Le Mag de NR J12 : Ayem Nour, les raisons de son absence
Depuis plusieurs jours, la chroniqueuse Ayem Nour a déserté Le Mag de NRJ12, qu'elle coanimait avec Matthieu Delormeau. De quoi laisser planer un doute sur les raisons de son éviction. Rapidement, les détracteurs de la jolie brune ont pensé que la chaîne l'avait renvoyée, notamment pour...
Esclavage
L'esclavage est la condition d'un individu privé de sa liberté, qui devient la propriété, exploitable et négociable comme un bien matériel, d'une autre personne.
Défini comme un « outil animé » par Aristote (Éthique à Nicomaque, VI, chap. VIII-XIII), l’esclave se distingue du serf, du captif ou du forçat (conditions voisines dans l'exploitation) et de la bête de somme, par un statut juridique propre, déterminé par les règles (coutumes, lois…) en vigueur dans le pays et l’époque considérés. Ces règles fixent notamment les conditions par lesquelles on devient esclave ou on cesse de l'être, quelles limitations s'imposent au maître, quelles marge de liberté et protection légale l'esclave conserve, quelle humanité (quelle âme, sur le plan religieux) on lui reconnaît, etc. L'affranchissement d'un esclave (par son maître ou par l'autorité du prince) fait de lui un affranchi, qui a un statut proche de celui de l'individu ordinaire.
Les traites négrières transatlantiques et orientales sont les plus emblématiques des pratiques esclavagistes, du fait de leur durée (plusieurs siècles), leur ampleur (plusieurs dizaines de millions d'esclaves), et leur impact historique (notamment aux États-Unis et sur l'Afrique).
Ponctuellement condamné depuis l'antiquité (par des autorités morales et parfois politiques), et plus récemment interdit par les différentes déclarations des droits de l'homme, l'esclavage a mis longtemps avant d'être aboli. L'esclavage est aujourd'hui officiellement banni (via par exemple le Pacte international relatif aux droits civils et politiques). Néanmoins, il ne suffit pas d'interdire une pratique pour la voir totalement disparaître, l'esclavage existe donc encore de nos jours dans certains pays.
Sommaire |
Définitions
Étymologies
Le terme moderne « esclavage » vient du latin médiéval sclavus déformation du mot latin slavus (le slave)[1]. Le mot « esclave » serait apparu au Haut Moyen Âge à Venise[2], où la plupart des esclaves étaient des Slaves des Balkans, « une région qui s'appelait autrefois « Esclavonie », puis Slavonie, et qui est récemment devenue indépendante, sous le nom de « Croatie » ». La même racine se retrouve dans le mot arabe saqaliba[réf. nécessaire].
Rome pratiquant l'esclavage, comme d'autres peuples antiques, le latin disposait évidemment d'un terme pour désigner l'esclave : servus, qui a conduit aux termes « servile » et « servilité », relatifs à l'esclave et à sa condition. Ce mot a aussi donné naissance aux termes « serf » du Moyen Âge et aux modernes « service » et « serviteur ».
Définitions juridiques
Plusieurs textes internationaux ont tenté de définir la notion d'esclavage.
- La convention relative à l'esclavage (1926) de la Société des Nations dispose en son article premier que « L'esclavage est l'état ou condition d'un individu sur lequel s'exercent les attributs du droit de propriété ou certains d'entre eux ». L'article définit également la traite des esclaves comme « tout acte de capture, d'acquisition ou de cession d'un individu en vue de la réduire en esclavage; tout acte d'acquisition d'un esclave en vue de le vendre ou de l'échanger; tout acte de cession par vente ou échange d'un esclave acquis en vue d'être vendu ou échangé, ainsi que, en général, tout acte de commerce ou de transport d'esclaves[3]. »
- L'Organisation internationale du travail a adopté en 1930 une définition du travail forcé que l'on peut rapprocher de celle de l'esclavage : « le terme travail forcé ou obligatoire désignera tout travail ou service exigé d'un individu sous la menace d'une peine quelconque et pour lequel le dit individu ne s'est pas offert de plein gré[4]. »
- La convention relative à l'abolition de l'esclavage (1956) des Nations unies renvoie à la définition de la convention de 1926, en ajoutant en son article premier plusieurs « Institutions et pratiques analogues à l'esclavage » : servitude pour dettes, servage, mariage forcé, etc.[5]
- L'OIT assimile le travail des enfants au travail forcé.
Histoire
La réduction en esclavage
Guerre et razzias
Il est fréquent au cours de l'Histoire que la réduction en esclavage soit le sort réservé aux prisonniers de guerre. Cette dernière est ainsi souvent un facteur de recrudescence de la pratique esclavagiste. En atteste l'afflux d'esclaves à Rome à la suite de ses différentes campagnes militaires victorieuses (guerres puniques, guerre des Cimbres, guerre des Gaules[6]) ou le maintien de l'esclavage dans la péninsule ibérique à la suite des luttes que se livrent Arabes et chrétiens du VIIIe au XVe siècle. Dans la période contemporaine, le conflit du Darfour est un exemple des liens que peuvent entretenir esclavage et conflits guerriers.
Les razzias, pratiquées par les pirates ou au nom d'une entité politique, sont un autre moyen d'approvisionnement en marchandise humaine. Dans l'Antiquité romaine, la piraterie méditerranéenne alimente un commerce florissant qui possède ses intermédiaires spécialisés et ses places de commerce comme l'île de Délos. La piraterie des barbaresques (algériens notamment) et ses nombreuses razzias sur les cotes européennes de Méditerranée restera pour sa part active jusqu'au XIXe siècle.
Lors des différentes traites qu'a connues l'histoire de l'humanité, la capture des esclaves est fréquemment assurée par des groupes n'utilisant pas eux-mêmes les esclaves ou seulement en proportion limitée. Si les lançados portugais, actifs sur le sol africain, ont approvisionné les navires négriers, leur participation à l'alimentation du commerce triangulaire fut par exemple minoritaire. La grande majorité de l'approvisionnement des places de commerce était le fait d'États côtiers, de chefs locaux ou de marchands eux-mêmes africains, dont l'activité s'est progressivement centrée sur le trafic d'esclaves. De la même manière, durant l'Antiquité grecque, les marchands d'esclaves achetaient les captifs à des intermédiaires, souvent non grecs, dont les modalités d'approvisionnement nous restent largement inconnues[7]. La capture des esclaves était donc dans une large mesure « externalisée » par les sociétés en mesure d'établir un système durable d'échange marchand d'humains avec les sociétés qui les fournissaient en main-d'œuvre servile.
La décision judiciaire
Le code d'Hammourabi mentionne pour la Mésopotamie des sanctions juridiques conduisant à l'esclavage comme, par exemple, la répudiation de ses parents par un enfant adopté[8]. Sous la République romaine, certaines infractions entraînent la déchéance des droits civiques (capitis deminutio maxima) : les déserteurs et les citoyens qui se sont dérobés au cens peuvent ainsi être vendus comme esclave par un magistrat, en dehors de Rome toutefois[9]. Sous l'Empire romain, la condamnation aux mines (ad metalla) est l'une des peines les plus redoutées. Aux États-Unis, les Noirs libres peuvent être condamnés à l'esclavage pour un ensemble d'infractions juridiques assez larges : l'accueil d'un esclave fugitif, le fait de rester sur le territoire de certains États, telle la Virginie, un an après son émancipation.
Les abandons d'enfants
L'esclavage touche historiquement les populations les plus fragiles et en premier lieu les enfants. Le sort de l'enfant abandonné le conduisait ainsi souvent à l'esclavage en Mésopotamie et plus tard en Grèce et à Rome[10]. Dans ces deux dernières civilisations antiques, le droit d'exposition autorise l'abandon d'un enfant, le plus souvent devant un bâtiment public, un temple par exemple. L'enfant recueilli est soumis à l'arbitraire de son « bienfaiteur » et échappe rarement à l'esclavage.
Quand il n'est pas abandonné, l'enfant peut aussi être vendu. Des contrats de vente d’enfants, datant de la troisième dynastie d'Ur, indiquent que la pratique semble être répandue au sein des civilisations mésopotaniennes[8].
La servitude pour dettes
La servitude pour dette résulte d'une procédure, parfois encadrée juridiquement, qui consistait à s'acquitter d'une créance par l'abandon de la propriété de soi à son créancier. Fréquente parmi les paysans pauvres athéniens, au point d'être interdite par Solon au VIe siècle av. J.-C., elle constitue l'une des formes d'esclavage persistante dans la période contemporaine.
La condition héréditaire
La transmission héréditaire du statut d'esclave est historiquement récurrente. Les modalités et le degré de formalisation des règles de transmission sont cependant variables. Durant la période romaine classique, ce statut s'hérite par la mère, sans qu'aucune attention ne soit portée à la condition du père[11]. On nomme verna un esclave de naissance.
À compter d'Omar, dans la seconde moitié du VIIe siècle, la législation islamique stipule que l'enfant d'une esclave est libre si le propriétaire est le père de l'enfant. La « mère d'enfant » – le titre est officiel – est libérée à la mort de son maître[12]. La législation islamique se situe sur ce point dans la continuité des législations mésopotamiennes qui nous sont parvenues : un père libre et veuf qui épouse une esclave peut même faire de l'enfant qui naîtrait de cette union son héritier s'il l'a expressément adopté. La descendance d'une mère libre et d'un esclave est automatiquement libre[13].
Aux États-Unis, si la législation est mouvante dans le temps et, surtout, différenciée selon les États, la transmission de la condition d'esclave par la mère est très largement dominante. Les premiers textes en attestant sont le statut du Maryland de 1664 et le code virginien de 1705[14]. La loi a parfois répondu aux rares cas d'union entre femmes libres et esclaves en imposant aux enfants de servir le maître de leur père, à vie ou pour une durée déterminée[15].
Fonctions
Les fonctions de l'esclavage ont fortement varié selon les sociétés et les périodes historiques. En premier lieu, on opère traditionnellement une distinction sur la base de l'importance tenue par les esclaves dans l'économie générale des rapports de production et des relations symboliques. On désigne ainsi une société dont les esclaves occupent une fonction indispensable à son fonctionnement global sous les termes de « société esclavagiste » (slave society), pour la distinguer des « sociétés à esclaves » (society with slaves), qui emploient des esclaves sans en faire un maillon indispensable de leur système économique et social. L'historiographie considère généralement les sociétés antiques grecques[16] et romaines, le système économique et social des Antilles[17], du Brésil et des Antilles durant la période coloniale (du XVIIe siècle au XIXe siècle) et du Sud des États-Unis avant la guerre de Sécession comme des exemples de sociétés esclavagistes. À l'inverse, le Moyen Âge occidental ou le monde arabe, qui connaissent l'esclavage, sont considérées comme des sociétés à esclave et non comme des sociétés esclavagistes[18].
Les esclaves ont rempli au cours de l'histoire une large palette de métiers et de fonctions sociales. Dans les sociétés antiques, les esclaves sont ainsi présents dans l'ensemble des secteurs de l'économie, sans qu'aucun métier ne leur soit réservé en propre. Ils peuvent exercer le métier de pédagogue ou de médecin, sont très présents dans les secteurs qui nécessitent la manipulation de l'argent, la banque en particulier[19], mais aussi dans l'artisanat (ateliers de céramique). Le cas fait cependant figure d'exception : il est fréquent au cours de l'histoire que des esclaves aient été exclus de certaines professions, et confinés dans les travaux considérés comme les plus dégradants.
On peut distinguer, au cours de l'Histoire, un certain nombre d'usages récurrents de l'esclavage. Dans le secteur primaire, l'utilisation dans les mines et les carrières et comme main d'œuvre agricole, notamment dans l'économie de plantation, est commune à une grande partie des sociétés esclavagistes. L'esclavage domestique ainsi que l’esclavage sexuel sont, peut-être plus encore que l'utilisation strictement économique des esclaves, largement représentés tout au long de l'histoire humaine. Enfin, l'utilisation par l'État est fréquente pour l'accomplissement de tâches de travaux publics et de voirie. L'emploi d'esclaves à des fins militaires ou de police publique, plus rare, est une des caractéristiques saillantes de la civilisation musulmane.
Mines et carrières
Dans l'Antiquité, les esclaves sont indispensables au fonctionnement des carrières qui fournissent les matériaux des grands ensembles architecturaux des grandes cités romaines ou grecques. À Athènes, les esclaves sont les principaux extracteurs des mines d'argent du Laurion, nécessaires à la stabilité monétaire de la cité grecque[20]. Lauffer estime même que près de 30 000 esclaves ont pu travailler dans ces seules mines et leurs moulins de traitement[21]. Sous l'Empire, à Rome, la condamnation aux mines (ad metalla) fait partie des sanctions juridiques les plus redoutées. Au Moyen Âge, les esclaves sont utilisés, à Gênes par exemple, dans l'exploitation des salines[22]. Dans les colonies espagnoles d'Amérique, les esclaves noirs mais surtout indiens sont massivement utilisés dans les mines d'or, d'argent et de cuivre. Les Portugais importeront de leur côté des esclaves noirs pour l'exploitation des riches gisements aurifères brésiliens du Minas Gerais, découverts à la fin du XVIIe siècle.
L'esclavage agricole
Souvent lié à de grands domaines, l'esclavage agricole se développa massivement dans l'Antiquité. À Athènes, il dominait dans les exploitations dont les besoins en main-d'œuvre dépassaient les seules forces d'une famille[23]. À Sparte, les hilotes, dont le statut était proche de celui d'esclave, fournissaient l'essentiel de l'approvisionnement de la cité. À la fin de la République, les grandes oliveraies et les grands vignobles de l'Italie centrale utilisaient quasi exclusivement des esclaves[24] ; l’ergastule était une des modalités de gestion de la population d'esclaves considérée comme la plus dangereuse. C'est de ces régions à forte concentration en esclaves, notamment le Sud de la péninsule et la Sicile, dans des zones pratiquant un élevage extensif, que partirent les grandes révoltes serviles auxquelles fut confrontée la République.
Malgré le développement du servage en Occident à partir du VIIIe siècle, l'esclavage resta présent dans le monde rural, notamment au sein des domaines agricoles des monastères[25]. Dans le monde arabe, l'emploi à grande échelle des esclaves sur les domaines agricoles est quasiment absent, à deux exceptions près : en Mésopotamie au IXe siècle et à Zanzibar au XIXe siècle à la suite de l'explosion de la demande en clou de girofle[26]. En Mésopotamie, les esclaves sont notamment utilisés pour la culture de la canne à sucre, fortement consommatrice de main-d'œuvre. Après les croisades, l'Europe reprit ce mode d'organisation du travail dans les régions où elle tenta d'importer cette culture, notamment dans la péninsule ibérique et dans les îles méditerranéennes. L'exportation de cette économie de plantation par les Portugais dans les îles Atlantiques (îles Canaries, Sao Tomé), puis par les Espagnols sur le continent américain, s'inscrit dans la continuité de ce déplacement vers l'ouest ; ce système devient caractéristique de la colonisation américaine, qui se tourne presque immédiatement vers l’esclavage pour l'exploitation du sol. La canne à sucre fut ainsi à l'origine de la traite négrière qui se mit en place au XVIe siècle. Puis, le développement des cultures du tabac et du coton soutiendra, dans le sud des États-Unis, le niveau de la demande en main-d'œuvre servile.
L'esclavage domestique
S'il n'a pas une fonction directement économique, l'esclavage domestique permet aux propriétaires de dégager un temps libre (l'otium) indispensable aux activités sociales, politiques et artistiques. Il est très répandu à Rome et à Athènes, où même les citoyens pauvres possèdent souvent un esclave domestique. Ainsi, selon Finley, à Athènes, tout homme, financièrement en mesure d’avoir des esclaves, en possède au moins un. Il s'agit le plus souvent d'un homme à tout faire, qui le suit dans tous ses déplacements et, en fonction de ses ressources, d’une femme, astreinte aux tâches ménagères[27].
Quasiment absent du monde agricole, l'esclave est au contraire omniprésent dans la sphère domestique arabe. La division sexuelle du travail est, comme dans l'Antiquité gréco-romaine, nettement marquée : là où les hommes servaient de jardiniers, gardiens et homme à tout faire, les femmes occupaient les fonctions de nourrices, femme de chambre, couturières ou cuisinières[28]. La grande majorité des « petits Blancs », les paysans pauvres des Antilles françaises, possédaient eux aussi un esclave destiné aux tâches domestiques. Dans les couches les plus aisées de la société, l'esclavage domestique revêt souvent une fonction ostentatoire. On évalue qu’à l'apogée de l'empire assyrien, une famille aisée de Babylone possède en moyenne de trois à cinq esclaves[29]. Au Xe siècle, un calife de Bagdad, sous la dynastie Abbasside, ne possède pas moins de 10 000 esclaves[30].
L'esclavage sexuel
L'exploitation du corps des femmes pour des fonctions reproductives ou de plaisir constitue un motif récurrent de réduction en esclavage. Les récits mythologiques antiques sont un indice du caractère commun que revêtait cet esclavage sexuel. Le cycle troyen mentionne à plusieurs reprises cette forme d'esclavage ; c'est notamment le sort réservé par les Achéens aux femmes troyennes après la prise de la cité d'Asie Mineure. L'esclavage sexuel est de fait largement répandu dans l'Antiquité, par le biais de la prostitution[31] mais aussi à travers les relations entretenues entre maîtres et esclaves des deux sexes ; les témoignages semblent indiquer que ces dernières n'étaient pas rares à Rome[32].
Dans le monde arabe, l'exploitation sexuelle constitue pour Gordon Murray « la raison la plus courante d'acquérir des esclaves »[33]. Le statut de concubine est ainsi réservé aux seules esclaves[34] ; en cas d’enfantement, ces dernières étaient protégées de la vente et pouvaient se voir accorder un affranchissement[35]. Dans les maisons les plus aisées, la surveillance des femmes dans les harems est confiée à un ou plusieurs eunuques, qui constituent une autre incarnation du pouvoir accordé au maître sur les fonctions de reproduction de ses esclaves. La dynastie Safavides ou les sultans de Constantinople entretinrent des harems de grande dimension dont le fonctionnement influa de matière notable sur la vie politique[36]. Plus généralement, harems et concubinage constituaient deux éléments fondamentaux de la société patriarcale.
Si aucun statut équivalent à celui de concubine n'existait dans la chrétienté, l'exploitation sexuelle des esclaves des colonies américaines était fréquente comme en atteste le nombre élevé des métissages qui obligea souvent les autorités à se pencher sur le statut des enfants nés de ce type d'union.
Les esclaves publics
Ils sont la propriété de l'État et assurent les tâches d'intérêt général. Les esclaves sont donc employés comme ouvriers (pour les travaux de voirie), secrétaires ou comptables dans les administrations essentielles au bon fonctionnement des différents services publics ou encore la surveillance des égouts et des bâtiments publics. Les premières apparitions de services de pompiers remontent aux temps égyptiens mais Rome a réutilisé ce principe avec des esclaves. Les pompiers romains (Vigiles urbani) étaient très souvent appelés au feu dans les incendies criminels ou accidentels (notamment dans les immeubles Romains, dénommés insula).
Valeur économique
Le commerce
Les réseaux commerciaux ont évolué en fonction de la demande en esclaves qui s'est longtemps confondue avec les grands centres économiques et politiques. Dans l'Antiquité, les réseaux commerciaux sont tournés vers la Grèce, Carthage puis l'Empire romain. Si un trafic est attesté dès la période archaïque, c'est l'augmentation de la demande au VIe siècle av. J.-C. qui entraîne semble-t-il le développement d'un circuit commercial de grande ampleur[37].
Des marchés, alimentés par des trafiquants spécialisés, fournissaient une main-d'œuvre barbare directement dans les places grecques (Corinthe, Chypre, Délos, Athènes…). À Rome, un marché se tenait au cœur de la ville, sur le Forum, près du Temple des Dioscures[38].
Au cours du Moyen Âge, la traite s'oriente vers l'Afrique du Nord, la Mésopotamie et l'Europe méditerranéenne (Italie, Catalogne, Crète, Chypre, Majorque…). Les principales routes commerciales trouvent leurs sources en Afrique subsaharienne et les régions européennes non christianisées (traite des slaves païens et chrétiens depuis les Balkans,).
Après l'exploration des côtes africaines au XVe siècle, le Portugal entame une traite tournée vers les îles atlantiques et la péninsule ibérique. À l'époque moderne, ce commerce européen des esclaves évolue vers une forme transatlantique connue sous le nom de commerce triangulaire, qui perdure du XVIe au XIXe siècle[39]. Les estimations du nombre de déportés varient, selon les auteurs, de 11 millions (pour Olivier Pétré-Grenouilleau[40]) à 50 millions (pour Victor Bissengué[41]).
Le commerce arabe des esclaves est resté actif de l'Antiquité à l'époque moderne. Ses zones d'approvisionnement traditionnelles sont l'Afrique noire (traite subsaharienne), les régions de la mer Noire ou la côte orientale de l'Afrique (Zanzibar). Les ramifications de ce trafic semblent rayonner, bien que sans doute dans des proportions réduites, jusqu'en Extrême-Orient : on retrouve ainsi au XIIIe siècle des traces d'esclaves noirs sur la route de la soie[42].
Cependant la traite arabe ne se limite pas à la traite des Noirs, tout au long du Moyen Âge, de l’époque moderne et jusqu'au XIXe siècle, la région d'Alger en particulier fournit les marchés nord africains et proches orientaux (turcs notamment), en esclaves provenant d'Europe méditerranéenne mais parfois aussi de contrées aussi lointaines que l'Islande. Ainsi durant le Régence d'Alger (époque précédant la conquête de l'Algérie par la France), les prisonniers chrétiens sont vendus comme esclaves au marché d'Alger.
Pour ce qui est de la traite organisée par des Africains eux-mêmes, dite « traite intra-africaine », les traces écrites quasi inexistantes jusqu'au XIXe siècle rendent difficile une évaluation quantitative crédible.
Les formes actuelles de l'esclavage répondent aux mêmes caractéristiques, notamment les réseaux de proxénétisme, tournés vers les lieux de consommation.
L'économie classique et la critique de l'esclavage
La question de la rentabilité de l’esclavage émerge au XVIIIe siècle avec la pensée économique préclassique et classique. Arguant de la supériorité du travail libre, les physiocrates et Adam Smith ont à cette époque contesté la valeur économique de l'esclavage. On trouve aussi trace de cette argumentation chez certains penseurs des Lumières et, plus tard, au sein des anti-esclavagistes. Le physiocrate Dupont de Nemours résume l’ensemble des arguments avancés à l’appui de cette thèse quand il déclare que « l'arithmétique politique commence à prouver […] que des ouvriers libres ne coûteraient pas plus, seraient plus heureux, n'exposeraient point aux mêmes dangers et feraient le double de l’ouvrage »[43]. Suivant ce point de vue, la productivité est induite par l'intérêt du travailleur libre pour son travail, et par l'absence de coût d'achat et de surveillance. Pour reprendre le raisonnement de Smith, le salaire remplace avantageusement les frais d'entretien et d'achat qui incombent aux propriétaires[44].
Un des arguments les plus couramment avancés pointe ainsi le coût de surveillance et d'entretien des esclaves : les abolitionnistes, tels Victor Schoelcher, font état de l'insécurité qui règne dans les colonies esclavagistes et de la charge financière qui en résulte pour les états métropolitains sous forme d'envoi et d'entretien de troupes nombreuses, ainsi que d'indemnités à verser aux propriétaires dont les biens sont détruits à l'occasion de révoltes d'esclaves.
S'ajoutent aussi des arguments que l'on qualifierait aujourd'hui de macroéconomiques. Pour les physiocrates français, le développement d'un marché intérieur est indissociable du développement du travail salarié. C'est ce qui pousse les plus audacieux d’entre eux à réclamer la suppression des avantages des planteurs coloniaux qui pénalisent les cultivateurs métropolitains de betterave sur le marché du sucre.
Enfin, l'esclavage a été dénoncé comme un frein à l'innovation technique, le dynamisme industrieux des États du Nord des États-Unis étant pointé face à l’apparente stagnation de l'industrie des États du sud.
Pour une grande part, l'affirmation de la supériorité économique du travail libre sur l'esclavage est restée sans fondement empirique. Adam Smith s'appuie pour la justifier sur « l'expérience de tous les temps et de tous les pays »[45], sans toutefois qu'aucune comparaison autre que spéculative ne vienne étayer son raisonnement.
Approches contemporaines de la rentabilité de l'esclavage
Dans les années 1860, le développement de la cliométrie a relancé aux États-Unis le débat sur la rentabilité de l'esclavage. L'irrationalité du système esclavagiste, à bout de souffle face au développement du capitalisme du nord du pays, était alors communément admise. Outre le faible développement industriel du Sud, l'un des indices de cette crise constituait pour les défenseurs de cette thèse l'augmentation du prix des esclaves, interprétée comme une hausse du prix du travail.
L'approche cliométrique a renouvelé, non sans polémiques, les conclusions traditionnellement retenues à ce sujet. La question de la rentabilité de l'esclavage aux États-Unis ne fait aujourd'hui aucun doute, et seul son taux est encore discuté. Le taux de profit des planteurs serait, pour Meyer de 5 à 8 %, avec des pics de 10 à 13 % en Caroline du Sud ou en Alabama[46]. Robert Fogel et Stanley Engerman l'estiment pour leur part à « 10 % du prix de marché des esclaves », soit un niveau comparable à celui des investissements des industriels du nord des États-Unis[47]. Les études américaines insistent notamment sur le fait que l'esclave est non seulement une force de travail mais aussi un investissement : pour Conrad et Meyer, l'augmentation du prix des esclaves était au contraire un indice de la croissance du marché. Fogel a par ailleurs souligné que le Sud avait développé une industrie « domaniale », dynamique bien que dépendante des productions agricoles, à travers la transformation des matières premières (sucreries, égreneuses de coton, trieuses de riz, scierie, etc.)[48].
S'agissant des plantations françaises des Antilles à l’apogée du prix du sucre, Paul Butel estime que le taux de profit des planteurs oscille entre 15 et 20 %[49].
La sortie de l'esclavage
La révolte
À Rome, les esclaves se sont révoltés plusieurs fois, notamment ceux qui ont suivi Spartacus, un ancien gladiateur qui fut tué avec ses compagnons lors de la troisième Guerre servile (entre 73 et 71 av. J.-C.). Seul les esclaves malades, ou infirmes furent libérés ou abandonnés par leur maîtres,
Le marronnage
Le marronnage était le nom donné à la fuite d'un esclave hors de la propriété de son maître en Amérique, aux Antilles ou dans les Mascareignes à l'époque coloniale. Le fuyard lui-même était appelé « Marron » ou « Nègre Marron », « Negmarron » voire « Cimarron » (d'après le terme espagnol d'origine).
L'affranchissement
L’affranchissement peut se dérouler de 4 façons différentes :
- La première est par testament du maître (= testamento), c’est le cas le plus fréquent ;
- La seconde est le cens, dénombrement de la population tous les 5 ans. Le maître inscrit l’esclave sur la liste, ce qui en fait un affranchi;
- La troisième est par décision judiciaire : le maître ou un magistrat touche l’esclave de sa baguette (= vindicta) et prononce les mots suivants : « je dis que cet homme est libre. »
- Enfin, la dernière possibilité est le rachat de sa liberté avec un pécule (= peculium, i n.).
Malgré cet affranchissement, l'esclave n'a pas tous les droits d'un citoyen romain, seul son fils en bénéficiera.
Les abolitions
En droit positif, la prohibition de l'esclavage est contenue dans les articles 4 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Déclaration universelle des droits de l'homme, l'article 8 du Pacte des droits civils et politiques de l'ONU, dans la convention de Genève de 1926, de New York de 1956, de l'OIT de 1930 et 1936.
Au Chili
L'esclavage est aboli au Chili dès 1683.
En France
Par un édit en date du 4 février 1776, le roi Louis XVI a interdit de posséder des esclaves sur le territoire français. l’Assemblée Nationale de 1790 avait réaffirmé par deux fois (décret du 8 mars et du 12 octobre 1790) la légalité de l’esclavage, revenant ainsi sur la réforme royale de 1776, et ce n’est que pour éteindre la révolte des esclaves des colonies (Saint Domingue notamment) qu’elle accepta d’abolir l’esclavage en 1794. Cette mesure sera abrogée par Napoléon Bonaparte le 20 mai 1802 sous l'influence, notamment, du traité d'Amiens. De retour de l'île d’Elbe en 1815, Napoléon décrète l'abolition de la traite des esclaves, qui aligne la France sur la décision que vient de prendre le congrès de Vienne. Sa résolution est confirmée par le traité de Paris le 20 novembre 1815. L'esclavage est aboli en 1833 en Angleterre et 1847 dans l'Empire ottoman ainsi que dans la colonie suédoise de Saint-Barthélemy. La France attendra 1848, année qui voit Victor Schoelcher faire adopter, définitivement, le décret d'abolition pour ce qui concerne les Colonies. Le 5 mars, 250 000 esclaves des Colonies françaises devaient être émancipés[50].
Aux États-Unis
En 1865, les États-Unis promulguent le 13e amendement interdisant l'esclavage. La question de l'esclavage conduisit Abraham Lincoln à promettre son abolition s'il était élu. Son élection conduisit donc les États du Sud à demander la sécession. Celle-ci leur fut refusée (elle aurait en effet privé les caisses fédérales de l'essentiel de ses impôts), conduisant à la guerre civile. La guerre de Sécession qui en suivit sera la plus meurtrière de toute l'histoire de ce pays. Il est à noter que le Texas avait déjà fait sécession d'avec le Mexique quand celui-ci avait aboli un peu plus tôt l'esclavage lui aussi.
Au Bhoutan
Au Bhoutan, l'esclavage est aboli en même temps que le servage par le roi Jigme Dorji Wangchuck en 1956[51],[52].
Au Népal
Au Népal, chez les Nyinba, des populations tibétophones, les esclaves furent émancipés par décret gouvernemental en 1926[53].
En Arabie séoudite et en Mauritanie
Bien que l’affranchissement d’esclaves soit une œuvre charitable selon l’islam, les pays musulmans hésitent encore plus que les Européens à abolir l’esclavage : Albert Londres, dans Pêcheurs de perles, signale du trafic régulier d'esclaves en Arabie en 1925. Les derniers pays du monde à ratifier l’abolition de l’esclavage sont l’Arabie séoudite en 1962 et la Mauritanie en 1981. Dans ce dernier pays, l'esclavage persiste, concernant entre 10 et 20 % de la population[54],[55].
Persistances
L'esclavage n'a cependant pas disparu avec les abolitions des traites et des esclavages dans le monde occidental. En 1931, le journaliste George Schuyler publiait Slaves Today : A Story of Liberia[56]. Aujourd'hui encore, l'esclavage persiste dans certaines régions du monde, comme la péninsule arabique, le sous-continent indien, le Niger, le Mali ou la Mauritanie. L'Organisation internationale du travail (OIT) estime à 25 millions le nombre de personnes vivant actuellement dans des conditions assimilables à de l'esclavage, d'où le terme d’« esclavage moderne ». Selon l'ONU, chaque année, deux millions de personnes sont réduites en esclavage.
En Mauritanie, en dépit de son interdiction officielle en 1981, l'esclavage est une pratique qui persiste. Le 8 août 2007, le Parlement du pays a adopté une loi criminalisant l'esclavage, puni de dix ans d'emprisonnement[57].
Par glissement sémantique, certaines situations sont assimilées à de l'esclavage moderne :
- le proxénétisme[58] ;
- le travail forcé, rendu possible dans les pays occidentaux par le travail clandestin ;
- le travail des enfants.
En 2000, l'UNICEF estimait que 200 000 enfants étaient retenus en esclavage en Afrique centrale et occidentale. D'après l'Organisation internationale des migrations (OIM) quelque 200 000 femmes et enfants sont victimes de l'esclavage.
La pratique des enfants soldats peut également être assimilée à une forme d'esclavage, d'autant qu'à l'emprise psychologique mise en œuvre sur des enfants, s'ajoute la dépendance physiologique obtenue par l'usage de drogues fortes[59].
Mémoires de l'esclavage
Des jours de commémoration de l'abolition existent dans toutes les îles des Antilles sauf dans l'île de Saint-Barthélemy[60]. 2006 marque l'année de la reconnaissance de la responsabilité historique de l'État français à propos de l'esclavage, dont les victimes seront dorénavant commémorées tous les 10 mai. Ce jour est également l'anniversaire de l'adoption de la loi Taubira, étape de la démarche mémorielle touchant à l'esclavage, qu'elle qualifie en particulier de « crime contre l'humanité ».
La place réservée dans la mémoire collective à certaines personnalités est également notable, ainsi les « nègres marrons » et la Mulâtresse Solitude (vers 1772-1802), figure historique de la résistance des esclaves noirs en Guadeloupe et héroïne d'un roman du même nom d'André Schwarz-Bart, paru en 1972.
Littérature
- Aphra Behn, auteur d’Oroonoko en 1688
- Olaudah Equiano, esclave affranchi du XVIIIe siècle, auteur de mémoires au succès mondial
- Harriet Beecher Stowe, notamment grâce au grand classique La Case de l'oncle Tom et sa suite Dred, histoire du grand marais maudit
- William Wells Brown et son roman Clotel
- Kyle Onstott avec son roman Mandingo (roman)
- William Styron, auteur des Confessions de Nat Turner, Prix Pulitzer de la fiction en 1968
- Alex Haley avec son roman Roots: The Saga of an American Family (1976), traduit en français sous le titre Racines.
- Terry Bisson : roman Fire on the Mountain (1988), non paru en français
- Toni Morrison, principalement dans son roman Beloved, prix Pulitzer en 1988
- Edward P. Jones à travers son roman Le monde connu, prix Pulitzer en 2004
- Aimé Césaire, poète et essayiste (Esclavage et colonisation)
- Caryl Phillips, romancier anglophone né en 1958 à St-Kitts dans les petites Antilles du Nord. (The crossing of the river) (1993), (Cambridge) (1991).
- Henri Alexandre Wallon, homme politique, historien et écrivain français, Histoire de l'esclavage dans l'antiquité
Philosophie
Arts
Peinture
- Jean-Michel Basquiat, Slave Auction, 1982
Cinéma et télévision
| Année | Titre original[61],[62] | Titre en français (si différent) |
Titre en anglais (si différent) |
Format | Genre | Réalisateur | Acteurs | Pays | Livre | Auteur |
| 1903 | Uncle Tom's Cabin | La Case de l'oncle Tom | court-métrage | drame | Edwin S. Porter, Siegmund Lubin | La Case de l'oncle Tom | Harriet Beecher Stowe | |||
| 1907 | Primavera senza sole | ? | court-métrage | drame | Gaston Velle | |||||
| 1910 | Uncle Tom's Cabin | La Case de l'oncle Tom | court-métrage | drame | J. Stuart Blackton, Barry O'Neil | La Case de l'oncle Tom | Harriet Beecher Stowe | |||
| 1910 | Uncle Tom's Cabin | La Case de l'oncle Tom | muet | drame | James Stuart Blackton | La Case de l'oncle Tom | Harriet Beecher Stowe | |||
| 1913 | Uncle Tom's Cabin | La Case de l'oncle Tom | court-métrage | drame | Sidney Olcott | La Case de l'oncle Tom | Harriet Beecher Stowe | |||
| 1913 | Uncle Tom's Cabin | La Case de l'oncle Tom | muet | drame | Otis Turner | La Case de l'oncle Tom | Harriet Beecher Stowe | |||
| 1913 | In Slavery Days | ? | Otis Turner | |||||||
| 1914 | Uncle Tom's Cabin | La Case de l'oncle Tom | drame | William Robert Daly | La Case de l'oncle Tom | Harriet Beecher Stowe | ||||
| 1914 | Uncle Tom's Cabin | La Case de l'oncle Tom | muet | drame | William Robert Daly | La Case de l'oncle Tom | Harriet Beecher Stowe | |||
| 1914 | In the Days of Slavery | ? | Richard Ridgely | |||||||
| 1914 | The Slavery of Foxicus | Marshall Neilan | Marshall Neilan | |||||||
| 1918 | Uncle Tom's Cabin | La Case de l'oncle Tom | muet | drame | J. Searle Dawley | La Case de l'oncle Tom | Harriet Beecher Stowe | |||
| 1919 | Uncle Tom Without a Cabin | La Case de l'oncle Tom | court-métrage | comédie | Edward F. Cline, Ray Hunt | La Case de l'oncle Tom | Harriet Beecher Stowe | |||
| 1927 | Uncle Tom's Cabin | La Case de l'oncle Tom | muet | drame, film historique | Harry A. Pollard | La Case de l'oncle Tom | Harriet Beecher Stowe | |||
| 1927 | Gulzar | Nanubhai B. Desai | ||||||||
| 1931 | Ghulam Nu Patan | Shyam Sundar Agarwal | ||||||||
| 1936 | Anthony Adverse | Mervyn LeRoy | Hervey Allen | |||||||
| 1937 | Slave Ship | Tay Garnett | ||||||||
| 1937 | Souls at Sea | Âmes à la mer | Henry Hathaway | |||||||
| 1945 | O Cortiço | drame | Luiz de Barros | O Cortiço | Aluísio Azevedo | |||||
| 1947 | Slave Girl | La Belle Esclave | film | aventure | Charles Lamont | |||||
| 1949 | A Escrava Isaura | drame | Eurides Ramos | L'Esclave Isaura | Bernardo Guimarães | |||||
| 1953 | Spartaco | Spartacus | film | Riccardo Freda | ||||||
| 1957 | Band of Angels | L'Esclave libre | drame | Raoul Walsh | Robert Penn Warren | |||||
| 1958 | Tamango | John Berry | ||||||||
| 1960 | Spartacus | film historique, péplum | Stanley Kubrick | Kirk Douglas | ||||||
| 1960 | Giuseppe venduto dai fratelli | L'Esclave du pharaon | film | péplum, film historique | Irving Rapper, Luciano Ricci | |||||
| 1962 | Il figlio di Spartacus | Le Fils de Spartacus | film | péplum | Sergio Corbucci | |||||
| 1964 | Ganga Zumba | drame | Carlos Diegues | |||||||
| 1965 | La Case de l'oncle Tom | La Case de l'oncle Tom | drame | Géza von Radványi | La Case de l'oncle Tom | Harriet Beecher Stowe | ||||
| 1967 | Cimarrón | ? | Sergio Giral | |||||||
| 1969 | Queimada | Burn ! | drame | Gillo Pontecorvo | Marlon Brando | |||||
| 1969 | Slaves | Esclaves | drame | Herbert J. Biberman | ||||||
| 1971 | Skin Game | James Garner | ||||||||
| 1974 | ? | Soul in the Eye | Zozimo Bulbul | |||||||
| 1975 | El Otro Francisco | drame | Sergio Giral | |||||||
| 1975 | The Fight Against Slavery | Les Mains Noires : Procès de l'Esclave | feuilleton | Christopher Ralling | ||||||
| 1975 | Mandingo | action | Richard Fleischer | Mandingo | Kyle Onstott | |||||
| 1976 | La última cena | The Last Supper | drame | Tomás Gutiérrez Alea | ||||||
| 1976 | Xica da Silva | comédie | Carlos Diegues | Memórias do Distrito de Diamantina | João Felicio dos Santos | |||||
| 1976 | La última cena | The Last Supper | Tomas Gutierrez | |||||||
| 1976 | Uncle Tom's Cabin | La Case de l'oncle Tom | ? | Al Adamson | La Case de l'oncle Tom | Harriet Beecher Stowe | ||||
| 1976 | Isaura | feuilleton | Gilberto Braga | L'Esclave Isaura | Bernardo Guimarães | |||||
| 1977 | Roots | Racines | feuilleton | drame, film historique | Chomsky, Erman, Greene et Moses | Racines | Alex Haley | |||
| 1977 | O Cortiço | drame | Francisco Ramalho Jr. | O Cortiço | Aluísio Azevedo | |||||
| 1977 | The Old African Blasphemer | documentaire | ? | |||||||
| 1978 | Slavers | ? | Jürgen Goslar | |||||||
| 1978 | Ceddo | Ousmane Sembène | ||||||||
| 1979 | Maluala | ? | Sergio Giral | |||||||
| 1981 | A House Divided : Denmark Vessey's Rebellion | téléfilm | drame | Stan Lathan | ||||||
| 1984 | Quilombo | genre | Carlos Diegues | |||||||
| 1984 | A House Divided : Solomon Northup's Odyssey (aka Half Slave, Half Free) | drame | Gordon Parks | Lou Potter, Samm-Art Williams | ||||||
| 1985 | Chico Rei | drame | Walter Lima Junior | Cecília Meireles | ||||||
| 1985 | A House Divided : Experiment in Freedom: Charlotte Forten's Mission | drame | Barry Crane | Samm-Art Williams | ||||||
| 1985 | The Color Purple | La Couleur pourpre | drame | Steven Spielberg | Danny Glover, Whoopi Goldberg, Margaret Avery, Oprah Winfrey | La Couleur pourpre | Alice Walker | |||
| 1985 | White Slavery | ? | Lino Brocka | |||||||
| 1985 | Schiave bianche: violenza in Amazzonia | L'Esclave blonde | film | aventure, drame, horreur | Mario Gariazzo | |||||
| 1986 | Sarraounia | film historique | Med Hondo | |||||||
| 1987 | Uncle Tom's Cabin | La Case de l'oncle Tom | téléfilm | drame | Stan Lathan | Avery Brooks | La Case de l'oncle Tom | Harriet Beecher Stowe | ||
| 1988 | Abolição | feuilleton | Walter Avancini | |||||||
| 1988 | Abolição | documentaire | Zozimo Bulbul | |||||||
| 1988 | Axé | documentaire | Maria Angelica Lemos, Marcia Meireles | |||||||
| 1988 | Natal da Portela | drame | Paulo Cezar Saraceni | |||||||
| 1988 | A House Divided : Caregiver Stress and Elder Abuse | documentaire | ? | William Hauptman | ||||||
| 1989 | O negro no Brasil | documentaire | Lúcia Murad | |||||||
| 1989 | Mestizo | Mario Handler | ||||||||
| 1990 | American Experiece : Roots of Resistance - The Story of the Underground Railroad | Orlando Bagwell | ||||||||
| 1991 | Daughters of the Dust | comédie dramatique | Julie Dash | |||||||
| 1992 | La Ultima Rumba de Papa Montero | The last rumba of Papa Montero | musical | Octavio Cortazar | ||||||
| 1993 | Sankofa | drame | Hailé Gerima | |||||||
| 1993 | Candombe | Rafael Deugenio | ||||||||
| 1994 | Frederick Douglas: When the Lion Wrote History | Orlando Bagwell | ||||||||
| 1995 | ? | Human Behavior | documentaire | Flavio Leandro | ||||||
| 1995 | Asientos | documentaire | François Woukoache | |||||||
| 1995 | The Journey of August King | drame | John Duigan | |||||||
| 1996 | Nightjohn | drame | Charles Burnett | |||||||
| 1996 | Slavery & Freedom | ? | ? | |||||||
| 1997 | Amistad | Amistad | drame | Steven Spielberg | ||||||
| 1997 | Through the Door of No Return | documentaire | Shirikiana Aina | |||||||
| 1998 | Beloved | drame | Jonathan Demme | Toni Morrison | ||||||
| 1998 | Africans In America: America's Journey Through Slavery | ? | série | Noland Walker | ||||||
| 1998 | A Son of Africa | court-métrage | film historique | Alrick Riley | Olaudah Equiano | |||||
| 1999 | A Slave of Love | John Badenhorst | ||||||||
| 2000 | Los Palenqueros | documentaire | Sidiki Bakaba, Blaise N'Djehoya | |||||||
| 2000 | Adanggaman | Roger Gnoan M'Bala | ||||||||
| 2000 | Middle Passage | ? | Guy Deslauriers | |||||||
| 2000 | Age of Slavery | ? | Steven J. Anderson | |||||||
| 2004 | C.S.A.: The Confederate States of America | comédie, drame, guerre | Kevin Willmott | |||||||
| 2005 | 500 Years Later | documentaire | Owen 'Alik Shahadah | |||||||
| 2005 | Quanto Vale ou É por Quilo | drame | Sérgio Bianchi | |||||||
| 2005 | Slavery and the Making of America | série | William R. Grant | Morgan Freeman | ||||||
| 2005 | The Slavery Business: Breaking the Chains | téléfilm | ? | ? | ||||||
| 2005 | Death Before Slavery | documentaire | Victoria Chicon, Victor Damian | |||||||
| 2005 | The Slavery Business: How to Make a Million from Slavery | téléfilm | Michael Samuels | |||||||
| 2005 | The Slavery Business: Sugar Dynasty | téléfilm | ? | |||||||
| 2006 | Amazing Grace | drame, film historique | Michael Apted | |||||||
| 2006 | Modern-Day Slavery | ? | téléfilm | documentaire | Michael Schwartz | |||||
| 2007 | Trade | thriller | Marco Kreuzpaintner | |||||||
| 2007 | Capitalism : Slavery | Capitalisme: Esclavage | court-métrage | animation | Ken Jacobs | |||||
| 2007 | Child Slavery with Rageh Omaar | ? | téléfilm | documentaire | Richard Alwyn | |||||
| 2007 | Britain's Slavery Secrets | téléfilm | film historique | ? | ||||||
| 2008 | Les Esclaves oubliés | documentaire | Antoine Vitkine | |||||||
| 2009 | Moderne slavery | documentaire | Tina Davis, Thomas Robsahm | |||||||
| 2009 | Punctured Hope: A Story About Trokosi and the Young Girls' Slavery in Today's West Africa | drame | Bruno Pischiutta | |||||||
| 2009 | Le Diable noir | téléfilm | biopic, documentaire | Claude Ribbe | Stany Coppet, Aimé Césaire et Patrice-Flora Praxo | Le Diable noir | Claude Ribbe | |||
| 2010 | Black Hands - Trial of the Arsonist Slave | ? | court-métrage | documentaire | Tetchena Bellange | |||||
| 2010 | At the End of Slavery | documentaire | ? | ? | ||||||
| 2010 | Necro, The Human Traffic King: White Slavery | téléfilm | ? | ? | ||||||
| 2010 | Necro, The Human Traffic King: White Slavery | téléfilm | ? | ? | ||||||
| 2010 | Vénus noire | film | drame historique | Abdellatif Kechiche | Yahima Torres, Olivier Gourmet | |||||
| 2012 | Slavery by Another Name | téléfilm | documentaire | Samuel D. Pollard |
|
|||||
| 2012 | Django Unchained | Django Unchained | film | western spaghetti | Quentin Tarantino | Jamie foxx |
Notes et références
- Issu lui-même du grec « sklabos »
- Cf. pour l'étymologie du mot "slave" Alberto Manco, On the toponym Schiava ‘slave’, Indogermanische Forschungen 113/2008.
- SDN, Convention relative à l'esclavage, 1926
- OIT, Convention sur le travail forcé, 1930
- Convention supplémentaire relative à l'abolition de l'esclavage, de la traite des esclaves et des institutions et pratiques analogues à l'esclavage - ONU, 7 septembre 1956
- Delacampagne, Histoire de l'esclavage, p. 173. La destruction de Carthage en 146 av. J.-C. occasionne la réduction en esclavage de 200 000 prisonniers. La guerre des Gaules aurait entraîné la déportation d'un million de personnes.
- Voir sur ce point, Moses Finley, « The Black Sea and Danubian regions and the slave trade in Antiquity », Klio, no 40, 1962. Disponible en français : « Le commerce des esclaves dans l'Antiquité : la mer Noire et les pays du Danube », dans Économie et société en Grèce ancienne, La Découverte, Paris, 1984, p. 220-233.
- Delacampagne, Histoire de l'esclavage, p. 31.
- Delacampagne, Histoire de l'esclavage, p. 74.
- Delacampagne, Histoire de l'esclavage, p. 61.
- Gaius, I, 82 ; I, 3, 3.
- Claude Cahen, L'Islam. Des origines au début de l'empire ottoman, Hachette, 1997, p. 158.
- Delacampagne, Histoire de l'esclavage, p. 32. La moitié de l'héritage du père revient toutefois à son maître.
- Claude Fohlen, Histoire de l'esclavage aux États-Unis, Hachette, Paris, 1997, p. 47.
- On trouve trace de cette législation en Pennsylvanie, Caroline du Nord, Maryland, Tennessee
- Voir sur ce point, Moses Finley, « La civilisation grecque était-elle fondée sur le système des esclaves ? », dans Économie et société en Grèce ancienne, op. cit., p. 145-171. Finley répond par l'affirmative à cette question.
- Voir Caroline Oudin-Bastide, Travail, capitalisme et société esclavagiste. XVIIe siècle – XIXe siècle, La Découverte, Paris, 2005.
- Cet inventaire est celui que propose par Moses Finley. Il est repris par Audreau et Descat, p. 24.
- Finley, Économie et société…, p. 151.
- Moses Finley, Économie et société…, p. 151.
- Cité dans Finley, Ibid
- Jacques Heers, Esclaves et domestiques au Moyen Âge dans le monde méditerranéen, Hachette, Paris, 1996, p. 138.
- Moses Finley, Économie et société…, p. 150.
- Yves Benot, p. 46.
- Jacques Heers, Esclaves et domestiques au Moyen Âge dans le monde méditerranéen, op. cit., p. 95.
- Gordon Murray, L'Esclavage dans le monde arabe. VIIe siècle – XXe siècle, Robert Laffont, 1987, p. 54.
- Finley, Économie et société en Grèce ancienne, p. 152
- Murray, L’esclavage dans le monde arabe, p. 61.
- (en) Muhammad Dandamaev, Slavery in Babylonia : from Nabopolassar to Alexander the Great, The Northern University Press, 1984, p. 648. Cité dans Delacampagne, Histoire de l'esclavage, p. 33.
- Delacampagne, Histoire de l’esclavage, p. 118.
- Jean Andreau, Raymond Descat, Esclave en Grèce et à Rome, Hachette, 2006, p. 165.
- Andreau, Descat, op. cit., p. 174.
- Gordon Murray, L'Esclavage dans le monde arabe, op. cit., 1987, p. 84. Voir en particulier le chapitre 4, « Esclavage et sexualité dans le monde arabe », p. 84-107.
- Murray, op. cit., p. 85
- Murray, op. cit., p. 92
- Murray, op. cit., p. 94.
- Moses Finley, « Le commerce des esclaves dans l'Antiquité : la mer Noire et les pays du Danube », Économie et société en Grèce ancienne, La Découverte, Paris, 1984, p. 224.
- Delacampagne, Histoire de l'esclavage, p. 73.
- Voir Hugh Thomas, La Traite des Noirs : histoire du commerce d'esclaves transatlantique, 1440-1870, Robert Laffont, Paris, 2006.
- Les Traites négrières, Essai d'histoire globale, NRF Gallimard, 2004.
- Contribution à l'histoire ancienne des pygmées, L'Harmattan, 2004.
- Delacampagne, Histoire de l'esclavage, p. 117.
- Les Éphémérides du citoyen, 1771, VI, p. 245-246.
- Voir Adam Smith, « Des salaires du travail », dans Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations - Livre I, Chapitre 8.
- Adam Smith, op. cit.
- (en) Alfred Conrad et John Meyer, « The Economics of slavery in the ante-bellum south », Journal of political history, 1966, p. 95-130. Cité dans Claude Folhen, Histoire de l'esclavage aux États-Unis, Perrin, 2007, p. 173.
- (en) Time on cross. The economics of american negro slavery, Boston, 1974, 2 vol. Cité dans Fohlen, op. cit., p. 173.
- (en) Robert Fogel, Without consent or contract. The rise and fall of American slavery, New York, 1989, 3 vol. Cité dans Fohlen, op. cit., p. 36.
- Paul Butel, Histoire de l'Atlantique de l'Antiquité à nos jours, Perrin, Paris, 1997, p. 172.
- Jean Sévilla, Historiquement correct. Pour en finir avec le passé unique, Paris, Perrin, 2003 (ISBN 2-262-01772-7), p. 258
- Bhutan Travel Guide, Lonely Planet, 2011 : « The age-old system of serfdom is abolished by King Jigme Dorji Wangchuck, who also decrees that all derogatory terms associated with serfs be abolished. »
- (en) Bhutan Foreign Policy and Government Guide, Global Investment and Business Center, Inc. Staff, International Business Publications, États-Unis, 2000, 350 pages, (ISBN 0739737198 et 9780739737194) p. 62 : « Land reform was accompanied by the abolition of slavery and serfdom. »
- (en) Nancy E. Levine, Opposition and Interdependence: Demographic and Economic Perspectives on Nyinba Slavery, in James Lee Watson (dir.), Asian and African Systems of Slavery, University of California Press, 1980, 348 p., p. 195-222, en part. p. 216.
- L’esclavage persiste en Mauritanie.
- (en)Slavery’s last stronghold.
- (en) George Samuel Schuyler, Slaves today: a story of Liberia : XIXe ‑ XXe siècle : 1847-1931, USA, Brewer, Warren & Putnam, 1931. Edition McGrath Pub. Co., 1969.
- « Toward the end of 1931, a second novel by Schyler was released. Not as satirical as his first novel, Slaves Today : A Story Of Liberia addressed a shameful topic : domestic slavery in the country. Two years earlier, the League of Nations conducted an investigation into charges brought by J.R.F. Faulkner, head of the People's Party in Liberia. He charged that the Liberian government sold workers to the Spanish government for fifty dollars a head. The workers were then sent to plantations on the Spanish Island of Fernando Po, located off the coast of Nigeria. the Firestone Rubber Company was investigated as well, since the company dominated the Liberian economy. A League of Nations commission concluded that Firestone was not guilty of using forced labor but that domestic slavery did exist in Liberia. (Oscar Renal Williams). p. 54 ».
(en) Oscar Renal Williams, George S. Schuyler: portrait of a Black conservative : XIXe ‑ XXIe siècle : 1847-2007, Tennessee, University of Tennessee Press, 2007.
Consulter également : (en) Putnam, Aric., « Modern Slaves. The Liberian Labor Crisis and the Politics of Race and Class », sur muse.jhu.edu/, Michigan State University Press, Rhetoric & Public Affairs, Volume 9, Number 2, Summer 2006, 2006. p. 235-256.
- « Toward the end of 1931, a second novel by Schyler was released. Not as satirical as his first novel, Slaves Today : A Story Of Liberia addressed a shameful topic : domestic slavery in the country. Two years earlier, the League of Nations conducted an investigation into charges brought by J.R.F. Faulkner, head of the People's Party in Liberia. He charged that the Liberian government sold workers to the Spanish government for fifty dollars a head. The workers were then sent to plantations on the Spanish Island of Fernando Po, located off the coast of Nigeria. the Firestone Rubber Company was investigated as well, since the company dominated the Liberian economy. A League of Nations commission concluded that Firestone was not guilty of using forced labor but that domestic slavery did exist in Liberia. (Oscar Renal Williams). p. 54 ».
- « Mauritanie. Une loi contre l'esclavage », dans Courrier international du 10 août 2007, [lire en ligne].
- Dans nombre de pays, des lois punissent le proxénétisme mais tolèrent la prostitution à condition qu'elle soit volontaire et tant que cela ne trouble pas l'ordre public. Celle-ci est conforme à la déclaration des Droits de l'homme autorisant chaque adulte à faire ce qu'il veut (ou peut) de sa personne.
- Anecdote : Le 26 juillet 2005 : condamnation de la France qui n'a pas respecté l'article 4 de la convention européenne des droits de l'Homme sur l'esclavage. Paris n'a pas assez condamné un cas d'esclavage domestique sur une jeune Togolaise, Siwa-Akofa Siliadin, dans les années 1990. (Voir Le Monde.
- L'abolition de l'esclavage à Saint-Barthélemy, Comité de liaison et d'application des sources historiques, Saint-Barthélemy, 9 octobre 1847. Consulté le 3 février 2009
- http://www.ama.africatoday.com/films.htm
- http://www.imdb.com/find?s=all&q=slavery
Voir aussi
Bibliographie
Témoignages
- Frederick Douglass, La Vie de Frederick Douglass, esclave américain, écrite par lui-même, Gallimard, Paris, 2006. Première publication, 1845.
- Mungo Park, Voyage dans l'intérieur de l'Afrique, FM/ La Découverte, Maspero, Paris 1980, (ISBN 978-270712629-0)
- Jehan Mousnier, Journal de la traite des Noirs, Éditions de Paris, Paris, 1957.
- Théodore Canot, Les Aventures d'un négrier, éd. La Découvrance, Paris, 2004.
- Jean-Pierre Plasse, Journal de bord d'un négrier, éd. Les Mots et le Reste, Paris, 2005.
- Dieudonné Gnammankou, Abraham Hanibal, l'aïeul noir de Pouchkine, éd. Présence africaine, Paris, 1996, (ISBN 2-7087-0609-8)
- Olaudah Equiano, La Véridique Histoire par lui-même d'Olaudah Equiano, Africain, esclave aux Caraïbes, homme libre, Éditions caribéennes, Paris, 1987.
- Bernardin de Saint-Pierre, « Lettre sur les Noirs » dans Pajou Jean-Charles, Esclaves des îles françaises, Paris, Les éditeurs libres, 2006, (ISBN 2-916399-01-1)
- Dominique Torrès, Esclaves - Deux cent millions d'esclaves aujourd'hui, Éditions Phébus (13 mai 2005) (ISBN 2-7529-0085-6)
- Arnaud Raffard de Brienne, La Désinformation autour de l'esclavage, collection l'Étoile du Berger, éditions Atelier Fol Fer, 2006
Ouvrages historiques et théoriques
- Victor Hugo, Bug-Jargal 1818
- Yves Verbeek, Histoire de l'esclavage des origines à nos jours (2 tomes), Genève, Famot, 1976
- Marcel Dorigny et Max-Jean Zins (sous la direction de), Les Traites négrières coloniales, Histoire d'un crime, Éditions Cercle d'Art, Paris, 2009 ISBN 978-2-7022-0894-6
- Henri Bresc, Un monde méditerranéen. Économie et société en Sicilie (1300-1450), 2 tomes, Rome/Palerme 1986.
- Malek Chebel, L'Esclavage en terre d'islam : un tabou bien gardé, Fayard, septembre 2007, 496 pages,
- Serge Daget, La Traite des Noirs, Ouest-France Université, 1990, (ISBN 2-7373-0259-5)
- Robert C. Davis, Esclaves chrétiens. Maîtres musulmans. L'esclavage blanc en Méditerranée (1500-1800), éd. Jacqueline Chambon, Paris, 2006
- Christian Delacampagne, Une histoire de l'esclavage, Le Livre de Poche, 2002, (ISBN 2-253-90593-3)
- Marcel Dorigny, Bernard Gainot, Fabrice Le Goff, Atlas des esclavages - Traites, sociétés coloniales, abolitions de l'Antiquité à nos jours, Autrement, (ISBN 2-7467-0878-7)
- Jacques Heers, Esclaves et domestiques au Moyen Âge dans le monde méditerranéen, Hachette, Paris, 1996.
- Claude Meillassoux, Anthroplogie de l’esclavage, le ventre de fer et d’argent, 1986, Paris, PUF, 375 p.
- Ndiaye Tidiane, Le génocide voilé, 2008, Gallimard, 253 p.
- Olivier Pétré-Grenouilleau, Les Traites négrières, essai d'histoire globale, NRF Gallimard, 2004, (ISBN 2-07-073499-4)
- Olivier Pétré-Grenouilleau, L'Argent de la traite. Milieu négrier, capitalisme et développement, Aubier, 1996, (ISBN 2-7007-2279-5)
- Olivier Pétré-Grenouilleau, La Traite des noirs, Que sais-je?, ASIN 2130484158
- Olivier Pétré-Grenouilleau, Dictionnaire des esclavages, Larousse, Paris, 2010, 576 p. (ISBN 978-2-03-583785-1)
- Frédéric Régent, La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions 1620-1848, Grasset, 2007, réédition Pluriel 2009.
- Claude Ribbe, Le Crime de Napoléon, Privé, 2005
- Claude Ribbe, Les Nègres de la République, Alphée-Jean-Paul-Bertrand, 2007
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Articles connexes
- Articles traitant de l’abolition de l’esclavage :
- Chronologie de l'abolition de l'esclavage
- Chronologie de l'esclavage
- Esclavage au Moyen Âge
- Esclaves célèbres
- Formes de l’esclavage : Servitude dans l'Égypte antique - Esclavage en Grèce antique - Mamelouks et Janissaires - Dynastie des esclaves - Servage - Camp de travail - Camp de concentration - Goulag - Esclavage moderne - Restavecs (enfants esclaves d'Haïti)
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