Charles-Albert de Sardaigne

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Charles-Albert de Savoie
CarloAlberto2.jpg
Portrait de Charles-Albert de Sardaigne

Titre
Roi de Sardaigne
27 avril 183123 mars 1849
Prédécesseur Charles-Félix de Savoie
Successeur Victor-Emmanuel II de Savoie
Biographie
Titre complet Roi de Sardaigne
Prince de Piémont
Prince de Carignan
Duc de Savoie
Roi titulaire de Chypre et de Jérusalem
Dynastie Maison de Savoie
Nom de naissance Charles Albert Amédée
Date de naissance 2 octobre 1798
Lieu de naissance (Turin Royaume de Piémont-Sardaigne)
Date de décès 28 juillet 1849
Lieu de décès Porto (Portugal)
Père Charles-Emmanuel de Savoie-Carignan
Mère Marie-Christine de Saxe
Conjoint Marie Thérèse de Habsbourg-Toscane
Enfants Victor-Emmanuel II de Savoie Red crown.png
Ferdinand de Savoie
Marie-Christine

Armoiries Sardaigne 1831.svg

Charles-Albert de Sardaigne dit il Magnanino (en italien Carlo Alberto di Savoia), né à Turin le 2 octobre 1798 et mort à Porto (Portugal) le 28 juillet 1849, connu également sous le nom de Charles-Albert de Savoie en raison de son appartenance à la maison de Savoie, fut Roi de Sardaigne, Roi titulaire de Chypre et de Jérusalem, prince du Piémont, duc de Savoie et duc de Gênes de 1831 au 23 mars 1849, septième prince de Carignan de 1800 au 23 mars 1849, et comte de Barge de 1800 au jour de sa mort.

Son nom est lié à la promulgation du Statut fondamental de la Monarchie de Savoie du 4 mars 1848, dit du Statut albertin qui fait du Royaume de Sardaigne puis de l'Italie, une monarchie constitutionnelle. Le Statut constitue, jusqu'à la l'adoption de la constitution république, le traité fondamental des lois de l'État italien.

Sommaire

Biographie

L'enfance et la première jeunesse

Carlo Alberto Emanuele Vittorio Maria Clemente Saverio Giulio e Saverio nait dans le Palais Carignan à Turin, il est le fils de Charles-Emmanuel de Savoie-Carignan et de Marie-Christine de Saxe. Pour son baptême, il est tenu par le roi Charles-Emmanuel IV de Sardaigne et sa femme, la reine Marie Clotilde de France, personnes très pieuses et dévotes.

À sa naissance, ses chances d'accéder au trône sont pratiquement nulles en sa qualité de septième prince de Carignan, une branche secondaire de la famille. À cette époque, Charles-Emmanuel IV qui a succédé depuis peu à Victor-Amédée III de Sardaigne n'a pas d'enfant mais deux frères : le futur roi Victor-Emmanuel Ier de Sardaigne et Charles-Félix de Savoie. De plus, la présence d'un fils de Victor-Emmanuel, lui aussi appelé Charles-Emmanuel, rend son accession au trône presque impossible bien que Charles-Emmanuel meure prématurément. Le lien de parenté de son père Victor-Emmanuel avec Charles-Félix est très lointain, ils sont cousins au treizième degrés, leur parent commun étant Charles-Emmanuel Ier de Savoie (1562 - 1630). Après le mariage avec Marie Thérèse de Habsbourg-Toscane, nièce de la femme de Charles-Félix, ce dernier et Charles-Albert s'appelle oncle et neveu bien que cela soit juridiquement infondé (adfines inter se adfines non sunt).

Dans ces années de profonds changements, la famille des Carignan se montre favorable à la France et, lorsque les souverains sont contraints de quitter Turin en raison de l'arrivée de l'armée napoléonienne, Charles-Emmanuel, en raison de ses idées libérales, ne suit le roi en exil et s'enrôle dans l'armée alors qu'il était précédemment déjà officier. Il semble également que les Français ont fait parvenir au roi la requête de quitter Turin précisément par l'intermédiaire de l'épouse de Charles-Emmanuel qui a des idées très libérales, et qui, soutient ouvertement Napoléon Bonaparte.

Cette tendance pro-française de Charles-Emmanuel ne lui vaut pas la reconnaissance des vainqueurs, lesquels conduisent sa famille à Paris qui entre-temps s'est élargie avec la naissance d’Élisabeth. Ils sont placés sous une surveillance étroite par la police et contraints de vivre dans la pauvreté dans une maison en banlieue. La situation s'aggrave en 1800 avec la mort soudaine Charles-Emmanuel, à l'âge de trente ans. Il appartient alors à sa mère, Marie-Christine, de subvenir aux besoins de la famille. Elle refuse l'aide de Victor-Emmanuel Ier, qui est depuis monté sur le trône de la Sardaigne et qui, en échange, souhaite que le jeune prince soit éduqué auprès d'eux. Marie-Christine fait en sorte d'assurer son avenir et celui de ses enfants.

Dans un premier temps, ils vivent à Leipzig, sous la protection de ses parents puis la famille se rend de nouveau en France.

Charles-Albert grandit par conséquent à Paris, éduqué à la maison et jouant dans les rues avec ses compagnons de tous les horizons sociaux. En 1808, Marie-Christine épouse en secondes noces Jules Maximilien Thibaut de Montléart qui a une influence négative sur ​​le jeune prince qui ne l'aime pas.

Armoiries de Charles Albert de Savoie, comte d'Empire.

À l'âge de 12 ans, il entre au collège Stanislas à Paris, où il reste deux ans suivant les leçons avec profit. La même année, sa mère réussit à parler à Napoléon et à obtenir pour son fils le titre de comte de l'Empire et une rente annuelle de 100 000 francs. L'usage des armes de la Maison de Savoie (à savoir « une croix d'argent sur un champ de gueules ») lui est défendu par les autorités impériales, le Conseil du sceau des titres lui attribue pour armes : « De gueules au cheval effaré d'argent[1], le canton des Comtes Propriétaires brochant.[2] »

En 1812, la famille déménage à Genève. Charles-Albert est alors éduqué par un pasteur protestant, Jean-Pierre Étienne Vaucher. Vaucher, calviniste et directeur d'une école pour jeunes gens de la noblesse européenne, est un fervent admirateur et disciple de Rousseau et de sa religion naturelle. Les années à Genève sont les plus belles années de l'adolescence de Charles-Albert. Avec la défaite de Napoléon à Leipzig, la famille quitte Genève par crainte de l'arrivée des Autrichiens et retourne à Paris, où Charles-Albert retrouve la collège Stanislas et le lycée militaire de Bourges.

À partir de ce moment, sa vie est liée à celle de l'empereur français et, en 1814, il est nommé lieutenant des dragons par Napoléon Ier.

Le retour à Turin

Avec le retour de Louis XVIII sur le trône de France, la famille tombe de nouveau en disgrâce, ayant collaboré avec Napoléon. Charles-Albert perd le titre concédé par l'Empereur.

On conseille au jeune prince de retourner à Turin, dans les domaines de sa famille, que le Congrès de Vienne a reconnu comme prince héritier. En fait, la famille régnante, en particulier le frère du roi, ne voit ce retour d'un bon œil, notamment parce qu'il se rapproche du trône. La famille pense même à abolir la loi salique afin de permettre l'accession au trône à la fille du roi Victor-Emmanuel Ier. Après son retour à Turin, en 1814, il doit « subir » l'éducation de deux nouveaux précepteurs choisis par la reine, le religieux Filippo Grimaldi del Poggetto et Policarpo Cacherano d'Osasco de Cantarana lesquels ont la lourde tâche de l'éloigner des idées napoléoniennes. Le premier essaie de le rapprocher de la religion catholique cependant sans succès.

Le jeune prince doit recevoir une éducation de façon à devenir roi de Sardaigne. Pour faciliter le travail des éducateurs, le prince est envoyé dans le château de Racconigi, une des résidences des Carignan. Le prince se plait dans le palais et débute une série de travaux d'agrandissement et d'amélioration qui poursuivra une fois devenu roi. Le palais devient en 1832, résidence estive et appartient aujourd'hui au patrimoine de l'UNESCO.

Les rumeurs des fréquentations de Charles-Albert à Turin inquiètent la famille royale. En fait, il ne dédaigne pas la compagnie des jeunes qui sont proches des carbonari dont Santorre di Santa Rosa et qui se rendent souvent au Palais Carignan ou dans les jardins (maintenant ils n'existent plus et ont été remplacés par la Piazza Carlo Alberto). Il évoque la situation italienne, Charles-Albert est profondément anti-autrichien, et la Constitution espagnole promulguée qualques années plus tôt par les Cortes. C'est cette même constitution qui, quelques années plus tard, est réclamé au roi Victor-Emmanuel et qui voit Charles-Albert en première ligne des conspirateurs.

Son mariage

Marie Thérèse de Hasbourg-Toscane, reine de Sardaigne et femme de Charles-Albert.

Malgré ses positions anti-autrichiennes, il épouse, le 30 septembre 1817, Marie-Thérèse de Toscane, fille du grand-duc Ferdinand III de Toscane, avec laquelle il a trois enfants :

Ce mariage, comme cela est courant à l'époque, a été arrangé par la famille et particulièrement la femme du roi. L'intention des Savoie est de renforcer la dynastie et à atténuer le caractère de Charles-Albert. Il connait cependant des relations adultérines et notamment avec Maria Antonietta Von Truchsses-Waldburg qui épousé le comte Maurizio de Robilant. Elle est la fille de l'envoyé prussien à Turin, Friederich Ludwig von Truchsess-Waldburg. Elle devient la dame de compagnie de sa femme. Le voyage en Toscane pour rencontrer et épouser sa future femme, alors âgée seize ans conduit mis à Charles-Albert jusqu'à Rome où il fait la connaissance du roi Charles-Emmanuel IV de Sardaigne encore en vie mais aveugle et reclus comme simple religieux au noviciat de Saint-André-du-Quirinal. L'expérience le touche au point de susciter en lui un sentiment de religiosité.

Le prince et les insurrections de 1821

L'insurrection débute le 9 mars à Alexandrie où les conjurés réussissent à entrainer le régiment des Dragons du roi et la brigade Genova qui s'emparent de la ville[3]. Le jeune prince, qui a repris ses fréquentations, assume un rôle de premier plan le 12 mars 1821 quand l'insurrection se propage à Turin qui soutient la demande de l'instauration d'une constitution sur le modèle espagnol. Dans la nuit du 12 au 13 mars, le roi Victor-Emmanuel Ier doit prendre une décision : marcher à la tête des soldats restés fidèles contre les émeutiers ou accorder la Constitution. Il décide d'éviter la guerre civile, tout en restant fidèle à ses principes, il refuse d'accorder une constitution. Il abdique en faveur de son frère Charles-Félix, qui se trouve alors à Modène chez son beau-père, et nomme, comme régent, le jeune Charles-Albert[3] puis il s'exile à Nice. Les émeutiers réclament toujours la Constitution et manifestent sous les fenêtres du Palais Royal. De nombreux conseillers demandent à Charles-Albert d'agir dans cette direction. Dans la soirée du 13 mars, celui-ci promulgue la Constitution inspirée de celle des Cortès d'Espagne de 1812 depuis le Palais Carignan, réservant au nouveau roi la faculté de la ratifier à qui il affirme sa fidélité[3]. Le lendemain, un nouveau gouvernement est formé pour remplacer celui qui a démissionné après l'abdication du roi.

L'étape suivante qui est demandée par les émeutiers est la guerre contre l'Autriche, l'invasion de la Lombardie alors possession du Royaume lombard-vénitien (Voir les auspices de Alessandro Manzoni ode Mars 1821 ) ce qui est très loin des intentions du prince. Il est en effet conscient de l'impréparation de l'armée et que, compte tenu de la situation, nombre de miliciens ont déserté l'armée piémontaise, l'affaiblissant ainsi. Au-delà de cela, Charles-Albert est inquiet de la réaction de Charles-Félix. En effet, le 16 mars, celui-ci critique ses initiatives et l'enjoint de rejoindre les troupes restées fidèles à Novare[3] : «  Si vous avez encore une goutte de sang de la Maison des Savoie, vous devez partir pour Novare et attendre les ordres[4] ».

Charles-Albert, indigné par la réponse, hésite à prendre la tête des rebelles, mais suite aux recommandations de la Cour, il décide de revenir sur ses intentions et d'attendre les décisions de Charles-Félix. Dans un premier temps, il refuse de mettre fin à la régence comme demandé par le nouveau roi considérant qu'il s'agit d'une décision du roi Victor-Emmanuel Ier prise au moment de son abdication. Finalement il décide de ne pas s'opposer à Charles-Félix et le 21 mars, il rejoint les troupes du roi à Novare avec le régiment Savoia Cavalleria[3], déposant la Régence et restant pratiquement huit jours aux arrêts. Ce faisant, le prince n'a pas compromis sa succession et renvoie à un autre moment la réalisation de ses idées. Par son départ, il laisse les émeutiers et les constitutionnalistes dans le désespoir, ainsi qu'une grande partie des troupes, qui peu de temps après sont vaincus par les régiments fidèles au roi soutenus par les Autrichiens appelés afin de rétablir le statu quo. 8 000 Piémontais soutenus par 15 000 Autrichiens affrontent 4 000 hommes de l'armée constitutionnelle[3]

Quand il atteint Novare, Charles-Félix demande à Charles-Albert de partir pour la Toscane. Celui-ci se rend à Modène via Milan, cherchant en vain de se faire recevoir par le roi. Il part alors pour Florence[4].

L'héritier du trône

Armes de la Maison de Savoie qui se blasonnent : "de gueules, à la croix d'argent".

Les années à Florence sont parmi les plus tristes de la vie de Charles-Albert qui est l'invité de son beau-père mais sous l'étroite surveillance des espions envoyés par Charles-Félix. Celui-ci envisage de l'écarter de la succession au trône et envisage comme héritier celui qui va devenir Victor-Emmanuel II.

Dans une tentative de se réhabiliter aux yeux du souverain, Charles-Albert, utilise l'opportunité que le destin met à sa disposition avec l'expédition française en Espagne. En 1823, dans la péninsule ibérique, des émeutes ont éclaté visant à contraindre le roi Ferdinand VII de rétablir la même constitution d'abord accordée, puis refusée dans le Piémont. Les Cortès obligent le roi à les suivre à Cadix pour échapper à l'invasion française menée en accord avec Metternich et la Sainte-Alliance afin de rétablir l'ordre. Charles-Albert demande et obtient avec difficultés de participer à l'expédition aux côtés du duc d'Angoulême. Il rejoint l'Espagne d'abord en bateau puis à cheval. Au cours de la campagne d'Espagne, il se distingue par sa bravoure et est souvent en première ligne ce qui lui permet de recevoir de nombreux honneurs. Il risque sa vie plusieurs fois non seulement aux combats, mais en raison des fièvres qui frappent l'armée des assaillants. Son nom est associé à la bataille du Trocadéro ce qui lui vaut un certain écho dans les journaux européens et le surnom du « renégat de Trocadéro » dans les milieux libéraux italiens[5]. Après cette bataille, les forces réactionnaires libèrent le roi et la reine d'Espagne, une de ses cousines ce qui permet d’abolir la constitution.

Pour revenir à Turin, Charles-Albert est obligé de jurer devant l'ambassadeur sarde Alfieri à Paris de ne pas vouloir modifier les fondements de la monarchie et de conserver intacte le pouvoir absoltutiste. le 7 février 1824, il est de retour dans la capitale piémontaise avant de rejoindre sa famille à Florence qui s'installe en mai 1824 dans le château de Racconigi. Le 18 décembre 1824, il est nommé général de cavalerie[6].

Une fois de retour à Turin, pardonné par son oncle, Il se prépare à régner. Au cours de ces années, il étudie beaucoup acquérant une certaine culture en particulier dans le domaine économique par la lecture de nombreux auteurs et en essayant de comprendre quelle est la situation des territoires dont il doit hériter. Dans cette perspective il voyage en Sardaigne en 1829 contrairement à Charles-Félix qui ne s'y est jamais rendu.

Sa formation ne se limite pas à l'économie, il parle couramment quatre langues, l'italien, l'anglais, l'allemand et le français qu'il utilise . il écrit des textes qu'il fait disparaitre dont des histoire pour les enfants appelé Racconti morali.

En 1826, le prince achète un premier groupe de treize émaux d'Abraham Constantin pour la somme considérable de 120 000 francs, dont le paiement s'échelonne sur dix ans. Ces œuvres, avant d'atteindre Turin, sont exposés à Genève, à Paris au Palais de l'Institut et à Londres, au Regent Street. Cette première série, équipée de cadres appropriés réalisées à Florence, inclus une sélection d'œuvres célèbres : La Vierge à la chaise, la Vénus d'Urbin de Titien. À ceux-ci s'ajoutent entre 1829 et 1832, les émaux des quatre portraits de Raphaël, Titien, Annibal Carrache et Rubens[7].

La collection est complétée en 1831 par un cadeau du roi Charles X de France, commanditaire du peintre : un émail représentant Charles-Albert à la bataille du Trocadéro. Toutes ces œuvres sont conservées à la Galleria Sabauda à Turin.

Le roi

Le Royaume de Sardaigne en 1839.
Charles-Albert.

À la mort de Charles-Félix, le 27 avril 1831, Charles-Albert devient Roi de Sardaigne. Cela déclenche de grands espoirs en raison de sa participation aux événements insurrectionnels de 1821 à Turin. En fait, le nouveau roi commence son règne en montrant qu'il ne veux pas changer quoi que ce soit dans l'ordre établi. Giuseppe Mazzini, bien que révolutionnaire républicain, lui envoie une lettre publiée à Marseille l'incitant à devenir roi d'Italie et à se mettre à la tête du mouvement national italien. Charles-Albert ne répond pas à l'appel et s'engage dans une sévère répression contre les mouvements libéraux[8],[9],[10],[11].

Le 18 août 1831, Charles-Albert instaure un Conseil d'État, héritage du Conseil d'État napoléonien, qu'il préside et composé d'un vice-président (Ignazio Thaon de Revel), de trois présidents de sessions (finance, interne et justice) et 34 conseillers. Cet organe est uniquement consultatif, des tribunaux spéciaux règlent les controverses avec l'autorité[12].

Il devient un ardent défenseur de l'absolutisme s'opposant à la révolution de Juillet qui a conduit sur le trône français Louis-Philippe Ier par une alliance conclue avec l'Autriche qui est ratifiée en 1836. En cas de de guerre avec la France, Charles-Albert serait le commandant suprême des armées austro-sardes. L'alliance avec l'Autriche est consolidée par la politique dynastique, en 1842, le roi fait épousé le prince héritier Victor-Emmanuel à la fille de sa sœur Élisabeth et du vice-roi du Royaume lombard-vénitien, Marie-Adélaïde. La dynastie peut se considérer en sécurité en 1844 avec la naissance du prince héritier, le futur roi d'Italie Humbert, l'année suivante voit également la naissance de Amédée, le futur roi d'Espagne, même si ce n'est que brièvement.

Contre les mouvements révolutionnaires et libéraux, Charles-Albert mène une politique sévère et il réprime durement la conspiration de la jeune Italie (1833), signant de nombreuses condamnations à mort dont celle par contumace de Mazzini. En fait, celui-ci fait part de son intention de renverser la monarchie. L'année suivante, les carbonari essayent un nouveau soulèvement en Savoie et à Gênes qui échoue. Parmi les personnes condamnées, il y a Giuseppe Garibaldi qui réussit à fuir à l'étranger.

Du point de vue de la liberté religieuse, il ne change en rien la politique de ses prédécesseurs, des ghettos pour les juifs et les interdictions en vigueur à l'encontre des Vaudois, par ailleurs, le roi est très religieux et passe du temps dans la prière.

Charles-Albert lors de la signature de la Constitution.

Si au dans un premier temps, Charles-Albert tient une position conservatrice et pro-cléricale similaire à celle de son prédécesseur, faisant évanouir les espoirs de ceux qui croient en lui, par la suite, il se montre plus libéral, ouvrant le Piémont aux réformes sous l'influence de gens comme Vincenzo Gioberti et Massimo d'Azeglio. Au fil des ans, il s'ouvre à un réformisme prudent et se consacre à la réorganisation de l’État, la consolidation des finances et la promotion du développement économique du Royaume. Par un travail sans relâche, il réorganise l'armée et donne une impulsion aux réformes administratives. Il entame une série de réformes visant à renforcer l’État et à rajeunir les structures : dans le cadre économique, il montre un intérêt pour les chemins de fer évaluant avec ses services techniques la construction d'une voie Turin-Gênes-Milan afin de favoriser me commerce entre le Royaume de Sardaigne et Lombardie-Vénétie autrichienne. Ce projet débute en 1840 malgré les réticences autrichiennes. Les chemins de fer favorisent l'industrie sidérurgique dans le Royaume donnant vie, par exemple, aux bases de la société Ansaldo à Gênes. Du point de vue commercial, il stimule l'économie du Piémont qu'il juge stagnante depuis trop longtemps. Dans cet objectif, il engage une modernisation globale de la Sardaigne où il se rend à plusieurs reprises. En 1837, il réorganise l'île en instituant sept préfectures. En 1838, il abolit les droits féodaux tout en indemnisant les nobles. Plus généralement, il donne une impulsion à l'agriculture, au secteur bancaire et au commerce en réduisant la taxe sur le blé en 1834. Il abolit l'interdiction sur l'exportation de la soie grège et supprime les droits à l'importation sur les soies travaillées. En 1842, il promulgue le nouveau Code de Commerce et à partir de 1843, il conclut des traités commerciaux avec les autres États italiens et les grands pays européens. Les traités signent le démantèlement progressif de régime protectionniste piémontais.

La justice civile et pénale sont réformés par l'introduction, d'abord le 31 décembre 1837, du nouveau Code civil qui recopie celui napoléonien, puis en 1838, du nouveau code pénal, qui prévoit, en autre, l'abolition de la torture et la profanation des cadavres des condamnés. Enfin, en 1847, le Code de procédure pénale est publié.

Plus généralement, Charles-Albert, avec la promulgation des codes et la constitution en 1846 de la Cour de la cassation, réforme le système juridique dans son ensemble. Même du point de vue de l'organisation de l'État, Charles-Albert se montre actif : avant même la concession du le Constitution, en 1847, il abolit l'autonomie administrative de la Sardaigne qui se trouve fusionner avec celle de la péninsule la rendant donc semblable au modèle administratif piémontais.

L'armée du Royaume de Sardaigne est l'objet de l'attention particulière du roi qui souhaite la rajeunir et la rendre plus efficace. Il rend obligatoire le service militaire de quatorze mois et fonde sur les conseils du major Alessandro La Marmora un corps d'élite : les bersagliers (1836). Comme premier commandant de l'unité des gardes du corps du roi que deviennent les cuirassiers officiant encore au Quirinale, il appelle le fidèle Carlo Ferrero della Marmora.

Sur le plan culturel, il crée une cour fastueuse (comme a pu apprécier le tsar Nicolas Ier en visite à Turin en 1845), il protège les artistes, il construit des bâtiments pour embellir la ville et des monuments à la mémoire de ses prédécesseurs, il rénove les ordres de chevalerie, il fonde l'Ordre Civil de Savoie et aide l’Église, en particulier à travers les œuvres de la reine. Charles-Albert célèbre par une statue, le cheval de bronze, le personnage le plus représentatif de l'histoire de la Savoie, Emmanuel-Philibert, fondateur de la puissance dynastique et territoriale des Savoie. Cette statue se dresse dans le centre de Piazza San Carlo et est commandée en 1831 à Carlo Marochetti. Le monument est coulé en France et exposé au Louvre en 1838, il dépeint le duc dans l'action de rengainer son épée après la victoire de la bataille de Saint-Quentin . Le roi satisfait du travail, Marochetti est récompensé avec le titre de baronnet. Quelques années plus tard, en 1861, le roi Charles Albert est représenté par Marochetti par une autre statue équestre qui se trouve sur la Piazza Carlo Alberto à Turin, devant le palais Carignan, siège du premier Parlement italien, appartenant à la famille de Charles-Albert jusqu'à son accession au trône.

La guerre avec l'Autriche

les causes

Les premières phases

Les succès, les défaites et l'armistice

La reprise des hostilités

L'exil et la mort

Conséquences de la défaite

Portrait

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Ascendance

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
16. Victor-Amédée Ier de Savoie-Carignan
 
 
 
 
 
 
 
8. Louis-Victor de Savoie-Carignan
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
17. Victoire Françoise de de Savoie
 
 
 
 
 
 
 
4. Victor-Amédée II de Savoie-Carignan
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
18. Ernest-Léopold de Hesse-Rheinfels-Rotenburg
 
 
 
 
 
 
 
9. Christine de Hesse-Rheinfels-Rotenburg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
19. Éléonore Marie de Löwenstein-Wertheim-Rochefort
 
 
 
 
 
 
 
2. Charles-Emmanuel de Savoie-Carignan
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
20. Louis II di Lorraine-Brionne
 
 
 
 
 
 
 
10. Louis III Charles de Lorraine-Brionne
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
21. Jeanne Henriette de Durfort
 
 
 
 
 
 
 
5. Joséphine de Lorraine
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
22. Charles de Rohan
 
 
 
 
 
 
 
11. Louise de Rohan-Rochefort
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
23. Éléonore Eugénie de Béthisy
 
 
 
 
 
 
 
1. Charles-Albert
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
24. Auguste II de Pologne
 
 
 
 
 
 
 
12. Auguste III de Pologne
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
25. Eberhardine de Brandebourg-Bayreuth
 
 
 
 
 
 
 
6. Charles-Christian de Saxe
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
26. Joseph Ier du Saint-Empire
 
 
 
 
 
 
 
13. Marie-Josèphe d'Autriche
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
27. Wilhelmine-Amélie de Brunswick-Lunebourg
 
 
 
 
 
 
 
3. Marie-Christine de Saxe
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
28. Aleksander Krasinski
 
 
 
 
 
 
 
14. Stanislas Corvin-Krasinska
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
29. Salomea Trczinska
 
 
 
 
 
 
 
7. Françoise Corvin-Krasinska
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
30. Stefan Humiecki
 
 
 
 
 
 
 
15. Anna Humiecka
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
31. Katarzyna Kronowska
 
 
 
 
 
 

Distinctions

Distinctions italiennes et savoyardes

Order of the Most Holy Annunciation BAR.svg grand-maître de l'Ordre Suprême de la Très Sainte Annonciade
Cavaliere di gran Croce Regno SSML BAR.svg grand-maître de l'Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare
Cavaliere di gran croce OMS BAR.svg grand-maître de l'ordre militaire de Savoie
Ordine Civile di Savoia BAR.svg grand-maître de l'Ordre Civil de Savoie

Distinctions étrangères

chevalier de l'Ordre de la Toison d'or
Ord.S.Stef.Ungh. - GC.png Cavalier de l' Ordre de Saint-Étienne de Hongrie
Ord.MariaTeresa-CAV.png Cavalier de l'Ordre militaire de Marie-Thérèse
Ord.SanGiuseppe-GC.png Cavalier de l'Ordre de Saint-Joseph
PRT Military Order of the Tower and of the Sword - Grand Cross BAR.png Cavalier de l'Ordre de la Tour et de l'Épée
Ord.SanFerdinandoMerito-GC.png Cavalier de l'Ordre de Saint-Ferdinand et du mérite


Notes et références

Notes

Références

  1. « Le cheval effaré d'argent » semble être une reprise des armes de Basse-Saxe, que les ducs de Savoie avaient ajouté aux leurs, prétendant, depuis le XVIe siècle, être issus de la Maison de Saxe. Voir Armorial de la maison de Savoie
  2. Napoleonic Heraldry sur www.heraldica.org.
  3. a, b, c, d, e et f Banti 2011, p. 48
  4. a et b Biance Milesi e le sue "sorelle", storia delle carbonare di Milano. Consulté le 17 mars 2012
  5. Carlo Alberto di Savoia: tentennando perse la gloria. Consulté le 17 mars 2012
  6. Carlo Alberto ritorna in Piemonte nel 1824. Consulté le 17 mars 2012
  7. Facchin, 2011, 650-652.
  8. Giuseppe Mazzini e la "Giovine Italia" sur tesoridiroma.net. Consulté le 19 mai 2011
  9. Pretura di Rontondella: mandato di cattua contro Giuseppe Mazzini sur brigantaggio.net. Consulté le 19 mai 2011
  10. Carlo Alberto di Savoia (Torino 1798 - Oporto 1849). Consulté le 19 mars 2012
  11. Lettera aperta di Mazzini a Carlo Alberto. Consulté le 19 mars 2012
  12. L'evoluzione della giustizia amministrativa in Italia. Consulté le 19 mars 2012

Bibliographie

Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article : Ouvrage ou article utilisé comme source pour la rédaction de cet article

  • Baron Alphonse Balleydier, Turin et Charles-Albert, 1848
  • Charles-Albert Costa de Beauregard, Un Héritier présomptif, la jeunesse du roi Charles-Albert (1888); Prologue d'un règne, la jeunesse du roi Charles-Albert (1889) ; Épilogue d'un règne. Milan, Novare et Oporto, les dernières années du roi Charles-Albert (1890)
  • (it) Alberto Mario Banti, Il Risorgimento italiano, Bari, Laterza, 2011, 236 p. (ISBN 978-88-420-8574-4)Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
    Le Risorgimento italien
     
  • Laura Facchin, Opere di artisti svizzeri alla Galleria Sabauda. Una prima indagine, in Giorgio Mollisi (a cura di), Svizzeri a Torino nella storia, nell'arte, nella cultura, nell'economia dal Cinquecento ad oggi, «Arte&Storia», anno 11, numero 52, ottobre 2011, Edizioni Ticino Management, Lugano 2011.
  • (it) Cesare Parrini, Carlo Alberto, Torino, Dall'unione Tipografico-editorer, 1862, 96 p. [lire en ligne] Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article 
  • (it) Alfonso Scirocco, Garibaldi, battaglie, amori, ideali di un cittadino del mondo, Bari, Laterza, 2011, 431 p. (ISBN 978-88-420-8408-2)Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
    Garibaldi, batailles, amours, idéaux d'un citoyen du monde
     




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Charles-Emmanuel prince de Carignan uni au royaume
Charles-Félix roi de Sardaigne
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duc de Savoie
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Charles-Albert de Sardaigne . Wikipédia


Charles-Albert de Sardaigne dit il Magnanino (en italien Carlo Alberto di Savoia ), né à Turin le 2 octobre 1798 et mort à Porto ( Portugal ) le 28 juillet 1849 , connu également sous le nom de...

Charles-Albert de Sardaigne . L'Internaute . Histoire


Charles-Albert de Sardaigne : les grandes dates de l'histoire Charles-Albert de Sardaigne

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Plus d'infos Sur le web

  • Charles-Albert de Sardaigne dit it | il Magnanino (en italien it | Carlo Alberto di Savoia), né à Turin le 2 | octobre | 1798 et mort à ...
    37 Kio (4 994 mots) - 10 mai 2012 à 14:59

  • commandés par le roi Charles-Albert de Sardaigne , par le général polonais Wojciech Chrzanowski et par le chef d'état-major Alessandro La Marmora . ...
    8 Kio (981 mots) - 30 janvier 2012 à 21:49

  • Statut albertin ou Statuto, du nom du roi qui le promulgua, Charles-Albert de Savoie . Il fut adopté pour le Royaume de Piémont-Sardaigne ...
    11 Kio (1 550 mots) - 4 février 2012 à 22:17

  • branche des Savoie-Carignon pour désigner l'héritier au trône du royaume de Sardaigne qui est Charles-Albert de Sardaigne (1798 – 1849 ). ...
    3 Kio (281 mots) - 1 février 2012 à 22:46

  • Charles-Félix de Savoie, dit «  ... duc de Savoie , roi de Sardaigne de 1821 à ... cousin et héritier, le prince Charles Albert de Savoie Carignan . ...
    6 Kio (596 mots) - 14 avril 2012 à 18:33

  • (1765-1831), roi de Sardaigne │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ Maison de ... Carignan │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ │ ├─ Charles-Albert (1798-1849), roi de ...
    33 Kio (2 079 mots) - 3 mai 2012 à 15:04

  • du royaume de Sardaigne , appartenant à la gauche modérée de tendance anticléricale. ... Exil de Charles-Albert de Sardaigne: Charles-Albert de ...
    71 Kio (9 574 mots) - 18 mars 2012 à 05:25

  • 1890 ), second fils de Victor-Emmanuel II , il est titré à sa naissance duc d'Aoste par son grand-père le roi Charles-Albert de Sardaigne . ...
    7 Kio (660 mots) - 27 avril 2012 à 20:15

  • En 1839 , le roi Charles-Albert de Sardaigne confirme la concession du titre au marquis et lui ajoute celui de prince de Lucedio . ...
    4 Kio (531 mots) - 11 mai 2012 à 20:12

  • était un géologue, homme politique et ministre des Affaires étrangères du Royaume de Sardaigne sous le règne de Charles-Albert de Sardaigne . ...
    3 Kio (302 mots) - 17 février 2012 à 10:03

  • mars | 1848, ministre des finances le 17 | janvier | 1849 et président du conseil du Royaume de Sardaigne sous Charles-Albert de Sardaigne ...
    2 Kio (304 mots) - 28 juillet 2011 à 21:21

  • Il obtient en 1848 , le droit de chasser en toutes saisons du roi Charles-Albert de Sardaigne (1798-1849), autorisation renouvelée par ...
    2 Kio (234 mots) - 17 mai 2012 à 11:23

  • Elle épouse le 3 septembre 1817 à Florence , Toscane , Italie , le Roi de Sardaigne, Charles-Albert de Sardaigne (1798 - 1849 ) fils ...
    3 Kio (209 mots) - 27 octobre 2011 à 02:39

  • l’intention de reconduire l’opération qui avait réussi au maréchal Joseph Radetzky contre Charles-Albert de Sardaigne , à Novare en 1849 . ...
    103 Kio (13 900 mots) - 6 avril 2012 à 18:08

  • Il lègue sa bibliothèque riche de 2 000 volumes des au au roi Charles-Albert de Sardaigne (1798-1849) qui en fait don à la bibliothèque ...
    2 Kio (269 mots) - 3 janvier 2012 à 17:32

  • Le pont Charles-Albert, couramment appelé pont de la Caille, est un pont suspendu ... Charles-Albert, roi de Sardaigne, de Chypre et de Jérusalem. ...
    6 Kio (777 mots) - 14 avril 2012 à 13:44

  • provisoire de Charles-Félix de Savoie , sous le royaume de Sardaigne au . ... en compagnie de Charles-Albert de Sardaigne , afin de préciser ...
    15 Kio (2 024 mots) - 1 janvier 2012 à 22:26

  • Victoire des troupes autrichiennes et tyroliennes de Radetzky sur les insurgés lombards et piémontais de Charles-Albert de Sardaigne à Custoza . ...
    40 Kio (4 682 mots) - 19 mai 2012 à 06:01

  • On peut admirer au centre de la salle des rois le plus grand tombeau de la crypte, celui du roi Charles-Albert de Sardaigne . ...
    22 Kio (3 031 mots) - 3 mars 2012 à 13:29

  • échec à l’influence autrichienne dans l’état pontifical. Charles-Albert de Sardaigne se range du côté des Autrichiens contre les libéraux, ...
    25 Kio (2 964 mots) - 22 avril 2012 à 09:10