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Christiane Taubira
| Christiane Taubira | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Garde des Sceaux, ministre de la Justice 28e garde des Sceaux de la Ve République |
|
| En fonction depuis le 16 mai 2012 | |
| Président | François Hollande |
| Gouvernement | Jean-Marc Ayrault |
| Prédécesseur | Michel Mercier |
| Députée européenne | |
| 19 juillet 1994 – 19 juillet 1999 | |
| Élection | 12 juin 1994 |
| Législature | 4e Parlement européen |
| Députée de la 1re circonscription de la Guyane | |
| 2 avril 1993 – 16 mai 2012 | |
| Groupe parlementaire | Socialiste, radical, citoyen et divers gauche (apparentée) |
| Prédécesseur | Elie Castor |
| Biographie | |
| Date de naissance | 2 février 1952 |
| Lieu de naissance | Cayenne (Guyane, France) |
| Nationalité | |
| Parti politique | Walwari - App. PRG |
| Profession | Économiste Dirigeante de société |
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Christiane Taubira, née le 2 février 1952 à Cayenne (Guyane), est une femme politique française, actuelle Garde des sceaux, ministre de la Justice, nommée le 16 mai 2012, dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault.
Candidate PRG à l'élection présidentielle de 2002, elle a été députée de la Guyane 1993 à 2012 et conseillère régionale de la Guyane dans le groupe de l'opposition « Démocratie et probité » depuis 2010. Elle fait partie du comité exécutif de Walwari.
Sommaire |
Biographie
Origine
Christine Taubira est issue d'une famille modeste — sa mère, aide-soignante élevait seule cinq enfants. Divorcée, elle est elle-même mère de quatre enfants. Ayant un troisième cycle d'économie et d'agro-alimentaire à Paris[1], ainsi que de sociologie et d'ethnologie afro-américaine[1], elle est professeur de sciences économiques en 1978[réf. nécessaire]. Cofondatrice[réf. nécessaire] de l'association agricole Caricoop pour la Guyane (Confédération caraïbe de la coopération agricole), elle en est la directrice générale de 1982 à 1985. Depuis 1990, elle est membre de l'OCCE-G (Office de coopération et de commerce extérieur de la Guyane), un organisme dépendant du conseil régional de Guyane.
Parcours politique
Elle commence sa carrière politique comme militante indépendantiste, jusqu'à l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981[2]. Elle crée en 1993 le parti Walwari et en devient la présidente. La même année, elle est élue députée « non inscrite » de Guyane et vote, dans l'hémicycle, l'investiture du gouvernement Balladur. Elle intègre un petit groupe parlementaire, République et liberté. L'année suivante, elle est quatrième de la liste Énergie radicale menée par Bernard Tapie lors des européennes. En avril 1994, elle est observateur parlementaire aux premières élections multiraciales en Afrique du Sud[1].
À sa réélection en juin 1997 [3], elle rallie le groupe socialiste, et se voit confier par Lionel Jospin un rapport sur la recherche de l'or en Guyane. Jusqu'en novembre 2001, elle est apparentée PS. Elle rejoint ensuite le groupe RCV (PRG-MDC-Verts-PCR).
En 2002, elle est la candidate du Parti radical de gauche à l'élection présidentielle avec une campagne axée sur l'« égalité des chances ». Elle obtient 2,32 % des voix au premier tour. Selon certains socialistes, cette candidature aurait contribué à l'éparpillement des voix « de gauche » et aurait été une des causes de l'échec de Lionel Jospin à accéder au second tour de l'élection présidentielle[4]. Mais d'après d'autres observateurs, comme Jacques Séguéla, Christiane Taubira avait proposé une alliance à Lionel Jospin, qui n'aurait pas donné suite à cette demande[5].
Elle est de nouveau élue députée avec 67,22% des voix[6] le 16 juin 2002, pour la XIIe législature, dans la 1re circonscription de la Guyane. Elle est apparentée au groupe socialiste. Tout en demeurant membre du parti guyanais Walwari, elle devient, après le Congrès de Toulouse (septembre 2002), première vice-présidente du Parti radical de gauche, poste spécialement créé pour elle et supprimé au congrès de 2004. Elle est en tête de la liste « Europe fraternelle » du PRG aux élections européennes de 2004, dans la circonscription Île-de-France : cette dernière n'obtient que 1,54 %, et aucun élu[7].
En 2004, elle est condamnée par le conseil des prud'hommes de Paris pour licenciement injustifié et rupture de CDD « abusive » concernant son ancienne assistante parlementaire et doit lui verser 5 300 euros[8].
Le 12 juillet 2006, elle se déclare candidate à l'investiture du PRG pour l'élection présidentielle de 2007. Le 22 octobre, le PRG réuni en Congrès renonce à présenter une candidature, préférant un accord avec le Parti socialiste sur les élections présidentielle et législatives[9]. Le 20 janvier 2007, Christiane Taubira rallie l'équipe de Ségolène Royal où elle est nommée « déléguée à l'expression républicaine[10] ». Par la suite, lors de la campagne des législatives de juin 2007, elle déclare avoir été « approchée » par l'entourage de Nicolas Sarkozy « avant la fin de la présidentielle » pour faire partie du gouvernement, mais « avoir alors décliné l'offre »[11].
Elle est réélue députée avec 63,41 % des suffrages le 17 juin 2007 pour la XIIIe législature, dans la 1re circonscription de la Guyane[12]. Elle est apparentée au groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche.
Lors du référendum de 2010 sur le passage de la Guyane à un statut d'autonomie, elle appelle à voter « Oui » au sein du mouvement Guyane 74.
Christiane Taubira est candidate, à la tête d'une liste divers gauche à l'élection régionale de 2010 en Guyane. Arrivée en tête des quatre listes de gauche en présence mais largement derrière le candidat de la majorité présidentielle, Rodolphe Alexandre, elle conduit une liste d'union de la gauche au second tour. Le 21 mars 2010, elle est battue par la liste du maire de Cayenne, Rodolphe Alexandre, soutenue par l'UMP, qui réalise 56,11 % de suffrages contre 43,89 pour la liste de Christiane Taubira[13].
Le 14 décembre 2010, elle annonce son soutien à Arnaud Montebourg dans le cadre des primaires du Parti socialiste pour l'élection présidentielle de 2012[14].
Parcours ministériel
Suite à la victoire du socialiste François Hollande à l'élection présidentielle, elle entre pour la première fois au gouvernement le 16 mai 2012 en devenant Garde des Sceaux au sein du gouvernement Ayrault.
Après l'annonce du nouveau Premier ministre stipulant que tout ministre de son gouvernement qui se présente aux législatives et qui serait battu devrait démissionner[15], Christiane Taubira renonce à briguer un mandat parlementaire[16],[17].
Les premières mesures qu'elle se charge d'appliquer est de faire adopter une nouvelle loi contre le harcèlement sexuel[18] et de supprimer les tribunaux correctionnels pour mineurs et ainsi garantir la spécificité de la justice des mineurs[19].
Travaux et prises de position
Christiane Taubira a donné son nom à la loi française n° 2001-434, votée le 10 mai 2001, qui reconnaît comme crimes contre l'humanité la traite négrière transatlantique et l'esclavage qui en a résulté. Des critiques existent sur cette loi, principalement de la part des historiens, qui critiquent le fait qu'elle limite l'esclavage à la traite européenne des Noirs.
Elle est fréquemment considérée par les politiques comme un « électron libre », en raison de ses prises de position personnelles entrant peu dans une logique de parti[20]. Contrairement au PS et au PRG elle s'oppose ainsi en 2004 au vote de la Loi française sur les signes religieux dans les écoles publiques considérant que « Faire œuvre législative plutôt que mission pédagogique, c’est perdre foi en République, alors que sont soigneusement évités les terrains où se nouent les tensions les plus lourdes de sens dans l’affrontement éthique[21]. » En 2005, elle prend position pour le « Non » lors du référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe[22], contrairement au PRG, dont elle est à l'époque encore vice-présidente.
En avril 2008, elle est chargée par le président de la République Nicolas Sarkozy d'une mission sur les accords de partenariats économiques entre l'Union européenne et les pays ACP[23]. Son rapport remis deux mois plus tard[24] émet de lourdes critiques envers ces dispositifs et formule des préconisations jugées audacieuses[25] mal reçues par l'Élysée, le chef de l'État n'ayant fait aucun commentaire.
En 2012, elle soutient publiquement le chef Raoni dans sa lutte contre le barrage de Belo Monte.
Détail des fonctions et des mandats
Mandat local
Mandats parlementaires
- 2 avril 1993 - 21 avril 1997 : députée de la 1re circonscription de la Guyane
- 19 juillet 1994 - 19 juillet 1999 : députée européenne
- 1er juin 1997 - 18 juin 2002 : députée de la 1re circonscription de la Guyane
- 19 juin 2002 - 19 juin 2007 : députée de la 1re circonscription de la Guyane
- 20 juin 2007 - 16 mai 2012 : députée de la 1re circonscription de la Guyane
Mandat ministériel
Œuvres
- L'Esclavage raconté à ma fille, 2001
- Codes noirs de l'esclavage aux abolitions (Introduction), Dalloz, 2006
- Rendez-vous avec la République, 2007
- Égalité pour les exclus : le politique face à l'histoire et à la mémoire coloniales, Temps Présent Editions, 2009
- Mes météores : Combats politiques au long cours, Flammarion, 18/03/2012 (ISBN 978-2081278950)
Notes et références
- Notice biographique, sur le site de Christiane Taubira.
- Interview de Christiane Taubira dans StreetPress.com - 06/1/2011
- Résultats des élections législatives de 1997 Cayenne-Macouria (1ère circonscription)
- Pascal Virot, « 2007 : Taubira rejoint les postulants de gauche », Libération, 13 juillet 2006.
- Jacques Séguéla : Autobiographie non autorisée, Plon, 2009.
- Résultats des élections législatives de 2002 Cayenne-Macouria (1ère circonscription)
- Résultats, sur le site du ministère français de l'intérieur.
- L'Express, Thomas Bronnec, « Députés et... patrons », L'Express, 4 octobre 2004.
- « Le Parti radical de gauche ne présentera pas de candidat à la présidentielle », dépêche AFP citée par le Monde, 22 octobre 20006.
- Jean-Baptiste de Montvalon, « La campagne de la candidate PS "bat de l'aile" ? Mme Taubira veut "l'amplifier" », Le Monde, 21 janvier 2007.
- « Christiane Taubira affirme "avoir été approchée" par l'entourage de Nicolas Sarkozy », dépêche AFP citée par le Monde, 14 juin 2007.
- RESULTATS DES ELECTIONS LEGISLATIVES 2007
- Élections régionales de 2010 - résultats en Guyane sur le site du ministère de l'Intérieur
- « Primaires du PS : Taubira "conjugue" sa candidature avec celle de Montebourg », Mediapart.
- Gouvernement Ayrault : tout ministre battu aux législatives devra partir, Le Figaro, 16 mai 2012.
- Législatives : Taubira n'est pas candidate, Le Figaro, 18 mai 2012.
- (fr) AFP, « Christiane Taubira ne sera pas candidate aux législatives », Le Monde, 18 mai. Consulté le 19 mai 2012
- Taubira confirme une loi «très vite» sur le harcèlement, Le Figaro, 17 mai 2012.
- Mineurs : Taubira réaffirme la fin des tribunaux correctionnels, Le Figaro, 20 mai 2012.
- Portrait sur RFI en 2002
- Position de Ch. Taubira sur la loi sur le foulard islamique
- Entretien avec Rosa Moussaoui, L'Humanité, 2 mai 2005.
- « Christiane Taubira chargée d'une mission sur les accords de partenariats économiques », Le Monde, 22 avril 2008.
- Les accords de partenariat économique entre l'Union européenne et les pays ACP. Et si la politique se mêlait enfin des affaires du monde ?, rapport à monsieur le président de la République remis par Mme Christiane Taubira, députée de Guyane, 16 juin 2008
- Lauranne Provenzano, « Accords économiques UE-ACP : Christiane Taubira jette un pavé dans la mare », afrik.com, 2 juillet 2008
Voir aussi
Articles connexes
- Conseil régional de la Guyane
- Député européen
- Élection régionale de 2010 en Guyane
- Liste des députés européens de France 1994-1999
- Première circonscription de la Guyane
- Liste de femmes ministres françaises
Liens externes
- Candidat à une élection présidentielle française
- Conseiller régional de la Guyane
- Député de la Guyane
- Député européen élu en France 1994-1999
- Ministre français de la Justice
- Femme politique française
- Historien de l'esclavage
- Naissance à Cayenne
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- Personnalité politique de la Guyane
- Personnalité du Parti radical de gauche
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