Criminologie

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Une du supplément illustré du Petit Journal (24 mai 1908).

La criminologie (du latin crimen, « accusation, grief » et du grec ancien λόγος (logos), « science, discours ») est la science[1] qui étudie les facteurs et les processus de l'action criminelle et qui détermine, à partir de la connaissance de ces facteurs et de ces processus, les moyens de lutte les meilleurs pour contenir et si possible réduire ce mal social[2].

La criminologie est un champ de recherches pluridisciplinaire qui fait appel à de nombreuses autres disciplines allant de la psychologie, au droit en passant par la sociologie ou l'économie. Enseignée dans de nombreuses universités, elle est parfois désignée par les vocables "sciences criminelles" en français, ou "forensic sciences" en anglais.

Le spécialiste en criminologie est le criminologue.

Sommaire

Histoire

Le crime et le criminel comme objet de préoccupation intellectuelle n'est pas un fait nouveau[3]. Malgré cela, la constitution d'une discipline scientifique indépendante prenant comme objectif principal l'étude du criminel, du crime et de la réaction sociale qui y est attachée ne s'est pas faite sans difficultés (cette question fait d'ailleurs toujours débat). À ce propos, il est intéressant de remarquer, comme le fait Alvaro Pires, que la dénomination même de cette discipline n'a pas été une évidence, qu'elle s'est faite par tâtonnement (anthropologie criminelle, sociologie criminelle, criminalogie, etc.) à la fin du XIXe siècle et que cette recherche « indique qu'il apparaissait alors quelque chose de nouveau à cette époque, quelque chose qu'on sentait le besoin d'appeler, de réfléchir et de mettre en relief d'une façon ou d'une autre »[4]. Le premier ouvrage utilisant explicitement le terme de « criminologie » dans son titre est le manuel intitulé La Criminologie, que publie Raffaele Garofalo en 1885.

Au delà de ces questions de terminologie, il reste difficile de déterminer avec précision la date de naissance de la criminologie, chaque auteur semblant « choisir » la date qui correspond le mieux à sa conception même de la discipline[4]. S'il n'y a donc pas de consensus sur cette question, il est toutefois possible d'identifier quelques grands mouvements qui ont particulièrement influencé la question de l'étude du crime et du criminel et qui l'influencent encore aujourd'hui.

Les précurseurs

À la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, de nombreux professionnels, chacun dans leur spécialité (droit, médecine, statistiques, etc.), se sont intéressés au phénomène criminel. Leurs travaux forment le terreau à partir duquel ceux que l'on considèrera plus tard comme les fondateurs de la criminologie ont posé les premiers jalons de la discipline que nous connaissons aujourd'hui.

Les juristes de l'École classique (C. Beccaria, J. Bentham)

Frontispice de la première édition (1764) du Dei delitti e delle pene (Des délits et des peines) de Cesare Beccaria.

Cesare Beccaria (1738 - 1794) et Jeremy Bentham (1748-1832), principaux représentants de l'École classique, ne mènent pas leurs réflexions dans le sens de la constitution d'une discipline criminologique à part entière. Cependant, s'inscrivant dans une réflexion sur le crime et sa prévention, ils peuvent être considérés non seulement comme des penseurs du droit pénal mais également comme des précurseurs de la criminologie et de la politique criminelle.

Cesare Beccaria expose sa philosophie politique et juridique dans son ouvrage majeur intitulé Des délits et des peines. L'auteur y développe la notion de responsabilité individuelle, de libre arbitre et de prophylaxie sociale. Il y exprime également ce que l'on appelle aujourd'hui le principe de légalité[5], s'y oppose à la peine de mort et à la torture, y prône la prévention plutôt que la répression et désigne l'éducation comme meilleur moyen de lutte contre la délinquance.

L'autre grand penseur de ce courant est Jeremy Bentham, inventeur du panoptique[6] (architecture en forme d'étoile utilisée pour les prisons) et père de la philosophie utilitariste. Cette conception pose que chaque individu recherche le plaisir et tente d'éviter la peine et calcule donc chacune de ses actions en fonction de ce couple coût (peine) / bénéfice (plaisir). En partant de ce principe, J. Bentham met en avant la fonction dissuasive de la peine dans son ouvrage intitulé Théorie des peines et des récompenses (1811).

Les médecins

Les psychiatres (Pinel, Esquirol)
Philippe Pinel

Les noms de Philippe Pinel (1745 - 1826) et de Jean-Étienne Esquirol (1772 - 1840) sont davantage associés aux débuts de la psychiatrie plutôt qu'à ceux de la criminologie. En effet, les comportements délinquants ne sont évidemment pas l'objet principal de la psychiatrie mais sont de fait entrés dans le champ de ses observations, notamment sous l'angle de l'évaluation de la responsabilité pénale[7].

P. Pinel tout d'abord travaille ainsi à distinguer différentes formes d'aliénations (en se basant sur l'observation des troubles dont ses patients sont atteints) et élabore l'une des premières classifications des maladies mentales. Parmi les pathologies ainsi isolées, P. Pinel décrit la manie. Il souligne la violence des crises maniaques[8] et explique que le délire n'est pas systématique. Il décrit la manie sans délire de la façon suivante : "Elle est continue, ou marquée par des accès périodiques. Nulle altération sensible dans les fonctions de l’entendement, la perception, le jugement, l’imagination, la mémoire, etc., mais perversion dans les fonctions affectives, impulsion aveugle à des actes de violence, ou même d’une fureur sanguinaire, sans qu’on puisse assigner aucune idée dominante, aucune illusion de l’imagination qui soit la cause déterminante de ces funestes penchants" [9]. P. Pinel défend enfin l'idée de la guérison possible des manies, guérison qui nécessite un traitement moral dans un cadre institutionnel adapté[10].

J.-É. Esquirol, élève de P. Pinel, poursuit l'œuvre de celui-ci et isole, en partant de la mélancolie décrite par son maître, l'entité nosologique des monomanies. Elles se caractérisent par un délire partiel, ne touchant au début qu'un seul (ou un nombre restreint) d'idées[11]. J.-É Esquirol inscrit les monomanies dans le prolongement des passions humaines, constituant une forme d'exagération qui échappe au contrôle de l'individu. C'est dans ce cadre des monomanies qu'il fera entrer dans le domaine de la maladie mentale des comportements conduisant jusque là leurs auteurs devant un juge plus que devant un médecin. Il décrit en effet la monomanie homicide comme "un délire partiel, caractérisé par une impulsion plus ou moins violente au meurtre"[12].

P. Pinel puis J.-É Esquirol provoquent ainsi directement ou indirectement de nombreux débats sur la question de la responsabilité pénale des criminels.

La phrénologie (F. J. Gall)
Crâne phrénologique

Franz Joseph Gall (1758-1828) est un médecin allemand qui a concentré son travail sur l'étude du cerveau. S'il commence par travailler sur les liens entre la matière grise et la substance blanche, il développe par la suite une théorie localisationiste selon laquelle les facultés mentales sont liées spécifiquement à certaines parties du cerveau. Il poursuit sur cette voie et, suite à des observations faites notamment sur ses étudiants, en déduit que la forme du crâne est influencée par le développement des zones cérébrales qu'il contient. Il fait donc un lien direct entre la morphologie du crâne et les traits de caractères, ouvrant la voie aux futurs travaux de Cesare Lombroso sur le criminel né.

Les statistiques morales (A.-M. Guerry, A. Quetelet)

André-Michel Guerry (1802-1866) pour la France et Adolphe Quetelet (1796-1874) pour la Belgique, sont considérés comme les fondateurs de la statistique morale[13]. Ils sont en effet parmi les premiers à s'intéresser aux statistiques des crimes et délits. Leurs études sur la consistance numérique des crimes suscitèrent une large discussion entre liberté et déterminisme social. Tout au long de sa carrière, A.-M. Guerry s'intéressa par exemple à la recherche de relations entre variables sociales et morales. Il remarqua la grande régularité des taux de criminalité et de suicide à travers les époques, ce qui lui laissa entrevoir que les actions humaines étaient peut-être régies par des lois plus générales, semblables à celles qui régissent la physique. Leurs travaux constituent l'un des prémices de la criminologie ainsi que de la sociologie.

Chronologie synthétique

Jean Pinatel Étienne De Greeff Albert K. Cohen Gabriel Tarde Alexandre Lacassagne 1886 Enrico Ferri (criminologue) Raffaele Garofalo Cesare Lombroso 1876 André-Michel Guerry Adolphe Quetelet Franz Joseph Gall Jean-Étienne Esquirol Philippe Pinel Jeremy Bentham Cesare Beccaria

Écoles de pensée

École positiviste

Ce n'est pourtant pas cette école qui est considérée comme le commencement officiel de la criminologie comme science du crime (ou criminologie moderne). C'est l'école positiviste qui explique que le comportement criminel est dû à des facteurs internes et externes qui sont hors du contrôle de l'individu. Des méthodes scientifiques sont introduites et appliquées pour y étudier le comportement humain. Le positivisme peut se scinder en trois parties : le biologique, le psychologique et le positivisme social.

École positiviste italienne

Le père officiel de cette science se nomme Cesare Lombroso (1835-1909), un docteur italien qui officia en prison à la fin du XIXe siècle. C. Lombroso a ouvert la deuxième voie de la criminologie, il est le plus large contributeur sur l'aspect biologique de l'"école positiviste" et il est le fondateur de l'école italienne de criminologie. À l'inverse de la première école, celle-ci estime que l'individu est entièrement sous contrôle de sa nature, de son état psychologique et de son environnement social. Pour Lombroso, il n'est pas question de libre arbitre. Lumbroso utilisa une approche scientifique, insistant sur les preuves empiriques pour y étudier le crime. De ce fait, il est aussi considéré comme le père de l'anthropologie criminelle. Il suggéra que le criminel l'est par atavisme. Par exemple, certains traits physiques, comme l'apparence physique de l'homme de Neandertal, est la personnification même du criminel. Pour Lumbroso, on naît criminel. Il utilise la mesure des cranes et des sourcils pour déceler les tendances criminelles des individus. Cette théorie est influencée par les théories de la phrénologie et la théorie de l'évolution des espèces de Charles Darwin et prédomina pendant un temps. Outre la partie théorique développée dans de nombreux ouvrages, tel que "l'homme criminel", Lombroso fut entre autres le fondateur de la polygraphie, vulgairement appelé "détecteur de mensonge".

Enrico Ferri, un étudiant de Lumbroso, a cru que l'environnement social ainsi que les facteurs biologiques jouaient un rôle prédominant et que l'accumulation de tous ces facteurs rendaient le criminel irresponsable de ses actes car hors de sa volonté. Les criminologues ont depuis rejeté les théories biologiques de Lumbroso.

Cette école s'est enrichie des apports de la médecine, de la biologie et de l'anthropologie.

Positivisme sociologique

Le positivisme sociologique considère que des facteurs sociologiques comme la pauvreté, le fait d'être membre d'une sous-culture (subculture) ou d'avoir reçu un niveau d'éducation peu élevé peuvent prédisposer au crime. Adolphe Quetelet utilisa l'analyse de données statistiques pour renforcer la relation entre le crime et les facteurs sociologiques. Il se rendit compte que l'âge, le genre, la pauvreté, l'éducation et la consommation d'alcool étaient des facteurs très importants liés au phénomène criminel. Rawson W. Rawson utilisa la statistique criminelle pour suggérer un lien entre la densité de la population et le nombre des crimes, ainsi il considère que les grandes villes sont un environnement favorable au phénomène criminel. Joseph Fletcher et Joseph Glyde présentèrent une publication à la Statistical Society of London sur leurs études au sujet du crime et de sa répartition. Henry Mayhew utilisa une méthode empirique et une approche ethnographique pour aborder les questions sociales et la pauvreté entre citoyens londoniens ayant du travail et ceux vivant dans la pauvreté. Emile Durkheim estime que le crime est un phénomène inévitable, inhérent à toute société humaine quelle que soit la redistribution des richesses ou les différences sociales.

Sous-culture ou subculture

Le crime peut se perpétrer à travers un groupe. L'acte criminel peut être appris et se justifier lors de certaines circonstances spécifiques. L’interaction avec d'autres personnes antisociales est un facteur majeur du phénomène criminel. Le comportement criminel se répète et devient chronique s'il est renforcé. Quand une sous-culture criminelle existe, de type gangs de rue ou mafia, de nombreux individus s'associent pour commettre des crimes et le taux de criminalité augmente dans des zones géographiques spécifiques.

Champs d'action de l'étude criminologique

À l'origine, dans la moitié du XIXe siècle, la criminologie est d'abord un discours sur le crime et la criminalité, ce qui en fait un des premiers champs d'étude de la sociologie. Mais, comme depuis le siècle des Lumières, d'une part des juristes s'intéressent au sort que l'on doit réserver aux délinquants (voir Beccaria, Hélie Faustin), d'autre part des médecins cherchent à comprendre et à traiter l'esprit criminel (voir Pinel), très rapidement la criminologie s'est développée dans la direction de la compréhension du criminel (voir Lombroso, Ferri, Lacassagne) et un peu plus tard celle de sa victime.

C'est ainsi que depuis la fin du XIXe siècle, on peut dire que la criminologie au sens large est la science dont l'objet polymorphe est constitué par tout ce qui touche le phénomène criminel, soit aux premiers chefs le crime, la criminalité, le criminel et sa victime, mais aussi et par extension la prévention du crime, la réaction sociale face au crime, la place des victimes dans le processus criminel, les instances de lutte au crime, le contrôle de la déviance, l'étude de la violence physique ou morale, etc. Sur ce vaste et multiple objet, la criminologie a eu du mal à développer son monopole méthodologique et son autonomie scientifique. Dès son origine, elle a été tiraillée par des mouvements tantôt centripètes tantôt centrifuges. Les premiers ont favorisé le passage des disciplines mères à une science autonome ; on a vu, par exemple, la sociologie criminelle devenir la criminologie sociologique, la psychologie criminelle se transformer en criminologie psychologique, la biologie criminelle se muer en biocriminologie. Mais, à l'inverse, surtout à la fin du XXe siècle, on a vu croître la tendance au développement de disciplines spécialisées telles que la victimologie, les sciences policières, la polémologie, la génétique criminelle, le profilage criminel, etc.

Enseignement de la criminologie

En France, la criminologie est principalement enseignée à l'université, non pas comme une discipline indépendante mais généralement par des diplômes universitaires (D.U.), des diplômes interuniversitaires (D.I.U.) ou des spécialités dans des masters proposés par les départements de droit, de sciences humaines, de sciences sociales ou de médecine.

Un rapport[14] publié en juin 2010 par la Conférence Nationale de Criminologie, propose un état des lieux de l'enseignement et formule des recommandations.

Critique de la légitimité scientifique

Le 21 mars 2012, suite à la création par arrêté ministériel du 13 février 2012[15] d'une section 75 de « criminologie » au sein du Conseil national des universités (CNU), une motion[16] est adoptée, qui dénie toute légitimité scientifique à cette nouvelle section.

Prix décernés en criminologie

Le Prix Gabriel Tarde récompense l'auteur français ou étranger, d'un ouvrage de criminologie en français, publié en première édition ou non encore publié. Depuis l'origine (1972), le Prix Gabriel Tarde est financé par le ministère de la Justice. Le prix est d’une valeur de 3000 euros.

L'Association internationale des criminologues de langue française (AICLF) remet tous les deux ans, lors des ses colloques, deux prix : le prix Fernand Boulan récompense "l'excellence et l'originalité"[17] des travaux de jeunes criminologues ; le prix Beaumont-Tocqueville récompense quant à lui des personnalités qui se sont "distinguées au cours de leur vie dans la recherche criminologique et dans les réformes de la politique criminelle"[18].

Notes et références

  1. Le statut de la criminologie fait encore débat. Ce point sera abordé dans la suite de l'article.
  2. Raymond Gassin, La Criminologie [détail des éditions] , 2007, p.36
  3. Platon, Aristote ou plus tard Saint Thomas d'Aquin se sont par exemple intéressés à cette question.
  4. a et b A. P. Pires 1998
  5. « Nullum crimen nulla poena sine lege » (en français : « Pas de crime, pas de punition sans loi ») aujourd’hui qualifié de principe de légalité, la formule ne sera forgée que plus tard (par P. J. A. von Feuerbach). De plus l'idée avait déjà été formulée (sans doute pour la première fois par Thomas Hobbes), mais C. Beccaria lui donne une importance inédite.
  6. Jeremy Bentham, Panoptique : Sur un nouveau principe pour construire des maisons d'inspection, et nommément des maisons de force, Imprimerie nationale, 1791 [lire en ligne (page consultée le 20/01/2012)] 
  7. C. Debuyst 1998, p. 231
  8. Philippe Pinel, Traité médico-philosophique sur l'aliénation mentale ou La manie [détail des éditions] , 1801, p.156 et suivantes.
  9. Philippe Pinel, Traité médico-philosophique sur l'aliénation mentale ou La manie [détail des éditions] , 1801, p.155.
  10. Philippe Pinel, Traité médico-philosophique sur l'aliénation mentale ou La manie [détail des éditions] , 1809, p.193 et suivantes.
  11. « La folie partielle n'a pas toujours pour caractère l'altération de l'intelligence ; quelquefois les facultés affectives sont seules lésées ; quelquefois on n'observe de désordre que dans les actions. C'est ce que les auteurs ont appelé folie raisonnante » in J.-É Esquirol, Des maladies mentales : considérées sous les rapports médical, hygiénique et médico-légal, 1838, tome 2, p.791. Lire en ligne
  12. J.-É Esquirol, Des maladies mentales : considérées sous les rapports médical, hygiénique et médico-légal, 1838, tome 2, p.792. Lire en ligne
  13. On pourra lire notamment l'Essai sur la statistique morale de la France Lire en ligne d'A.-M. Guerry (1833) ou Sur la statistique morale et les principes qui doivent en former la base d'A. Quetelet (1848)
  14. Le rapport est disponible ici.
  15. Arrêté du 13 février 2012 modifiant l'arrêté du 2 mai 1995 fixant la liste des groupes et des sections ainsi que le nombre de membres de chaque section du Conseil national des universités
  16. Motion adoptée le 21 mars 2012 par la Commission permanente du CNU et votée en Assemblée générale (149 voix pour, 0 contre, 2 abstentions). Texte en ligne.
  17. AICLF, « Prix Fernand Boulan ». Consulté le 07/10/2011
  18. AICLF, « Prix Beaumont-Tocqueville ». Consulté le 07/10/2011


Bibliographie

Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article : Ouvrage ou article utilisé comme source pour la rédaction de cet article

  • Jeremy Bentham, Théorie des peines et des récompenses, t. 1, 1811 [lire en ligne (page consultée le 29/08/2011)] Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article 
  • Robert Cario, Introduction aux sciences criminelles : Pour une approche globale et intégrée du phénomène criminel, L'Harmattan, coll. « Traité de sciences Criminelles », octobre 2008, 6e éd., 350 p. (ISBN 978-2296067714) [présentation en ligne] 
  • Debuyst Christian, « Les savoirs psychiatriques sur le crime : De Pinel (1801) à Morel (1857) », dans Christian Debuyst, Françoise Digneffe, Jean-Michel Labadie et Alvaro P. Pires, Histoire des savoirs sur le crime et la peine : Tome 1. Des savoirs diffus à la notion de criminel-né, Éditions Larcier, coll. « Crimen », 1998, 399 p. (ISBN 9782804430016), p. 229-314 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Laurent Mucchielli, « L’impossible constitution d’une discipline criminologique en France : cadres institutionnels, enjeux normatifs et développements de la recherche des années 1880 à nos jours », dans Criminologie, vol. 37, no 1, 2004, p. 13-42 (ISSN 0316-0041) [texte intégral (page consultée le 28 avril 2011)] 
  • Alvaro P. Pirès, « La criminologie d'hier et d'aujourd'hui », dans Christian Debuyst, Françoise Digneffe, Jean-Michel Labadie et Alvaro P. Pires, Histoire des savoirs sur le crime et la peine : Tome 1. Des savoirs diffus à la notion de criminel-né, Éditions Larcier, coll. « Crimen », 1998, 399 p. (ISBN 9782804430016) [lire en ligne (page consultée le 29/08/2011)], p. 13-67 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jean Poupart et Alvaro P. Pirès, « La criminologie comme discipline scientifique », dans Criminologie, vol. 37, no 1, 2004, p. 3-11 (ISSN 0316-0041) [texte intégral (page consultée le 28 avril 2011)] 

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