Coluche

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Coluche

Description de l'image  Tombe Coluche, Cimetière de Montrouge (4).jpg.
Nom de naissance Michel Gérard Joseph Colucci
Naissance 28 octobre 1944
14e arrondissement de Paris, Drapeau de France France
Décès 19 juin 1986 (à 41 ans)
Opio, Drapeau de France France
Nationalité Drapeau de la France Français
Profession humoriste, acteur
Distinctions César du meilleur acteur
Recordman du monde du kilomètre lancé moto sur piste[1]
Conjoint Véronique Kantor (1975 - 1981)
Enfant Romain, né le 29 juillet (1972) et
Marius, né le 16 octobre (1976)

Compléments

Coluche, né Michel Gérard Joseph Colucci le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris et mort le 19 juin 1986 à Opio (Alpes-Maritimes), est un humoriste et comédien français.

Fils de Honorio Colucci (originaire d'un petit village italien dans la région de Frosinone, Casalvieri) et de Simone Bouyer, il adopte le pseudonyme « Coluche » à l'âge de 26 ans, au tout début de sa carrière.

Revendiquant sa grossièreté mais selon lui-même « sans jamais tomber dans la vulgarité », l'humoriste donne très tôt un style nouveau et sarcastique par sa liberté d'expression, dans le domaine du music-hall, en s’attaquant notamment aux tabous, puis aux valeurs morales et politiques de la société contemporaine. En 1974, il devient célèbre en parodiant un jeu télévisé : le Schmilblick.

Avant 1976, il occupe des rôles de second plan au cinéma avant de camper des personnages plus centraux puis de tenir le haut de l'affiche durant les années 1980, essentiellement pour des comédies. En 1984, il obtient un César du meilleur acteur pour son rôle dramatique dans Tchao pantin.

Tour à tour provocateur ou agitateur par ses prises de positions sociales, il se présente à l'élection présidentielle de 1981 avant de se retirer[2].

Devenu très populaire et apprécié des médias, il fonde en 1985 l'association Les Restaurants du cœur, relais d'aide aux plus pauvres, quelques mois avant de mourir dans un accident de moto.

Sommaire

Biographie

Jeunesse

Montrouge

Michel, Gérard, Joseph Colucci naît le 28 octobre 1944, quatre mois après la libération de Paris, dans un hôpital du XIVe arrondissement de Paris. Sa mère, Simone Bouyer dite Monette, est employée chez le fleuriste Baumann, boulevard Montparnasse. Son père, Honorio Colucci, originaire de la région du Latium en Italie[N 1], est peintre en bâtiment. Ce dernier décède en 1947 à 31 ans d'une poliomyélite et son épouse doit élever seule ses deux enfants. Délaissés par la belle-famille (à l’exception notable de Maria, la mère d’Honorio qui passe encore les voir)[3], Monette, Michel et Danièle, laquelle a un an et demi de plus que son frère, vivent ensemble dans une pièce et une cuisine. Bien qu’elle renonce à son métier de fleuriste pour élever ses enfants, Monette retrouve quelques petits emplois qu’elle doit parfois cumuler pour obtenir un salaire de misère[4]. Souffrant d’une grave scoliose, elle doit suivre des traitements à Berck lors d'un été où elle emmène ses enfants. Malgré toutes ces difficultés, elle garde espoir en l’avenir et adopte le mode de vie des classes sociales plus aisées, veillant à ce que ses enfants soient « bien mis » (correctement vêtus)[4]. Michel n’apprécie pas cette fracture entre la réalité et les aspirations de sa mère; et à propos de ses vêtements qui tranchent avec ceux des autres enfants du quartier, il lui reprochera de l’habiller comme une fille[N 2].

Loin des rêves maternels, Michel choisit Montrouge (banlieue sud de Paris) où il traîne avec ses copains. Le travail scolaire ne le passionne pas et il fait rire ses camarades de classe, en tenant tête à l’instituteur[N 3]. Son parcours scolaire s’arrête au Certificat d'études primaires qu'il rate volontairement en juin 1958 : ayant fait une seule faute à la dictée le matin et ainsi avoir selon lui fait ses preuves[N 4], il ne juge pas utile d’y retourner l’après-midi[4]. Quand il n’est pas à l’école, il traîne avec ses copains de la « bande Solo », du nom de la cité : « la Solidarité ». Accompagné généralement de Bouboule, de son vrai nom Alain Chevestrier[N 5], il cumule les petits larcins et aura régulièrement affaire à la police. Tous deux vont même jusqu’à s’essayer à des méfaits plus graves comme l’agression physique ; mais en tentant de dérober le sac d’une vieille dame ils se font tirer dessus par un passant. Coluche, qui avait alors la quinzaine, mettra longtemps avant de relater cet épisode de sa vie dont il a honte[4].

Ce comportement exaspère Monette qui s’interroge de plus en plus vivement sur l’avenir de son fils. Il s'essaie alors à de petits boulots, qu'il n'arrive pas à garder bien longtemps. Ainsi, il est tour à tour télégraphiste, céramiste, garçon de café, livreur, apprenti-photographe, sous-préparateur en pharmacie, photostoppeur, aide-pompiste, assistant de marchand de fruits et légumes ou encore fleuriste[4]. Durant cette période, il s'intéresse à la musique. Comme beaucoup de jeunes de sa génération, il est fan de rock n'roll, des Beatles, de Johnny Hallyday, des Chaussettes Noires ou encore d’Elvis Presley. Toutefois, il voue également une profonde admiration pour Georges Brassens. Après de longues discussions avec Monette, il obtient enfin sa première guitare, dont il joue sans jamais avoir appris[4].

Errances à Paris

Peu à peu, il s’éloigne de Montrouge, à la recherche d’une autre vie que celle que lui réserve cette cité. Il traîne dans Paris, s’intéressant sans suite au métier de comédien ou à l'univers des sports mécaniques, touchant un peu au bricolage. Puis il travaille quelque temps chez un fleuriste de l’île de la Cité. En 1964, il est incorporé dans le 60e régiment d'infanterie de Lons-le-Saunier où il fait de la prison pour insubordination. De retour à la vie civile, il travaille comme fleuriste avec sa mère, à la boutique qu'elle vient d'ouvrir dans le quartier de la Gare de Lyon. Toutefois, il estime ce travail peu intéressant et le quitte brusquement, ce qui lui vaut de se brouiller provisoirement avec sa mère[4].

Le cabaret de la Vieille Grille à Paris

À la fin des années 1960, il décide de se lancer dans la musique. Entre 1966 et 1967, il interprète certaines chansons de Boby Lapointe, Boris Vian, Georges Brassens, Léo Ferré ou encore Yves Montand, aux terrasses des cafés des quartiers de la Constrescarpe et de Saint-Michel. Il s’associe avec des musiciens rencontrés sur place, comme Xavier Thibault et Jacques Delaporte, futurs fondateurs du Grand Orchestre du Splendid ainsi que le guitariste et flûtiste Jean-Claude d'Agostini, dit « Le Bœuf » futur membre de la troupe « Le vrai chic parisien », avec lesquels il crée le groupe éphémère « Les Craignos Boboys ». Il se rapproche ensuite du monde des cabarets. Tout en assumant un travail de plongeur (dans la restauration), il se produit sur la scène du cabaret Chez Bernadette, dans le quartier de la Montagne Sainte-Geneviève à Paris. Il y fait la connaissance de Georges Moustaki, lequel l'héberge et le soutient financièrement. Toujours à Paris, il se produit dans d'autres cabarets : La Galerie 55 rue de Seine, Le Port du Salut rue Saint-Jacques ou La Vieille Grille rue du Puits-de-l'Ermite. Il travaille ensuite au cabaret La Méthode rue Descartes, comme barman et régisseur. Il y rencontre France Pellet et son frère, Alain Pellet avec lesquels il se produit sous le nom : « Les Tournesols ». Il y rencontre également Romain Bouteille, qu'il va présenter toute sa vie, comme son modèle[4],[N 6].

Débuts d'humoriste

Café de la Gare

Article détaillé : Café de la Gare.

Avec Romain Bouteille, il est présent dès l'origine du Café de la Gare, inauguré officiellement le 12 juin 1969. Ce lieu symbole du café-théâtre réunit une bande de jeunes comédiens d'horizons différents, dont beaucoup deviendront célèbres, tels que Patrick Dewaere, Henri Guybet, Miou-Miou, Martin Lamotte... Parmi les parrains du Café de la Gare on compte également Georges Moustaki, Raymond Devos, Jean Ferrat, Jacques Brel, Leni Escudero, Pierre Perret, Jean Yanne et l'équipe de la revue Hara-Kiri. Plus tard, Gérard Lanvin, Renaud Séchan, Rufus, Diane Kurys, Coline Serreau, Anémone, Gérard Depardieu, Thierry Lhermitte, Josiane Balasko ou encore Gérard Jugnot rejoignent la nouvelle troupe ou viennent commettre une collaboration ponctuelle.

Selon Romain Bouteille, ses problèmes d'alcool le rendent exécrable voire violent [N 7]. Lors de la préparation de la pièce Des boulons dans mon yaourt au Café de la Gare en 1970, une bagarre l'oppose ainsi à Bouteille et à son ami Patrick Dewaere. Il va jusqu'à brandir un tesson de bouteille et menacer l'entourage; Dewaere parvient à le contenir mais il se voit dès lors contraint de quitter la troupe[N 8].

Télévision

En octobre 1971, Jacques Martin le recommande à Georges Folgoas, producteur de Midi magazine, pour faire équipe avec Danièle Gilbert, sur la première chaîne de l'ORTF. L'expérience ne dure que cinq jours.

Premiers rôles

Durant la fin des années 1960 et le début des années 1970, il est engagé sur plusieurs tournages de séries télévisées françaises de l'ORTF (Madame êtes-vous libre ? avec Denise Fabre puis La cloche tibétaine avec Philippe Léotard). Au cours de cette période, à l'instar de ses collègues de café-théâtre, il apparaît dans des spots publicitaires à la radio et à la télévision. En 1970, il campe un petit rôle dans son premier long-métrage, Le pistonné de Claude Berri dont il aurait dû camper le premier rôle dévolu finalement à Guy Bedos[N 9].

Le Vrai Chic parisien

Article détaillé : Le Vrai Chic parisien.

En novembre 1971, il fonde une autre troupe, Au vrai chic parisien - Théâtre vulgaire, puis Le vrai chic parisien. Le premier spectacle s'intitule Thérèse est triste, avec une affiche réalisée par son ami Jean-Marc Reiser.

Il rencontre à cette période sa future épouse Véronique Kantor, alors étudiante de « bonne famille » qui se destine au journalisme. Il l'épousera le 16 octobre 1975. Ils ont deux garçons, prénommés Romain en 1972 et Marius en 1976.

Toujours à cause de son comportement et de ses addictions, il quitte sa troupe une nouvelle fois et se lance dans une carrière solo.

Le succès

Carrière solo

Son premier sketch, C'est l'histoire d'un mec, tourne en dérision la difficulté de raconter une histoire drôle. Ses sketches suivants lui valent rapidement un succès populaire qui ne se démentira plus : « Il inventait pour les années 1970 une image de pauvre urbain, bonne pâte mais à court d'idées, empêtré dans les mots, raciste faute de mieux, ballotté par la publicité et les jeux radiophoniques »[5]. Il revendique sa grossièreté : « Toujours grossier, jamais vulgaire »[N 10].

Au printemps 1974, l'impresario et producteur Paul Lederman lui offre le théâtre La Bruyère pour y prolonger Thérèse est triste, mais c'est un fiasco. Il devient alors son propre impresario, Claude Martinez devenant son associé.

Du 15 février au 2 mars 1974, il se produit à L'Olympia dans le spectacle Mes adieux au music-hall. C'est dans ce spectacle qu'apparaissent sa célèbre salopette à rayures bleues et son tee-shirt jaune. Il y met en scène ses personnages favoris, des beaufs grossiers, incapables de s'exprimer correctement, haineux. Le 10 mars 1974, il signe le contrat d'un premier disque : l'album des Adieux.

Comme humoriste, Coluche apparaît pour la première fois à la télévision le 19 mai 1974, lorsque Guy Lux diffuse L'histoire d'un mec, juste avant l'allocution du perdant de l'élection présidentielle, François Mitterrand, en retard[6].

Article détaillé : Schmilblick.

En 1975, il est en tournée à travers la France, lorsque toutes les radios diffusent son pastiche du jeu télévisé de Guy Lux, le Schmilblick[N 11]. Dans ce sketch apparaît un futur personnage célèbre de l'humoriste : Papy Mougeot.

En 1976, il remonte la pièce Ginette Lacaze à l'Élysée Montmartre avec les comédiens du Splendid, auxquels il a offert des mobylettes pour leurs déplacements entre deux scènes parisiennes ou les tournages.

En 1977, il réalise le film Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine, dans lequel il campe le rôle principal, le roi Gros Pif. Ce sera sa seule expérience en tant que réalisateur.

En plus de sa carrière de comique au théâtre, il joue à cette époque dans plusieurs comédies à succès au cinéma, dont L'Aile ou la Cuisse en 1976 avec Louis de Funès, Claude Gensac et Marcel Dalio sous la direction de Claude Zidi et la production de Christian Fechner.

La radio

Du 24 avril 1978 au 24 juin 1979, il co-anime avec Robert Willar et Gérard Lanvin l'émission On n'est pas là pour se faire engueuler sur Europe 1, mais son ton provocateur le fait renvoyer. Il triomphe dans le même temps tous les soirs au Gymnase.

Passé à RMC en janvier 1980, il se fait également renvoyer après seulement douze jours, après avoir pris l'antenne par un : « Bonjour, nous sommes en direct du rocher aux putes[N 12]. »

Après sa période d'interdiction d'antenne sur l'ensemble des radios et TV françaises, Coluche profite de la libéralisation de la bande FM. Il participe au lancement de la station RFM fondée par le journaliste Patrick Meyer en juin 1981. Alors que sa concurrente NRJ n'existe pas encore, cette station qui a de gros moyens de diffusion, dérange le pouvoir et sera brouillée durant plusieurs années. Coluche restera trois mois à l'antenne.

La politique et les déboires

Élection présidentielle

Petite voiture promotionnelle durant sa campagne publicitaire

En son temps, Coluche n'est pas le premier humoriste à se présenter à des élections présidentielles. En 1965, Pierre Dac, artiste que Coluche admirait, s'est porté candidat mais a dû renoncer, sous la pression de l'Élysée (Général de Gaulle)[7].

Le 30 octobre 1980, Coluche organise une conférence de presse où il annonce son intention de se présenter à l'élection présidentielle de 1981, avec des slogans tels que « Avant moi, la France était coupée en deux. Maintenant elle sera pliée en quatre » ou encore « Coluche, le seul candidat qui n'a pas de raison de mentir ».

Certains y voient une blague, pourtant un sondage le crédite de 16 % d'intentions de vote et il est soutenu par des intellectuels tels que Pierre Bourdieu, Félix Guattari et Gilles Deleuze[8]. Cette candidature inquiète les équipes de campagne des principaux candidats « de tous bords » comme le déclare l'humoriste lui-même quelques années plus tard. Parmi ceux-là, François Mitterrand y voit une menace potentielle ; il charge deux responsables du Parti socialiste, Jean Glavany et Gérard Colé (Voir Jacques Pilhan) de dissuader Coluche de maintenir sa candidature[9].

Un candidat « anti-Coluche » annonce également son intention de participer aux élections mais ni l'un ni l'autre ne vont jusqu'au bout du processus. Suite aux pressions et à l'assassinat de son régisseur René Gorlin[N 13], Coluche annonce qu'il se retire, le 16 mars 1981.

Période noire

Il divorce en décembre 1981. Lors d'une édition spéciale, il pose en photo pour le magazine satirique Hara-kiri avec une carabine 22 Long Rifle qu'il offre ensuite à son meilleur ami, Patrick Dewaere. Durant cette période d'errance, il vit en Guadeloupe où il s'adonne à sa passion : fabriquer des chaussures. Il invite Elsa (de son vrai nom Élisabeth Malvina Chalier[N 14]), l'épouse de Patrick Dewaere, à le rejoindre sur l'île. Celle-ci quitte alors son mari pour rejoindre Coluche.

Durant la même période, Coluche doit tourner, sur l'insistance de Bertrand Blier, le film La Femme de mon pote avec Patrick Dewaere et Miou-Miou [N 15]. Le scénario s'inspire sensiblement de faits réels et de l'intimité qui unit ces trois acteurs.

Le 16 juillet 1982, Patrick Dewaere, profondément meurtri après le départ de sa compagne et de sa fille Lola, se suicide en se tirant une balle dans la tête avec la carabine que Coluche lui a offerte[10]. Coluche sombre de plus en plus dans la dépression, l'alcool et la drogue[N 16].

Après le suicide de Patrick Dewaere, Miou-Miou refuse d'assumer le premier rôle féminin du film de Bertrand Blier. Le climat doux-amer du film que Coluche tourne finalement en compagnie d'Isabelle Huppert et de Thierry Lhermitte, laisse transparaître un certain changement dans le style de jeu de Coluche, préfigurant le rôle dramatique de Tchao Pantin.

Retour sur le devant de la scène

Tchao Pantin et les Enfoirés

En tant qu'acteur, la consécration vient avec le film Tchao Pantin (1983) de Claude Berri dans lequel il joue le rôle dramatique d'un pompiste meurtri par un passé personnel douloureux, confronté à l'alcool et à la drogue, pas si différent de la vie que mène alors Coluche, lui-même. Il obtient le César du meilleur acteur en 1984.

Avant ce succès, d'autres interprétations lui assurent sa notoriété auprès d'un large public : en 1982 il joue le rôle de « Ben Hur Marcel » dans une comédie satirique de Jean Yanne intitulée Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ avec Michel Serrault. Il joue également dans le film Banzaï marquant sa troisième collaboration avec Claude Zidi. En 1984, il tient le rôle principal de La Vengeance du serpent à plumes de Gérard Oury.

Au-delà de son métier d'humoriste, Coluche veut incarner un agitateur d’idées. Durant les années 1980, il participe plusieurs fois à l'émission débat de Michel Polac, Droit de réponse[11], dont l'une d'entre elles (celle du 18 juin 1983) lui sera entièrement consacrée et durant laquelle il mime son propre suicide par arme à feu, suite à l'accueil hostile qui lui est fait par certains invités de l'émission[12].

Après plusieurs années d'errance entre l'élection de Mitterrand le 10 mai 1981 au 15 septembre 1984, Coluche tente de revenir à une certaine stabilité et revient habiter son domicile parisien, le 16 septembre 1984, dans sa maison rue Gazan. Ayant été témoin des évènements populaires comme la marche des beurs et « Convergence 84 », il participe le 15 octobre 1984 avec Harlem Désir, à la création de SOS Racisme.

En mars 1985, il s'engage également durant quatre mois, contre la famine en Éthiopie en interprétant avec d'autres artistes, la chanson SOS Éthiopie organisée par l'association Chanteurs sans frontières avec des chanteurs français célèbres des années 1980 (Daniel Balavoine, Jean-Jacques Goldman...).

Le 15 juin 1985, il participe et co-anime avec Guy Bedos, le concert de SOS Racisme de la place de la Concorde. De plus, il organise un gigantesque canular, le 25 septembre 1985 relayés par les médias français; le mariage de Coluche et de Thierry Le Luron, « pour le meilleur et pour le rire », parodiant le très coûteux et médiatique mariage d'Yves Mourousi à travers une vision revisitée et avant-gardiste du mariage homosexuel.

Comme Beau-frère de René Metge, ayant retrouvé la santé et la forme il saisit l'opportunité de s'engager sur le Paris-Dakar, en raison de sa passion pour les sports mécaniques. Quelques mois plus tard, il bat le record du monde à moto de vitesse du kilomètre lancé sur piste, le 29 septembre 1985, atteignant 252,087 km/h sur le circuit de Nardo, au guidon de la Yamaha 750 OW 31[13]. Il prévoit alors de tenter à nouveau cette compétition pour améliorer son propre record du monde mais son accident mortel de juin 1986 ne lui permettra pas.

En s'engageant de rester fidèle à la ponctualité de ses rendez-vous, il entame son retour à la radio. Entre le 8 juillet 1985 et le 19 mars 1986, il anime l'émission « Y'en aura pour tout le monde » sur Europe 1 avec Maryse ainsi que Coluche 1 faux sur Canal+. En parallèle, un projet se dessine alors pour lui, celui des Restaurants du coeur.

Le 26 septembre 1985, il conçoit et lance le projet des Restos du Cœur sur Europe 1 en déclarant : « J'ai une petite idée comme ça, si des fois y a des marques qui m'entendent, je ferai un peu de pub tous les jours. Si y a des gens qui sont intéressés pour sponsorer une cantine gratuite qu'on pourrait commencer par faire à Paris ». La première campagne se déroule du 14 décembre 1985 avec l'ouverture du premier resto, jusqu'au 21 mars 1986, jour de la fermeture annuelle.

Pour préparer son nouveau spectacle, il s'établit sur la Côte d'Azur à proximité d'Opio (Alpes Maritimes). Il enregistre des maquettes abouties de plusieurs sketches sur une cassette audio (Les Hommes Politiques, Les Journalistes, L'Administration, Les Sportifs...) qu'il fait parvenir à son producteur, Paul Lederman. Une partie de ces sketches sont édités ultérieurement; on entend distinctement que les rires en fond ne sont pas ceux d'une grande salle à laquelle Coluche est alors habitué. Vingt ans après les faits, Fred Romano, sa compagne d'alors, déclare dans une interview que certains de ces enregistrements auraient disparu durant les semaines qui ont suivi l'accident[14].

Mort

Stèle commémorative près du lieu de l'accident.

Accompagné de deux de ses amis, le 19 juin 1986, sur le trajet à moto (Moto Honda 1100 VFC) entre Cannes qu'il quitte à 16 h 15 pour rentrer à Opio, Coluche trouve la mort à 16 h 35, à moins de quatre kilomètres de la villa qu'il a louée et qu'il doit quitter d'après Philippe Boggio, le lendemain, 20 juin 1986. Conformément aux résultats de l'enquête de gendarmerie et contrairement aux déclarations officielles du chauffeur du poids-lourd à l'origine de l'accident, si Coluche ne porte pas de casque (accroché au guidon) durant ce trajet, il roule à vitesse modérée ; soit, selon l'expertise, à environ 60 km/h au lieu des 90 km/h autorisés}}. Le camion lui coupe brusquement la route en effectuant une manœuvre (virage sec à gauche), sur la route de Grasse, Départementale 3 entre Valbonne et Chateauneuf-Grasse. Le drame survient en fin de ligne droite, au croisement route de Cannes et chemin du Piol à Opio). L'accident se déroule durant environ cinq minutes, de 16 h 30 à 16 h 35, heure de la mort selon l'Agence France Presse, sur une distance d'environ trois cents mètres. Pourtant motard expérimenté, l'humoriste ne peut rien faire, sinon braquer le guidon de sa moto pour l'éviter, espérant passer sous le camion mais il ne réussit pas cette manœuvre. Sa tête percute l'avant droit du véhicule, au niveau du phare. Le choc violent lui est fatal[15].

Les circonstances entourant cet accident entraîneront plusieurs rumeurs et même la thèse d'un assassinat. Un ouvrage, publié en 2006, permet d'aborder les conditions dans lesquelles l'intervention de la gendarmerie locale et l'enquête policière ont été menées en 1986 : Coluche, l'accident de Jean Depusse et Antoine Casubolo.

Coluche est inhumé le mardi 24 juin 1986 à 10 h 30, au cimetière de Montrouge, dans le 14e arrondissement parisien[N 17], près de la porte d'Orléans. De nombreuses personnalités du milieu du show business sont présentes à son enterrement. La cérémonie funéraire est célébrée par l'Abbé Pierre, lequel déclare alors : « Si vous entendez quelqu'un dire qu'il ne respectait rien, dites leur que ce n'est pas vrai ! Je suis témoin »[16].

Sur le site de l'accident, un modeste lieu de recueillement est aménagé et fait l'objet d'un rassemblement annuel de motards, au mois de juin. La stèle se situe au Carrefour du Piol[réf. nécessaire], entre Opio et Valbonne. Elle est aussi régulièrement fleurie par des riverains.[réf. nécessaire] Le lieu est indiqué par une masure[réf. nécessaire] arborant une peinture murale de Coluche.

Tour à tour dénigré, craint et admiré, Coluche est devenu le provocateur majeur des années 1980, osant combiner grossièreté et idées fortes. Chacune de ses apparitions télévisées et radiophoniques engendre un succès populaire. À la télévision comme à la radio, il lutte contre toutes les formes de censure, de langue de bois et défend l'ouverture des esprits et la démystification du racisme, de la politique, des médias, de la publicité ou encore du journalisme « à la française ». Sa créativité, sa maîtrise des médias et la pertinence des thèmes qu'il traite autant que son investissement personnel dans une cause humanitaire, survivent à Coluche. Il subsiste encore aujourd'hui, un personnage majeur dans l'imaginaire populaire français.

Travail humanitaire

Article détaillé : Les Restos du Cœur.

Célèbre comme humoriste, il est également connu comme le fondateur des Restos du Cœur. Issu d'un milieu défavorisé (« Je ne suis pas un nouveau riche, je suis un ancien pauvre »), il a pris conscience de grosses défaillances en France, pour l'entraide envers les plus démunis; cette association étant conçue pour provisoirement pallier les carences. Cependant, l'histoire de la misère sociale de la France a rendu son initiative pérenne. Il est également à l'origine d'une loi dite « Loi Coluche », votée en 1988. Cette loi permet à un particulier ou à une entreprise qui souhaite faire un don à certains organismes d’aide aux personnes en difficulté, de déduire une partie de cette somme, de ses impôts.

Sa célèbre salopette bleue et blanche qu'il arbore depuis le début de sa carrière d'humoriste, provient du mouvement Emmaüs. Devenu célèbre, il « renvoie l'ascenseur » à l'association humanitaire, en remettant un chèque d'un montant élevé[17] à son fondateur, l’Abbé Pierre.

Film

Article détaillé : Coluche, l'histoire d'un mec.

Le 15 octobre 2008, Coluche, l'histoire d'un mec, un film réalisé par Antoine de Caunes et portant sur les événements autour de la candidature de Coluche lors de l'élection présidentielle française de 1981 sort en salle. François-Xavier Demaison en est l'acteur principal. Le film est vu par 540 005 spectateurs en France[18].

Hommages

Musique

  • De son vivant, clin d'œil à Coluche dans la chanson Si j'étais Président (1980) de Gérard Lenorman; « Coluche, notre ministre de la rigolade, imposerait des manèges, sur toutes les esplanades... »
  • Quelques jours à peine, après sa mort, le chanteur Renaud, ami proche (Coluche est aussi le parrain de sa fille Lolita), lui dédie la chanson « Putain de camion ». un album du même nom sort deux ans plus tard. Quelques années auparavant, Coluche a composé pour Renaud, signé sous son patronyme Michel Colucci, le titre « Soleil immonde », paru sur l'album le retour de Gérard Lambert sorti en 1981. Renaud cite également son ami artiste dans la chanson Mon bistrot préféré.
  • Jean-Luc Lahaye lui rend hommage dans le titre « J' t'aime quand même (Tchao Coluche) », face B du 45 tours « Il faudrait que tu reviennes » toutes deux extraites de l'album « Flagrant délit tendresse ».
  • Colucci (1997) de Carlos
  • Le groupe de heavy metal français Vulcain signe la chanson Jeudi 19 juin en souvenir du jour de sa mort.
  • Soprano dans sa chanson Hiro lui rend hommage en affirmant vouloir « remonter le temps pour crever les pneus de sa moto ».
  • Le chanteur de punk français Gogol Premier signe la chanson « Mais qui va nous faire marrer » quelques semaines après la mort de Coluche. Gogol Premier apparaît par ailleurs, dans le film Tchao Pantin de Claude Berri.

Noms de rues

La place Coluche à Paris.

Noms d'établissements

Le rosier Coluche.

Monuments

  • Une statue de Coluche au Vigan, dans le Gard, installée dans un parc du centre ville[22].
  • Plaque commémorative sur la route d'Opio[23].
  • Une statue, du sculpteur Guillaume Werle , représentant sa célèbre salopette, a été inaugurée le mardi 14 juin 2011 à Montrouge, Place de la République à Montrouge.

Fleurs

Autre

L'astéroïde (170906) Coluche est nommé en son honneur.

Œuvres

Filmographie

Années 1970

Années 1980

Sketches

Liste non exhaustive :

Discographie

  • L'intégrale de ses sketches est rééditée dans un coffret de sept CD, sous le nom Coluche intégral. Le coffret prend la forme et le graphisme d'un carton de lessive.
  • Un coffret de trois DVD Coluche : Ses plus grands sketches.
  • Un DVD a regroupé les meilleurs moments de ses deux passages au Jeu de la vérité de Patrick Sabatier.
  • Un coffret Vive la guerre regroupant les DVD Coluche 1 faux volumes 1 à 3 ainsi que les manuscrits originaux de l'opéra sur le thème de la guerre écrit en 1986 par Coluche mais jamais interprété en public, une série de photos rares de Coluche et les paroles des chansons de l'opéra.

Ouvrages

  • Coluche, illustré par Reiser, Y’en aura pour tout le monde
  • Coluche, Ça roule ma poule
  • Coluche, Elle est courte mais elle est bonne
  • Coluche, Et vous trouvez ça drôle ?
  • Coluche, L'horreur est humaine
  • Coluche, Pensées et anecdotes
  • Coluche, Le Best of Coluche, Le Cherche-Midi, 2006, 234 p. et 1 DVD (ISBN 2-7491-0698-2), Recueil d'entretiens donnés à la presse et à la radio
  • Coluche par Coluche, préfacé par Philippe Vandel, Le Cherche-Midi, 2004, 238 p. (ISBN 2-7491-0305-3)
  • Coluche, le roi du gag par Christian Dureau, Éditions Didier Carpentier, 2011 (ISBN 2-84167-723-8)

Chansons

Auteur et coauteur

  • Avec Xavier Thibault :
    • J'y ai dit viens
    • J'suis l'andouille qui fait l'imbécile
    • Je suis un voyou
    • The Blues In Clermont-Ferrand
    • Quand je Serai Grand
    • Je veux rester dans le noir
    • Oh ! Ginette
    • Noël
    • Reviens, Va-t'en
  • Avec Patrick Olivier :
    • Sois Fainéant (Ou Conseil A Un Nourrisson)
    • Stéphane Maréchal
  • Avec Alain Pellet :

Interprète

  • Quand je serai grand j'veux être con (Michel Colucci / Xavier Thibault).
  • On n'est pas là pour se faire engueuler (de Boris Vian et J. Walter).
  • J'tape un doigt (d'Alcouff, D'Onorio et Pinzano).
  • La Chanson des Restos, écrite par Jean-Jacques Goldman (paroles et musique).
  • La salsa du démon (Coluche a pendant un temps remplacé Jacques Delaporte, l'interprète de Belzébuth).

Notes et références

Notes

  1. « Comme vous le savez, les Italiens étaient associés à Hitler pour faire la guerre. Évidemment, l'Europe rêvait d'être envahie par l'Italie plutôt que par l'Allemagne mais, après la guerre, ça la foutait mal d'avoir été italien, ce qui était le cas de mon père... j'ai jamais eu un physique d'italien. Donc je m'en suis sorti » (Rock and Folk, 1985).
  2. « Ma mère nous habillait pareils, ma sœur et moi. Elle voulait qu'on soit impeccables. Une spécialité de pauvre. Comme d'avoir de grandes idées ».
  3. « À l'école, je foutais le bordel, mais c'était pas pour faire rire, c'était pour foutre le bordel. J'ai toujours été plus subversif que comique » (Rock and Folk, 1985).
  4. Il ne reste aucune trace de cette dictée, l’Éducation Nationale ne l’ayant jamais retrouvée.
  5. Celui-ci le suivra plus tard dans son aventure parisienne. Il est considéré comme un des modèles de Coluche pour ses sketchs : personnage rondouillard, jovial, picoleur et hâbleur.
  6. « Des comme lui, il n'y avait que lui. Ça se comptait sur les doigts d'un pouce » (L'Express, 1980).
  7. Précisé dans un entretien avec Mado Maurin publié dans Patrick Dewaere mon fils, ma vérité (Le Cherche Midi, 2006), page 132
  8. « J'ai eu deux coups de pot dans ma vie : être découvert par Bouteille et surtout être viré par Bouteille » (Rock and Folk, 1974).
  9. L'actrice et ancienne compagne de Coluche, Miou-Miou, révèle ces faits dans l'émission C à vous diffusée sur France 5, le 3 octobre 2011.
  10. « Si j'ai pu me moquer des beaufs, des racistes, des cons, c'est aussi parce que je les aime bien. Parce que moi aussi, je suis un peu raciste, un peu con, un peu beauf sur les bords. En jouant sur l'ambiguïté, tu doubles le public » (Le Figaro Magazine, 1984).
  11. « Eh bien bonjour, le Schmilblick est aujourd'hui à Cajarc, petite ville de l'Aveyron. Je rappelle brièvement que le Schmilblick est rond, qu'il contient du jaune, qu'il tient dans la main, qu'on peut le faire cuire de différentes façons et qu'un navigateur le faisait tenir debout. À vous Cajarc ! À vous Simone ! Premier candidat... ». Le sketch est une réalisation de Martin Lamotte, qui joue le rôle de Guy Lux, Christine Dejoux étant Simone Garnier. Coluche lui[Qui ?] piquera aussi l'idée du Cancer du bras droit
  12. « Soit dit en passant, au Canard enchaîné, vous m'avez souvent roulé dans la merde... Remarque, je m'en fous ! C'est pas grave ! Plus on dit du mal de moi, plus je vends... Et puis j'vous aime bien quand même parce que Le Canard et ma pomme, dans ce pays, on est les seuls à être subversifs ! » (1980).
  13. Selon l'enquête policière, cet assassinat n'aurait rien à voir avec des motifs politiques mais correspondrait plutôt à un crime passionnel, ce que Coluche ignore à ce moment.
  14. Nom d’épouse figurant sur l’acte de décès de l’acteur, no 208-1982 de l’état-civil de la mairie du 14e arrondissement de Paris.
  15. qui fut également la compagne de ce dernier
  16. À ce sujet il déclare au jeu de la Vérité de Patrick Sabatier : « parce que je suis une nature excessive et que si je fais un truc, j'le fais trop. Alors j'ai mis le nez dedans, puis après j'ai mis la tête, j'en ai eu plein les oreilles. Mais j'en n'ai pas honte ».
  17. Le Petit Montrouge a été annexé à Paris en 1860.

Références

  1. RECORD DU MONDE A MOTO KILOMETRE LANCE : COLUCHE, 29 septembre 1985, site de l'INA.
  2. Les hommes politiques de droite, comme de gauche, n’appréciaient pas d’être "concurrencés" par un bouffon!!
  3. Bernard Pascuito, Coluche Toujours vivant, éditions Payot, p. 15 (ISBN 2-228-90097-4).
  4. a, b, c, d, e, f, g et h Philippe Boggio, Coluche, J’ai lu, juillet 1992 (ISBN 2-277-23268-8) 
  5. Philippe Boggio, Le Monde du 17 juin 1996
  6. Il cite l'humoriste Robert Lamoureux sur le jeu de mots de l'homonymie du mot maître et mètre.
  7. Pierre Dac Président, article de l'hebdomadaire l'Express publié le 9 février 1995
  8. Coluche par Franck Tenaille (2e partie)
  9. Coluche, un candidat à abattre ?, reportage diffusé dans l'émission Secrets d'actualité.
  10. Emission Un jour, une heure diffusée le 25 juillet 2007.
  11. Droit de réponse : La littérature populaire, la violence et les feuilletons américains, sur le site Institut National de l'Audiovisuel, émission diffusée sur TF1 le 12 décembre 1981
  12. Coluche 25 ans déjà, sur le site de l'hebdomadaire l'Express publié le 19 juin 2011
  13. Philippe Boggio, Coluche, Flammarion, 1991, p. 363 (ISBN 2-7242-6555-6).
  14. (fr) Marc Bihan, « Interview de Fred Romano, la dernière compagne de Coluche » sur Lemague.net, 22 juin 2006
  15. Décès de Coluche - vidéo du Journal Télévisé de 20h, Antenne 2, sur le site de l'INA, le 19 juin 1986
  16. - Obsèques de Coluche - vidéo du Journal Télévisé de 20h, Antenne 2, sur le site de l'INA, le 24 juin 1986
  17. Le montant était de 1,5 million de francs, ce qui correspondrait à environ 365 000 euros en valeur 2011.
  18. CBO Box office en France.
  19. Mairie de Paris - Place Coluche.
  20. Rénovation de l'Espace Coluche Sur le site ville-clichy.
  21. Le collège de Rougemont-le-Château (Territoire de Belfort) prend le nom de Coluche, mais le maire condamne ce choix, sur le site Maire-info, 17 octobre 2006.
  22. Photo de la statue de Coluche du Vigan.
  23. Monument voor Coluche
  24. Détails de l'Intégral Coluche, paru en 1996.

Bibliographie

  • Frank Tenaille, Le Roman de Coluche, Seghers, 1986 ;
  • Ludovic Paris, Aldo Martinez et Jean-Michel Vaguelsy, Coluche, à cœur et à cris, Le Livre de Poche, 1988 ;
  • Philippe Boggio, Coluche, l'histoire d'un mec, Flammarion, 1991, 1999 et 2006 ;
  • Robert Mallat, Coluche, Devos et les autres, L'Archipel, 1997 ;
  • Ludovic Paris et Dominique Delpierre, Coluche, cet ami-là, Michel Lafont, 2001, 212 p.; * Jean-Michel Vaguelsy, Coluche, roi du cœur, Plon, 2002, 261 p. ;
  • Bernard Pascuito, Coluche, le livre du souvenir, Sand & Tchou, 2003 ;
  • Coluche, l'aristo du cœur, Télérama, hors série 2006.
  • Jean Depussé et Antoine Casubolo, Coluche, l'accident. Éditions Privé, 2006 ;
  • Coluche, c'est l'histoire d'un mec, article d'Éric Pincas, paru dans l'Historia de juillet 2006.
  • Romain Frétar, Coluche : L'Arme au Cœur, Éditions Alphée, 2009 ;

Annexes

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Coluche . Wikipédia


Coluche ou de son vrai nom Michel Gérard Joseph Colucci, né le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris et mort le 19 juin 1986 dans la commune d'Opio, est un humoriste et comédien français...

Beppe Grillo, le Coluche italien qui bouleverse la politique


Le Mouvement Cinq Etoiles , fondé par le comique le plus populaire d'Italie, a gagné quatre villes lors des municipales, dont Parme. Il est donné en...le Coluche italien qui bouleverse la politique
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