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Catalan
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| Catalan Català |
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|---|---|
| Parlée en | Espagne, France, Andorre, Italie |
| Région | Catalogne, Valence, Îles Baléares, Pyrénées-Orientales, Aragon (Franja de Ponent), Murcie (El Carxe), Sardaigne (Alghero) |
| Nombre de locuteurs | 11.5 millions[1] |
| Typologie | SVO syllabique (controversé) |
| Classification par famille | |
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| Statut officiel | |
| Langue officielle d’ | |
| Régi par | Institut d'Estudis Catalans Acadèmia Valenciana de la Llengua |
| Codes de langue | |
| ISO 639-1 | ca |
| ISO 639-2 | cat |
| ISO 639-3 | cat |
| IETF | ca |
| Échantillon | |
| Article premier de la Déclaration des Droits de l’Homme (voir le texte en français) Article 1 |
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Le catalan (en catalan : català) est une langue romane[2] parlée par environ 10 000 000 de personnes[N 1] dans d'anciens territoires de la couronne d'Aragon : en Catalogne, dans la Communauté valencienne (où il s’appelle valencien, valencià), aux Îles Baléares, dans une petite partie de l’Aragon (la Franja de Ponent), en Andorre (où il est la seule langue officielle), dans la majeure partie des Pyrénées-Orientales et à Alghero en Sardaigne. Il est issu du latin vulgaire introduit au IIe siècle av. J.-C. par les colons romains au nord-est de la péninsule Ibérique et au sud de la Gaule narbonnaise[3]. Très proche de l'occitan, il s'en démarque notamment par une importante influence morphologique et lexicale du castillan.
Depuis la Transition démocratique espagnole et la mise en place de l'État des autonomies, le catalan est reconnu comme langue co-officielle avec le castillan dans les principaux territoires d'Espagne où il est parlé. Depuis 1993, il est la seule langue officielle de la principauté d'Andorre.
Le catalan est constitué de divers dialectes (on en a recensé jusqu'à 21). On distingue traditionnellement deux grands blocs dialectaux : le bloc oriental d’une part, qui comprend le catalan central, parlé à Barcelone et à Gérone, le catalan insulaire, parlé dans les îles Baléares et le roussillonnais, parlé dans les Pyrénées-Orientales, et d’autre part le bloc occidental, regroupant le catalan nord-occidental, parlé dans les régions occidentales de Catalogne ainsi qu'en Andorre, et le valencien.
La langue catalane dispose de deux principaux standards : le standard général contrôlé par l'Institut d'Estudis Catalans, basé sur l'orthographe et les normes établies par Pompeu Fabra, et celui régi par l'Académie valencienne de la langue, limité à la Communauté valencienne et qui prend pour base les Normes de Castellón, établies en 1932, reprenant les normes de Fabra mais adaptées à la prononciation du catalan occidental et à certains traits caractéristiques des modalités valenciennes.
Sommaire |
Classification
Le catalan appartient à la branche romane occidentale des langues indo-européennes. Son classement plus précis au sein des langues romanes est néanmoins variable selon les sources consultées et n'est pas exempt de débats voire de polémiques. Ainsi, il est extrêmement proche de l'occitan (du groupe gallo-roman, selon la classification traditionnelle) et partage également des traits importants avec le castillan (langue ibéro-romane).
Le catalan fait son apparition au sein de la famille gallo-romane et le catalan littéraire du XIIe siècle est profondément influencé par la langue des troubadours, sorte de koinè d'occitan alors connue sous la dénomination de « provençal »[4]. Toutefois, il reçoit à partir du XVe siècle une forte influence ibéro-romane pour des raisons politiques (union de la Couronne de Castille et de la Couronne d'Aragon). Dans Gramàtica del català contemporani (2002)[5], le catalan est classé dans les langues romanes occidentales, comme un intermédiaire entre les groupes gallo-roman et ibéro-roman. D'autres études récentes classent le catalan dans le diasystème occitano-roman.
Certaines positions, en particulier au sein de l'école linguistique occitane, tendent à inclure le catalan comme simple dialecte de l’occitan, sur la base d'une similitude générale et d'une tradition littéraire communes. Certains pères de la romanistique, comme Wilhelm Meyer-Lübke ou Friedrich Christian Diez, incluaient ainsi le catalan comme élément de l'ensemble occitan[6],[N 2],[7],[8],[9].
Caractéristiques
La langue catalane présente des traits (communs ou différentiels) qui la caractérisent au sein des langues romanes. Les caractéristiques présentées ci-dessous sont quelques unes des importantes évolutions historiques du latin dans la consolidation du catalan.
Vocalisme
Trait commun avec le groupe gallo-roman :
- Chute des voyelles atones finales à l'exception de -A (MURU-, FLORE- → mur, flor) ; ce trait l'oppose au groupe ibéro-roman, qui conserve les voyelles finales à l'exception de -E (muro mais flor/chor) ou italo-roman qui les conserve toutes (muro, fiore).
Traits communs avec l'occitan :
- Importance des diphtongues et nombreux mots monosyllabiques ([aj] rai, [ej] rei, [aw] cau, [ew] beu, [ow] pou, etc.)
- Absence de diphtongue (maintien de la prononciation ouverte) des voyelles toniques Ĕ et Ŏ (voyelles brèves en latin) du latin vulgaire : [ɛ] et [ɔ] respectivement (TERRA → terra [ˈtɛrə]/[ˈtɛra/ɛ] ; FOCU- → foc [ˈfɔk]) ; ce trait oppose le groupe occitano-roman au castillan (qui diphtongue dans tous les cas) et au français (qui diphongue dans le cas des voyelles ouverte)
Trait commun avec le groupe ibéro-roman :
- Conservation du u latin (catalan oriental lluna [ˈʎunə], catalan occidental lluna [ˈʎuna/ɛ] ; ce trait l'oppose au gallo-roman : occitan luna [ˈlynɔ], français lune [lyn])
Traits qui l'opposent à l'occitan :
- Réduction de la diphtongue AU en o ouvert [ɔ] (CAULIS, PAUCU- → col, poc)
- Existence de mots proparoxytons (accentués sur l’antépénultième syllabe), bien que peu nombreux (principalement des mots savants et certaines formes verbales) ; trait commun avec le castillan[10].
Trait caractéristique du sud de l'ensemble roman occidental (languedocien méridional et groupe ibéro-roman) :
- Le groupe -ACT- devient -ET (LACTE-, FACTU- → *lleit, *feit → llet, fet ; castillan : leche, hecho)
Consonnantisme
Trait commun avec le domaine roman occidental :
- Voisement de -P-, -T- et -C- intervocaliques en -b-, -d-, -g- (CAPRA, CATENA, SECURU- → cabra, cadena, segur)
Traits communs avec le gallo-roman :
- Maintien des groupes initiaux PL-, CL-, FL- (PLICARE, CLAVE-, FLAMMA- → plegar, clau, flama). Ce trait l'oppose au groupe ibéro-roman (castillan : llegar, llave, llama ; portugais : chegar, chave, chama).
- Voisement des consonnes sourdes finales lorsque le premier phonème du mot suivant est une voyelle ou un consonne sonore, par exemple (prononciation en valencien général) : els homes [eɫs] + [ˈɔmes] → [eɫˈzɔmes] ; peix bo [ˈpe(j)ʃ] + [ˈbɔ] → [ˈpe(j)ʒˈβɔ] ; blat bord [ˈblat] + [ˈboɾ(t)] → [ˈbladˈboɾ(t)].
Traits communs avec le languedocien :
- Chute du -N intervocalique devenu final à la suite de l'apocope de la voyelle finale (PANE-, VINU- → pa, vi) ; trait absent du gascon et du provençal[11]. À la différence du languedocien toutefois, les pluriels conservent cette consonne (sauf en roussillonais) : pans, vins.
- Assourdissement des consonnes finales voisées : verd [t], àrab [p].
Traits spécifiques :
- Le -D- intervocalique devenu final donne -u : PEDE →peu
- En position finale, -CE, -CI →-u (CRUCE- →creu)
- Les terminaisons en -TIS de la flexion verbale (deuxième personne du pluriel) donnent -u (MIRATIS → *miratz → mirau → mirau/mireu).
Nombreuses palatalisations (que l'on retrouve de façon éparse dans les autres langues romanes) :
- Palatalisation de L- initial (LUNA, LEGE → lluna, llei), trait commun avec l'astur-léonais.
- Palatalisation de -is- [jʃ]/[ʃ] issu de -X-, SC- (COXA, PISCE- → cuixa, peix)
- /j/ → *[dʒ] → [ʒ]/[dʒ] ; IACTARE → gitar [ʒiˈta]/[dʒiˈta(ɾ)]
- -ly-, -ll-, -c'l-, -t'l- → ll [ʎ] ; MULIERE- → muller ; CABALLU- → cavall ; AURICULA → *oric'la → orella ; UETULU- → *vet'lu → vell. Dans certains cas comme villa → vila, la géminée s'est simplifiée
- -nn-, -ni-, -gn- → ny [ɲ] ; ANNU- → any (comme en castillan) ; LIGNA → llenya.
D'autres traits que l'on retrouve dans une grande partie du domaine roman sont :
- Fricatisation de C et G devant E ou I : /k/ + [e], [i], [j] → *[ts] → [s] ; CAELU- → cel [ˈsɛɫ] ; /g/ + [e], [i], [j] → *[dʒ] → [ʒ]/[dʒ] ; GELU- → gel [ˈʒɛɫ]/[ˈdʒɛɫ]
- Réduction des groupes consonnantiques -MB-, -ND→ -m-, -n- (CAMBA, CUMBA, MANDARE, BINDA> cama, coma, manar, bena), comme en gascon et en languedocien méridional
- Présence de géminées : setmana [mm], cotna [nn], bitllet [ʎʎ], guatla [ɫɫ], intel·ligent [ɫɫ]>[ɫ]. À l'exception de [ʎʎ], qui est particulier au catalan, on ne retrouve ces géminées qu'en occitan et dans les variétés italiques.
Histoire
Chronologie
- IXe siècle : le catalan est une forme de langue romane issue du latin vulgaire, parlée dans la Marche hispanique établie par l’empire carolingien, dont fait également partie l’Andorre.
- Début du XIIe siècle : premières traces écrites du catalan retrouvées sur des fragments de versions du Liber Iudiciorum et du livre de sermons Les Homilies d’Organyà.
- 1229 et 1232 : Jaume Ier El Conqueridor, originaire de Montpellier, conquiert les îles de Majorque et Ibiza ainsi que Valence sur les Musulmans Almohades. Le catalan, non encore différencié de l’occitan médiéval, remplace la langue arabe comme langue officielle.
- 1275 : Raymond Lulle (Ramon Llull) (1235-1315) écrit le Livre du Gentil et des trois Sages (Llibre del gentil i els tres savis), dont le sujet est la théologie des trois monothéismes. On considère qu’il s’agit là de l’acte de naissance du catalan comme idiome reconnu et comme langue littéraire indépendante de l’occitan.
- Du XIIe au XIVe siècle, influence de la littérature occitane et des troubadours.
- 1490 : publication à Valence du roman chevaleresque Tirant le Blanc (Tirant lo Blanc), écrit par Joanot Martorell.
- Après l’annexion du Roussillon, du Conflent, de la Cerdagne et du Vallespir, Louis XIV interdit le catalan dans l’administration par son édit du 2 avril 1700.
- XIXe siècle : après une éclipse au XVIe siècle et au XVIIIe siècle, on assiste à une renaissance (Renaixença) des lettres catalanes, induite par le romantisme, tant en poésie avec Jacint Verdaguer (1845-1902) ou Joan Maragall (1860-1911), que théâtre avec Àngel Guimerà (1845-1924) et roman avec Narcís Oller (1846-1930).
- 1912 : Pompeu Fabra (1868-1948), grammairien et lexicographe, publie sa grammaire qui unifie l’orthographe catalane (Gramàtica de la llengua catalana).
- 1934 : des intellectuels catalans proclament solennellement que le catalan contemporain était une langue distincte de l’occitan[12] dans le manifeste Desviacions en els conceptes de llengua i de pàtria[13] rejetant ainsi l’idée d’une nation panoccitane incluant les pays catalans.
- 1967 : premier concert du chanteur catalan Lluís Llach (1948-), symbole de résistance de la langue catalane contre le franquisme (chanson L'Estaca).
- 1979 : avec l’autonomie de la Catalogne et des autres communautés autonomes de langue catalane, le catalan regagne son statut de langue co-officielle, perdu depuis la fin de la IIe République espagnole (1931-1936).
- 1993 : premier discours en catalan à l’Organisation des Nations unies, prononcé par Òscar Ribas Reig, lors de l’entrée de l’Andorre à l’ONU.
- 2005 : le 16 novembre, le président du Comité des régions Peter Straub signe un accord qui pour la première fois, permet l’usage du catalan, du basque et du galicien dans une institution de l’Union européenne. L’ex-président de la Généralité de Catalogne, Pasqual Maragall (qui a été président du Comité des régions de 1996 à 1998) s’est adressé officiellement et pour la première fois au Comité des régions en catalan.
Écriture et orthographe
Le catalan utilise l’alphabet latin enrichi de digrammes, de signes diacritiques (accent aigu, accent grave, point médian dans le digramme l·l (appelé : ela geminada), cédille sous c, tréma) et de lettres diacritiques (u après g et q, i devant x et g). Il existe de nombreuses diphtongues, représentées par des paires de voyelles.
L’alphabet est le suivant :
Les lettres entre parenthèses sont les variantes possibles (avec diacritiques, dans des digrammes…) qui ne comptent pas comme lettres indépendantes. On classe les voyelles portant un accent aigu après les simples et avant celles portant le grave puis le tréma.
Dialectologie
Prononciation
- u prononcé comme ou en français. Exemples : vingut (venu) [biŋ'gut], bufar (souffler) [bu'fa].
- h : toujours muet, même après un c dans certains noms propres. Par exemple dans Bosch ['bɔsk].
- l : plus vélaire qu’en français, proche du « l sombre » anglais ou du l dur polonais ou russe, particulièrement à la fin d’un mot. Par exemple : central [sən'tɾaɫ].
- ll prononcé comme une consonne spirante latérale palatale voisée ʎ) ; ce phonème tend toutefois à disparaître au profit de j (voir yodisation)
- tll : l palatal doublé : batlle (maire) ['baʎʎə].
- l·l (l géminé) : double l. Exemples : col·lega (collègue) [kul'lɛɣə], intel·ligent [intəlli'ʒen].
- m et n ne sont jamais nasalisés, à la différence du français : món (monde) [mon], rampa (rampe) ['rampə].
- ny (n palatal) : comme le gn français, le nh portugais ou occitan ou le ñ castillan : juny (juin) [ʒuɲ], Catalunya (Catalogne) [kətə'luɲə], Perpinyà (Perpignan) [pərpi'ɲa].
- r : battu entre deux voyelles, ou précédé d’une consonne et suivi d’une voyelle (ɾ). Exemples : pera (poire) ['pɛɾə] crema ['kɾemə]. Le r est roulé dans les autres cas –entre deux voyelles, on utilise le digramme rr– (r). Exemples : ruïna [ru'inə], Perpinyà [pərpi'ɲa], torre (tour) ['torə].
- ig : se prononce tch en fin de mot dans la plupart des dialectes. Exemples : puig (montagne) [puʧ], mig (demi) [miʧ], sauf exception : càstig (châtiment) ['kastik].
- x : se prononce en général comme le ch français : Xina (Chine), après une consonne : marxa (marche) ou après un i ou une diphtongue : caixa (caisse) ['kaʃə], sauf exception : fixar [fi'ksa].
- ai, au, ei, eu, oi, ou sont des diphtongues en catalan, ne pas confondre avec les « fausses diphtongues » du français : peu (pied) [pɛw], rei (roi) [rej], taula (table) ['tawlə], bou (bœuf) [bɔw].
Il existe des différences phonétiques entre le bloc oriental et le bloc occidental (voir ici).
Statut et diffusion
Interdit en public sous Franco (discours, documents, livres, théâtre…[14]), il souffrit d'une sévère censure dans la diffusion de ses écrits, en particulier dans la première phase du régime franquiste (environ jusqu'en 1960). Depuis la nouvelle constitution espagnole de 1978, cette langue est redevenue officielle en Catalogne, aux Îles Baléares et dans la Communauté valencienne (sous la dénomination de valencien) à égalité avec le castillan (et l’aranais, variété de gascon, au Val d’Aran). On trouve en Catalogne une abondante littérature rédigée en catalan, issue d'auteurs catalanophones ou de traductions. De même, la signalisation routière est en catalan, seulement doublée en castillan sur les axes autoroutiers. Dans les universités catalanes, la grande majorité des cours sont donnés en catalan. La plupart des thèses sont également soutenues en catalan. D’autres sont soutenues en castillan et une part non négligeable en anglais, toujours selon la base du volontariat du candidat.
La télévision (CCRTV (ca)) est diffusée en catalan sur TV3 depuis 1981 ainsi que sur d’autres canaux publics : en analogique sur Canal33 (ca), chaîne culturelle et sportive, et K3/300 chaîne infantile et séries, mais sur la TDT (TNT), K3 (ca) et 300 (ca) sont séparées et s’y rajoute une chaîne d’information continue 3/24, une chaîne pour enfants et adolescents Canal Super3 (ca) et une chaîne interactive. À Valence, il existe aussi Canal 9, Punt 2 (ca), et en Andorre, Andorra TV (ca). S’y rajoutent des chaînes privées comme Flaix TV (ca), Pirineus TV, Barcelona TV (ca), 8tv (ca), Urbe TV, Canal Català (ca), 25 tv (ca) ou encore Localia (ca). De très nombreuses radios sont émises en catalan : publiques catalanes (Catalunya Ràdio, Catalunya Música, Catalunya Informació, iCat FM) ou espagnole (Ràdio 4), ou privées (RAC 1 (ca), RAC 105 (ca)), Flaix FM, Flaixbac (ca), etc.). Tous ces programmes sont disponibles en Roussillon et Cerdagne où s’y rajoute une chaîne de radio Ràdio Arrels de Perpignan qui émet depuis 1981 (plus ancienne radio française à émettre exclusivement dans une langue autre que le français).
Usage international de la langue
Une demande de reconnaissance du catalan comme langue officielle a été effectuée par le gouvernement espagnol en 2004 auprès de la Commission européenne[N 3].
Depuis décembre 1990, le catalan figure parmi les langues de diffusion des textes basiques de l'Union européenne et le droit d'en faire usage auprès de certaines administration de l'Union est reconnu depuis 2006[15].
La Charte en faveur du catalan
- Lors de la session du 10 décembre 2007, le Conseil général des Pyrénées-Orientales a approuvé la « Charte en faveur du catalan », par laquelle le département s’engage à veiller à la promotion, au développement et à la diffusion de la langue et la culture catalanes[16].
- Le département des Pyrénées-Orientales a mis en place des panneaux de signalisation routière bilingue français/catalan sur les routes départementales sous sa responsabilité.
Quelques mots français d'origine catalane
Aubergine (albergínia) lui aussi emprunté à l’arabe (al-bâdindjân), qui l’avait pris au perse, lequel l’avait pris à l’Inde, ─ baraque (barraca)…
Notes et références
Notes
- Les estimations du nombre de locuteurs varient entre 9,1 et 11,5 millions.
- La première édition de la Gramatica occitana segon los parlars lengadocians, publiée en fascicule dans la revue Oc, classe le catalan et l'occitan dans un même diasystème. La seconde édition, imprimée à Barcelone en 1935 (c'est-à-dire postérieurement à la déclaration d'indépendance du catalan par rapport à l'occitan faite par un groupe d'éminents linguistes catalans), par l'Institut d'Estudis Occitans, parle en revanche de deux langues (« en tenent naturalament compte de las diferéncias foneticas de las doas lengas ». Les manuscrits de l'œuvre originale tendent toutefois à confirmer que l'auteur, Loís Alibèrt, s'est toujours montré défenseur de l'unité du catalan et de l'occitan.
- Un argument fréquemment retenu en faveur de cette reconnaissance est le nombre de locuteurs : environ 10 millions de personnes pour le catalan en Europe, soit beaucoup plus que le danois, le maltais ou l’estonien et autant, par exemple, que le suédois.
Références
- http://www.ethnologue.com/ethno_docs/distribution.asp?by=size
- (en) Entrée « Catalan language » sur l’Encyclopædia Britannica, édition en ligne consultable au 26/08/2011.
- Ferrando Francés et Amorós 2011, p. 43
- Ferrando Francés et Amorós 2011, p. 61-63
- Gramàtica del català contemporani, Joan Solà, Maria-Rosa Lloret, Joan Mascaró, Manuel Pérez de Saldanya (dir.), Editorial Empúries, 2002.
- (ca) Xavier Lamuela, Estandardització i establiment de les llengües, Barcelone, Edicions 62, 1994.
- Pierre Bec (1995) La langue occitane, coll. Que sais-je?, Paris, Presses Universitaires de France [1ª ed. 1963]
- (en) Normalization and Encoding of Occitan, Multext-Cataloc, sur le site de l'Université de Provence Aix-Marseille I.
- (ca) Lluís Fornés, L'occitanòfila valenciana - Euphemia Llorente.
- Bec 1973, p. 28
- Bec 1973, p. 44.
- référence.
- (ca) Manifest, maig del 1934[PDF].
- (ca) Toni Soler, Història de Catalunya, éd. Columna, 1998, 246 p. (ISBN 84-8300-642-1), p. 232, discours Franco 1939 : « Tened por segurro, catalanes, que vuestro lenguaje, en el uso privado y familiar, ne será perseguido. »
- Ferrando Francés et Amorós 2011, p. 480
- http://www.cg66.fr/culture/patrimoine_catalanite/catalanite/charte.html
Voir aussi
Bibliographie
- (ca) Gramàtica normativa valenciana, Valence, Acadèmia Valenciana de la Llengua, septembre 2006 (réimpr. 2), 1re éd., 408 p. (ISBN 978-84-482-4422-2)
- Pierre Bec, La langue occitane, Paris, PUF, 1973, 3e éd. (1re éd. 1963), 127 p., p. 28
- Pompeu Fabra, Grammaire catalane, Les Belles Lettres, Paris, 1946 (réimpr. 1984), 2e éd. (1re éd. 1941), 132 p. (ISBN 2-251-37400-0)
- (ca) Antoni Ferrando Francés et Miquel Nicolàs Amorós, Història de la llengua catalana, Barcelone, Editorial UOC, 2011, 2e éd., 552 p. (ISBN 978-84-9788-380-1)
- (ca) Torres i Pla (dir.), Enrico Chessa, Joaquim Sorolla et Joan-Albert Villaverde, Llengua i societat als territoris de parla catalana a l’inici del segle XXI : L’Alguer, Andorra, Catalunya, Catalunya Nord, la Franja, Illes Balears i Comunitat Valenciana, Barcelone, Generalitat de Catalunya, 2007, 226 p. (ISBN 978-84-393-7515-9)
- (ca) Joan Veny, Els parlars catalans : Síntesi de dialectologia, Palma de Majorque, editorial Moll, 2002 (1re éd. 1982), 173 p. (ISBN 84-273-1038-2)
- (ca) Joan Veny, Petit atles lingüístic del domini català, Barcelone, Institut d'Estudis Catalans, 2008 (ISBN 978-84-7283-942-7)
Articles connexes
- linguistique
- Grammaire du catalan
- Correllengua
- littérature catalane
- Siècle d’or catalan
- Langue limousine
Liens externes
- Institut Ramon Llull : Institut Ramon Llull pour la diffusion de la langue et de la culture catalanes dans toutes les modalités et modes d’expression.
- Charte en faveur du catalan [PDF] : charte approuvée par le conseil général des Pyrénées-Orientales le 10 décembre 2007.
- (fr) Henri Boyer, Langue et nation : le modèle catalan de nationalisme linguistique, Revue Mots : les langages du politique, no 74, Langue(s) et nationalisme(s), 2004.
- (ca) Entrée « català » de la Gran Enciclopèdia Catalana
Ressources linguistiques
- Institut d’Estudis Catalans : l’Académie de la langue catalane (propose notamment plusieurs dictionnaires en ligne)
- Site officiel de l’Académie valencienne de la langue
Dictionnaires
- Diccionari català-valencià-balear : Dictionaire complet des variantes dialectales et historiques (catalan valencien baléare)
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