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Château de Bity
| Château de Bity | |||
|---|---|---|---|
| Début construction | XIIe siècle | ||
| Fin construction | XVIIIe siècle | ||
| Protection | |||
| Coordonnées | |||
| Pays | |||
| Région | Limousin | ||
| Département | Corrèze | ||
| Commune | Sarran | ||
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Géolocalisation sur la carte : France |
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Le château de Bity est un château situé à Sarran en Corrèze, à 10 kilomètres à l'est de Tulle, près de l'autoroute A89.
Histoire
Château du XVIe siècle, Bity aurait été acheté en 1715 par Étienne de la Selve, conseiller au Présidial de Tulle, et revendu par la famille en 1843 qui s'installa au château de la Gane.
Léon Trotsky y aurait séjourné – d'après une rumeur persistante – de juillet 1933 à juin 1935, hébergé par l'archéologue anglais Noël Lucas-Shadwell qui en était propriétaire à l'époque[1].
Durant la Seconde Guerre mondiale, le château de Bity abrita des Résistants, puis fut transformé en hôpital[2].
Le château de Bity fut racheté le 3 mars 1969 par le couple Chirac (Jacques Chirac étant alors secrétaire d'État dans le gouvernement Couve de Murville). Il fut par la suite restauré après classement comme monument historique par arrêté du 3 avril 1969[3]. À ce sujet, Georges Pompidou dit à Chirac : « Quand on prétend faire de la politique, on s'arrange pour ne pas avoir de château, sauf s'il est dans la famille depuis au moins Louis XV »[4],[5].
Le 25 février 1982, selon le secrétaire de Mme Chirac, celle-ci n'a aucune archive du château, alors que les Selves de Sarran soutiennent que les Chirac se sont fait donner les archives du château par le conservateur local.
En octobre 1999, Jacques Chirac y a reçu Jiang Zemin en visite privée[6].
Début 2011, France-Soir publie une enquête qui indique que la surveillance du château de Bity coûte 420 000 euros par an à l'État, alors qu'il « ne vaut plus grand chose » et que Jacques Chirac s'y rend seulement une fois par an[7].
Le château de Bity est flouté sur les photographies aériennes du Géoportail[8],[9].
Architecture
Le château qui avait brûlé en 1579, a été reconstruit au début du XVIIe siècle. Le corps de logis rectangulaire est flanqué d'une tour carrée avec échauguette sur cul-de-lampe à chaque angle.
Deux pavillons du XVIIIe siècle bordent la cour en terrasse, qui donne accès au jardin[3].
Notes et références
- Yannick Beaubatie et Gilbert Beaubatie, Trotsky en Corrèze : Généalogie d'une rumeur, Le Bord de l'eau, 2007, 273 p. (ISBN 978-2-915651-64-5), p. 214.
- Philippe Madelin, Jacques Chirac : Une biographie, Paris, Flammarion, 2002, 847 p. (ISBN 2-08-068005-6), p. 180.
- Notice no PA00099885, sur la base Mérimée, ministère de la Culture.
- Franz-Olivier Giesbert, Jacques Chirac, Paris, Seuil, 1987, 445 p. (ISBN 2-02-009771-0), p. 172
- Madelin 2002, p. 214.
- Nathalie Perez, « Visite Jiang Zemin en France », dans le 19/20, sur France 3, 23 octobre 1999, reproduit sur le site de l’INA.
- « Chirac, le prix d'un retraité », France-Soir, 7 mars 2011.
- Benjamin Ferran, « Le Google Earth français victime de son succès », L'Expansion, 23 juin 2006.
- Laurent Mauriac et Jean-Dominique Merchet, « Des sites sensibles dans le flou, pour préserver secret et sécurité », Libération, 26 juin 2006.
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