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Fou (échecs)
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Le fou est une pièce du jeu d'échecs.
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Déplacements et capture
Chacun des joueurs commence avec deux fous, placés en c1 et f1 pour les blancs, et c8 et f8 pour les noirs. Le fou se déplace en diagonale.
Cette pièce est à longue portée, c’est-à-dire qu'elle peut être déplacée d'autant de cases qu'on le souhaite, sans pouvoir sauter par dessus une autre pièce. Il ne peut changer de couleur de case durant la partie et ne balaie donc que la moitié de l'échiquier. À l'instar du cavalier, le fou est une pièce mineure. En général, on lui attribue la même valeur que le cavalier, la différence dépendant de la position sur l'échiquier.
Stratégie
Il n'est pas possible de mater le roi adverse seulement avec un fou, mais le fou est à la base de plusieurs concepts stratégiques importants :
- le « fianchetto » ;
- la « paire de fous » ;
- « le bon et le mauvais fou » ;
- les finales avec des « fous de même couleur » ou des « fous de couleurs opposées ».
Le fou est souvent à l'origine de sacrifices :
- soit sur f2 ou f7 si le roi adverse est resté au centre, ces pions n'étant défendus que par le roi ;
- soit sur h2 ou h7 si le petit roque adverse a été effectué, ce qui conduit à l'ouverture de la colonne h, l'attaque mettant souvent en jeu dame et cavalier[1] ;
- soit en h3 ou h6 si le petit roque a été effectué et le pion h a avancé, ce qui conduit à l'ouverture de la colonne g.
Histoire
Dans certains jeux d’échecs, le fou se présente sous la forme d’un éléphant. On le doit, dit-on, à Abul Abas, l’éléphant blanc de Charlemagne. D'ailleurs en espagnol, cette pièce s'appelle alfil (ce qui veut seulement dire la pièce d'échecs), et en italien alfiere, qui proviennent de l'arabe al-fil (الفيل), qui lui-même vient du perse pīl (les deux signifiant « éléphant »). En russe, слон signifie également « éléphant ».
En ancien français, la pièce était appelée alfin ou aufin, issu de l'arabe al-fil. Le mot fou s'est ensuite imposé, probablement par rapprochement avec le fou du roi[2].
Cette pièce est aussi désignée comme l'évêque en anglais (bishop), en portugais (bispo), en islandais (biskup). Ainsi, dans le jeu de pièces Staunton, le sommet de la pièce évoque la forme d'une mitre d'évêque.
Il existe une troisième désignation signifiant « coureur » ou chasseur notamment en allemand (Läufer), en néerlandais (loper), en suédois (löpare), en danois (løber), en slovène (lovec), en hongrois (futó).
Références
- Richard Réti, Cours scientifique d'échecs, éd. Payot, p. 40-45
- Trésor de la langue française informatisé, [1]
Source
- Steve Mayer, Bishop v Knight: the verdict. Which is the stronger minor piece?, Batsford, 1997 ISBN 0-7134-8215-X
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