Dreux

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Dreux
Image illustrative de l'article Dreux
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Arrondissement de Dreux (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de trois cantons : Canton de Dreux-Est, Canton de Dreux-Ouest et Canton de Dreux-Sud
Code commune 28134
Code postal 28100
Maire
Mandat en cours
Gérard Hamel
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération Dreux agglomération
Site web http://www.drouais.com/
Démographie
Population 30 690 hab. (2009)
Densité 1 265 hab./km2
Gentilé Drouais ou durocasses
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 14″ N 1° 21′ 59″ E / 48.7372222222, 1.366388888948° 44′ 14″ Nord
       1° 21′ 59″ Est
/ 48.7372222222, 1.3663888889
Altitudes mini. 75 m — maxi. 139 m
Superficie 24,27 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Dreux est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir et la région Centre. Avec un peu plus de 31 000 habitants, elle est la deuxième plus grande ville du département. La communauté d'agglomération de Dreux dépasse les 57 000 habitants. La ville se situe dans les franges franciliennes, à l'ouest de l'agglomération parisienne. Elle est par ailleurs la capitale du Drouais.

Sommaire

Géographie

Le cours de la Blaise à Dreux

Le site de Dreux correspond à une cuvette au confluent de la Blaise, de l'Avre et de l'Eure. Entre Normandie, Île-de-France et Beauce, elle s'est affirmée de tous temps comme un carrefour d'échanges et un lieu de passage entre régions d'économies complémentaires. Dreux est à 74 km de Paris.

De même, aujourd'hui, la situation de la ville correspond au carrefour entre un axe national Paris-Alençon et un axe de contournement de la région parisienne Rouen-Chartres-Orléans.

Dreux est ainsi desservie par la route nationale 12 (à caractéristiques autoroutières) qui correspond à l'ancienne route du Perche (Paris-Mortagne-Alençon) vers la Basse-Normandie et, dans le futur, par une rocade autoroutière Rouen-Chartres en cours d'achèvement (A154 et RN 154).

Dreux dispose d'une gare ferroviaire qui la relie à Paris Montparnasse en 50 minutes et à Granville.

Dreux dispose également d'un aérodrome, d'une base nautique (le lac d'Ecluzelles, étant la plus grande étendue d'eau d'Eure-et-Loir), d'un hippodrome, de salles de concerts, d'un conservatoire à rayonnement intercommunal, ainsi que d'un circuit automobile où se déroule des épreuves du championnat de France de rallycross, véritable référence pour les habitants d'Île-de-France.

La ville de Dreux de par sa situation géographique, est étroitement liée à la région parisienne, et en particulier au département limitrophe des Yvelines, distant de moins de 20 kilomètres.

Histoire

Antiquité

Article détaillé : Durocassium.

Moyen Âge et Époque moderne

Grand Rue de Dreux. Au fond la Chapelle Royale St-Louis

Ville frontière entre le domaine royal et le duché de Normandie, Dreux a longtemps commandé l'accès au royaume. Cela lui vaut d'être une ville royale, également, à de multiples reprises au fil de l'histoire, d'être disputée. Elle fut assiégée vers l'an 1000 par Richard II duc de Normandie[1]

La ville fut le chef-lieu d’un comté célèbre : elle fut érigée en commune vers 1108, par Louis le Gros[2], ou même, selon quelques-uns, dès 1092.

Plan Dreux.JPG

Elle est confirmée par Robert de Dreux en 1180, les bourgeois s’engageant alors à défendre la place contre les ennemis du roi[3]. Cette place forte soutint divers sièges remarquables. Elle fut assiégée en 1188 par Henri II d'Angleterre puis en 1412 par les Bourguignons pendant la guerre civile, en 1421 par Henri V d'Angleterre et enfin 2 fois par Henri IV, en 1590, sans succès puis en en 1594 ou il la démantela. Au cours des guerres de religion, en décembre 1562, Dreux fut le siège d’une bataille entre l’armée catholique et royale de Catherine de Médicis, régente et comtesse de Dreux, et les troupes protestantes du prince Louis de Condé et de l’amiral de Coligny. Les catholiques remportèrent la victoire, mais au prix de 8 000 morts laissés sur le champ de bataille.

En 1816, la duchesse d'Orléans, fille unique du duc de Penthièvre, et mère de Louis-Philippe Ier, fait ériger la chapelle Saint-Louis sur la colline qui domine la ville suite au saccage de la collégiale Saint-Étienne dont son père avait fait sa nécropole familiale.

Le 30 septembre 1870, le ballon-poste Céleste piloté par Gaston Tissandier s'envole de l'usine à gaz de Vaugirad [4] à Paris alors assiégé et termine sa course près de Dreux après avoir parcouru 81 kilomètres[5].

Période contemporaine

Dreux est l'héritière d'une longue tradition industrielle : papeterie et imprimerie (famille Firmin-Didot), draperie au XVIIIe siècle puis métallurgie (Grosdemouge, Facel, Potez). Les préoccupations sociales de la municipalité de l'époque de Maurice Viollette aboutissent à la création d'une des toutes premières sociétés d'Habitation à Bon Marché (HBM) en France. Le souci hygiéniste est ainsi à l'origine d'un habitat ouvrier (petits immeubles et surtout maisons collectives) qui entourent la vieille ville. Cette période industrielle, inspirée par la familiale, fait progressivement faillite à partir de 1945.

À partir des années 1960, à cause d'une nouvelle génération d'industries, délocalisées depuis la région parisienne (Radiotechnique, automobile, pharmacie), la localité utilise des travailleurs immigrés (Maghreb, Portugal, Afrique subsaharienne). Des cités au nord de la ville ancienne (Prudhomme) et au Sud (Chamards) poussent dans les anciens champs de blé. Au total, la population de la ville double de 1945 à 1975. La politique migratoire est alors perçue comme un facteur de progrès pour la ville et, surtout, pensée comme si la période de croissance des Trente Glorieuses devait se poursuivre indéfiniment.

Le maire socialiste de 1977 à 1983, Françoise Gaspard, écrivit un livre sur son expérience, Une petite ville en France. Elle assuma ensuite publiquement son homosexualité, devenant ainsi l'une des premières personnalités politiques françaises à le faire et presque la seule en tant que femme.

La percée temporaire du Front National

Dreux revient à l'attention nationale en 1983 lorsque le Front National y remporte sa première victoire électorale, et co-gère la ville avec la droite classique (RPR-UDF) suite aux élections municipales. La liste FN menée par Jean-Pierre Stirbois réalise un score sans précédent en dépassant 16 % des suffrages au 1er tour du scrutin. Entre les deux tours, la liste FN fusionne avec celle menée par Jean Hieaux (RPR) qui deviendra maire après la victoire de cette alliance. Jean Hieaux n'est pas isolé et est soutenu par une très grande majorité de la droite locale et des clubs de notables qui voient le FN comme une force d'appoint permettant de faire revenir à droite la ville de Dreux, emportée par la gauche en 1977. Jacques Chirac déclarera à l'occasion : « Ceux qui ont fait alliance avec les communistes sont définitivement disqualifiés pour donner des leçons en matière de droit de l'homme et de règles de démocratie. (…) Je n'aurais pas du tout été gêné de voter pour la liste RPR-FN au second tour. Cela n'a aucune espèce d'importance d'avoir quatre pèlerins du FN à Dreux comparé aux quatre ministres communistes au conseil des ministres »[6].

Cet objectif sera réussi, Jean Hieaux restera maire de la ville jusqu'en 1995. L'alliance avec le FN est vite consommée, dès les élections de 1989, le FN refait bande à part et sera de plus en plus marginalisé d'élection en élection. Cette perte de vitesse tient beaucoup au décès accidentel de Jean-Pierre Stirbois en 1988. C'est ensuite son épouse, Marie-France Stirbois qui incarnera le FN à Dreux, en étant élue députée en 1989 lors d'une partielle, puis conseiller général en 1992 (un seul mandat), puis député européen et conseiller régional avant de quitter définitivement la ville après les régionales de 1998 (échec de l'alliance droite/FN au Conseil régional du Centre), pour rejoindre Nice et la région PACA. Aux dernières élections municipales, remportées par l'UMP Gérard Hamel, le Front National ne réussira pas à constituer une liste de 39 noms.

Aujourd'hui, une priorité : changer l'image de la ville

En 1995, Gérard Hamel (RPR puis UMP) conserve la ville à droite en réalisant un aggiornamento rangeant de façon volontariste au rang des erreurs du passé l'éventualité d'une alliance droite/FN.

Centre culturel l'Odyssée

Très marquée par un fort chômage dû à une difficile reconversion de son industrie (automobile, électronique), et par la gestion délicate d'une forte immigration multipliant les communautés toutes confrontées à une précarité sociale très importante, Dreux tente de changer son image qui repose encore sur un triptyque « Cité-dortoir industrieuse, quartiers difficiles, berceau du FN ». Elle mise sur de nouvelles filières économiques (industrie pharmaceutique) et sur une politique culturelle ambitieuse (création d'un grand pôle culturel, d'un centre d'art contemporain : l'Odyssée[7]). Hamel est réélu en 2001.

L'éviction du FN du Conseil municipal de Dreux ne doit rien au hasard et tout à l'action des Harkis qui constituent 6 % de la population de la commune. Cas unique d'une implication politique réussie des Harkis, ceux-ci, emmenés par Abd-el-Kader Hamiche, se sont alliés avec Jean Hieaux pour les élections municipales de 1989, permettant à celui-ci de se refaire une virginité en se débarrassant du Front National. Le FN progressivement marginalisé, Marie-France Stirbois, désespérée de réussir à s'y faire réélire, lui a donné le coup de grâce en partant pour Nice.

Aux élections municipales de 2001, après la scission avec le MNR et le départ de Marie-France Stirbois, le Front national ne compte plus assez de militants pour constituer une liste.

Trois mosquées ont été construites depuis la fin de l'influence FN à Dreux[8] (dont une de la communauté du Tabligh[9]).

En 2008, Gérard Hamel est reconduit à la mairie de Dreux pour un troisième mandat consécutif.

Patrimoine

  • Le domaine de Comteville, et son château XIXe siècle.
  • La Chapelle de l'Hôtel-Dieu XVIe siècle.
  • L'hôtel particulier de Montulé XVIe siècle.
  • Le Pavillon Louis XIII.
  • L'ancien Arsenal des pompiers XXe siècle.
  • L'hôtel particulier de Salvat-Duhalde XVIIIe siècle.
  • Les anciennes imprimerie Lefèbvre et librairie Broult-Dividis XXe siècle.
  • La tourelle Hennequin de la Porte-Chartraine.
  • La maison-romane/Comtale rue Sénarmont XIIe siècle.
  • Le Tour des enfants trouvés XIXe siècle.
  • L'ancien hôtel particulier de la Banque de France XIXe siècle.
  • La salle Henri VI, Comte de Paris; au sein du domaine de la Chapelle Royale XIXe siècle.



À l'heure actuelle le site du Musée fait l'objet d'attentions particulières.

Héraldique

Blason ville fr Dreux (Eure-et-Loir).svg

Les armes de Dreux se blasonnent ainsi : « Échiqueté d’or et d’azur ».

Les armes de la ville ont pour origines celles de la maison de Braine. Robert Ier, quatrième fils du Roi Louis VI le Gros reçut le comté de Dreux en apanage en 1137 et épousa, en troisièmes noces, Agnès de Baudement en 1152. Robert Ier prit pour armes celles de la maison de Braine.

Robert Ier donna ses armes à ses habitants de Dreux en 1154, sans la bordure de gueules. À la place, les branches de chêne prirent place sur un fond d’argent et surmonté de la couronne de comte.

Au début du XXe siècle, l’ornement extérieur, qui était la couronne de comte placée en cimier, fut remplacée par la couronne murale en forme de murailles crénelées.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1959 Maurice Viollette UDSR  
1959 1965 Georges Rastel UDSR  
1965 1977 Jean Cauchon CD  
1977 1983 Françoise Gaspard PS  
mars 1983 juin 1983 Marcel Piquet PS  
1983 1995 Jean Hieaux RPR  
1995   Gérard Hamel RPR puis UMP  

Après l'annulation de l'élection municipale de mars 1983, l'élection partielle qui suit, le 11 septembre 1983, voit le retour à droite de la ville avec l'alliance inédite du RPR et du Front national. Le secrétaire général du FN, Jean-Pierre Stirbois, devient maire-adjoint chargé de la sécurité. L'alliance ne sera pas reconduite lors des élections suivantes. En 1995, face à un FN à 35,16 % au premier tour, le candidat socialiste se désiste au profit du RPR Gérard Hamel. En 2001, en l'absence de candidat frontiste, le maire sortant est réélu[11].

Démographie

Évolution démographique
(Source : Cassini[12] et INSEE[13])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 383 5 437 6 037 6 032 6 249 6 379 6 367 6 774 6 764
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 498 6 940 7 237 7 418 7 922 8 254 8 719 9 364 9 718
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 647 9 928 10 692 10 908 11 313 12 200 13 361 14 184 16 818
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008  
21 588 29 408 33 101 33 379 35 230 31 849 32 155 31 212[14]  

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Économie

Dreux est la capitale de Polepharma, « cluster » qui regroupe plusieurs entreprises de l'industrie pharmaceutique (notamment Leo Pharma, Ipsen, Norgine) au sein du premier bassin européen de production pharmaceutique.

La ville dispose d'une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie d'Eure-et-Loir.

Le parc commercial des Coralines, situé à proximité de la RN12 regroupe une galerie marchande d'une vingtaine de boutiques, un hypermarché et de nombreuses enseignes (équipement de la personne, sport et loisirs, équipement de la maison, restauration, automobile, jardinerie, services).

La zone d'influence économique de la ville de Dreux dépasse largement les frontières actuelles du Pays drouais, notamment vers les communes limitrophes du département de l'Eure, des Yvelines et le canton eurélien de Nogent-le-Roi.

La ville bénéficie d'une excellente desserte ferroviaire, (axe Dreux-Paris) et routière (axe RN12 voie express à caractéristique autoroutière sans péage, ainsi que l’axe RN154 en direction de l’A13 au nord et en direction de l’A11 vers le sud).

Principales entreprises implantées

  • Beaufour Ipsen Industrie
  • USG France
  • Norgine Pharma
  • Sodexo
  • Laboratoires Léo Pharma (Vernouillet)
  • Knauf Industries Plastics
  • Renault Établissement Chanoine
  • Cordon Electronics
  • Verlinde (Vernouillet)
  • Qol (Dreux-Vernouillet)
  • Synerlabe - Laboratoires Sophartex (Vernouillet)
  • Locarchives (Vernouillet)
  • Matelsom (Vernouillet)
  • Phone Marketing
  • SAS Lecluse Automobiles
  • Groupe Davis Dreux
  • Dammann Frères
  • Translocauto
  • Group Galloo
  • Ezy PLV (Saint-Gemme-Moronval)
  • Comasec
  • Chimie Circuit
  • Loiselet
  • Lehvoss France

Personnalités liées à la commune

Jumelages

La ville de Dreux est jumelée avec : [15]

Cadre de vie

carnavaliers lors des Flambarts
Carnaval des Flambarts
  • La forêt de Dreux : forêt domaniale s'étendant sur une superficie d'environ 3300 hectares.
  • L'été sous les Charmes : Du 17 juillet au 22 août, en centre-ville, concerts gratuits tous les vendredis et samedis soirs à 21 h.
  • La Fête des Vendanges et des Associations : En septembre, stands d'informations, dégustations, buvettes, artisanat, spectacles et démonstrations.
  • Foire de la Saint Denis : Grande braderie annuelle.

Braderie : dimanche et lundi. Fête foraine : samedi, dimanche, lundi. Vide-grenier : dimanche. Marché gastronomique et artisanal : samedi, dimanche, lundi. Tout au long de ces trois jours, la ville organise des animations culturelles selon une thématique choisie chaque année.

  • Le Carnaval des Flambarts : Grande fête populaire, le Carnaval des Flambarts a lieu chaque année à la mi-décembre. Carnaval, mais aussi marché de Noël, charivari, illuminations, régate et spectacle pyrotechnique marquent l’événement.

Voir aussi

Articles connexes

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Liens externes

Notes et références

  1. Dreux, ses antiquités, chapelle Saint-Louis par Eustache de Rotrou
  2. André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe ‑ XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. ISBN 2-9519441-0-1, p 20
  3. André Chédeville, Le mouvement communal en France…, p 21
  4. Usine à gaz de Vaugirard
  5. Ballon N° 5 : « Le Céleste »
  6. Voir l'article Alliances électorales du Front national#De 1977 à 1998
  7. l'Odyssée
  8. « Revenu du Front », Libération, 22 juin 2007
  9. (fr) 'Jamaat al Tabligh, sortie annuelle à Dreux' sur SaphirNews.com, 18 juillet 2003
  10. L'Ami de la religion, p.343, nommé maire par l'ordonnance du 15, après la révolution de 1830 et Mémoires - Société d'émulation des Côtes-du-Nord - Page 47, 1975
  11. « 1983 - 2007 : de la percée au déclin », Libération, 22 juin 2007
  12. http://cassini.ehess.fr/ Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
  13. INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  14. Recensement de 2007 des communes de l'Eure-et-Loir
  15. Les villes jumelées
  16. Villes et villages fleuris - Eure-et-Loir
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