine, filiale de Schneider, exploite un petit train « Decauville » pour les travaux d'aménagement du port qui se réduit, à l'époque, à une simple darse impraticable par mauvais temps. La voie longeait le cimetière de Sidi Beliout et son sanctuaire, ce qui troublait la sérénité des lieux. Une émeute populaire éclata contre les travailleurs européens et sept d'entre eux furent tués. La France envoya alors des troupes pour rétablir l’ordre, les tribus de la Chaouia ayant par ailleurs attaqué la ville et pillé le Mellah (quartier juif).

L'armée française commandée par le général Drude prit le contrôle de la ville. Ses successeurs les généraux d'Amade et Moinier occupèrent progressivement les régions avoisinantes de la Chaouia et des Doukkala. La signature du traité de Fès par le sultan Moulay Abd al-Hafid, instaura en 1912 le protectorat français du Maroc. Le protectorat, sous la direction du maréchal Lyautey, se traduit pour Casablanca par la construction d'un des plus grands ports d'Afrique et son explosion urbaine, disciplinée par les plans d'urbanisation de Prost, puis de Michel Écochard.

Casablanca abritait la plus forte communauté européenne du Maroc (on estime que les Européens formaient environ 60% de la population casablancaise). Les quartiers résidentiels d'Anfa, de Longchamp et de l'Oasis accueillaient essentiellement des familles françaises aisées de colons, de fonctionnaires et d'industriels, tandis que les Espagnols (dont de nombreux antifranquistes à partir de 1936), les Corses et les Italiens se concentraient dans les quartiers populaires du Maârif et des Roches Noires. On trouvait également mais en nombre plus restreint des Suisses, des Anglo-Saxons (britanniques et américains), des Arméniens, des Grecs et quelques Russes blancs. Les Marocains pour leur part se répartissaient entre l'ancienne médina, la nouvelle médina (quartier des Habous) et les nombreux bidonvilles qui commencaient à surgir à Ben M'sick et aux Carrières centrales.

À partir de la fin de la Seconde Guerre mondiale et suite au discours du sultan Mohamed V à Tanger, la ville se retrouva au cœur de la revendication populaire pour l'indépendance du Maroc. À partir de 1947 et surtout des années 1950, de nombreux bouleversements troubles émaillèrent la vie casablancaise (à commencer par les affrontements meurtriers entre la population marocaine et les tirailleurs sénégalais le 7 avril 1947) [11] ainsi que l'attentat du Marché central de Casablanca le jour de Noël 1953, causant 18 morts européens[12].

Le port de Casablanca durant la Seconde Guerre mondiale

Conférence de Casablanca (1943), le président Roosevelt et le Premier ministre Churchill.

Casablanca, considérée premier port du Maroc à partir de 1920, devint également, en 1925, la première escale des lignes aériennes Latécoère (la future Aéropostale) reliant Toulouse à Dakar[13].

Le mouilleur de mines Pluton explose dans le port de la ville le 13 septembre 1939, détruisant le navire et tuant 186 personnes[14].

La ville fut également un port stratégique durant la Seconde Guerre mondiale, époque où elle accueillit la conférence de Casablanca (sommet anglo-américain de 1943).

La conférence de Casablanca

Article détaillé : Conférence de Casablanca.

La conférence de Casablanca (1943) se tint à l'hôtel Anfa à Casablanca au Maroc du 14 au 24 janvier 1943 afin de préparer la stratégie des Alliés après la défaite de l'Axe germano-nippon et la réorganisation de l'Europe libérée. Cette conférence, parfois appelée conférence d'Anfa en raison de la localisation de l'hôtel où elle eut lieu, fut décidée par le président des États-Unis Franklin Roosevelt et le Premier ministre du Royaume-Uni Winston Churchill, qui invitèrent à se joindre à eux, d'une part, Joseph Staline – qui déclina l'offre – et, d'autre part, les généraux français Henri Giraud et Charles de Gaulle. Joseph Staline s'abstint d'y participer. Quant à Giraud, qui gouvernait alors l'Afrique du Nord et l'Afrique occidentale française en sa qualité de « commandant en chef civil et militaire » (Voir Situation politique en Afrique libérée (1942-1943)), il accepta sans hésitation la demande de Roosevelt.

Des décisions furent prises lors de cette conférence au sujet de l'invasion de la Sicile (opération Husky), de l'Italie, ainsi que l'aide matérielle à apporter à l'URSS. Un autre objectif poursuivi était de réconcilier le général De Gaulle et le général Giraud.

Histoire contemporaine

Après l'indépendance, la ville devient alors la locomotive du pays, et le symbole d'un Maroc moderne, dynamique et ouvert. Casablanca aujourd’hui ressemble à bien des endroits à un vaste chantier de construction, avec une population regardant droit vers l’avenir plutôt que les yeux tournés vers le passé. Peut-être en conséquent, la ville est actuellement pleine d'exubérance. Elle est une réelle croisée des chemins et une plaque tournante nationale et internationale, formant une mosaïque humaine de gens de toutes les origines, de tous les projets et de tous les espoirs[15].

La division principale des habitants de Casablanca est celle de leur statut socio-économique. Les plus fortunés jouissent de voitures et maisons de luxe et d'une éducation privée. En contraste, dans les quartiers les plus démunis, n’importe quelle éducation est un privilège en soi[16].

Ceci étant, de très nombreux plans et projets de développement futur de la ville sont en cours et même activement débutés. Parmi ces projets, on trouve notamment ceux qui visent à éradiquer les bidonvilles, construire de bons moyens de transport (dont un système souterrain), et à étendre le réseau des autoroutes[16].

Grande ville moderne en pleine effervescence, la réputation de la ville de Casablanca est depuis longtemps une de tolérance, ce qui semble encore parfaitement d’actualité. Métropole économique avec une portée internationale incontestable, Casablanca forme un amalgame tout particulièrement riche de sa diversité, du dynamisme de ses projets, ainsi que de sa tolérance légendaire[17].

Le port de Casablanca après la Seconde Guerre mondiale

Au début de mai 1961, la dépouille mortelle du maréchal Lyautey fut amenée du mausolée de Rabat et embarquée sur le croiseur Colbert au port de Casablanca.

Les émeutes de juin 1981

Mosquée Hassan II
Article détaillé : Émeutes de 1981 à Casablanca.

Face à l'opposition acharnée des syndicats marocains et des partis politiques de l'opposition (notamment l'Union socialiste des forces populaires), le gouvernement fait marche arrière et annule 50 % de certaines augmentations. La Confédération démocratique du travail (CDT) et l'Union marocaine du travail (UMT) appellent à l'annulation de toutes les augmentations touchant les produits de première nécessité et la CDT fixe un délai de sept jours avant de déclencher une grève générale. La tension persiste et les grèves des 18 et 20 juin se transforment en émeutes.

C'est dans ce contexte que l'armée investit la ville, que les chars assiègent les rues et que les hélicoptères survolent la ville. L'état de siège est officiellement proclamé et la pression est marquée par la torture de manifestants et des tirs à balles réelles[18].

Les émeutes éclatent dans une majorité de quartiers populaires de Casablanca: l'ancienne Medina, Derb Sultane, Aïn Chock, Sbata, Ben Msik, Sidi Othman, Bournazel, Hay El-Mohammadi, Aïn Sbaa, El-Bernoussi, etc. De nombreux symboles de richesse et de répression sont ciblés par les émeutiers (agences bancaires, voitures de luxe, commissariats et véhicules de la police, locaux des forces auxiliaires, etc.)[19].

Attentats terroristes

L’histoire récente de la ville est marquée par une série d’attentats. Les plus meurtriers sont ceux du 16 mai 2003, qui ont fait 45 morts et des dizaines de blessés[20].

En 2007, plusieurs attentats-suicides touchent à nouveau Casablanca, sans faire de victime parmi les civils. Le 11 mars, un kamikaze se fait exploser dans un cybercafé. Un mois plus tard, le 10 avril, trois autres attentats secouent le quartier Hay Farah[21]. Le 14 avril, deux hommes se font exploser à nouveau au Bd Moulay Youssef.

Architecture

Boulevard de la gare - Mohammed V, en 1920.

En un demi-siècle, soit entre les années 1910 et 1960, Casablanca devient une grande métropole et la capitale économique du Maroc. Ce développement effervescent a également été accompagné d'un extraordinaire mouvement d'urbanisation, faisant à son tour figure de terrain d'expérimentation dans le domaine de l'architecture. Depuis, une variété particulièrement riche de styles cohabitent et enrichissent l'espace architectural de la ville de Casablanca.

Parmi les différentes influences architecturales de cette époque, on retrouve entre autres le style arabo-andalou revisité à la française, l'art nouveau, l'art déco, le cubisme, le mouvement moderne et le brutalisme.

C'est notamment par les réalisations d'un grand nombre d'architectes reconnus que s'exprime cette unique hétérogénéité de style. Par exemple, on note les apports créatifs de Marius Boyer, Henri Prost, Albert Laprade, Joseph Marrast, Paul Tournon, Marcel Desmet, Joseph et Elias Suraqui, Hippolyte Delaporte Jean-François Zevaco, Pierre Jabin, Adrien Laforgue, Gaston Jambert, Jean Balois, Edmond Brion, Auguste Cadet, Albert Greslin, Léonard Morandi, Dominique Basciano, Élie Azagury et Wolfgang Ewerth. Ces architectes ont, parmi d'autres, contribué de manière singulière à la diversité architecturale de la ville[22].

Les années 1920

Palais de justice pendant les années 1920.

Depuis le début du siècle, et dû à l'image de « ville nouvelle » que véhiculaient les pionniers et colons, Casablanca a attiré de nombreux architectes de différents pays. D'ailleurs, aux débuts des années 1920, Casablanca comptait trois fois plus d'architectes que Tunis.

Ces architectes s'inspiraient largement de l'art et de l'artisanat marocains dans leurs projets, et c'est ainsi que la modernité architecturale à laquelle ils travaillaient a été contrebalancée par l'emploi d'ornementations plus traditionnelles. Se basant sur les techniques et les arts décoratifs marocains, en plus des motifs Art nouveau et Art déco de l'époque, ils ont donné naissance à un tout nouveau style original. Cet agencement particulier de styles est demeuré caractéristique de l'architecture de Casablanca pendant les premières années du Protectorat.

C'est ainsi que le pluralisme décoratif des façades des grands immeubles, qui voient le jour au centre ville, devient la règle : les ornementations faites d'angelots, de corbeilles de fruits ou de têtes de lions se mélangent harmonieusement aux frises en zellige, au stuc et aux balcons en bois de cèdre, comme en témoignent notamment l'hôtel Excelsior, l'immeuble-passage du Glaoui, ou encore différents bâtiments administratifs du centre ville.

Bien que de nombreuses grandes villas coloniales balancent entre l'hôtel particulier parisien et les villas de la côte d'azur avec leurs terrasses et leurs vérandas, les villas néo-marocaines sont parmi celles qui retiennent le plus l'attention des critiques et que l'on voit régulièrement citées dans les magazines d'architecture. Par exemple, la villa el Mokri, aujourd'hui démolie, était reconnue pour ses éléments décoratifs marocains et son agencement original et qui rappelait les hôtels particuliers parisiens.

À la fin des années 1920, l'utilisation des décors appliqués va être progressivement abandonné lors de l'arrivée d'une nouvelle génération d'architectes, formés à de nouveaux principes[23].

Les années 1930

Architecture casablancaise.

Dans les années 1930, le confort et la modernité prennent place dans la création architecturale, balayant ainsi le style néo-mauresque et sa profusion ornementale.

Les architectes de cette époque, qui veulent appliquer les théories d'architecture moderne apprises à l'École des Beaux-Arts de Paris, se sont mis à moderniser les immeubles – qui ne cessaient de prendre de la hauteur – en leur ajoutant des balcons et des oriels, afin de gagner de l'espace.

Les immeubles de luxe, comme ceux dits de production courante, prenaient en considération le confort de la bourgeoisie casablancaise et étaient par ailleurs tous équipés d'ascenseurs, d'incinérateurs à ordures et de garages, alors que les appartements avaient tous une salle de bain. Les immeubles de luxe du centre ville, qui sont de véritables œuvres d'art, ont été baptisés du nom de leur commanditaire, prenant ainsi des allures de monuments de la ville. Les architectes laissaient aller toute leur ingéniosité dans les villas, où ils expérimentaient les dernières découvertes en matière d'habitation et de confort.

Fortement impressionnés par la profusion des constructions, les critiques internationaux s'accorderont tous pour décrire Casablanca comme étant la capitale de l'architecture moderne[24].

Parmi les immeubles prestigieux de cette période architecturale, on trouve notamment :

  • l'immeuble Levy Bendayon : construit en 1928 par l'architecte Marius Boyer, cet immeuble est considéré comme étant le précurseur du mouvement moderne des années 1930. Perçu comme une tendance forte de l'architecture moderne casablancaise, il reprend le concept du building.
  • l'immeuble Moretti-Milone : inauguré en 1934, cet immeuble de 11 étages situé à la place des Nations unies a été construit par Pierre Jabin. Le luxe de l'immeuble réside moins dans sa façade marquée par les grandes lignes verticales et horizontales de ses oriels que dans la qualité de ses équipements et du nombre de ses ascenseurs.

Architecture moderne

À partir des années 1950, le développement économique commence à influer sur l'architecture de la ville. Fortement imprégnée de culture américaine, la bourgeoisie casablancaise investit dans des villas aux accents californiens. Ces villas sont marquées avant tout par la personnalité de leurs architectes, ainsi que par leur style ultra-moderne[25].

Par ailleurs, Casablanca devient en 1950 le siège de la construction du premier gratte-ciel du continent africain. C'est en effet cette année-là que l'immeuble Liberté conçu par l'architecte Léonard Morandi et haut de 78 mètres, sort de terre. Il est situé au rond-point de la Révolution française (renommée place Lemaigre Dubreuil, depuis l'assassinat de ce dernier, en 1955, au pied de l'immeuble Liberté qu'il habitait)[26].

Par ailleurs pour contenir l'exode rural et résorber les bidonvilles encore nombreux de nouveaux logements sortent de terre dans la banlieue de Casablanca.

Monuments démolis

Alhambra - CTM

Arènes de Casablanca

Dans son travail Habla la plaza de Casablanca (en français : Les Arènes de Casablanca parlent), F. Ribes Tover affirme que les arènes de la ville ont été construites en 1913. Julio Irbarren avance pour sa part que ces arènes auraient plutôt été construites en 1921. Les deux auteurs s'entendent cependant au sujet de leur construction en bois et qu'elles étaient localisées à proximité de l’hôtel Royal d’Anfa, sur le boulevard d'Anfa. C'est en 1953 que la tauromachie se serait réellement répandue à Casablanca. La redynamisation de ce milieu reviendrait au Français Paul Barrière et à l’Espagnol Don Vicente Marmaneu, qui auraient décidé de faire revivre cette pratique dans la ville. Ces deux hommes, dont les carnets d’adresses étaient selon toute vraisemblance fort bien étoffés, permirent aux Casablancais d’admirer les plus grands matadors de l’époque, qui venaient généralement terminer leurs tournées à Casablanca et soulevant du même coup une ambiance survoltée.

D’après les informations recueillies par quelques journaux, les arènes de Casablanca appartenaient à la famille Castella, grande amatrice de corrida et venue s’établir à Casablanca au cours du XIXe siècle. L'influence de cette famille aurait fait de la corrida, à l'époque, un rituel hebdomadaire incontournable pour de nombreux Casablancais. Devant les Dominguin, El Cordobes et autres personnalités importantes du milieu, le public a toujours répondu présent et se distinguait particulièrement pour son énergie et sa chaleur cosmopolitaine : « […] on pouvait voir certains habillés à l’européenne et d’autres à leurs côtés, on ne peut plus traditionnels, avec leurs gandouras, tarbouches […] ».

Un ancien matador avouera que, comparativement aux autres arènes, le public casablancais était aussi particulièrement exigeant. Selon une dame nommée Solange, dont le restaurant était le lieu de rencontre de tous les aficionados après le spectacle, on y trouvait toujours une ambiance dynamique, mais fort prompte à huer fortement si la corrida les décevait.

Ceci étant, les arènes de Casablanca n'ont pas servi uniquement à recevoir ce public expressif et passionné de corridas. À la fin des années 40, après le départ des troupes américaines débarquées lors de l'Opération TORCH, les Arènes furent occupées par un énorme bric à brac de surplus militaires, véritable trésor pour les Casablancais qui avaient manqué de produits manufacturés pendant la guerre. Plus tard, Dalida serait venue s'y produire. Lors de cet évènement, elle se serait attiré la fureur de la foule ainsi que celle des autorités en décidant de chanter en hébreu. Elle aurait alors été reconduite, in extremis, à l’aéroport.

Bien que hautement populaire, le contexte socio-économique de l'époque aurait engendré un arrêt soudain et imprévu de la corrida, notamment suite à la mort de don Vicente, à la marocanisation des entreprises et à l'aversion du roi Hassan II pour cette pratique. En 1971, eut lieu la destruction des arènes, emportant avec elles l'architecture patrimoniale et le vécu historique qui leur était propre.

La cause exacte de cette destruction architecturale demeure incertaine, bien que certains soulèvent des jeux de spéculations comme une cause plausible. Ce lieu si longtemps bouillonnant d'activité et d'émotion est demeuré, depuis la démolition, un terrain vague laissé à l’abandon[27].

Aquarium de Casablanca

L'aquarium faisait partie de l'Institut des pêches du Maroc, un institut créé en 1946 et considéré comme une antenne de l'Institut scientifique et technique des pêches maritimes de France. Situé non loin de la Foire internationale de Casablanca, il était rattaché à la direction de la marine marchande et servait uniquement aux travaux et aux analyses scientifiques et techniques.

Considéré comme l'unique parc maritime au Maroc, l'aquarium de Casablanca a été inauguré en 1959-1960 et a ouvert ses portes au grand public à partir du 3 janvier 1962. Les gens se déplaçaient des quatre coins du Maroc pour visiter ce premier zoo maritime du pays.

Plus d'une trentaine d'années plus tard, l'aquarium a fermé ses portes de manière soudaine et imprévue, devant un public casablancais et marocain consterné par l'absence de motifs explicatifs justifiant cette fermeture[28].

Hôtel Lincoln

Initialement désigné sous le nom d'"Immeuble BESSONEAU", il fut édifié en 1917 par l'architecte français Hubert Bride sur une superficie de 3 000 m2. Il a été parmi les premiers bâtiments construits sur le boulevard Mohammed V (ex-boulevard de la Gare) et limité par les ex-rues Prom et Coli, en face du Marché Central. L'hôtel proprement dit n'occupait que la partie ouest de l'immeuble, à l'angle de l'ex-rue Prom, sous le premier nom de "Grand Hôtel Moderne" Son corps central comportait jusqu'à la fin des années 20 une toiture à quatre pentes en tuiles vertes qui disparut au début des années 30 au profit d'un toît-terrasse décoré de tuiles vertes Il fait partie d'une quarantaine de monuments classés patrimoine «Art Déco» dans la région du Grand Casablanca. L'hôtel a été fermé et abandonné depuis 1989 suite à l'effondrement du plancher de l'une de ses chambres qui était en simple terre, damée sur des briques creuses, disposées en voûtains, s’appuyant sur des poutrelles métalliques. Une autre partie de l'hôtel s'est effondrée en janvier 2009 après des fortes pluies, il n'en reste que la structure de la façade.

Banque d'État du Maroc (2e)

Elle occupa 3 emplacements successifs : Ancienne Medina (c/1907) puis ex-Place de France, mitoyenne de l'Alhambra/CTM (1912) et enfin en face de la Poste Principale, ex-boulevard de Paris (1937)

Cinéma VOX

Beau bâtiment des années 40 situé à l'angle des ex-rues Moinier et Chevandier de Valdrome Aujourd'hui disparu, il avait remplacé une annexe des Magasins Modernes voisins .

Horloge

Edifiée en 1911 par le Capitaine Dessigny, premier responsable des affaires municipales désigné par les autorités françaises, elle fut bâtie en surélevant la tour nord de la porte de Bab el Souk attenante au vieux rempart. Pour élargir l'ex-Place de France et son accès vers le port, le rempart fut démoli laissant la tour de l'Horloge isolée au milieu de la Place. Déclarée "branlante", elle fut démolie en 1948. Les autorités marocaines décidèrent d'en construire une réplique en 1993 avec une porte et un bout de rempart non loin de son emplacement initial. Une légende aussi tenace que fantaisiste voulait qu'un souterrain secret reliât la base de l'Horloge à la pointe d'El Hank, au nord-ouest de la ville.

Galeries Lafayette/Immeuble Paris-Maroc/Magasins Modernes/

Aujourd'hui disparu, il a longtemps fermé vers le sud la perspective de l'ex-Place de France . Inauguré en 1914, ce magnifique bâtiment de l'architecte H. Delaporte fut, avec l'Hôtel Excelsior du même architecte le premier à utiliser une structure en béton armé. Le rez-de-chaussée était occupé au début par les imposants Magasins Modernes surmontés d'appartements luxueux. Les Galeries Lafayette s'y installent dans les années 30, les Magasins Modernes se déplaçant dans un nouveau bâtiment de l'autre côté de la rue Chevandier de Valdrome. Cet immeuble fut lui-même remplacé dans les années 40 par le superbe cinéma Vox aujourd'hui disparu.

Découpage administratif

Vue aérienne de la ville.

La ville de Casablanca est une des deux préfectures de la région du Grand Casablanca et regroupe huit préfectures d'arrondissements :

  1. Aïn Chock (عين الشق).
  2. Aïn Sebaâ - Hay Mohammadi (عين السبع - الحي المحمدي).
  3. Anfa (أنفا).
  4. Ben M'Sick (بن مسيك).
  5. Sidi Bernoussi (سيدي برنوصي).
  6. Al Fida - Mers Sultan (الفداء - مرس السلطان).
  7. Hay Hassani (الحي الحسني).
  8. Moulay Rachid (مولاي رشيد).
Découpage administratif de la Ville de Casablanca[29]
Préfectures d'arrondissement Arrondissements Municipalités Superficie (km²) Population (2005) ( hab.)

Aïn Chock

Aïn Chock

  28,89 453 496

Aïn Sebaâ - Hay Mohammadi

Aïn Sebaâ

  26,7 907 892

Hay Mohammadi

 

Roches Noires

 

Anfa

Anfa

  37,5 1 492 787

Maârif

 

Sidi Belyout

 

Ben M'sick

Ben M'sick

  10,27 485 879

Sbata

 

Sidi Bernoussi

Sidi Bernoussi

  38,59 653 552

Sidi Moumen

 

Al Fida - Mers Sultan

Al Fida

Mechouar

17,9 332 682

Mers Sultan

 

Hay Hassani

Hay Hassani

  25,91 1 523 277

Moulay Rachid

Moulay Rachid

  13,38 384 044

Sidi Othmane

 

Urbanisme

Article détaillé : Urbanisme à Casablanca.
Porte de la médina.

Casablanca s'est développée à partir de la médina et du premier bassin du port, essentiellement à partir de 1920. C'est l'urbaniste Henri Prost qui en a dessiné les premières extensions entre les années 1917 et 1922. Dans les années 1950, l'urbaniste Michel Écochard a dessiné un nouveau plan d'extension et d'organisation de la ville.

La médina constitue le cœur historique de la ville. Elle est entourée d’une muraille et de plusieurs portes dont la plus connue, la porte de Marrakech. Le café de La Sqala surplombe l'entrée du port. C'était à l'origine un point fortifié portugais dans la muraille.

À l'est de la médina se déploie le quartier Art déco qui fut le quartier européen de la ville sous le protectorat français. Il abrite plusieurs compositions monumentales qui donnent un cachet particulier à la ville : la place administrative, le parc de la ligue arabe, les larges boulevards plantés de palmiers, etc.

À l'ouest de la médina, on trouve le quartier prisé Bourgogne et, en bord de mer, la grande mosquée Hassan II et des remblais destinés à être bientôt construits. Un peu plus loin, la corniche, ses restaurants et ses plages, devant la colline d'Anfa lieu de résidence des catégories les plus aisées.

Le cœur de ville incluant la médina, le centre des affaires, l'essentiel des hôtels et des ambassades, est délimité par le boulevard Zerktouni marqué en son milieu par les deux tours du Twin Center dessinées par l'architecte Ricardo Bofill.

Problèmes sociaux

Casablanca a connu depuis les années 80, des vagues d'exode rurale surtout après les années de sécheresse qu'avait connu le Maroc. Beaucoup de ruraux croyaient en un "Eldorado Casablancais", et sont venus s'y installer. Emprisonnée dans son sort, la ville a connu la montée des métiers fictifs, du vol, des agressions et des organisations terroristes et mafieuses. Au niveau du royaume, cette ville est connue pour ses flagrants écarts sociaux et ses problèmes de précarité. Cependant, les programmes FOGARIM pour la lutte contre les bidonvilles et l'initiative national du développement humain vise à éradiquer les bidonvilles d'ici 2013 et à reloger tous les habitants des bidonvilles. D'ailleurs, les casablancais ont remarqué que plusieurs bidonvilles ont disparu du paysage urbain ce qui constitue un étonnement de la population après des années de présence de cet habitat insalubre[30].

Démographie

Casablanca comptait 3 434 422 habitants en 2004, ce qui en fait d'elle la ville la plus peuplée du Maghreb. La région du Grand Casablanca, incluant les villes de Mohammédia, Ain Harrouda et les deux provinces Médiouna et Nouaceur, regroupe sur 1 615 km² compte environ 3,7 millions d’habitants (2004).

Évolution démographique de Casablanca
et du Grand Casablanca
1994 2004
Grand Casablanca 3 126 785 3 728 824*
Province de Casablanca 2 717 125 2 949 805*
Province de Mohammédia 257 001 322 286*
Province de Nouaceur 90 050 236 119*
Province de Médiouna 62 609 122 851*
Source : Haut commissariat au plan - Recensement 2004[31]

Économie

Le premier grand port moderne du royaume a été construit à Casablanca en 1912. Ce grand tournant historique affecta de multiples façons le destin de la ville. L'ensemble du développement économique de la région, ainsi intensifié par l'activité portuaire, draina notamment les investissements nationaux et étrangers. Cela donna naissance à la capitale économique du royaume, dynamique et moderne, que l'on connaît aujourd'hui[32],[33].

Cette ville, premier pôle industriel du pays avec plus d'un tiers des établissements industriels du pays, concentre 55 % des unités productives, et près de 60 % de la main-d’œuvre industrielle. Casa réalise 50 % de la valeur ajoutée du Maroc, et attire 48 % des investissements[34]. À elle seule, elle emploie 39 % de la population active du Maroc, représente 35 % de la consommation électrique nationale et absorbe 1,231 million de tonnes de ciment. Tandis que les ports de Casablanca et Mohammédia assurent 55 % des échanges extérieurs. Son aéroport sert 51 % des passagers.

Forte de ce dynamisme, la région présente un attrait indéniable pour les investisseurs, ainsi que pour les jeunes à la recherche d’un cadre de vie confortable et moderne[35].

Première place financière du Royaume avec 30 % du réseau bancaire et la totalité des sièges des banques et assurances[36], et du Maghreb[37], elle est le siège de nombreuses entreprises nationales et internationales ainsi que de multinationales pour la région Afrique du Nord et Afrique de l'Ouest.

Bourse des Valeurs de Casablanca

Article détaillé : Bourse des Valeurs de Casablanca.

La Bourse des Valeurs de Casablanca (BVC) est le marché officiel des actions au Maroc. Créée le 7 novembre 1929, sous le nom de l'Office de cotation des valeurs mobilières, la Bourse de Casablanca a connu trois réformes successives : la première en 1967, la seconde en 1986 et la troisième en 1993. Elle est l'une des plus dynamiques d'Afrique et se classe première du Maghreb, deuxième d'Afrique après celles de Johannesbourg et du monde Arabe après celle de Riyad avec une capitalisation de 90 milliards de dollars[37].

La bourse de Casablanca a 81 sociétés[38] cotées et 19 sociétés de bourses.

Aéroports

La ville est également desservie par l'aéroport le plus important du Maghreb, l'aéroport Mohammed V, situé à près de 25 km au sud de la ville. C'est un véritable hub pour la compagnie nationale Royal Air Maroc ainsi que pour les compagnies low cost marocaines notamment Jet4you et Air Arabia Maroc et la compagnie marocaine régionale Regional Air Lines. Avec ses 4 terminaux d'une capacité de 35 millions de passagers, l'aéroport est desservi par 55 compagnies aériennes dont Air France, Emirates, Easyjet, Qatar Airways, Etihad Airways ou encore Delta Air Lines et relié à 180 destinations internationales. Il a vu transiter plus de 6,2 millions de passagers en 2008. Il dispose également de 4 terminaux frets d'une capacité de 300 000 tonnes par an.

En plus de l'aéroport Mohammed V, la région du Grand Casablanca compte également l'aéroport Casablanca-Tit Mellil, qui traite surtout des vols privés et régionaux.

Port de Casablanca

Article détaillé : Port de Casablanca.

Les jetées du port de Casablanca symbolisent le dynamisme du deuxième port du continent africain. De Casablanca partent les cargaisons de céréales et surtout de phosphates dont le Maroc est le troisième producteur et premier exportateur au monde[39].

Le port de Casablanca est l'un des plus grands ports artificiels au monde[40] et le plus grand port de l'Afrique du nord[41]. Il constitue aussi la plus grande base navale de la Marine royale.

Avec 54 % du trafic portuaire national, il est le premier port du Maroc. Il a traité en 2009 plus de 20 millions de tonnes de marchandises et 879 000 conteneurs.

D'importants projets portuaires sont en cours d'exécution dont un 3e Terminal à conteneurs au port de Casablanca qui va porter la capacité à 1,6 million d'EVP.

Axes routiers et chemins de fer

Article détaillé : LGV Tanger-Casablanca.

Une nouvelle gare TGV multimodale baptisée gare Casa Sud sera érigée pour accueillir la LGV Tanger-Casablanca et la relier à la ligne RER Al Bidaoui actuelle, au TNR, au réseau TGL (Trains Grandes Lignes), à la ligne de Tramway en construction et à la future ligne de Métro de Casablanca. Cette Ligne de LGV Tanger-Casablanca mettra Casablanca à une demi heure de Rabat et à 1h30 de Tanger au lieu de 4h45 actuellement.

Casablanca est aussi dotée d'une voie rapide urbaine de 22 km qui dessert la ville sur un axe est-ouest, ainsi que d'une autoroute de contournement (périphérique A 5) d'une longueur de 33,5 km qui donne naissance à 3 axes majeurs du pays : l'autoroute A 3 reliant Casablanca à Rabat, l'autoroute A 5 reliant la ville à El Jadida et l'autoroute A 7 reliant Casablanca à Agadir en passant par Marrakech. La ville constitue ainsi le nœud autoroutier le plus important du pays.

Casablanca est également desservie par Al Bidaoui, un réseau express régional ferroviaire (RER) comprenant huit stations. Par ailleurs, des trains navettes rapides (TNR) desservent également la banlieue nord-est, vers Mohammédia et Bouznika et la banlieue sud vers Berrechid.

La ville de Casablanca dispose de deux gares ferroviaires principales : Casa-Port et Casa-Voyageurs, qui enregistrent 8 millions de passagers annuellement et de 9 autres petites gares servant comme stations pour le RER ou arrêts de correspondance pour les trains grandes lignes (TGL).

Transports

Taxis

Article détaillé : Taxis de Casablanca.

Les taxis de Casablanca sont un moyen de transport collectif à l'intérieur de l'agglomération casablancaise.

Le parc de taxis comprend près de 15 000 véhicules au total, qui transportent près de 1,2 million de personnes par jour[42].

On distingue deux types de taxis :

Fichier:Petit taxi casa.jpg
Petits taxis à Casablanca
  • les « Taxis rouges », appelés aussi « Petits taxis » : ils sont utilisés comme moyen de transport pour les déplacements à l'intérieur du périmètre urbain. Ils acceptent jusqu'à trois passagers à la fois. Ce sont les seuls munis d'un compteur et le prix minimal d’un déplacement est de 7 Dhs. Les taxis rouges circulent en permanence dans la ville et forment une grande partie de l'ensemble du trafic casablancais ;
  • les « Taxis blancs », appelés aussi « Grands taxis » : il s'agit généralement de vieilles Mercedes de plus de 30 ans, qui circulent sur des lignes fixes reliant très souvent le centre ville aux zones périphériques. Ils acceptent, selon les trajets, soit obligatoirement 6 passagers avant chaque départ, en plus du chauffeur, soit jusqu'à 6 passagers pendant le trajet. Certains « Grands taxis » (de couleur blanche ou vert-pistache) font des trajets interurbains.

Tramway de Casablanca

Article détaillé : Tramway de Casablanca.

Le Tramway de Casablanca est un projet de transport en commun en site propre qui dessert les artères les plus importants de la ville de Casablanca. Pour l'instant les travaux de construction des lignes et de placement de voies ferrées sont en cours. L'inauguration du projet est prévue en 2013


Tourisme

Carrefour aérien, Casablanca est à 3 heures de vol en moyenne de l’Europe et accueille une multitude de compagnies aériennes, d’agences de voyage et de location de voitures. Avec son port et la future entrée en activité de sa marina, Casablanca sera ainsi le premier port croisiériste du royaume[43].

Casablanca est la troisième ville touristique du Maroc et on y vient surtout pour les affaires. Bien que la capitale économique n’a pas la même vocation que ses consœurs (Marrakech, Agadir), la ville ambitionne de prolonger la durée de séjour de ses visiteurs qui n’excède pas deux jours en moyenne. C’est dans ce but que le Conseil régional du tourisme a lancé des plans spécifiques pour mettre en place les infrastructures adéquates[44].

Lieux à visiter

  • Parc de la Ligue arabe et le parc Yasmina ;
  • Musée de la Villa des Arts ;
  • Le quartier des Habous (الحبوس) ou nouvelle médina et ses boutiques d'artisanat ;
  • Place Mohammed V : autour de cette place se dresse la wilaya de Casablanca dont le campanile d’inspiration toscane attire les regards ainsi que le palais de Justice d’inspiration arabo-andalouse et une grande fontaine ;
  • La grande Mosquée Hassan II, construite entre 1986 et 1993. Il s’agit du plus grand minaret (210 m), et – après celles de La Mecque et de Médine – de la troisième plus grande mosquée au monde ;
  • L'ancienne médina (Bab Marrakech) ;
  • Les nombreuses façades « Art déco », notamment le long de l’avenue Mohammed-V, boulevard 11-janvier... ;
  • Le Marché Central ;
  • La Cathédrale du Sacré-Cœur de Casablanca ;
  • La Corniche et ses plages « Ain Diab » ;
  • Le marabout de Sidi Abderrahman ;
  • Derb Ghallef : un grand marché aux puces, une sorte de caverne d’Ali Baba en plein air ;
  • Twin Center Casablanca : deux tours jumelles de 28 étages et hautes de 115 mètres comprenant un centre commercial de 130 boutiques sur 3 niveaux, en plein cœur du Maârif ;
  • Maârif, le quartier du shopping par excellence à Casablanca et au Maroc ;
  • Megarama, le plus grand complexe cinématographique au Maroc et en Afrique, avec le 2e plus grand écran au monde, après celui de Los Angeles ;
  • Festival du Boulevard des jeunes musiciens, festival de concert de musique annuel à Casablanca ;
  • Festival de Casablanca, festival annuel organisé par la municipalité ;
  • Passage Prince Moulay Abdellah au centre ville ;
  • Place des Nations unies où on peut apprécier l'édifice de la Wilaya et son horloge, celui du tribunal de 1re instance au fond et en face la fontaine musicale bordée de l'édifice de la Douane et de la trésorerie générale ;
  • La Mahkama des Habous actuellement partagée entre le siège de la région et le tribunal juste en face du quartier Habous ;
  • La grande poste à quelques mètres de la fontaine musicale ;
  • L'édifice de Bank Al Maghrib ;
  • Morocco Mall, le plus grand centre commercial en Afrique et l'un des plus grands du monde, possédant entre autres la troisième fontaine musicale du monde.

Éducation

La région du Grand Casablanca constitue l’un des plus importants pôles universitaires et éducatifs du Maghreb. Chaque année, ce sont plus de 27 000 jeunes diplômés des universités, des Grandes Écoles et des Centres de formation professionnelle qui alimentent le marché du travail[45].

Le Grand Casablanca compte

  • Deux universités :
    • 2 facultés des sciences juridiques, économiques et sociales ;
    • 3 facultés de lettres et des sciences humaines ;
    • 2 facultés des sciences ;
    • 1 faculté des sciences techniques ;
    • 1 faculté de médecine ;
    • 1 faculté de médecine dentaire ;
    • 1 école supérieure de technologie ;
    • 1 école d'architecture
  • Six grandes écoles d’ingénieurs ;
  • 1 Centre Aéronautique Civile de la Météorologie ;
  • Une dizaine d’écoles supérieures de commerce et de gestion, parmi les plus réputées du Maghreb et d'Afrique de l’Ouest ;
  • 80 centres et instituts publics de formation professionnelle ;
  • Plus de 400 centres et instituts privés de formation professionnelle.

Par ailleurs, Casablanca enregistre de bonnes performances, par rapport à la moyenne nationale, en matière d’éducation, d’enseignement et de couverture médicale[46].

Lycées

Parmi les lycées de la ville :

Université

La liste des universités de Casablanca:

Grandes écoles

Quelques grandes écoles de la ville :

Sports

Football

Joueurs des deux clubs lors du derby casablancais.

La ville compte les deux plus grands clubs du Maroc et deux des plus grands d'Afrique :

L’emblème du Raja est l’aigle. À l'origine, le quartier Derb sultane constituait le noyau des supporters du club vert.

L’emblème du Wydad est l’oie. Le quartier de l’ancienne médina était le fief des supporters du club rouge.

Actuellement, cette règle n'est pas forcément respectée, vu qu'au sein d'une même famille on peut trouver des fans pour chaque équipe.

Ces deux grands clubs ont toujours produit les meilleurs joueurs de l’équipe nationale (Salaheddine Bassir, Abdelmajid Dolmy, Baddou Zaki, Aziz Bouderbala, Mustapha Haddaoui, Noureddine Naybet, Petchou, etc.).

En plus de ces deux équipes mythiques, d'autres clubs évoluent au sein de la Maison Blanche :

Derby de Casablanca

Les deux maillots mythiques du derby de Casablanca.
Article détaillé : Derby de Casablanca.

Le derby de Casablanca oppose les deux plus grands clubs casablancais et marocains : le Raja et le Wydad. Il se déroule au stade Mohammed V et dans la majorité des cas à guichet fermé et devant 80 000 supporters.

Ce derby a été classé de nombreuses fois parmi les 10 meilleurs derbys au monde, et cela est surtout dû aux spectacles qu'offre le public des deux rivaux Bidaouis (tifos, chants, banderoles, etc.).

Une rivalité féroce est à noter entre les supporters du WAC et du RCA. Les matchs du derby casablancais donnent généralement lieu à des journées exceptionnelles dans la ville étant donné que le stade principal (stade Mohamed V) se trouve en plein centre ville. Cette rivalité engendre des provocations qui entraînent des actes de violences et de hooliganisme entre les supporters des deux clubs. Lors des matchs régionaux, des rixes éclatent dans la rue entre les plus fervents supporters de chacun des deux groupes.

Stade Mohammed V

Article détaillé : Stade Mohammed V.

Le stade Mohamed V fait partie d'un grand complexe sportif situé au cœur de la ville de Casablanca. Il fut inauguré le 6 mars 1955, et il a aujourd'hui une capacité de 80 000 places[47].

Abritant souvent les matchs de l'équipe nationale marocaine de football, le stade Mohamed V est également connu pour être le fief des deux grands clubs casablancais, le Raja et le Wydad.

Tennis

Le Grand-Prix Hassan II est un tournoi de tennis professionnel masculin de l'ATP Tour, nommé ainsi en honneur de l'ancien roi du Maroc Hassan II. Sa première édition remonte à 1986. Il se dispute sur terre battue au complexe Al Amal de Casablanca. Il est doté de 370 000 €.

Figurent notamment à son palmarès l'Autrichien Thomas Muster (futur n° 1 mondial) en 1990 et les Marocains Hicham Arazi en 1997 et Younès El Aynaoui en 2002 et le Français Gilles Simon en 2008 ainsi que l'ex-numéro 1 mondial Juan Carlos Ferrero en 2009 suivi du n°2 suisse Stanislas Wawrinka en 2010.

Pour l'instant, le seul joueur ayant conservé son titre à Casablanca n'est autre que l'Argentin Guillermo Pérez-Roldán, il est aussi le joueur ayant le plus grand nombre de trophées du Grand Prix Hassan II (2) après s'être imposé en 1992 et 1993.

Le complexe Al Amal

Situé à Casablanca, le complexe Al Amal accueille annuellement la compétition du Grand-Prix Hassan II. Le complexe est utilisé également pour les matchs de Coupe Davis.

Le revêtement de ses courts est en terre battue.

Candidature aux Jeux Olympiques de 2020

À l'image de la capitale politique du Royaume qu'est Rabat, la ville de Casablanca a été déclarée comme susceptible d'accueillir les Jeux Olympiques de 2020. (Le Comité international olympique encourageant l'organisation des JO de 2020 en Afrique)

Installations au complexe
  • Court central de 5 500 places assises.
  • 14 courts annexes, dont 2 en quick.
  • Accueille une école et une académie de tennis.
  • Piscine, restaurants, salle de gymnastique.

Divers

Un photogramme du film mythique, Casablanca.
  • Le Megarama[48], complexe de cinéma situé dans le quartier d’Ain Diab, est le plus grand cinéma en Afrique avec 14 salles de cinéma, et il dispose du deuxième plus grand écran de cinéma dans le monde après celui de Los Angeles.
  • Le Casablanca Sport Plazza, situé dans le quartier Californie, est le deuxième plus grand centre de sport au monde[49], après celui se trouvant en Nouvelle-Zélande.
  • Casablanca prévoit d'investir dans la construction des gratte-ciels. La tour Casa Nearshore par exemple, en construction, mesurera 160 m de hauteur.
  • On parla dans le monde entier de Casablanca lorsque Marcel Cerdan, qui avait grandi dans le quartier de la Ferme Blanche puis du Maarif, devint champion du monde de boxe en 1948. Un an plus tard, il mourut dans un accident d’avion alors qu’il s’apprêtait à retrouver sa maîtresse la chanteuse Édith Piaf[52].

Personnalités nées à Casablanca

Casablanca est une ville qui foisonne beaucoup de personnes célèbres ou en vue. Elle a vu naître divers chanteurs, footballeurs, acteurs, écrivains, intellectuels ou encore animateurs de télévision.

Galerie photos

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Jumelages et partenariats

Jumelages

Accords de coopération

Notes et références

  1. [http://encyclo.voila.fr/wiki/Discussion:Casablanca
  2. Architectes français à Casablanca, laboratoire de la modernité
  3. Casablanca, capitale de l'architecture moderne
  4. Portail national du Maroc
  5. a et b http://www.mherrera.org/temp.htm
  6. worldweather.org
  7. a, b et c Raynald, J.P. et al. (1993) "La Grotte des Rhinocéros (carrière Oulad Hamida 1, anciennement Thomas III, Casablanca), nouveau site acheuléen du Maroc atlantique", C.R. Acad. Sci. Paris, t. 316, série II, p. 1477-1483
  8. Casamémoire : Histoire de Casablanca
  9. Voir notamment : Site officiel du Grand Casablanca, Casablanca à travers l’histoire
  10. Voir également : Albert Charton, "Casablanca", Annales de géographie (1924) vol. 33, no. 183, pp. 303-307
  11. 7 avril 1947: Émeute des tirailleurs sénégalais à Casablanca: plus de 60 morts (Maroc)
  12. Villes du Maroc, Casablanca, Histoire ancienne
  13. Casablanca, premier port du Maroc
  14. 19 histoire de navires contruits à Lorient ou ayant servis à Lorient, Mon arsenal de Lorient, consulté sur www.arsenaux.fr le 15 avril 2012
  15. Michael Dumper et Bruce E. Stanley "Cities of the Middle East and North Africa: a historical encyclopedia" (2007), p. 117
  16. a et b Michael Dumper et Bruce E. Stanley "Cities of the Middle East and North Africa: a historical encyclopedia" (2007), p. 118
  17. Jean-Louis Cohen et Monique Eleb "Casablanca: colonial myths and architectural ventures", (2002), Monacelli Press, 480 pages.
  18. Résultats et conclusions des investigations de l'Instance équité et de réconciliation
  19. Témoignages et mouvements sociaux au Maghreb, p.257
  20. « Arrestation d’un Marocain soupçonné d’être impliqué dans les attentats de Casablanca et Madrid » dans Le Monde du 09/03/2007, [lire en ligne]
  21. « Casablanca, de nouveau la cible de kamikazes », dans Le Monde avec l’AFP du 10/04/2007, [lire en ligne]
  22. Voir notamment : Et-Tayeb Houdaïfa, "Casablanca délaisse sa mémoire"
  23. Architecture des années 1920 à Casablanca
  24. Architecture des années 30: Le style néo-mauresque
  25. Architecture des années 50 : la modernité fait son entrée
  26. «Liberté», un immeuble historique !
  27. Arènes de Casablanca
  28. un extrait (de la page 37 à la page 52) de Bulletin de l'Institut des Pêches du Maroc no8, publié en 1961 intitulé "L'Aquarium de Casablanca" rédigé par Jean Collignon, océanographe-biologiste.
  29. La préfecture de Casablanca
  30. http://www.leconomiste.com/article/884177-casablanca-peine-se-debarrasser-de-ses-bidonvilles
  31. ROYAUME DU MAROC - HAUT COMMISSARIAT AU PLAN, « Recensement Général de la population et de l'habitat de 2004 ». Consulté le 5 décembre 2009
  32. (fr) Casablanca, poumon économique du Maroc
  33. Économie de Casablanca
  34. Investissements à Casablanca
  35. Vie confortable et moderne à Casablanca
  36. Casablanca, première place financière du Royaume
  37. a et b Jeune Afrique : Le mouvement perpétuel
  38. La liste est disponible sur http://www.casablanca-bourse.com/cgi/ASP/pts/pts.asp
  39. Premier semestre 2008 : Doublement des ventes de phosphates
  40. (en) Port Casablanca
  41. (en) Africa Travel Magazine : Discovering Casablanca by Rail
  42. Le tracé définitif du tramway de Casablanca
  43. Vivre dans le Grand Casablanca
  44. Jeune Afrique: Ville de passage
  45. Etudier dans le Grand Casablanca
  46. Bonne performances d'éducation, d'enseignement et de couverture médicale à Casablanca
  47. Stade Mohammed V
  48. Site officiel du Megarama
  49. Ouverture du 2e plus grand centre de sport au Monde à Casablanca
  50. Film Casablanca
  51. Casablanca: le film le plus romantique
  52. Marcel Cerdan, champion du monde de boxe en 1948
  53. Casablanca-Chicago
  54. (fr) Jumelage Casablanca-Chicago
  55. (fr) Vers la concrétisation de l'accord de jumelage entre Shanghai et Casablanca
  56. (fr) Liste des protocoles et ententes internationales impliquant la ville de Montréal
  57. (fr) Russie - Maroc : les relations bilatérales ont fait leurs preuves
  58. (fr) Villes jumelées et accords de coopération de Marseille

Voir aussi

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Bibliographie

En français

  • Casablanca : mythes et figures d'une aventure urbaine, de Cohen (Jean-Louis) et Eleb (Monique), éditions Hazan, (ISBN 978-2850259562)
  • Les mille et une villes de Casablanca, de Eleb (Monique) et Cohen (Jean-Louis), (ISBN 978-2867701597)
  • Casablanca, portrait d'une ville Art déco, de J.M. Zurflur, (ISBN 978-9954102701)
  • Portrait de ville : Casablanca, de Cohen (Jean-Louis) et Eleb (Monique), (ISBN 978-2904448416)
  • Les mille et une nuits de Casablanca, ACR édition de J.l.Cohen, photographies de Michel Lebrun

En anglais

  • Picturing Casablanca: Portraits of Power in a Modern City. Susan Ossman, University of California Press, (ISBN 978-0520084032)
  • Three Faces of Beauty: Casablanca, Paris, Cairo. Susan Ossman, Duke University Press, (ISBN 978-0822328964)
  • Casablanca: Colonial Myths and Architectural Ventures. Jean-Louis Cohen & Monique Eleb, (ISBN 978-1580930871)

Articles connexes

Liens externes

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