Démocratie libérale (parti politique)

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Démocratie libérale
Image illustrative de l'article Démocratie libérale (parti politique)
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Présentation
Président Alain Madelin
Fondation 1962 (RI)
1977 (PR)
1997 (DL)
Disparition 2002 (dissout dans l'UMP)
Idéologie Libéralisme économique,
Conservatisme libéral
Couleurs bleu

Démocratie libérale (DL) est un parti politique français, successeur du Parti républicain créé le 24 juin 1997 sous la présidence d'Alain Madelin et disparu en 2002 à la création de l'Union pour la majorité présidentielle.

Son nom statutaire complet est Démocratie libérale, républicains indépendants et républicains. Intégré à sa fondation en 1997 dans l'Union pour la démocratie française (UDF), Démocratie libérale devient un parti indépendant en 1998.

Le programme de Démocratie libérale fut libéral sur le plan économique - il plaidait pour un désengagement progressif de l'État dans de nombreux secteurs économiques - et conservateur sur les questions de mœurs, ce qui le plaçait plutôt sur le centre-droit de l'échiquier politique français.

Sommaire

Filiation

Chronologie des partis et de leurs présidents
Républicains
indépendants
Parti
républicain
Démocratie
libérale
1966 1974 1977 1988 1990 1995 1997 2002
Valéry
Giscard d'Estaing
Michel
Poniatowski
Jean-Pierre
Soisson
François
Léotard
Gérard
Longuet
François
Léotard
Alain
Madelin
 
1978 Période UDF 1998

Historique

Démocratie libérale (DL)

Trois semaines après des élections législatives qui ont marqué la victoire de la gauche plurielle, la convention nationale statutaire et extraordinaire du Parti républicain tenue le 24 juin 1997 consacre l'élargissement de ce parti en absorbant des membres issus d'autres composantes de l'UDF (notamment des ex-adhérents directs tels que Charles Millon ou Marc Laffineur, quelques membres du PPDF comme Jean-Pierre Raffarin, Dominique Bussereau ou Jean-François Mattei, ainsi qu'un dissident de Force démocrate en la personne de Claude Goasguen). Ainsi agrandi, il se renomme en Démocratie Libérale, Républicains Indépendants et Républicains, dit Démocratie Libérale (DL). Le même jour, Alain Madelin est élu président de ce nouveau mouvement contre Gilles de Robien et Philippe Mathot.

Le 16 mai 1998, la direction de DL, qui comprend plusieurs anciens militants de groupes étudiants d'extrême droite, soutient l'élection de présidents de régions UDF avec les voix du FN (Jean-Pierre Soisson en Bourgogne, Jacques Blanc en Languedoc-Roussillon, Charles Baur en Picardie et Charles Millon en Rhône-Alpes), contrairement à la consigne de la direction de l'UDF. Jacques Blanc, est exclu de l'UDF mais pas de Démocratie libérale[1]. DL quitte alors l'UDF et devient indépendante.

Le 25 mai 1998, 30 députés, majoritairement issus du groupe UDF, décident de former un nouveau groupe à l'Assemblée nationale : Démocratie Libérale et Indépendants (DLI)[2]. Le groupe sera composé des députés suivants : Nicole Ameline, François d'Aubert, Sylvia Bassot, Dominique Bussereau, Roland Blum (adhésion le 3 juin 1998), Pierre Cardo, Antoine Carré, Pascal Clément, Georges Colombier, Bernard Deflesselles, Francis Delattre (retourne au groupe UDF-Alliance le 15 novembre 2000), Franck Dhersin, Laurent Dominati, Dominique Dord (adhésion le 27 mai 1998), Renaud Dutreil (adhésion le 27 mai 1998), Charles Ehrmann, Nicolas Forissier (adhésion le 27 mai 1998), Gilbert Gantier (adhésion le 29 mai 1998), Claude Gatignol, Claude Goasguen (adhésion le 26 mai 1998 et retourne au groupe UDF-Alliance le 26 novembre), François Goulard, Pierre Hellier (adhésion le 27 mai 1998), Michel Herbillon (adhésion le 27 mai 1998), Philippe Houillon, Denis Jacquat (adhésion le 27 mai 1998), Aimé Kergueris, Marc Laffineur, Jean-Claude Lenoir, Pierre Lequiller, Alain Madelin, Jean-François Mattéi (adhésion le 27 mai 1998), Michel Meylan, Alain Moyne-Bressand, Yves Nicolin (adhésion le 3 juin 1998), Bernard Perrut, Jean Proriol (adhésion le 10 juin 1998), Marcelle Ramonet, Jean Rigaud, Jean Roatta, José Rossi, Joël Sarlot, Guy Teissier, Philippe Vasseur, Gérard Voisin et 2 apparentés : Paul Patriarche et Jean-Pierre Soisson (adhésion le 3 novembre 1999)[3]. José Rossi devient président du groupe et Jean-François Mattéi lui succède en 2000. À la fin de la législature, le groupe DLI comptera 43 députés[4].

Lors des élections européennes, DL fait liste commune avec le RPR. Alain Madelin mène la campagne en tandem avec Nicolas Sarkozy, tête de liste. Mais le ton europhile et fédéraliste de leur campagne déçoit une partie de l'électorat de droite qui leur préfère la liste eurosceptique et souverainiste de Charles Pasqua et Philippe de Villiers. Madelin et Sarkozy n'obtiennent que 12,82 % et seulement 12 sièges sur les 81 à pourvoir. Les 4 députés européens DL élus sont : Alain Madelin (Président de DL), Françoise Grossetête (Vice-présidente), Thierry Jean-Pierre (Trésorier) et Hervé Novelli (Délégué général).

Le 22 novembre 2000, Démocratie Libérale désigne Alain Madelin comme candidat à l'élection présidentielle de 2002. Parti très tôt en campagne, il est petit à petit abandonné par de nombreux responsables de DL qui rallient la candidature de Jacques Chirac : le 27 février, 33 députés DL (sur 43) appellent à voter pour ce dernier. Le 21 avril, il obtient 3,91 % des suffrages exprimés et 1 113 484 voix et appelle immédiatement à voter pour Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen. Jean-Pierre Raffarin, alors vice-président de Démocratie libérale, devient premier ministre (cf Gouvernement Jean-Pierre Raffarin).

Les 9 et 16 juin 2002, Démocratie Libérale participe, avec le RPR et des dissidents de l'UDF, aux élections législatives au sein de l'Union pour la majorité présidentielle qui remporte la majorité absolue.

Le 21 septembre 2002 : La convention nationale extraordinaire de Démocratie libérale approuve la disparition de DL dans l'Union pour la majorité présidentielle (UMP, aujourd'hui Union pour un mouvement populaire) par 15 770 voix pour et 2 930 contre.

Plusieurs anciens membres de Démocratie libérale, comme Hervé Mariton ou François Goulard, appartiennent au courant villepiniste de l'UMP[5].

Personnalités et dirigeants

Présidents

Président[4]
Début Fin Nom Élection
24 juin 1997 9 octobre 1999 Alain Madelin 59,92 %
Gilles de Robien 37,28 %
Philippe Mathot 2,8 %
9 octobre 1999 21 septembre 2002 Alain Madelin 98,32 %
(seul candidat)

Présidents de groupes parlementaires

Groupe DLI de l'Assemblée nationale (1998-2002) 
Groupe des Républicains et indépendants (1993-2002, associé au PR puis à DL) au Sénat 

Premier ministre et Ministre

Dans les gouvernements Raffarin I et II entre mai et novembre 2002, soit avant la dissolution effective dans l'UMP, outre le Premier ministre lui-même (Jean-Pierre Raffarin), un seul ministre DL sur 15 ministères a été nommé (hors ministres délégués et secrétaires d'État). Il s'agit de Jean-François Mattei, ministre de la Santé, de la Famille, et des Personnes handicapées.

Présidents de conseils régionaux

Mouvement jeune

Le MJR (Mouvement des Jeunes Républicains) puis les JL (Jeunes Libéraux) furent les mouvements de jeunesse successifs du PR et de DL.

Notes

  1. « La direction de Démocratie libérale récuse l'intransigeance vis-à-vis du FN », Le Monde, 9 décembre 1997. Voir aussi : Alliances électorales du Front national.
  2. Déclaration politique du Groupe Démocratie Libérale et Indépendants
  3. Liste des députés du groupe Démocratie Libérale et Indépendants
  4. a et b Histoire de Démocratie Libérale sur le site France Politique
  5. France info : Émission Parlons Net, « Hervé Mariton entre droite rigide et gauche stupide », interview par David Abiker et d'autres journalistes du député Hervé Mariton, 23 janvier 2009. Dans cet entretien, Hervé Mariton reconnaît, en parlant du club villepiniste Réforme et Modernité, l'héritage libéral du courant : « Nous sommes des libéraux, historiquement ... et nous le sommes toujours. Il y a d'ailleurs au sein de notre club tout un tas de ce que j'appellerais des "orphelins de Madelin" [...] Et vous avez un certain nombre de gaullistes qui ne se retrouvent pas dans un certain nombre de choix du président de la république ... et l'alliance des deux ne se fait pas si mal. C'est aussi cela le villepinisme ».

Voir aussi

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