X Factor : Britney Spears craque-t-elle déjà ?
Une seule journée aura-t-elle suffi ? Après de nombreuses spéculations sur la capacité de Britney Spears à endosser avec brio le rôle de jurée dans le télé-crochet américain X Factor, la chanteuse aurait donné une réponse claire et précise. En partant durant les auditions texanes du...
Cathédrale Saint-Bénigne de Dijon
| Cathédrale Saint-Bénigne de Dijon | ||
|---|---|---|
| Présentation | ||
| Culte | Catholique romain | |
| Type | Cathédrale | |
| Rattaché à | Archidiocèse de Dijon | |
| Début de la construction | 1280 | |
| Fin des travaux | 1393 | |
| Style(s) dominant(s) | Gothique Roman (crypte) |
|
| Protection | ||
| Géographie | ||
| Pays | ||
| Région | Bourgogne | |
| Département | Côte-d'Or | |
| Ville | Dijon | |
| Coordonnées | ||
| modifier |
||
La cathédrale Saint-Bénigne de Dijon est une cathédrale de style Gothique du XIIIe siècle de Dijon en Côte-d'Or en Bourgogne, dédiée à saint Bénigne de Dijon (martyr chrétien du IIe siècle). Abbatiale de l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon (VIe siècle), elle est classée aux monuments historiques depuis 1862[1] et la crypte est classée aux monuments historiques depuis 1846.
Sommaire |
Historique
En 511 sous le règne du roi Mérovingiens Clovis Ier, l'évêque saint Grégoire de Langres fait construire la crypte pour y déposer le sarcophage de saint Bénigne de Dijon (martyr chrétien du IIe siècle). Une basilique consacrées à Saint Bénigne en 535, est construite sur la crypte.
En 871 l'évêque de Langres Isaac fonde l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon régie par la règle de saint Benoît avec pour abbatiale l'église Saint-Bénigne de Dijon.
-
Sarcophage de saint Bénigne dans la crypte (VIe siècle)
Entre 1280 et 1393 la « cathédrale Saint-Bénigne de Dijon » est construite en style gothique sur la précédente basilique effondrée (voir abbaye Saint-Bénigne de Dijon) avec pour crypte l'étage inférieur de la rotonde, détruite en 1792.
-
Plan de la crypte de la cathédrale Saint-Bénigne, d'après Eugène Viollet-le-Duc
-
Toiture traditionnelle bourguignonne en tuile vernissée de Bourgogne
De 1025 à 1030, Saint-Bénigne accueille le moine Raoul Glaber (un des principaux chroniqueurs de l'An mil).
Le 31 juillet 1479, la cathédrale est témoin du roi Louis XI de France qui confirme sa protection royale pour la ville de Dijon[2].
Architecture
La chapelle Sainte-Marie est une trace encore visible de la campagne de restauration menée par l'évêque de Langres Isaac en 871. La chapelle terminale de l’église souterraine est signalée dès 938. Elle possède une salle presque carrée (4,70 m x 4,25 m x 3,70 m de hauteur) voûtée en plein cintre. Trois baies juxtaposées sont ouvertes dans l’axe de la pièce; les baies actuelles ont été restaurées en 1890. La chapelle est sans décoration. Sur la paroi nord, des pierres anciennes avec entrelacs carolingiens ont été enchâssées au XIXe siècle, tout comme la dalle tombale dans le mur sud, il s'agit de la dalle du moine Turpericus, de l’époque mérovingienne. La basilique restaurée par Isaac est totalement rasée en l’an 1000.
L'évêque de Langres Brunon de Roucy établit en 989 l'Ordre de Cluny à l'abbaye Saint-Bénigne. À sa demande, Mayeul, Abbé de Cluny, y détache des « moines d'élite ». Douze moines arrivent à Dijon le 24 novembre 989. En 990, Guillaume de Volpiano, abbé de Cluny, est nommé abbé. Les bâtiments menacent de tomber en ruine. Le 14 février 1002, la première pierre des nouveaux bâtiments est posée. Guillaume dirige lui-même les ouvriers venus d’Italie. Il s’agit de construire trois sanctuaires, sur l’emplacement des constructions du IXe siècle, composés d'une église souterraine, de l'abri du tombeau de saint Bénigne, d'une église au niveau du sol pour le culte, d'une rotonde au chevet des deux églises de trois étages. Ces trois constructions couvraient une longueur de cent mètres et une largeur de vingt-cinq mètres. L’étage inférieur de la rotonde (la crypte de la cathédrale) est le seul vestige actuel de cet ensemble.
L'orgue de la cathédrale
Construit de 1740 à 1745 par Charles-Joseph Riepp et son frère Rupert Riepp, originaires d'Ottobeuren en Souabe, l'orgue de l'abbaye bénédictine Saint-Bénigne était le plus important alors réalisé en province, avec son jeu de montre de 32 pieds au clavier de Grand Orgue. Karl-Joseph Riepp construisait dans le style français ; on lui doit aussi l'orgue de Dole et les orgues de l'abbaye d'Ottobeuren où il a réalisé plus tard une synthèse des styles français et allemand. En 1787, Jean Richard, de Troyes, reconstruisit l'instrument : l'étendue des claviers passe de 51 à 54 notes, les sommiers sont changés, le plein-jeu est augmenté de deux rangs et le chœur d'anches est refait à neuf.
Après les restaurations de 1846-1848 par Daublaine Callinet et celles de 1860 par Joseph Merklin, l'orgue a conservé la majeure partie de son matériel sonore, bien que les jeux de tierces aient disparu au profit de jeux de fonds et que le 32 pieds ait été transféré à la pédale. Ce n'est qu'en 1953 qu'une grande restauration, effectuée sous le contrôle de la commission des orgues historiques (Félix Raugel) par les établissements Roethinger, transforme l'instrument qui est équipé d'une transmission électropneumatique, recomposé sur trois claviers et pédalier, et réharmonisé dans le style néoclassique par Robert Boisseau.
La restauration effectuée de 1987 à 1996 par Gerhard Schmid a regroupé dans les buffets anciens l'orgue tel qu'il était composé à la fin du XVIIIe siècle avec en plus un plan de récit expressif, situé derrière le grand buffet, et qui regroupe les jeux du XIXe siècle et ceux de Roethinger. L'instrument qui a retrouvé son 32 pieds manuel comporte cinq claviers et compte 73 jeux. La transmission est mécanique pour les notes et le tirage des jeux qui est doublé par un tirage de jeux électrique associé à un combinateur. La Composition du grand orgue restauré est la suivante:
|
|
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
- Accouplements: Tirasse Positif, Tirasse Grand Orgue, Tirasse, Bombarde, Tirasse Récit expressif, Pos/G.O., Positif/G.O. à tiroir, Réc expr./G.O.
- Accessoires: Appel Bombarde, Combinateur électronique.
- Tremblant doux.
- R/R = Riepp/Richard
- D/M = Ducroquet et Joseph Merklin.
Voir aussi
Articles connexes
- Dijon
- Cathédrale
- Sculpture gothique
- Archidiocèse de Dijon
- Abbaye Saint-Bénigne de Dijon
- Musée archéologique de Dijon
Bibliographie
- Grodecki, Louis : Le siècle de l'an Mil, Gallimard. L'Univers des Formes, Paris (France), 1973.
- Guéritey, Pierre-Marie : Le Grand Orgue de la Cathédrale Saint-Bénigne de Dijon 1745–1995, EuroMuses/Les Amis de l'Orgue de la Cathédrale, Dijon (France) 1996, ISBN 2-911373-00-6
- Oursel, Raymond : Bourgogne romane, (7e édition), Édition Zodiaque, La Pierre-qui-Vire (France), 1979.
Notes
- Notice no PA00112253, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
- http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA493 Lettres patentes de Louis XI, Dijon, le 31 juillet 1479
Liens externes
- (fr) Fiche du ministère de la culture
- (fr) Fiche sur le site Structurae.de
- (fr) Fiche sur le site Architecture religieuse en occident
- (fr) dijoon.free.fr - Histoire complète
- (fr) - vidéo-reportage sur la cathédrale
- (fr) Site de la paroisse-cathédrale Saint-Bénigne
- (fr) Les cloches de la cathédrale de Dijon (vidéo)
En direct des marchés
Thibault annonce son ou sa favorite pour lui succéder, sur fond de crise
Bernard Thibault dévoile vendredi devant la direction de la CGT la personnalité qu'il juge apte pour lui succéder en 2013 à la tête de la centrale, mais sa préférence pour une femme est contestée par des cadres qui préfèrent Eric Aubin et pourraient engager un bras de fer avec lui lors de la réunion du "parlement" de la centrale la semaine prochaine.