Aishwarya Rai critiquée à cause de ses kilos en trop
Pas facile d'être une jeune maman star. Quand certaines réussissent à perdre leurs kilos de grossesse en un rien de temps (Beyoncé Knowles, Jessica Alba...), d'autres ont un peu plus de mal à se glisser dans leurs robes haute couture après avoir donné naissance à leur bébé. C'est le cas...
Générations futures
|
|
Cet article est une ébauche concernant la philosophie.
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
Les générations futures sont les générations d'êtres humains qui viendront après les générations actuelles.
Les besoins des générations futures sont l'un des fondements du concept de développement durable, dont la définition est la suivante :
- « un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. »
Sommaire |
Historique du concept philosophique
Le philosophe Hans Jonas a posé dès 1979 la question de savoir si l'obligation d'avoir une postérité avait besoin d'être fondée :
- « Puisque de toutes façons existeront des hommes à l'avenir, leur existence qu'ils n'ont pas demandée, une fois qu'elle est effective, leur donne le droit de nous accuser nous, leurs prédécesseurs, en tant qu'auteurs de leur malheur, si par notre agir insouciant et qui aurait pu être évité, nous leur avons détérioré le monde ou la constitution humaine. Alors qu'ils peuvent tenir pour responsable de leur existence seulement leur géniteur immédiat (et que même là ils ont seulement droit à la plainte s'il y a des raisons spécifiques permettant de contester leur droit à avoir une progéniture), ils peuvent tenir des ancêtres lointains pour responsables des conditions de leur existence. Donc pour nous aujourd'hui », le droit qui se rattache à l'existence non encore actuelle, mais pouvant être anticipée, de ceux qui viendront plus tard, entraîne l'obligation correspondante des auteurs, en vertu de laquelle nous avons des comptes à leur rendre à propos de nos actes qui atteignent les dimensions de ce type d'effets. »[1]
Hans Jonas identifie un danger psychologique dans la promesse de prospérité et souligne que le progrès scientifique a un prix[2]. Lucide sur les dangers de la technologie, il est conscient des limites de tolérance de la nature, concernant le problème de la nourriture, de la matière première et de l'énergie à l'échelle mondiale, et préconise un progrès avec précaution[3]. De ce point de vue, il est à l'origine du principe de précaution.
Hans Jonas voit dans les parents et les hommes d'État deux modèles essentiels sur lesquels se fondent le principe de responsabilité.
L'idée de responsabilité envers les générations futures a également été exprimée par le philosophe allemand Dieter Birnbacher, à la suite de son travail entamé en 1980 sur le thème « éthique et écologie »[4].
L'idée des responsabilités et des devoirs de l'humanité envers les générations à venir apparaît explicitement dans l'encyclique Centesimus annus de Jean-Paul II (1991) :
- « Dans ce domaine (la question de l'écologie), l'humanité d'aujourd'hui doit avoir conscience de ses devoirs et de ses responsabilités envers les générations à venir. »[5]
Débat sur la place des générations futures dans la définition du développement durable
Selon le philosophe camerounais Ebénézer Njoh-Mouellé, la place attribuée aux générations futures dans la définition du développement durable cantonne les catégories défavorisées des générations des temps présents dans leurs conditions de vie marquées par des inégalités criardes dans la répartition des produits de la croissance. Cette définition tend à mettre l’accent sur le facteur quantitatif du développement à travers l’invitation à ne pas exploiter toutes les ressources naturelles, mais n'est pas accompagnée d’une vision qualitative qui aurait consisté à définir les principes d’une qualité de vie digne de l’être humain, tout en se détournant de l’« american way of life » caractérisé par la consommation à outrance. Selon lui, le concept de développement durable n'apporte pas une pensée nouvelle et des principes régulateurs qui rompraient avec le libéralisme[6].
Selon l'économiste Marc Guillaume, il y a urgence pour un « développement équitable », qui, au lieu de mettre l'accent sur l'affirmation d'une solidarité, quelque peu virtuelle, à l'égard des générations futures, mettrait la priorité sur une solidarité effective, immédiate, entre tous les peuples[7].
Références
- Hans Jonas, Le Principe responsabilité, Champs Flammarion, p. 91
- Hans Jonas, Le Principe responsabilité, Champs Flammarion, p. 305 et 312
- Hans Jonas, Le Principe responsabilité, Champs Flammarion, pp. 350-363
- Dieter Birnbacher, responsabilité envers les générations futures, Paris, PUF, 1994 (éd. originale Stuttgart, 1988)
- Encyclique Centesimus annus, n° 37
- Ebénézer Njoh-Mouellé, quelques réflexions sur le concept de développement durable
- Marc Guillaume, l'urgence d'un développement équitable
Bibliographie
- Dieter Birnbacher, responsabilité envers les générations futures, Paris, PUF, 1994 (éd. originale Stuttgart, 1988)
- Christian de Perthuis, La génération future a-t-elle un avenir ?, Belin, 2003
- Émilie Gaillard, Générations futures et droit privé, LGDJ, 2011 (ISBN 978-2-275-03625-0)
- Hans Jonas, Le Principe responsabilité, Champs Flammarion, éd. originale 1979
En direct des marchés
Bankia, la 4e banque espagnole, en grandes difficultés demande à l'Etat une aide record de 19 milliards d'euros
La banque espagnole Bankia, qui croule sous les actifs immobiliers risqués, dévoile ses "plans d'assainissement et de recapitalisation" samedi lors d'une conférence de presse de son président, José Ignacio Goirigolzarri.