Caucase

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42°15′40″N 44°07′16″E / 42.26111, 44.12111

Caucase
Carte topographique du Caucase.
Carte topographique du Caucase.
Géographie
Altitude 5 642 m, Elbrouz
Longueur 1 200 km
Largeur 160 km
Administration
Pays Drapeau de Russie Russie
Drapeau de Géorgie Géorgie
Drapeau d'Azerbaïdjan Azerbaïdjan
Drapeau d'Arménie Arménie
Drapeau de Turquie Turquie

Le Caucase (en russe : Кавказ, Kavkaz ; en géorgien : კავკასია, Kawkasia ; en arménien : Կովկաս, Kovkas ; en turc : Kafkas ; en persan : کوه قاف) est une région d'Eurasie constituée de montagnes qui s'allongent sur 1 200 km, allant du détroit de Kertch (mer Noire) à la péninsule d'Apchéron (mer Caspienne).

Le Caucase est partagé entre le Caucase du Sud, aussi appelé Transcaucasie, englobant la Géorgie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan et la région de Kars (Turquie), et le Caucase du Nord, appelé Ciscaucasie, situé en Russie (incluant les républiques de Karatchaïévo-Tcherkessie, de Kabardino-Balkarie, d'Ossétie du Nord, d'Ingouchie, de Tchétchénie et du Daguestan). Administrativement, la Ciscaucasie inclut aussi la République d'Adyguée, le krai de Stavropol et le krai de Krasnodar.

La géographie européenne considère traditionnellement le Caucase comme marquant la séparation entre l'Europe (au nord) et l'Asie (au sud), mais la géographie géorgienne et arménienne le considère comme entièrement européen et place la limite de l'Europe sur l'Araxe et la frontière turque. Si on le considère européen, c'est le massif montagneux le plus élevé d'Europe.

Sommaire

Géographie

Article détaillé : Géographie du Caucase.
Le Caucase vu de l'espace
Montagnes et glaciers caucasiens

La chaîne, rectiligne, ne prend une certaine hauteur qu'à environ 300 km du détroit de Kertch et culmine, dans sa partie centrale, avec de vastes massifs volcaniques englacés :

Alors que le Caucase central est couvert de nombreux glaciers, le Caucase occidental est le domaine de la forêt et le Caucase oriental, plus bas et plus sec, est une région presque désertique. Le contraste est moins visible entre le versant nord et le flanc sud. Le Caucase ne comporte pas de vallées longitudinales susceptibles de le compartimenter et d'atténuer son rôle d'obstacle. Au centre, il est franchi par plusieurs routes, celle de la vallée du Terek menant au col de la Croix (2 388 m) par le défilé de Darial. Entre le Grand Caucase et le Petit Caucase, la Transcaucasie s'étend sur 700 km de long, entre la mer Caspienne et la mer Noire. C'est une région complexe qui associe des bassins d'effondrement bien développés : la Colchide à l'ouest et la plaine d'Azerbaïdjan à l'est. Au centre, les couloirs parallèles de la Koura moyenne, du Iori et de l'Alazani, ainsi que la plaine de Gori s'étagent entre 150 et 700 m. Au sud, les montagnes de Turquie, de Géorgie et d'Arménie constituent le troisième secteur du Caucase, le Petit Caucase, dont l'altitude moyenne avoisine 2 000 m. La chaîne est toutefois interrompue par de vastes massifs volcaniques qui font alterner coulées massives et tufs ; à l'ouest du lac Sevan, l'Aragats (80 km de largeur) constitue la partie la plus élevée du massif volcanique de l'Alaghez (4 095 m), point culminant du Petit Caucase, en Arménie. De nombreux bassins intérieurs sont dominés par des sommets qui restent enneigés jusqu'en été.

Le Caucase possède des gisements de métaux non ferreux et des réserves de pétrole (Azerbaïdjan et les régions de Maïkop et de Grozny).

Populations

Extension urbaine dans le Caucase

Les peuples qui vivent dans le Caucase parlent encore une bonne centaine de langues et dialectes différents appartenant surtout à la très ancienne famille linguistique des langues caucasiennes (60 à 70 langues), mais aussi aux familles indo-européenne, turco-mongole et sémitique.

Article détaillé : Langues dans les pays caucasiens.

Le Caucase est une des régions les plus composites du monde sur le plan ethnique. Des dizaines de peuples y cohabitent, les uns présents depuis des milliers d'années, d'autres depuis quelques siècles comme les Russes. Il ne s’agit pas ici de faire une étude ethnologique détaillée, mais la diversité extrême des populations qui vivent dans le Caucase conditionne une partie des crises que rencontre la région à l’heure actuelle et représente pour cette raison une « véritable grille de lecture » de ses tensions géopolitiques. D’un point de vue ethnologique, les populations peuvent être classées en trois familles principales : le groupe caucasique, présent depuis la préhistoire, comprend les Géorgiens, les Tchétchénes, les Abkhazes, les Ingouches, les Tcherkesses et la plupart des peuples du Daguestan (Avars, Lesghiens…).

Carte ethnique du Caucase réalisée par la CIA (2009).

Les peuples indo-européens sont les Arméniens, les Russes (arrivés dès le XVIIIe siècle, d’abord des Cosaques, puis des agriculteurs et ouvriers), et les peuples iraniens (Kurdes et Ossètes), sans oublier quelques Grecs. Enfin, le Caucase rassemble de nombreux peuples turciques, aux langues proches du turc. Ils sont issus de Turquie ou d’Asie centrale. Ce sont principalement les Azéris, les Koumyks, les Karatchaïs ou les Balkars. La carte ci-contre plante ce décor d’une extrême diversité, dont on comprend qu’elle est potentiellement génératrice de problématiques infinies.

Sur le plan religieux, le Caucase compte au moins cinq religions : juive, orthodoxe, monophysite (christianisme schismatique professant que le Christ n’a qu’une nature divine), musulmane (sunnite, chiite) et bouddhiste. Si on fait abstraction des minorités juive et bouddhiste, le Caucase peut être sommairement divisé en une moitié musulmane et une moitié chrétienne. Si on se place dans la perspective du « choc des civilisations » énoncé par Samuel Huntington, on peut alors considérer qu’il s’agit d’une ligne de fracture particulièrement forte entre ces deux grandes religions. Les musulmans sunnites résident en Ciscaucasie, au nord et à l’ouest de la Transcaucasie, tandis que l’Azerbaïdjan est majoritairement chiite en raison de son ancienne appartenance à l’Empire perse. Les Arméniens sont chrétiens monophysites, tandis que les Russes, les Géorgiens et une partie des Abkhazes sont orthodoxes ; quelques communautés juives ancestrales subsistent. Cette répartition explique par exemple l’exode de centaines de milliers de musulmans vers l’Empire ottoman lors de l'avancée russe dans la région au XIXe siècle. À l’inverse, la Géorgie orthodoxe a été rattachée à l’Empire russe à la suite de sa demande de protection à la fin du XVIIIe siècle devant l’avancée des Ottomans.

Histoire

Atteint par les navigateurs grecs de Milet, au VIIIe siècle av. J.-C., le littoral de la mer Noire est jalonné de plusieurs colonies. Le Caucase est alors peuplé de non indo-européens (Ibérie du Caucase) et d'indo-européens (Albanie du Caucase, Cimmériens, Alains), qui subissent les influences mèdes, perses, parthes et romaines, et qui sont partiellement christianisés au IVe siècle. Point de contact entre les civilisations byzantine et arabe pendant le haut Moyen Âge, le Caucase subit à partir du XIe siècle la domination des Seldjoukides, puis, au XIIIe siècle, les invasions mongoles. Entre le XIe et le milieu du XIIIe siècles, une brillante civilisation s'épanouit pourtant dans les royaumes chrétiens d'Arménie et de Géorgie. Après la conquête de Constantinople (1453), ces royaumes, isolés du monde chrétien, se replient sur eux-mêmes et passent au XVIe siècle sous domination ottomane à l'ouest et perse à l'est, tandis que les Circassiens et les Nogays tiennent le versant nord.

Pénétration russe

Cavalier tchétchène.
Article détaillé : Guerre du Caucase.

La pénétration russe au Caucase débute au XVIIe siècle, mais la russification n'est effectivement entreprise qu'à la fin du XVIIIe siècle ; après l'annexion de la Géorgie centrale en 1801, la guerre contre la Perse et l'Empire ottoman (1805-1829) permet aux Russes de s'emparer de la région d'Erevan. Si les chrétiens du Caucase accueillent plutôt bien l'arrivée des Russes, la farouche résistance des montagnards musulmans ne prend fin qu'avec la reddition, en 1859, de l'émir Chamil.

La construction de la route militaire géorgienne fut un facteur-clé de la conquête russe du Caucase.

L'intérêt stratégique de la Russie pour le Caucase, entre mer Noire et mer Caspienne, a été décisif dans sa politique d'expansion du XVIIIe au XIXe siècles. La Russie, avec sa population en croissance rapide, s'est agrandie dans toutes les directions depuis le XVIe siècle (Finlande, mer Baltique, Oural, Sibérie, bouches du Danube, Caucase, Caspienne, Turkestan). Les Cosaques russes s'installent dans la plaine tchétchène à la fin du XVIe siècle. À la fin du XVIIIe siècle, la Géorgie et l'Arménie s'adressent à la Russie pour lui demander sa protection contre les incursions musulmanes.

Parmi les peuples musulmans submergés par l'avancée militaire, territoriale et démographique de l'Empire russe à cette époque, en direction de la région de la mer Noire et du Caucase, on trouve les Tcherkesses (ou Adyguéens), dont il ne reste plus grand-chose aujourd'hui dans la région, les Tatars de Crimée et les Tchétchènes, qui forment tous les trois encore de nos jours, plus de deux cents ans après, de grosses diasporas (surtout en Turquie). L'histoire de ces diasporas est méconnue en Europe, au contraire de celles des Arméniens ou des Assyriens chrétiens. Ce recul des populations locales, dont celle des Tchétchènes, face à l'avancée militaro-coloniale russe et de son avant-garde cosaque, a permis aux colons slaves et chrétiens (russes, biélorusses et ukrainiens) envoyés par le gouvernement russe de repeupler la région de la mer Noire jusqu'aux contreforts septentrionaux de Transcaucasie. Les meilleures terres occupées furent confisquées et données aux Cosaques, les autochtones étant poussés vers les hautes vallées peu fertiles des montagnes du Caucase septentrional.

En fait, tout comme la mer Caspienne à l'est, les gouvernements impériaux russes rêvaient de faire de la mer Noire une mer 100% russe, surtout le détroit du Bosphore avec Istanbul, afin d'accéder directement à la Méditerranée. Certains groupes nationalistes arméniens — et minoritaires dans la très prospère communauté arménienne ottomane — ont ainsi été instrumentalisés par les Russes au XIXe siècle, mais aussi par les Allemands, les Français et les Britanniques. Le but de la Russie était de se proclamer protectrice du peuple arménien tout entier ainsi que de tous les chrétiens du Proche-Orient, afin d'affaiblir plus encore, voire d'anéantir son rival, l'Empire ottoman, de permettre ainsi à la Russie de continuer son expansion en prenant pied en Asie Mineure depuis le Caucase fraîchement conquis (Tcherkessie, Tchétchénie, Daghestan, Arménie, Géorgie, Azerbaïdjan) et d'atteindre, outre les gisements de pétrole de la région de la mer Caspienne (Bakou) qu'elle possédait depuis peu, les régions potentiellement pétrolifères d'Iran et de Mésopotamie (Irak) qu'elle voulait disputer aux autres grandes puissances. Toute la région comprenant au nord la mer Noire et le Caucase, de la Crimée jusqu'à la Caspienne, au sud l’Empire ottoman en Anatolie et au Proche-Orient ainsi que plus à l'est l’Empire perse jusqu'en Afghanistan, était à l'époque vouée à la convoitise gourmande et concurrentielle des puissances russe, allemande, austro-hongroise, britannique et française. La Première Guerre mondiale verra l’aboutissement meurtrier de cette politique dans une partie de cette vaste région.

Période soviétique

À la suite de la Révolution russe, les territoires caucasiens se regroupent dans la République démocratique fédérative de Transcaucasie, qui proclame son indépendance le 24 février 1918 mais éclate rapidement, avec l'indépendance de la République démocratique de Géorgie le 26 mai et celles de la République démocratique d'Arménie et de la République démocratique d'Azerbaïdjan le 28 mai. Ces républiques ne sont indépendantes que quelques années avant d'être soviétisées : la République socialiste soviétique d'Azerbaïdjan est proclamée le 28 avril 1920, la République socialiste soviétique d'Arménie le 29 novembre de la même année, et la République socialiste soviétique de Géorgie le 25 février 1921. Du 12 mars 1922 au 5 décembre 1936, elles sont regroupées au sein de la République socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie, membre de l'Union soviétique.

À la fin de l'année 1936, la Transcaucasie est dissoute, laissant à nouveau place aux trois républiques. Celles-ci sont, de juillet 1942 à janvier 1943, le théâtre d'une vaste offensive allemande dont le pétrole de Bakou est un des objectifs. Adolf Hitler, ayant envahi l’Union soviétique en 1941, essaie alors de se frayer un chemin vers les champs pétrolifères de Bakou, pour alimenter son appareil de guerre proche de la pénurie. Ses services secrets réussissent à infiltrer de façon superficielle certains peuples du Caucase du Nord, prêts à collaborer avec l’Allemagne pour s’émanciper du joug russe. La réaction de Staline, effrayé par la perspective d’une révolte musulmane manipulée en Ciscaucasie, est immédiate et radicale : un million et demi d’hommes sont déportés en masse vers les steppes de l’Asie centrale. Ces « peuples punis » n’ont été réhabilités qu’en 1956 par Khrouchtchev, qui les autorise à rentrer au pays, dans des régions alors désertifiées ou peuplées par d’autres ethnies qui ont entre-temps repris les terres.

De la fin de la Seconde Guerre mondiale à l'effondrement de l'empire soviétique, les pays du Caucase suivent l'histoire de l'URSS. Entre la mort de Staline et la chute de l'URSS, la région connut un calme relatif ponctué de courtes crises qui venaient rappeler à chaque décennie l’équilibre précaire de la région. Des émeutes eurent lieu en Tchétchénie en 1957, à la suite de l’opposition de la population aux installations pétrolières qui dégradaient la qualité de l’environnement. Ce mouvement cachait mal l’hostilité grandissante de la population à l'égard de la présence soviétique et le peu de bénéfice que les Tchétchènes tiraient de la production et du transit d’hydrocarbures sur leur territoire. En 1978, la Géorgie fut secouée par des manifestations massives d’étudiants et de citoyens qui contestaient le projet de Brejnev de priver le géorgien de son statut de langue d’État de la république de Géorgie : cette réforme maladroite avait alors enflammé les passions identitaires, et ce feu ne s’éteindra plus jusqu’à l’indépendance de la Géorgie, une décennie plus tard. L'Abkhazie demanda également pendant cette période post-stalinienne son rattachement à la République socialiste fédérative soviétique de Russie pour faire la jonction avec les Abkhazes de Transcaucasie. Le terrain était préparé pour une rupture : en filigrane s’exprimait l’appel, de plus en plus pressant, des nationalismes et des revendications identitaires. La chute de l'URSS allait leur permettre de s’exprimer.

Indépendances et conflits

Carte du Caucase du Nord.
Les deux provinces séparatistes géorgiennes.

Après 1989, la disparition de l'URSS a permis la création de trois nouveaux États (l'Arménie, la Géorgie et l'Azerbaïdjan), anciennes républiques soviétiques, alors que les six républiques dites « autonomes » de Ciscaucasie sont restées au sein de la Fédération de Russie. Les trois nouveaux États indépendants ont été confrontés à de graves difficultés économiques et déchirés par de multiples conflits : l'Arménie et l'Azerbaïdjan se disputent le Haut-Karabagh, alors que la Géorgie doit faire face au séparatisme en Abkhazie, ainsi qu'en Ossétie du Sud et en Adjarie.

Peu de temps avant la dislocation de l'Union soviétique en 1991, un mouvement d'indépendance se forme en Tchétchénie, alors que la Russie refuse d'accepter toute sécession. Le général Djohar Doudaev, ancien pilote de chasse de l’Armée rouge, prend le pouvoir à la suite d'un coup d'État mené le 5 septembre par un « Comité exécutif du Congrès national tchétchène ». Le discours anti-communiste, nationaliste et social de Doudaev s'oriente vite vers un discours de libération nationale et religieuse avec une référence historique forte, ce qui enflamme les masses. L'indépendance est déclarée le 2 novembre 1991. Doudaev devient vite le symbole de la lutte pour l’émancipation visée par les insurrections de Chamil au XIXe siècle. L'Ingouchie se sépare de la Tchétchénie rebelle le 4 juin 1992, en affirmant son attachement au centre fédéral.

Sous différents prétextes, deux guerres sanglantes et destructrices entre la Tchétchénie et la Russie éclatent en 1994-1995 et en 1999-2000.

La guerre d'Ossétie du Sud de 2008 a opposé la Géorgie et sa province séparatiste d'Ossétie du Sud depuis le 7 août 2008. La province a été soutenue militairement par des forces de l'armée russe et par une autre province séparatiste géorgienne, l'Abkhazie. Le conflit a envenimé les relations russo-géorgiennes, déjà très tendues.

Un échiquier politique

Carte des ressources naturelles dans le Caucase

Malgré les oppositions de Moscou, Aslan Maskhadov est reçu à Tbilissi en août 1997 et à deux reprises à Bakou pour discuter d'une coopération pancaucasienne.

La région acquiert vite une plus grande importance dans la pensée stratégique américaine[réf. nécessaire]. Le politologue américain Zbigniew Brzezinski met l'accent sur l'Azerbaïdjan et l'Ukraine comme « verrous » du continent eurasien. Dans la même veine, des programmes de coopération européens visent à désenclaver le Caucase et l'Asie centrale et à les relier aux marchés européens. Le TRACECA est un vaste programme institutionnalisé par plus de trente-deux États et treize organisations internationales, qui vise au rétablissement de la route de la soie. Le GUAM, une alliance souvent présentée comme une CEI alternative regroupant la Géorgie, l'Ukraine, l'Azerbaïdjan et la Moldavie, est fondée en 1997 sous les auspices des États-Unis.

Cet engagement accru des Américains et des Européens et le reflux russe ont des implications sur les orientations politiques des États du Sud caucasien. L'Azerbaïdjan envisage, en janvier 1999, d'abriter des bases de l'OTAN. En Géorgie, les accords sur la présence militaire russe sont progressivement dénoncés alors que les accords de coopération militaire avec les pays de l'OTAN se multiplient. Forte de ce soutien, la position géorgienne face au conflit tchétchène évolue rapidement : c'est aujourd'hui le seul pays de la région à avoir accordé le statut de réfugiés aux civils fuyant les combats.

Voir aussi

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Bibliographie

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