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Château d'Estaing
| Château d'Estaing | |||
|---|---|---|---|
Château d'Estaing |
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| Période ou style | Médiéval | ||
| Type | Château | ||
| Début construction | XVe | ||
| Fin construction | XVIIe | ||
| Propriétaire initial | Guillaume de Balzac | ||
| Destination initiale | Habitat seigneurial | ||
| Protection | |||
| Site web | estaingdouze.fr/chateau/accueil.php | ||
| Coordonnées | |||
| Pays | |||
| Région française | Rouergue | ||
| Région | Midi Pyrénées | ||
| Département | Aveyron | ||
| Commune française | Estaing | ||
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Géolocalisation sur la carte : France |
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| modifier |
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La château d'Estaing, est construit au confluent du Lot et de la Coussanne, sur un promontoire qui domine le village d'Estaing dans l'Aveyron.
Ancienne demeure de la famille d'Estaing, il est attesté avant le XIIe siècle[2] et relevait des comtes de Rouergue.
Le château est classé monument historique depuis 1945 et ouvert à la visite.
Sommaire |
Histoire
Avant la Révolution
Demeure de l’illustre Famille d'Estaing qui donna à l’histoire du Rouergue et à celle de France de nombreux personnages, militaires et religieux. On cite premièrement Déodat ou Dieudonné ou Tristan d’Estaing[3], héros de la bataille de Bouvines, qui y aurait sauvé la vie de Philippe Auguste en 1214. En récompense de ce fait d’arme, il aurait reçu le droit de placer trois fleurs de lis à son blason[4]. Toutefois, ces armes sont anciennes et n'ont probablement pas besoin d'une explication par la faveur royale. Un acte de Pierre d'Estaing archidiacre de Rodez en 1270 était scellé de cet écu d'azur à trois fleurs de lis, armes adopté par la dynastie de Valois un siècle plus tard[5].
Le Cardinal Pierre d'Estaing, ou encore François, évêque de Rodez et Charles-Henri, amiral de France, commandant de la flotte française envoyée pour soutenir la Guerre d'indépendance des États-Unis, seraient également nés dans cette demeure.
Depuis la Révolution
Sous la première République, il fut saisi comme bien national et vendu par lots après que l'amiral d'Estaing (Ravel 1729-Paris 1794), dernier membre de la famille d'Estaing, eut été guillotiné. En 1836, les religieuses de Saint-Joseph achetèrent le château pour en faire un couvent, une école et un lieu d'édification spirituelle. Cent soixante-quatre ans plus tard, elles décidèrent de le vendre. Olivier Giscard d'Estaing étant maire d'Estaing, les sœurs refusèrent une offre d'achat des deux frères Giscard d'Estaing[6]. Elles préférèrent vendre le château à la commune, qui fut contactée parallèlement par l'ancien président et son frère, et qui la leur revendit cinq ans plus tard. Ils m'ont demandé: est-ce qu'on pourrait faire quelque chose ? expliqua simplement le maire de l'époque au sujet de cet arrangement[7]. Les deux ventes se firent sans appel d'offre, sans publicité et à un prix inférieur à celui du marché. La population du bourg, comme le conseil municipal, était favorable à l'acquisition par les Giscard d'Estaing de cette importante propriété. Au moment de la vente, plusieurs journaux européens de référence exprimèrent cependant leurs réserves devant cette transaction[8].
Le projet de musée historique
Architecture
Le château est constitué de bâtiments de hauteurs différentes organisés autour d'une terrasse. Il est composé de plusieurs bâtiments des XVe siècle, XVIe siècle et XVIIe siècle construits autour d'un ancien donjon carré dont le sommet est cantonné de cinq tourelles et d'une couverture en forme de lanterne et d'une terrasse qui domine le Lot. Le pavillon d'entrée, le château et les terrasses sont les parties classées monument historique[1].
Une nouvelle chapelle a été construite au XXe siècle à côté de celles des seigneurs d'Estaing datant du XVe siècle.
Notes et références
- château d'Estaing, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
- Première mention de la baronnie d'Estaing en 1028.
- L'Amiral D'Estaing (1729-1794) par Jean Joseph Robert Calmon-Maison, p. 2.
- Ce fait est peut-être fondé sur de faux actes voir
- http://books.google.fr/books?id=21YBAAAAQAAJ&pg=RA1-PA519&dq=chateau+d%27estaing&lr=#v=onepage&q=&f=false
- Point de Vue suivi par Neue Zürcher Zeitung 16 février 2005
- La Dépêche du Dimanche 16 janv. 2005
- Le Monde, 24 déc. 04, Le Figaro, 22 févr. 05, The Sunday Times 16 janv. 05
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