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Dilma Rousseff
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Dilma Vana Rousseff, née le 14 décembre 1947 à Belo Horizonte (Brésil), est une économiste et femme d'État brésilienne.
Chef de cabinet (Ministra da Casa-Civil) du président Luiz Inácio Lula da Silva à partir de 2005, elle est la candidate du Parti des travailleurs à l'élection présidentielle brésilienne de 2010, qu'elle remporte au second tour de scrutin, le 31 octobre, face au candidat social-démocrate José Serra. C'est la première femme élue à la tête de la 6e économie mondiale[1].
Elle est investie dans ses fonctions de présidente de la République fédérative du Brésil le 1er janvier 2011.
Sommaire |
Biographie
Famille
Dilma Rousseff est la fille de Dilma Coimbra Silva et de l'avocat bulgare Pedro Rousseff (en bulgare Петър Русев [pɛtɤr rusɛf]), membre actif du mouvement communiste bulgare, qui dut émigrer en France pour des raisons politiques en 1929, où il vécut jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il s'installa ensuite en Argentine, puis finalement au Brésil, où il épousa Dilma Coimbra Silva.
Guérilla sous la dictature
Pendant la dictature militaire, Dilma Rousseff a intégré le commando de libération nationale, mouvement de résistance, devenu plus tard le VAR-Palmares (en). Arrêtée en 1970, elle est torturée pendant 22 jours, puis condamnée par un tribunal militaire et détenue durant 3 ans, jusqu'en 1973. Bien plus tard, en 2011, alors qu'elle est devenue présidente du Brésil, il lui sera reproché par un sénateur de l'opposition (Agripino Maia) d'avoir menti sous la torture, ledit sénateur s'inquiétant de ce qu'elle mente à nouveau devant le sénat.
À l'époque de sa détention, elle a été surnommée la Jeanne d'Arc de la guérilla, en raison de son importance idéologique dans le mouvement. En décembre 2006, elle a obtenu une indemnisation.
À la fin des années 1970, elle a épousé un autre membre du mouvement guérillero, Carlos Franklin Paixão de Araújo, avec qui elle a eu une fille unique, et s'est installée avec lui dans l'État du Rio Grande do Sul.
En 1977, elle a obtenu un diplôme de l'École de sciences économiques de l'Université fédérale du Rio Grande do Sul.
Carrière politique
Les débuts
À la même époque, elle participait à la restructuration du Parti démocratique travailliste (PDT). Durant le gouvernement d'Alceu Collares en Rio Grande do Sul, entre 1991 et 1995, elle fut nommée secrétaire d'État à l'Énergie.
Elle rejoint le parti des travailleurs (PT) en 2000[2].
Ministre de Lula
En janvier 2003, le président Luiz Inácio Lula da Silva nomma Dilma Rousseff Ministre de l'Énergie, poste qu'elle occupa durant deux ans jusqu'en juin 2005, où elle fut nommée chef de cabinet (« Ministra da Casa-Civil », en portugais), après la démission de son prédécesseur à ce poste, José Dirceu, accusé de corruption. Des scandales de même nature ayant touché plusieurs dirigeants du PT, elle devient alors la dauphine de Lula.
Dilma Rousseff est aussi présidente du conseil de direction de l'entreprise d'état pétrolière du Brésil Petrobras.
Le 26 avril 2009, elle a annoncé qu'on lui avait diagnostiqué un cancer lymphatique et qu'elle devrait se soumettre à un traitement de chimiothérapie, et a indiqué que la probabilité de guérison était élevée.
Campagne présidentielle
En septembre 2010, elle est la « candidate de Lula » pour l'élection présidentielle. Totalement relookée à cette occasion, elle a pratiqué la chirurgie esthétique pour « adoucir ses traits »[2].
Elle obtient 46,9 % des voix au premier tour et est contrainte à un second tour[3]. Le 31 octobre 2010, lors du second tour, elle arrive largement en tête des suffrages devant son rival social-démocrate José Serra, ancien gouverneur de l'État de São Paulo. Elle a bénéficié de l'énorme popularité du président Luiz Inacio Lula da Silva qui l'a soutenue pendant toute la campagne et du succès de sa politique qui a sorti de la pauvreté 29 millions de Brésiliens avec une économie florissante. Au second tour, elle recueille 56 % des voix et devient donc la première femme élue à la présidence fédérale du Brésil[4]. Avec 56,05 %, soit 55 724 713 millions de votes, elle est la femme qui a reçu le plus grand nombre de suffrage au monde.
Présidente de la République
Son investiture a lieu le 1er janvier 2011. Elle succède ainsi au président Lula qui lui passe l'écharpe présidentielle[5], devant les députés et les sénateurs, à Brasilia.
La première année de son mandat est notamment marquée par plusieurs scandales, en particulier de corruption, qui conduisent quatre membres de son gouvernement à démissionner entre mai et août 2011[6],[7],[8], dont le ministre de l'environnement pour avoir refusé de donner son aval au projet de construction du barrage de Belo Monte, contre la volonté de Dilma Roussef. Elle est très critiquée par de nombreuses associations écologistes et par les Amérindiens, dont le Chef Raoni, depuis qu'elle a accepté la construction de ce groupe de barrages[9],[10] alors même qu'aucun projet de conservation de la forêt amazonienne ni des peuples y vivant n'est à l'ordre du jour.
Notes et références
- 6e économie mondiale: http://www.guardian.co.uk/business/2011/dec/26/brazil-overtakes-uk-economy
- Jean-Pierre Langellier, « Dilma Rousseff, l’héritière désignée de Lula au Brésil », dans Le Monde, 2 octobre 2010 [texte intégral]
- http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101004.FAP8938/dilma-rousseff-favorite-pour-le-deuxieme-tour-de-la-presidentielle-au-bresil.html
- (pt) Dilma promete honrar a confiança dos brasileiros, site internet du quotidien Público, le 31 octobre 2010
- « Brésil: Lula remet l'écharpe présidentielle à Dilma Rousseff », lepoint.fr, 1er janvier 2011.
- Paulo Paranagua, « Dilma Rousseff trébuche sur la corruption au Brésil », dans America Latina - Blog Le Monde, 9 juillet 2011 [texte intégral (page consultée le 18 août 2011)]
- AFP, « Le gouvernement de Dilma Rousseff éclaboussé par une nouvelle affaire de corruption », dans France24, 7 juillet 2011 [texte intégral (page consultée le 18 août 2011)]
- Brian Winter et Marine Pennetier, « Le gouvernement brésilien s'enfonce dans la crise », dans L'Express, 18 août 2011 [texte intégral (page consultée le 18 août 2011)]
- Gwendal Perrin, « Dilma Rousseff déçoit (déjà) les défenseurs de l’environnement », dans ZeGreenWeb.com, 3 février 2011 [texte intégral (page consultée le 18 août 2011)]
- (en) « Brazil court reverses Amazon Monte Belo dam suspension », dans BBC News Latin America & Caribbean, 3 mars 2011 [texte intégral (page consultée le 18 août 2011)]
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