Francophonie

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Drapeau de la francophonie
Drapeau de la francophonie

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Membres
Afrique Algérie, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap-Vert, Comores, Côte d'Ivoire, Djibouti, Égypte, Gabon, Guinée équatoriale, Guinée-Bissau, Madagascar, Mali, Maroc, Maurice, Mauritanie, Niger, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République du Congo, Rwanda, Sénégal, Seychelles, Tchad, Togo, Tunisie
Amérique Canada, Haïti
Asie Cambodge, Laos, Liban, Viêt Nam
Europe Albanie, Andorre, Arménie, Belgique, Bulgarie, France, Grèce, Hongrie, Lituanie, Luxembourg, Macédoine, Moldavie, Monaco, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suisse
Océanie Vanuatu
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Langue française
Image illustrative de l'article Francophonie

La francophonie[1] renvoie à la langue française et désigne le fait de parler français. La francophonie[1] désigne souvent l'ensemble des personnes qui utilisent le français comme langue maternelle, langue d'usage, langue administrative, langue d'enseignement ou langue choisie[2],[3]. Dans un contexte politique, le mot « francophonie » peut aussi renvoyer à une communauté constituée de pays francophones mais aussi quelquefois à l'ensemble des pays ou régions membres de l'Organisation internationale de la francophonie[4]. Enfin « Francophonie » peut désigner la Conférence des pays ayant le français en partage, et les diverses institutions qui s'y rattachent, il prend alors une majuscule[1].

La francophonie, en tant que fait de parler français, est une composante de la politique étrangère de la France et d'autres pays membres de l'espace francophone.

Sommaire

Description

Dans la question de la francophonie, il faut distinguer les pays où le français est langue officielle (unique ou non), ceux où le français est la langue maternelle d'une grande partie de la population, ceux où il est langue de culture, ceux où il est utilisé par certaines classes sociales de la population, etc. Or, ces catégories ne se recoupent pas. Dans certains pays par exemple, bien qu'étant langue officielle, le français n'est pas la langue maternelle de la population, ni celle couramment utilisée par celle-ci.

Le critère linguistique ne correspond pas toujours au critère de la nationalité, et tous les écrivains de langue française ne sont donc pas de nationalité française.

On estime aujourd’hui le nombre de locuteurs réels du français à environ 250 millions, dans l'ensemble des pays membres de l'Organisation internationale de la francophonie. Pour certains, le français est la langue maternelle de la grande majorité de la population (France avec ses départements et territoires d'outre-mer, Québec, partie acadienne du Nouveau-Brunswick, zone francophone de l'Ontario au Canada, Région wallonne et la majorité des Bruxellois en Belgique, Suisse romande, minorité de Jersey, Val d'Aoste, principauté de Monaco). Pour d'autres, le français est la langue administrative, ou une deuxième ou troisième langue, comme en Afrique subsaharienne, dont la République démocratique du Congo, premier pays francophone du monde[5], au Grand-Duché de Luxembourg[Note 1], au Maghreb et plus particulièrement en Algérie. Cette dernière, non membre de l'Organisation internationale de la francophonie, afin de l'inciter à rejoindre l'organisation est parfois désignée à tort comme le deuxième pays francophone dans le monde, après la France[6]. L’Afrique a été un espace important pour la colonisation, et les traces linguistiques sont encore présentes. Enfin, dans d'autres pays membres de la Communauté francophone, comme en Roumanie, où un quart de la population a une certaine maîtrise du français, le français n'a pas de statut officiel mais il existe d'importantes minorités francophones et grand nombre d'élèves l'apprennent en tant que première langue étrangère à l'école[7]. Il existe d'autres pays, comme le Liban, où la langue française a un statut encore important quoique non officiel et dans certains cas, cette francophonie est due à la géographie; c'est, entre autres, le cas de la Suisse, du Luxembourg, de Monaco.

En 2010, le ministère français des Affaires étrangères évalue à 85 millions[8] le nombre de jeunes et d'adultes, dans les pays du monde non membres de la Francophonie, qui apprennent le français au cours de leurs études et formations, en particulier dans les établissements de l'Alliance française et les écoles et lycées français répartis sur les cinq continents.

En outre, on confond parfois la francophonie (ensemble constitué par les populations francophones) en tant que concept avec l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), organisation beaucoup plus politique et économique que culturelle, qui regroupe un certain nombre de pays qui ne sont pas pour autant ceux où le français est fréquemment utilisé ou reconnu officiellement. C'est d'ailleurs parfois cette Organisation internationale de la francophonie qui se voit reprocher, à tort ou à raison, des pratiques « néo-coloniales ».

La présence de la langue française au Canada est la trace de la colonisation sous l'Ancien Régime (Nouvelle-France). Le Québec se revendique de la francophonie, sans du tout rompre le lien de cousinage d'une culture québécoise voisine de la culture française mais spécifique à La Belle Province. Ce phénomène n'est pas sans avoir influencé une réflexion du même type au sein du Mouvement wallon avec le Manifeste pour la culture wallonne, parallèle à ce que l'on découvre aussi dans la Suisse romande et dont Charles-Ferdinand Ramuz avait déjà esquissé le sens profond. Cette diversité de la francophonie est d'ailleurs peut-être son plus éclatant atout puisque, par la diversité des formes de vie des locuteurs du français, la francophonie est le seul ensemble linguistique du monde qui puisse se comparer en universalité ou diversité au monde anglophone. Senghor a parlé aussi de négritude dans le contexte de la francophonie. Il y a des citoyens américains qui parlent français en Louisiane.

La francophonie est donc une communauté de peuples très divers vivant sur les cinq continents et plus ou moins liés par la langue française sans pour autant être unis.

Historique

À l'origine, le terme de francophonie a été utilisé de façon purement descriptive par des géographes dès 1880, le mot ayant été « inventé » par Onésime Reclus (1837-1916) : « Nous mettons aussi de côté quatre grand pays, le Sénégal, le Gabon, la Cochinchine, le Cambodge dont l’avenir au point de vue « francophone » est encore très douteux sauf peut-être pour le Sénégal[9] ». Le terme « francophonie » a été par la suite supplanté par l’expression « francité » qui désigne les qualités de tout ce qui est reconnu comme français.

C'est après la Seconde Guerre mondiale, à partir d'un numéro spécial de la revue Esprit (1962), qu'une « conscience francophone » s'est développée. Après que le mot « francophone » soit rentré dans le Petit Larousse], « francophonie » y rentre cette année-là, et caractérise la « collectivité constituée par les peuples parlant le français »[10].

Le terme a été particulièrement popularisé par Léopold Sédar Senghor. C'est dès lors dans ce sens qu'il convient de comprendre la francophonie : il s'agit plus de la conscience d'avoir en commun une langue et une culture francophones que de décisions officielles ou de données objectives. C'est une communauté d'intérêt. On y retrouve l’idée que le français serait le point commun d’une multitude de peuples différents, les fédérant dans un idéal culturel et linguistique.

Nations présentes à la Conférence de Niamey en 1970.

Les locuteurs du français se sont sentis menacés par l'omniprésence de l'anglais et l'influence de la culture anglo-américaine après la Seconde Guerre mondiale. Ce n'est qu'à ce moment que la conscience de la communauté francophone s'est réveillée avec la volonté de s'unir pour défendre :

  • certaines spécificités de la langue française, qui la font plus précise que la langue anglaise[Note 2]. La coutume de ne pas juxtaposer (en général) deux substantifs sans indiquer la nature exacte de leur rapport constitue également un « plus » reconnu de précision du français par rapport à l'anglais.

Historiquement, la première grande organisation non gouvernementale d'institutions de langue française fut l'Association des universités partiellement ou entièrement de langue française (AUPELF), créée en 1961, et dont l'un des initiateurs fut le journaliste canadien Jean-Marc Léger[11]. L'AUPELF a été depuis renommée en Agence universitaire de la Francophonie.

La francophonie est à l'origine une idée promue par quelques pères fondateurs, parmi lesquels on retrouve Léopold Sédar Senghor (président du Sénégal), Hamani Diori (président du Niger), Norodom Sihanouk (chef de l'État du Cambodge), sans oublier Jean-Marc Léger (devenu haut fonctionnaire canadien). Cette idée s'est largement exprimée lors de la première conférence de Niamey (1969), à laquelle a participé André Malraux, ministre de la Culture de la France envoyé par le général de Gaulle. Selon les mots de Senghor, « la création d'une communauté de langue française [...] exprime le besoin de notre époque, où l'homme, menacé par le progrès scientifique dont il est l'auteur, veut construire un nouvel humanisme qui soit, en même temps, à sa propre mesure et à celle du cosmos[12]. »

C'est l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) qui a préconisé la création d'une institution intergouvernementale francophone, souhait réalisé par la création, à l'occasion de la deuxième Conférence de Niamey en 1970, de l'Agence de coopération culturelle et technique, devenue aujourd’hui Organisation internationale de la francophonie dont l'APF est devenue une institution intégrée.

En politologie et dans la mondialisation, la francophonie n'est qu'un des regroupements autour de quelques caractéristiques. L'ALENA, l'APEC sont des regroupements régionaux économiques comme l’Union européenne. La francophonie l'est autour d'une langue première, seconde ou troisième. C'est une tentative de regroupement parmi d'autres, comme l'OPEP pour le pétrole.

La défense de leur identité est une tendance de toutes les cultures. La francophonie constitue donc aussi un cas particulier de l'aspiration de beaucoup d'habitants de la planète à une diversité culturelle. Certains défenseurs de l'idée francophone comme Stelio Farandjis ont aussi vu dans la francophonie le creuset d'un dialogue des cultures allant jusqu'à créer une terminologie spécifique (arabofrancophonie).

Le 20 mars est consacré Journée internationale de la francophonie. Chaque année un thème central est choisi par les instances internationales. Le thème de la célébration en 2012 est « Le français est une chance »[13],[14].

Nombre de francophones

L'évaluation du nombre de locuteurs d'une langue est très difficile, en particulier lorsque l'on cherche à évaluer le nombre de locuteurs non natifs d'une langue. En effet, le niveau peut varier d'un niveau élémentaire à un bon niveau avec plusieurs niveaux intermédiaires. L'évaluation du nombre de locuteurs d'une langue doit donc s'accompagner du niveau de pratique mesuré. D'autre part, il n'existe pas de système de recensement fiable et homogène dans le monde pour la pratique des langues.

Pour le français, on estime à 220 millions de francophones si l'on ne retient que ceux qui ont un bon niveau écrit et oral, mais à 900 millions si l'on prend en compte tous ceux qui ont un niveau élémentaire[15].

Évolution du nombre de francophones en 2010

Extrait du nombre de francophones de certains des États faisant partie de l'OIF en 2010[16]
Pays Population du pays Francophones Pourcentage Pourcentage des personnes de plus de 10 ans
Drapeau du Maroc Maroc 32 381 000 10 366 000 en stagnation 32 % en augmentation 39 %
Drapeau de Mauritanie Mauritanie 3 366 000 429 000 en augmentation 13 % en augmentation 18 %
Drapeau du Bénin Bénin 9 212 000 2 984 000 en augmentation 32 % en augmentation 47 %
Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso 16 287 000 319 500 en augmentation 2 % en augmentation 3 %
Drapeau du Cameroun Cameroun 19 958 000 7 078 000 en augmentation 36 % en augmentation 60 %
Drapeau de République centrafricaine République centrafricaine 4 506 000 1 306 000 en augmentation 29 % en augmentation 40 %
Drapeau du Congo République du Congo 3 759 700 2 094 000 en augmentation 56 % en augmentation 78 %
Drapeau du Mali Mali 13 323 000 2 416 000 en augmentation 18 % en augmentation 27 %
Drapeau du Niger Niger 15 891 000 1 970 000 en augmentation 12 % en augmentation 20 %
Drapeau du Togo Togo 6 780 000 2 252 000 en augmentation 33 % en augmentation 46 %

Pour son édition 2010, l'OIF annonce disposer de statistique très fiables car contrairement aux années précédentes ses statistiques sont toutes issues des statistiques officielles des gouvernements concernés. Au final l'OIF dénombre 220 millions de francophones sachant lire, comprendre et écrire le français.

L'OIF insiste sur le fait que ce nombre est sous-évalué car un grand nombre d'africains parle le français mais ne sait pas l'écrire : la Côte d'Ivoire, par exemple, ne compte que 48 % de francophones sachant écrire le français, mais si l'on compte les francophones sachant juste le parler ce pourcentage monte à 90 % de la population.

Nombre de francophones dans les pays membres de l'OIF en 2005

Nombre de francophones dans les États faisant partie de l'OIF[16]
Pays Population du pays Francophones Pourcentage
Drapeau du Maroc Maroc 30 700 000 10 131 000 en augmentation 33 %
Drapeau de Mauritanie Mauritanie 3 100 000 322 400 en augmentation 10,4 %
Drapeau de Tunisie Tunisie 10 000 000 6 360 000 en augmentation 63,6 %
Drapeau d'Égypte Égypte 84 787 000 2 713 000 en augmentation 3,2 %
Drapeau du Liban Liban 3 800 000 1 444 000 en augmentation 38 %
Drapeau du Bénin Bénin 8 400 000 2 142 000 en augmentation 25,5 %
Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso 13 900 000 650 000 en augmentation 5 %
Drapeau du Burundi Burundi 7 800 000 624 000 en augmentation 8 %
Drapeau du Cameroun Cameroun 16 400 000 7 343 400 en augmentation 44,8 %
Drapeau du Cap-Vert Cap-Vert 480 000 96 000 en augmentation 20 %
Drapeau de République centrafricaine République centrafricaine 4 200 000 945 000 en augmentation 22,5 %
Drapeau du Congo République du Congo 4 000 000 2 400 000 en augmentation 60 %
Drapeau de République démocratique du Congo République démocratique du Congo 60 800 000 24 320 000 en augmentation 40 %
Drapeau de Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire 18 200 000 12 700 000 en augmentation 70 %
Drapeau de Djibouti Djibouti 799 000 159 800 en augmentation 20 %
Drapeau du Gabon Gabon 1 400 000 1 200 000 en augmentation 80 %
Drapeau de Guinée Guinée 9 500 000 6 000 000 en augmentation 63,2 %
Drapeau de Guinée-Bissau Guinée-Bissau 1 600 000 16 000 en augmentation 1 %
Drapeau de Guinée équatoriale Guinée équatoriale 500 000 300 000 en augmentation 60 %
Drapeau du Mali Mali 13 500 000 2 214 000 en augmentation 16,4 %
Drapeau du Niger Niger 14 000 000 1 260 000 en augmentation 9 %
Drapeau du Rwanda Rwanda 8 700 000 783 000 en augmentation 9 %
Drapeau de Sao Tomé-et-Principe Sao Tomé-et-Principe 150 000 97 500 en augmentation 65 %
Drapeau du Sénégal Sénégal 11 700 000 3 627 000 en augmentation 31 %
Drapeau du Tchad Tchad 9 700 000 1 940 000 en augmentation 20 %
Drapeau du Togo Togo 6 100 000 2 000 000 en augmentation 32,8 %
Drapeau des Comores Comores 670 000 312 200 en augmentation 46,6 %
Drapeau de Madagascar Madagascar 17 300 000 3 529 200 en augmentation 20,4 %
Drapeau de Maurice Maurice 1 200 000 872 500 en augmentation 72,7 %
Drapeau : France Mayotte 223 765 223 765 en stagnation 100 %
Drapeau : France La Réunion 780 000 737 100 en augmentation 94,5 %
Drapeau des Seychelles Seychelles 80 000 48 000 en augmentation 60 %
Drapeau du Canada Canada 32 270 500 11 552 800 en augmentation 35,8 %
Flag of Alberta.svg Alberta 3 256 800 70 000 en augmentation 2,1 %
Drapeau : Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick 752 000 554 300 en augmentation 73,7 %
Drapeau : Québec Québec 7 598 000 6 314 000 en augmentation 83,1 %
Drapeau : France Drapeau local : Saint-Pierre-et-Miquelon Saint-Pierre-et-Miquelon 6 300 6 300 en stagnation 100 %
Drapeau de Dominique Dominique 70 000 6 500 en augmentation 9,2 %
Drapeau de la France Guadeloupe 450 000 427 900 en augmentation 95,1 %
Drapeau de la France Guyane 200 000 185 400 en augmentation 92,7 %
Drapeau de la France Martinique 400 000 378 000 en augmentation 94,7 %
Drapeau d'Haïti Haïti 8 300 000 1 286 500 en augmentation 15,5 %
Drapeau de Sainte-Lucie Sainte-Lucie 160 000 2 700 en augmentation 1,7 %
Drapeau d'Arménie Arménie 3 000 000 200 000 en augmentation 6,7 %
Drapeau du Cambodge Cambodge 13 300 000 148 500 en augmentation 1,1 %
Drapeau du Laos Laos 5 900 000 60 000 en augmentation 1 %
Drapeau du Viêt Nam Viêt Nam 89 230 000 624 000 en augmentation 0,7 %
Drapeau : France Drapeau : Kanaky Nouvelle-Calédonie 230 000 207 000 en augmentation 90 %
Drapeau : France Drapeau local : Wallis-et-Futuna Wallis-et-Futuna 15 000 15 000 en stagnation 100 %
Drapeau de la France Polynésie 260 000 234 000 en augmentation 90 %
Drapeau de Vanuatu Vanuatu 220 000 90 000 en augmentation 45 %
Drapeau d'Albanie Albanie 3 200 000 320 000 en augmentation 10 %
Drapeau de Bulgarie Bulgarie 7 700 000 924 000 en augmentation 12 %
Drapeau de Hongrie Hongrie 10 010 000 60 000 en augmentation 0,6 %
Drapeau de Lituanie Lituanie 3 400 000 67 000 en augmentation 1,9 %
Drapeau de la Macédoine Ex-République yougoslave de Macédoine 2 000 000 200 000 en augmentation 10 %
Drapeau de Moldavie Moldavie 4 200 000 1 050 000 en augmentation 25 %
Drapeau de Pologne Pologne 38 200 000 1 520 000 en augmentation 4 %
Drapeau de Roumanie Roumanie 24 600 000 6 048 000 en augmentation 28 %
Drapeau de Slovaquie Slovaquie 5 400 000 113 400 en augmentation 2,1 %
Drapeau de Slovénie Slovénie 2 000 000 80 000 en augmentation 4 %
Drapeau de République tchèque République tchèque 10 020 000 204 000 en augmentation 2 %
Drapeau d'Andorre Andorre 70 000 50 600 en stagnation 72,3 %
Drapeau belge Belgique 10 500 000 6 300 000 en augmentation 60 %
Drapeau de la France France métropolitaine 65 090 000 64 978 000 en augmentation99,8 %
Drapeau de Grèce Grèce 11 100 000 1 430 000 en augmentation 12,9 %
Drapeau du Luxembourg Luxembourg 460 000 450 000 en augmentation 97,8 %
Drapeau de Monaco Monaco 30 000 23 400 en augmentation 78 %
Drapeau de Suisse Suisse 7 400 000 3 581 600 en augmentation 48,4 %

Le nombre total de francophones citoyens des États faisant partie de l'OIF est de 195 508 100 en 2005[16].

Autres estimations du nombre de francophones

Nombre de francophones dans les États où le français n'a pas de statut officiel

Nombre de francophones dans les États où le français n'a pas de statut officiel
Pays nombre de francophones[réf. nécessaire] dont expatriés français[réf. nécessaire] population du pays [réf. nécessaire] pourcentage[réf. nécessaire]
Drapeau d'Algérie Algérie 18 000 000 34 718 37 100 000 48 %
Drapeau du Maroc Maroc 17 000 000 60 000 34 400 000 49 %
Drapeau de Tunisie Tunisie 6 000 000 15 000 10 000 000 60 %
Drapeau du Liban Liban 2 000 000 4 000 000 50 %
Drapeau des États-Unis États-Unis 2 000 000 233 300 302 000 000 0,7 %
Drapeau d'Israël Israël 1 500 000 100 000[23] 7 200 000 21 %
Drapeau de Russie Russie 705 200 5 139 143 000 000 0,5 %
Drapeau du Viêt Nam Viêt Nam 570 000[24] non connu 81 500 000 0,7 %
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 500 000 300 000 62 700 000 0,8 %
Drapeau du Soudan Soudan 400 000 500 36 000 000 1,1 %
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 213 000 20 300 17 000 000 1,3 %
Drapeau d'Allemagne Allemagne 200 000 165 000 82 000 000 0,3 %
Drapeau d'Ouganda Ouganda 200 000 200 28 000 000 0,7 %
Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 100 000 7 600 48 000 000 0,2 %
Drapeau de Turquie Turquie 100 000 3 400 70 000 000 0,2 %
Flag of Australia.svg Australie 65 000 41 800 20 000 000 0,3 %
Drapeau de Syrie Syrie 65 000 1 900 19 000 000 0,4 %
Drapeau d'Italie Italie 60 000 48 000 59 000 000 0,1 %
Drapeau du Malawi Malawi 50 300 63[25] 10 600 000 0,5 %
Drapeau de Gambie Gambie 45 000 150[26] 1 700 000 2,7 %
Drapeau du Brésil Brésil 30 000 25 000 184 000 000 0,016 %
Drapeau du Venezuela Venezuela 20 090 5 800 26 000 000 0,08 %
Drapeau de Colombie Colombie 20 000 3 800 45 000 000 0,044 %
Drapeau du Chili Chili 10 000 6 500 16 000 000 0,0625 %
Drapeau du Qatar Qatar 10 000 700 800 000 1,25 %
Drapeau de Lituanie Lituanie 8 000 300 3 500 000 2,3 %
Drapeau du Pérou Pérou 7 600 2 500
Drapeau du Nigeria Nigeria 7 500 3 000
Drapeau du Pakistan Pakistan 6 000 700
Drapeau d'Équateur Équateur 5 000 1 400 14 200 000 0,035 %
Drapeau de Bolivie Bolivie 5 000 900
Drapeau de Norvège Norvège 4 500 3 000
Drapeau du Costa Rica Costa Rica 4 000 1 500
Drapeau de Hongrie Hongrie 3 000 1 900
Drapeau des Philippines Philippines 3 000 1 600
Drapeau du Panamá Panama 3 000 500
Drapeau d'Oman Oman 3 000 500
Drapeau du Yémen Yémen 3 000 300
Drapeau d'Angola Angola 2 000 1 200
Drapeau d'Islande Islande 2 000 200
Drapeau du Nicaragua Nicaragua 1 500 400
Drapeau de Lettonie Lettonie 1 500 100
Drapeau d'Éthiopie Éthiopie 1 000 400
Drapeau de Trinité-et-Tobago Trinité-et-Tobago 800 600
Drapeau du Zimbabwe Zimbabwe 700 400
Flag of Nepal.svg Népal 600 200
Drapeau d'Estonie Estonie 400 100
Drapeau du Bangladesh Bangladesh 300 200
Drapeau de Porto Rico Porto Rico[Note 3]
Total 48 997 007 611 319

Nombres d'apprenants du français dans le monde

D'après les chiffres fournis par l'OIF en 2010[27], plus de 116 millions de personnes suivent un enseignement du ou en français dans le monde, sans compter les 500 000 personnes inscrites dans les alliances françaises ainsi que 60 000 élèves dans d'autres établissements. Le français est enseigné grâce aux réseaux d'Alliance française ou autres : un quart des professeurs de langues font apprendre le français à 100 millions d'élèves[28]. Ce chiffre ne tient pas en compte des quelques millions d'adultes et d'enfants qui suivent des cours de français dans les Alliances françaises ou dans divers clubs francophiles ou associations francophones.

Parmi les quarante « immortels » actuels (en 2012) de l'Académie française, deux ne sont pas nés avec le français pour langue maternelle : François Cheng (chinois, naturalisé français en 1971) et Assia Djebar (algérienne).

Au prix Goncourt, depuis 1987, un quart des lauréats ne sont pas de langue maternelle française. On peut citer Tahar Ben Jelloun (marocain), Amin Maalouf (franco-libanais), Andreï Makine (français d'origine russe), Jonathan Littell (franco-américain) et Atiq Rahimi (franco-afghan). Dans d'autres prix, des étrangers sont également récompensés pour leurs prestations d'écrivains en langue française, comme Nancy Huston (prix Femina 2006), Dany Laferrière (prix Médicis 2009), Ahmadou Kourouma et Milan Kundera, de même que Eugène Ionesco, Senghor et beaucoup d'autres.

La francophonie, une référence mondiale

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En 1950, Albert Camus écrivait dans ses carnets « Ma patrie, c'est la langue française. » La francophonie est présente sur les cinq continents car la langue de Malherbe est la langue de la culture, du commerce, de la recherche, de l'industrie et de la diplomatie. Tous les locuteurs de la langue de Malherbe partagent tous un certain nombre de traits culturels : leur idéologie puriste, la politisation de la culture, le sentiment d'exception culturelle, la centralité de la France, le rapport d'amour-haine à l'anglais. Il faut savoir que les francophones sont partout. Par exemple, deux pays du G8 sont francophones (France et Canada), trois villes francophones que sont Bruxelles, Genève et Strasbourg sont au cœur d'institutions internationales (Siège de l'UE pour Bruxelles, 22 organisations internationales et plus de 250 ONG pour Genève dont la Croix-Rouge, Conseil et Parlement Européen pour Strasbourg). Aussi, le français véhicule depuis des siècles toutes les facettes de la modernité. En exemple :

  1. Dans les trois grands centres aéronautiques mondiaux, deux sont francophones : Toulouse pour Airbus et Montréal pour Bombardier[réf. nécessaire].
  2. Parmi le marché mondial du rail, Bombardier, Siemens (Allemagne) et Alsthom (France) contrôlent 60 % du marché mondial[réf. nécessaire].
  3. SNC-Lavalin (Québec) est la première société au monde du génie et de la construction à côté de Bouygues et Suez. Ces trois industries sont totalement francophones puisque Bouygues et Suez sont d'origines française. [réf. nécessaire]
  4. Le groupe Carrefour est le deuxième au niveau mondial de la distribution alimentaire derrière Wal-Mart (États-Unis).
  5. La plus grande compagnie d'énergie nucléaire est francophone et son nom est Areva qui a installé son siège à Paris.
  6. Et enfin, le seul lanceur spatial qui concurrence la NASA est francophone et européen puisqu'il s'agit d'Ariane[réf. nécessaire].
  7. Citons que la Croix-Rouge a été créée par un Suisse romand à Genève et que des dizaines d'autres organisations internationales ont leur siège à Genève.

Parmi les francophones qui sont connus internationalement, on peut donner, comme exemple, Gérard Depardieu, Jean Réno, Benoît Poelvoorde, Gad Elmaleh, Garou, Céline Dion, Arthur H, Grand Corps Malade, des paroliers comme Luc Plamondon (appelé aussi Monsieur Notre-Dame de Paris), Stéphane Rousseau, Albert Uderzo, René Goscinny, et bien d'autres encore[29].

Ministère de tutelle en France

La francophonie était rattachée entre 1993 et 1995 au ministre de la Culture et de la Francophonie (Jacques Toubon), avant de relever d'un secrétaire d'État ou d'un ministre délégué auprès du ministre chargé des Affaires étrangères, chargé de la Coopération et de la Francophonie : Charles Josselin (1997-2002), Pierre-André Wiltzer (2002-2004), Xavier Darcos (2004-2005), Brigitte Girardin (2005-2007), Jean-Marie Bockel (2007-2008), Alain Joyandet (2008-2010). À la suite de la démission de ce dernier, en juillet 2010, la francophonie disparaît des attributions ministérielles[30], et est prise en charge par une cellule de réflexion stratégique au ministère des Affaires étrangères et européennes.

Depuis la formation du Gouvernement Jean-Marc Ayrault le 16 mai 2012, la francophonie est placée sous la responsabilité de la Ministre déléguée à la Francophonie, Yamina Benguigui, sous la tutelle du Ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Organisation internationale de la francophonie

Organisation générale

Organigramme de la francophonie après la CMF 2005 à Antananarivo. L'OIF est devenue l'opérateur principal de la francophonie en remplaçant l'AIF (Agence intergouvernementale de la Francophonie).

La coopération multilatérale francophone est mise en œuvre par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et quatre opérateurs directs spécialisés :

L'Organisation internationale de la francophonie est une institution fondée sur le partage d'une langue et de valeurs communes. Elle compte à ce jour 56 États membres de plein droit ou associés et 19 observateurs[31].

Le Secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, est chargé de la mise en œuvre de la politique internationale ainsi que de l'animation et de la coordination de la politique de coopération. Il s'appuie sur un opérateur principal, quatre opérateurs directs et une assemblée consultative.

Tous les deux ans, un sommet rassemble les chefs d'État ou de gouvernement des pays membres. Ce sommet définit les grandes orientations politiques de la Francophonie.

La Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF) est composée des ministres des Affaires étrangères ou des ministres chargés de la francophonie des pays membres de l'OIF. Cette conférence annuelle a pour mission de veiller à l'exécution des décisions arrêtées lors d'un Sommet et de préparer le Sommet suivant. De plus, elle recommande l'admission de nouveaux membres, ou de nouveaux observateurs.

Le Conseil permanent de la Francophonie (CPF) est composé des représentants personnels dûment accrédités par les chefs d'État ou de gouvernement membres des Sommets. Présidé par le secrétaire général, le conseil est chargé de la préparation et du suivi du sommet, sous l'autorité de la Conférence ministérielle.

La Charte de la Francophonie, adoptée en 1997 au VIIe Sommet de la Francophonie à Hanoi en 1997, et révisée par la XXIe conférence ministérielle de la Francophonie, est le support juridique de l'ensemble du cadre institutionnel francophone.

Missions de l’

Les missions de l'OIF sont définies dans le cadre stratégique décennal adopté au sommet de Ouagadougou en 2004, pour la période 2004-2014. Elles s'articulent autour des quatre points suivants[32] :

  1. Promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique,
  2. Promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l'homme,
  3. Appuyer l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche,
  4. Développer la coopération au service du développement durable et de la solidarité,

La diversité culturelle a fait l'objet de la déclaration de Cotonou en 2001[33], suivie par le IXe sommet de la Francophonie de Beyrouth en 2002 consacré au dialogue des cultures[34]. Les biens culturels n'échappent pas à la mondialisation accélérée des échanges marchands. Dans ce cadre, la Francophonie apparaît comme le fer de lance de la bataille pour la diversité des expressions culturelles[35].

La paix, la démocratie, les droits et libertés ont fait l'objet de la déclaration de Bamako en 2000[36].

L'OIF anime dans tous les domaines une concertation entre ses membres. Elle apporte à ses États et gouvernements membres un appui dans l'élaboration ou la consolidation de leurs politiques sectorielles. L'OIF mène des actions de coopération multilatérale, conformément aux grandes missions tracées par le Sommet de la Francophonie.

Partenaires de l’OIF

L'Organisation internationale de la francophonie collabore en priorité avec de nombreux opérateurs directs de la francophonie, et les autres institutions de la Francophonie autour de ses activités politiques et de coopération.

L'OIF associe la société civile en donnant un rôle consultatif à 63 associations accréditées dans les domaines d'intervention de la Francophonie (diversité culturelle, gouvernance démocratique, éducation)[37]. Ces associations se réunissent tous les deux ans dans une conférence des OING (organisations internationales non gouvernementales)[38].

L'OIF agit aussi en partenariat avec les organisations internationales et régionales.

Sommets de la Francophonie

Article détaillé : Sommet de la Francophonie.

Des sommets réunissent régulièrement les chefs d'État et de gouvernement des pays membres de la Francophonie. Les sommets qui ont eu lieu sont les suivants :

Culture et création

Diversité culturelle

Dès 1962, le président Léopold Sédar Senghor soulignait la dimension culturelle de la francophonie dans un article fondateur : « Le français langue de culture »[39].

Dès les années 1990, les pays de la Francophonie ont cherché à exclure les biens culturels des accords internationaux sur le commerce : au Ve Sommet de la Francophonie de Grande Baie en 1993, les États participants ont adopté une résolution sur l'exception culturelle au GATT[40]. Au VIIIe Sommet de la Francophonie de Moncton en 1999, les États francophones ont décidé de se concerter pour dégager des positions communes dans les organisations et conférences internationales afin de défendre la diversité culturelle[41].

Le 2 novembre 2001, la 31e Conférence générale de l'Unesco adoptait à l'unanimité une Déclaration universelle sur la diversité culturelle considérée comme « un patrimoine commun de l'humanité »[42].

Lors du IXe Sommet à Beyrouth, au Liban, en 2002, consacré au dialogue des cultures, les chefs d'État et de gouvernement des pays membres de l'OIF ont salué la déclaration de l'Unesco et ont appuyé le principe de l'élaboration d'un cadre réglementaire universel[43].

L'Organisation internationale de la francophonie s'est fortement impliquée tout au long du processus d'élaboration de la Convention de l'Unesco sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Il y eut en juin 2001 la tenue d'une Conférence ministérielle sur la culture à Cotonou. Puis l'OIF a envoyé des représentants spéciaux du secrétaire général pour des missions de sensibilisation auprès des gouvernements et de la société civile, et a mis en place une veille juridique avec des experts chargés d'examiner les projets de texte[44].

La Convention de l'Unesco « réaffirme le droit souverain des États de conserver, d'adopter et de mettre en œuvre les politiques et mesures qu'ils jugent appropriées pour la protection et promotion des expressions culturelles sur leur territoire », ce qui permet aux pays signataires d'élaborer des politiques autonomes de soutien au patrimoine culturel et à la création artistique (défiscalisation, subventions, mesures réglementaires, etc.), « quels que soient les moyens et techniques utilisés », et d'échapper au droit commun du commerce international[45].

La Convention prévoit une nouvelle forme de solidarité, en plaçant la culture au cœur du développement, avec un « traitement préférentiel pour les pays en développement », et avec la mise en place d'un fonds de coopération alimenté par des contributions volontaires des États et des dons privés.

Littératures d'expression française

Concours francophones de l'OIF

À l'occasion du Forum Mondial sur la Langue Française, qui se tiendra au Québec (Canada), du 2 au 6 octobre 2012, l'OIF organise un concours pour tous les jeunes francophones de 18 à 30 ans qui est intitulé : "Le Français et Moi". La règle : à partir du 3 Avril 2012, il faut faire une vidéo d'une durée de 140 secondes maximum. Le sujet de ce concours : « Qu'est-ce que le français évoque pour vous et chez vous ? » Voici les mots-clés donnés par l'OIF : grandir, vivre, communiquer, étudier, travailler, rêver, voyager, aimer ou créer en français au XXIe siècle. C'est une occasion unique et inespérée pour tous les jeunes francophones qui va permettre, pour le Forum Mondial sur la Langue Française, de savoir quel est l'état du français chez la jeunesse francophone. Le Forum Mondial sur la Langue Française sollicite ce concours par la créativité des vidéos dans un univers qui est totalement familier à la jeunesse francophone : l'univers numérique. Le concours était ouvert jusqu'au 15 Juin 2012. Le premier prix est une tablette iPad. Ce concours est en partenariat avec TV5 Québec Canada[46].

Médias et communication

Tous les médias ont aujourd'hui, quel que soit leur support, la possibilité de toucher un public international grâce à internet. Mais cette possibilité ne suffit pas à faire de tous des médias d'envergure internationale. Pour atteindre cette dimension, il faut avoir la capacité de s'adresser à des publics diversifiés, et pouvoir traiter, de manière informée et structurée, des sujets intéressant la planète tout entière. Cela suppose une stratégie et des moyens. Beaucoup de médias francophones restent encore confinés au territoire de la France. Il existe néanmoins quelques grands vecteurs internationaux.

Télévisions

Radios

RFI 
Avec 44 millions d'auditeurs, RFI est la troisième radio internationale après BBC World (146 millions d'auditeurs) et Voice of America (91 millions d'auditeurs), devant Deutsche Welle (31 millions). RFI diffuse ses émissions en français ou dans 19 langues étrangères. RFI émet partout dans le monde, en ondes courtes ou en modulation de fréquence. Elle propose des émissions pédagogiques et trois « journaux en français facile ». RFI a des filiales : Monte Carlo Doualiya (anciennement RMC Moyen-Orient) qui diffuse au Moyen-Orient et au Maghreb en arabe et en français, Rádio Europa Lisboa qui émet en français et en portugais. RFI Sofia (Bulgarie), Radio Delta RFI FM à Bucarest (Roumanie) et RFI-Deutschland diffusent en Europe centrale et orientale[47].
RTBF International 
RTBF International, la station de radio internationale de la Radio-télévision belge de la Communauté française (RTBF), est diffusée en ondes moyennes (AM) dans un rayon de 300 km autour de Bruxelles, ainsi qu'en FM à Kinshasa (République démocratique du Congo). En outre, la station est accessible en Europe via le satellite HotBird 7A et en Afrique via le satellite Atlantic Bird 3, ainsi qu'en streaming et en podcast sur internet[48],[49]. RTBF International rediffuse pour l'essentiel des programmes de La Première et de VivaCité.
Africa n° 1 
Africa n° 1 est la première station de radio généraliste internationale du continent africain. Elle est localisée au Gabon, au centre du continent africain. Elle compte 31 millions d'auditeurs répartis entre l'Afrique, l'Europe (surtout la région parisienne), et l'Amérique du Nord. Elle est considérée comme la « voix de l'Afrique ». Elle émet en ondes courtes, et en modulation de fréquence dans les principales capitales africaines[50].
Radio Méditerranée Internationale (Médi 1) 
Radio Méditerranée International est une radio privée généraliste bilingue (français-arabe) d'information internationale et de divertissement. Elle couvre l'ensemble du bassin méditerranéen, touchant entre 22 et 23 millions d'auditeurs, et jusqu'à 25 millions en période estivale. Elle est issue d'un partenariat franco-marocain. Ses studios sont installés à Tanger. Elle émet depuis 1980[50].

Agences de presse

Agence France-Presse (AFP) 
L'AFP a été fondée en 1835 par Charles-Louis Havas. Elle est aujourd'hui entièrement numérisée, couvre 165 pays, dispose de 110 bureaux et de plus de 50 correspondants locaux se répartissant en Amérique du Nord (9 bureaux, siège à Washington), en Amérique latine (21 bureaux, siège à Montevideo), en Asie-Pacifique (25 bureaux, siège à Hong Kong), en Europe (36 bureaux, siège à Paris), en Afrique (16 bureaux, siège à Nicosie), et au Moyen-Orient (9 bureaux, siège à Nicosie). Elle emploie 2000 collaborateurs, dont 900 travaillent à l'étranger, et 200 photographes[50].
Agence panafricaine de presse 
L'agence Panapress est née en 1963 en même temps que l'Organisation de l'unité africaine. C'est une agence privée qui produit plus de 60 000 mots par jour. Son réseau de correspondants est le plus dense du continent africain. Son site internet totalise plus de 165 000 connexions par jour, et près de 5 millions d'internautes ont accès à ce site tous les mois. La rédaction centrale est basée à Dakar. Les langues de travail sont le français, l'anglais, l'arabe et le portugais[50].
Agence Syfia 
Syfia est la première agence associative spécialisée sur les pays du Sud et sur l'Afrique. Elle a été créée en 1988. Elle regroupe 10 agences de presse (Belgique, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Canada, France, Madagascar, République démocratique du Congo, Sénégal et Suisse). Son réseau comporte 70 correspondants dans 35 pays. Il alimente environ 200 titres francophones en Asie et en Afrique, en Europe et au Canada[51].

Associations

Union internationale de la presse francophone (UPF) 
L'UPF a été créée en novembre 1950. Elle regroupe aujourd'hui près de 3 000 journalistes, responsables et éditeurs de la presse écrite et audiovisuelle répartis dans 125 pays. Sa publication, La Gazette de la presse francophone, est diffusée à 20 000 exemplaires dans 183 pays. L'UPF a mis en service un « Internet de la presse francophone » à destination de son réseau et du grand public. Chaque année, elle décerne un « Prix de la libre expression »[52].
Association internationale de la presse francophone (AIPF) 
L'AIPF a été fondée en 1993. Elle met en relation plus de 500 éditeurs de presse écrite de langue française dans les pays francophones et non francophones. Elle poursuit des opérations de jumelage entre titres du Nord et titres du Sud[52].

Systèmes d’information

La Francophonie a apporté une contribution à deux sommets mondiaux sur la société de l'information à Genève (2003) et à Tunis (2005)[53]

L’Unesco a établi un rapport mondial en 2005. L’Agence intergouvernementale de la francophonie a également établi un dossier en 2005.

Il existe une base de données lexicographiques panfrancophone.

Article détaillé : Gestion des langues.

Développement durable

Dans le cadre de la préparation du Sommet de la Terre de Johannesburg du 26 août au 4 septembre 2002, s'est tenu un colloque international à Dakar sur le thème « francophonie et développement durable : quels enjeux, quelles priorités pour l’horizon 2012 ? ». Ce colloque a été organisé par l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie (IEPF) et en collaboration avec le ministère de la Jeunesse, de l’Environnement et de l’Hygiène publique du Sénégal et l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF).

De nombreuses idées forces sont ressorties lors de ce colloque[54], notamment :

Le thème du Xe Sommet de la Francophonie à Ouagadougou en 2004 était : « la francophonie, espace solidaire pour un développement durable »[55].

Le développement durable a été inclus dans les missions de l'Organisation internationale de la francophonie en 2004.

Le site francophone Médiaterre sur le développement durable, présenté lors du sommet de Johannesburg comme une initiative de type II, permet d'animer un réseau de compétences réparti entre les pays du Nord et les pays du Sud. Il est organisé en plusieurs portails géographiques (Europe, Afrique, Amérique du Nord, Océan indien,...) et thématiques (eau, biodiversité,...). Il permet de publier des dépêches sur l'actualité du développement durable dans le monde.

Notes et références

  1. Au Luxembourg, le français est la langue officielle de l'administration et de la justice.
  2. On peut par exemple noter, l'ambigüité du texte anglais de la résolution 242 (1967) du Conseil de sécurité des Nations unies (22 novembre 1967) par rapport au même texte français qui stipule bien, lui, Retrait des forces israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit. Les accords de l'ONU étant établis dans ces deux langues de travail officielles qui sont considérées à parité, il a été possible de trancher sans ambigüité entre l'interprétation « se retireront de territoires occupés lors du récent conflit » (traduction de l'anglais : « Withdrawal of Israel armed forces of occupied territories in the recent conflict ») et le « se retireront des territoires occupés lors du récent conflit » du texte français.
  3. Voir : Immigration française à Porto Rico

Références

  1. a, b et c Selon la définition de l'Académie française, le mot « francophonie » prend une majuscule uniquement pour le « nom par lequel on désigne couramment, par abréviation, la Conférence des pays ayant le français en partage, et les diverses institutions qui s'y rattachent.
  2. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Universalis.
  3. Les francophones dans le monde, sur le site ladocumentationfrancaise.fr
  4. La Francophonie - Introduction, sur le site de la Documentation française
  5. Congo Kinshasa : statistiques, sur www.statistiques-mondiales.com. Consulté le 27 mai 2010.
  6. Délégation générale à la langue française et aux langues de France, « Références 2012 : la langue française dans le monde », 2012 (ISSN 1958-525X), p. 3.
  7. Données générales sur l'enseignement du français en Roumanie, sur le site de l'ambassade de France en Roumanie
  8. Langue française, francophonie et diversité linguistique, sur le site du ministère français des Affaires étrangères, 30 juin 2010
  9. Onésime Reclus, France, Algérie et colonies, cité par Michel Tétu, La Francophonie : histoire, problématique, perspectives, préface de Léopold Sédar Senghor, Montréal, Guérin Universitaire, 1992, p. 43.
  10. Michel Tétu, La Francophonie : histoire, problématique, perspectives, préface de Léopold Sédar Senghor, Montréal, Guérin Universitaire, 1992, p. 47.
  11. Encyclopédie de la francophonie
  12. Souvenirs de la première conférence de Niamey
  13. Impératif français 2012
  14. Organisation internationale de la francophonie (OIF) à Genève
  15. Le français, quelle histoire!, page 11 - Prenons langue
  16. a, b et c Le français, enjeu du XXIe siècle, sur le site de l'Organisation internationale de la francophonie, 20 mars 2009 [PDF]
  17. a et b http://www.uclouvain.be/285518.html[réf. incomplète]
  18. a et b Jacques Leclerc, « Les États où le français est langue officielle ou co-officielle », sur le site du TLFQ
  19. (en) [PDF] Europeans and their Languages
  20. a, b, c, d, e, f et g Hervé Abalain, Le français et les langues historiques de la France, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2007, 317 p. (ISBN 9782877478816) [lire en ligne], p. 92 
  21. Office québécois de la langue française http://www.oqlf.gouv.qc.ca/ressources/sociolinguistique/2005/f1_indic_16_pres.pdf
  22. Cahiers québécois de démographie, vol. 32, n° 2, 2003, p. 273-294. http://www.erudit.org/revue/cqd/2003/v32/n2/008997ar.pdf
  23. Présentation d’Israël
  24. Consulat général de France à Ho Chi Minh Ville
  25. Présentation du Malawi - Données générales -Ministère des Affaires étrangères
  26. Présentation de la Gambie - Données générales -Ministère des Affaires étrangères
  27. La langue française dans le monde : 2010 - Organisation internationale de la francophonie , p. 105, voir également pp. 108,109, 116-119 pour les chiffres par pays [PDF]
  28. Le français, quelle histoire, page 11 - Prenons langue (http://nadeaubarlow.com/le-francais-quelle-histoire/)
  29. Le français, quelle histoire!, pages 15-16-17 - Prenons langue
  30. Décret n° 2010-1500 du 7 décembre 2010 relatif aux attributions du ministre auprès de la ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères et européennes, chargé de la coopération
  31. États et gouvernements, le monde de la francophonie
  32. Détail des missions de l'OIF
  33. Déclaration de Cotonou (15 juin 2001)
  34. Actes de la IXe Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage
  35. Francophonie et mondialisation, coordonné par Anne-Marie Laulan et Didier Oillo, les Essentiels Hermès, CNRS éditions, 2008, pp. 7 à 21
  36. Déclaration de Bamako sur la démocratie, les droits et libertés
  37. Partenariat avec la société civile
  38. Conférence des OING
  39. Léopold Sédar Senghor, Le français langue de culture, revue Esprit, n° 311, novembre 1962, p. 844
  40. 1993. Ve Sommet de la Francophonie. Maurice
  41. 1999. VIIIe Sommet de la Francophonie. Moncton
  42. Déclaration universelle de l'Unesco sur la diversité culturelle
  43. 2002. IXe Sommet de la Francophonie. Beyrouth
  44. La Francophonie dans le monde, 2006-2007, p. 103-104
  45. Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles
  46. http://www.francophonie.org/Concours-video-Le-francais-et-moi.html
  47. La Francophonie dans le monde, 2006-2007, p. 160
  48. RTBF International : À propos, sur le site de la RTBF
  49. RTBF International : Fréquences, sur le site de la RTBF
  50. a, b, c et d La Francophonie dans le monde, 2006-2007, p. 161
  51. La Francophonie dans le monde, 2006-2007, p. 162
  52. a et b La Francophonie dans le monde, 2006-2007, p. 163
  53. Francophonie et sommets mondiaux sur la société de l’information.
  54. Colloque international de Dakar
  55. Déclaration de Ouagadougou (27 novembre 2004)

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

Une bibliographie est disponible sur le site du CIEP : La langue française dans l’espace francophone : promotion et diffusion, mars 2009

-Pierre-Luc Bégin, « Le Génocide culturel des francophones au Canada, Synthèse du déclin du français au Canada », éditeur le québécois, ISBN 978-2-923365-34-3

Articles connexes

Langue et culture françaises 
Francisation, Français (langue officielle), Histoire de la langue française, Culture française, Académie française, Politique linguistique de la France
Aspects informatiques 
Base de données lexicographiques panfrancophone
Aspects internationaux 
Distribution des francophones dans le monde, Françafrique, Afrique francophone, Alliance française, Organisation internationale de la francophonie, Agence universitaire de la Francophonie, Assemblée parlementaire de la Francophonie, Association des hautes juridictions de cassation des pays ayant en partage l'usage du français (AHJUCAF), Sommet de la Francophonie, Pays francophone
Aspects culturels 
Jeux de la Francophonie, Littérature francophone, Francophilie, Francophobie
Communautés correspondant à d'autres langues 
Hispanité, Lusophonie, Anglophonie
Divers 
Francisation, Francopol

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