Gaston Doumergue

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Doumergue.
Gaston Doumergue
Gaston Doumergue 1924.jpg
Fonctions
13e Président de la République française
13 juin 192413 juin 1931
(&&&&&&&&&&&025567 ans, 0 mois et 0 jour)
Élection 13 juin 1924
Président du Conseil Édouard Herriot
Paul Painlevé
Aristide Briand
Édouard Herriot
Raymond Poincaré
Aristide Briand
André Tardieu
Camille Chautemps
André Tardieu
Théodore Steeg
Pierre Laval
Prédécesseur Alexandre Millerand
Successeur Paul Doumer
82e et 112e président du Conseil des ministres
9 février 19348 novembre 1934
Président Albert Lebrun
Gouvernement Doumergue II
Prédécesseur Édouard Daladier
Successeur Pierre-Étienne Flandin
9 décembre 19132 juin 1914
Président Raymond Poincaré
Gouvernement Doumergue I
Prédécesseur Louis Barthou
Successeur Alexandre Ribot
Président du Sénat
22 février 192313 juin 1924
Prédécesseur Léon Bourgeois
Successeur Justin Germain Casimir de Selves
Ministre des Colonies
26 août 191420 mars 1917
Président Raymond Poincaré
Président du Conseil René Viviani
Aristide Briand
Gouvernement Viviani II, Briand V et VI
Prédécesseur Maurice Raynaud
Successeur André Maginot
7 juin 190224 janvier 1905
Président Émile Loubet
Président du Conseil Émile Combes
Gouvernement Combes
Prédécesseur Albert Decrais
Successeur Étienne Clémentel
Ministre des Affaires étrangères
326 août 1914
Président Raymond Poincaré
Président du Conseil René Viviani
Gouvernement Viviani I
Prédécesseur René Viviani
Successeur Théophile Delcassé
9 décembre 19139 juin 1914
Président Raymond Poincaré
Président du Conseil Lui-même
Gouvernement Doumergue I
Prédécesseur Stéphen Pichon
Successeur Léon Bourgeois
Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts
4 janvier 19083 novembre 1910
Président Armand Fallières
Président du Conseil Georges Clemenceau
Aristide Briand
Gouvernement Clemenceau I et Briand I
Prédécesseur Aristide Briand
Successeur Maurice Faure
Ministre du Commerce et de l'Industrie
14 mars 19064 janvier 1908
Président du Conseil Ferdinand Sarrien
Georges Clemenceau
Gouvernement Sarrien et Clemenceau I
Prédécesseur Georges Trouillot
Successeur Jean Cruppi
Ministre du Travail
14 mars27 octobre 1906
Président Armand Fallières
Président du Conseil Ferdinand Sarrien
Gouvernement Sarrien
Prédécesseur Georges Trouillot
Successeur René Viviani
Titulaire du fauteuil 3 de la Section 6 de l'Académie des sciences morales et politiques
193418 juin 1937
Prédécesseur Fernand Laudet
Successeur Étienne Bandy de Nalèche
Biographie
Nom de naissance Pierre, Paul, Henri, Gaston Doumergue
Date de naissance 1er août 1863
Lieu de naissance Aigues-Vives (Gard)
Date de décès 18 juin 1937 (à 73 ans)
Lieu de décès Aigues-Vives (Gard)
Nature du décès Embolie
Parti politique Radical
Conjoint Jeanne-Marie Gaussal
Diplômé de Faculté de droit de l'université de Paris
Profession Avocat, Juge de paix
Religion protestant
Présidents de la République française
Présidents du Conseil des ministres français

Gaston Doumergue, né le 1er août 1863 à Aigues-Vives (Gard) et mort le 18 juin 1937 dans la même ville, est un homme d'État français.

Il est notamment président du Conseil de 1913 à 1914 et Président du Sénat de 1923 à 1924. Il est élu président de la République en 1924 pour un mandat de sept ans qui s'achève en 1931 et à l'issue duquel il ne se représente pas.

Il fait un bref retour aux affaires en tant que président du Conseil des ministres, durant quelques mois de l'année 1934.

Sommaire

Biographie

Origines protestantes

Gaston Doumergue est issu d'une famille protestante de la petite bourgeoisie languedocienne. Son père, Pierre Doumergue, est propriétaire vigneron à Aigues-Vives. Sa mère, Françoise Pattus[i 1], femme de bon sens, l'élève dans la foi protestante[c 1] et l'admiration des idées républicaines[a 1]. Élève brillant, il affirme avoir appartenu à la « génération de la revanche, animée d'une belle ardeur patriotique », après la défaite de 1870[i 2].

Après une licence et un doctorat de droit à Paris, il s'inscrit en 1885 au barreau de Nîmes et participe au procès retentissant du député Numa Gilly[1],[a 2], avant d'entrer en 1890 dans la magistrature comme substitut à Hanoï, en Indochine. Son séjour est bref car il revient en métropole à la mort de son père en 1891[a 3],[note 1].

Débuts en politique

En 1893, alors qu'il est juge de paix à Alger, il revient en France, à Aigues-Vives, et présente sa candidature à une élection législative partielle, en décembre 1893, destinée à pourvoir le siège d'Émile Jamais, ami de longue date, tout juste réélu lors des élections d'août 1893 mais mort subitement le 18 novembre, avant l'ouverture de la session parlementaire. Rien ne le destine à la politique et son grand-père avait même refusé en 1836 sa nomination comme maire du village en raison de la modestie de sa fortune dans un régime censitaire[i 3]. Mais, encouragé par sa mère qui suivra pas à pas sa carrière[i 4], Doumergue est élu député radical de Nîmes, battant au second tour, avec 10 101 voix, le maire de Nîmes, Gaston Maruejol, qui n'obtient que 24 suffrages[2],[a 4],[c 1].

Il assiste au banquet donné à Lyon par le président Sadi Carnot le 24 juin 1894 lors duquel ce dernier est mortellement poignardé par l'anarchiste italien Caserio. Cet événement lui fait prendre conscience du sérieux et du danger de l'exercice du pouvoir[a 5].

Il est réélu député le 8 mai 1898, au premier tour du scrutin, par 11 514 voix contre le conservateur Albert de Nesmes-Desmarets. Il est très impliqué dans la politique coloniale de la France et, lors de ses interventions à la tribune, bien accueillies sur les bancs de gauche, reproche aux gouvernements successifs leur interventionnisme militaire[c 1] et en particulier l'occupation de Madagascar[j 1]. Dès 1894, il dénonce d'ailleurs la « bienveillante indifférence et non la sympathie prononcée » de l'opinion publique vis-à-vis de la politique coloniale, qui masque les pillages des territoires conquis et la violence de l'administration[j 2].

Ses convictions laïques et républicaines lui font prendre parti pour Dreyfus. Ses mandats successifs sont aussi l'occasion pour lui de défendre les petits producteurs agricoles. Son influence au sein de la gauche grandit. Il est, pour la troisième fois, élu député le 27 avril 1902, dès le premier tour.

Franc-maçon depuis 1901, il est membre de la loge L'Écho, à l'Orient de Nîmes, Grand Orient de France[3].

Au sein du gouvernement (1902-1910)

Sous la présidence d'Émile Loubet, il est ministre des Colonies, dans le gouvernement Émile Combes, de 1902 à 1905.

Il est ministre sans interruption de 1906 à 1910, d'abord au Commerce et à l'Industrie, où il crée la direction de la marine marchande, puis à l'Instruction publique et aux Beaux-Arts, à partir de 1908, en remplacement d'Aristide Briand. À ce titre, il prononce le 4 juin 1908 un discours, au nom du gouvernement, lors du transfert des cendres d'Émile Zola au Panthéon, louant l'« héroïsme » de l'écrivain[j 3], de même qu'il a, le 19 mars précédent, défendu l'organisation de la cérémonie de translation à la tribune de l'Assemblée, contre les anti-dreyfusards[4]. Il est un fervent défenseur de l'école laïque et plaide en faveur de l'enseignement de l'arabe en Algérie.

Il devient par ailleurs vice-président de l'Assemblée nationale durant une année, de février 1905 à mars 1906, entre ses deux ministères. En 1910, il est élu sénateur du Gard, après le décès de Frédéric Desmons. Il est réélu en 1912 et en 1921.

Président du Conseil (1913-1914)

Gaston Doumergue.

Du 9 décembre 1913 au 8 juin 1914, il est président du Conseil et ministre des Affaires étrangères à la demande du président Poincaré, qui cherche en Doumergue un conciliateur capable de former un cabinet « d'entente républicaine »[a 6]. Dès lors, il s'attache à concilier les revendications du parti radical et l'intérêt du pays, dans un horizon international qui s'obscurcit : l'homme d'État prend le pas sur l'homme de parti[a 7],[c 2]. Le radicalisme ayant officiellement répudié, depuis 1907, l'anticléricalisme et l'antimilitarisme, Gaston Doumergue doit défendre la loi du service militaire de trois ans, qu'il a votée, non sans scrupule, en août 1913 : « Nul d'entre vous d'attend que nous rouvrions le débat : c'est la loi[h 1] ». La proposition de création d'un impôt sur le revenu par son ministre des finances Joseph Caillaux déclenche une polémique au sein des conservateurs, mais est finalement votée en juillet 1914 par un Sénat qui y était hostile depuis cinq ans. L' « affaire Calmette » qui aboutit à la démission du ministre met en difficulté le gouvernement alors que se termine la Xe législature et que s'amorce une campagne électorale délicate. Doumergue avait cependant prévenu qu'il ne « resterait en aucun cas après les élections[a 8] ».

L'heure est à la politique de réarmement et de resserrement des alliances, que mènent à bien Poincaré et Doumergue[h 2]. Mais il ne perd pas pour autant de vue la situation internationale et les chancelleries sont continuellement tenues en alerte[a 9]. Le parti radical arrive largement en tête des élections législatives du printemps 1914 et cette majorité de gauche, élue sur le thème de la paix, occasionne au Président un grand embarras pour constituer un cabinet pouvant succéder à Doumergue[h 3]. Ce dernier profite de la fin de ses fonctions pour entreprendre un voyage en Haute-Autriche[a 10].

Mais le 3 août 1914, le jour même de la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France, marquant le début de la Première Guerre mondiale, le nouveau président du Conseil René Viviani fait appel à lui pour le remplacer au ministère des Affaires étrangères, lors de la composition de son éphémère premier gouvernement. Puis, il est ministre des Colonies dans les gouvernements qui se succèdent du 26 août 1914 au 19 mars 1917 (gouvernements Viviani II, Briand V et VI). Durant ce mandat, en pleine guerre, il assure la sécurité des possessions françaises et met en place avec le tsar Nicolas II de Russie un traité de paix — qui deviendra cependant caduc à la suite de la Révolution d'Octobre.

En février 1923, il est élu président du Sénat, en remplacement de Léon Bourgeois.

Président de la République (1924-1931)

Photographie d'un groupe de civils et militaires
Gaston Doumergue posant le premier rivet du sous-marin de classe 1 500 tonnes Redoutable le 17 juillet 1925, à Cherbourg.

Sa carrière culmine avec son élection à la présidence de la République, le 13 juin 1924, pour un mandat de sept ans[5]. Cette accession à la tête de l'État est le résultat de plusieurs événements politiques successifs. Les 11 et 25 mai qui précédent voient la victoire aux élections législatives du Cartel des gauches, malgré un nombre de voix supérieur pour la droite et grâce à une loi électorale accordant une prime aux alliances[h 4]. Raymond Poincaré, président du Conseil depuis 1922, désavoué, remet sa démission au président Millerand. Les cartellistes réclament le pouvoir dans les « moindres rouages de l'administration[h 5] ». Paul Painlevé est porté à la tête de la Chambre grâce aux voix du Cartel emmené aussi par Blum, Herriot et Briand, contre le candidat des droites, André Maginot. La nomination de François-Marsal est prise comme une provocation et son gouvernement ne tient que deux jours.

Ainsi, la gauche, qui a obligé Alexandre Millerand à démissionner, croit alors pouvoir porter Painlevé à la présidence, mais la droite déjoue ses ambitions en se reportant massivement sur Gaston Doumergue, qui bénéficie déjà d'une partie des voix de gauche. Il obtient 515 voix sur 815 votants, contre 309 à Painlevé et 21 à Camélinat, premier candidat communiste à une élection présidentielle.

Sans surprise, il nomme le maire de Lyon, Édouard Herriot, à la tête du gouvernement et le charge d'établir une politique de changement symbolique pour satisfaire l'électorat[h 6]. L'État cartelliste est installé, les présidences des commissions parlementaires étant majoritairement tenues par ses membres, de même que les grands postes des l'administration[h 7]. Mais le scandale des irrégularités de la Banque de France renverse le gouvernement et Doumergue se résout à nommer Paul Painlevé à la présidence du Conseil afin de souder les voix radicales et socialistes[h 8], jouant habilement des désignations selon le balancier parlementaire.

Le septennat de Doumergue est marqué par la prospérité de la France d'entre-deux-guerres et les années folles, mais aussi par une forte instabilité ministérielle et des difficultés financières engendrées par la chute du franc. Appelé aux Finances en juillet 1926, Poincaré instaure une politique d'austérité en ramenant le franc à sa valeur réelle par une forte dévaluation, ramène la confiance et parvient à doper une économie en berne. Cette politique néo-libérale engendre aussi une période de prospérité économique et financière, à l'heure où les États-Unis sont touchés de plein fouet par l'effondrement boursier de 1929. Les progrès de l'industrie technique, en particulier dans la sidérurgie et l'automobile, participent à la croissance du pays. La capacité de production augmente ainsi de 45 % sur la décennie 1920. Pour accompagner ce développement, Doumergue renforce une politique centriste et institue les assurances sociales ouvrières.

En politique extérieure, il se déclare partisan d'une politique de fermeté vis-à-vis de l'Allemagne face au nationalisme renaissant dans une partie de l'Europe, mais aussi en France. Mais il se heurte à des difficultés : les Alliés ne parviennent pas à s'entendre sur l'Allemagne. Forcée d'évacuer la Ruhr, la Sarre et la Rhénanie entre 1925 et 1930, la France de Doumergue est aussi dupée par le chancelier allemand Stresemann malgré la signature du pacte de sécurité collective de Locarno. Les désaccords avec son ministre des Affaires étrangères, Aristide Briand, ne font qu'aggraver les crises coloniales en Syrie et au Rif. Après l'échec des tentatives de concertation du préfet en place au Maroc, Doumergue décide d'envoyer le maréchal Pétain, qui remporte rapidement la guerre du Rif. Au même moment, il participe à l'inauguration de la Mosquée de Paris, avec le sultan marocain Moulay Youssef, en visite officielle en France. En Indochine, les nationalistes vietnamiens du VNQDD entretiennent dans les années 1920 une agitation indépendantiste.

Gaston Doumergue lors de sa parade d'investiture, en juin 1924.

En mai 1930, il célèbre en Algérie, sur les terres qu'il a connues dans les premières années de sa carrière, le centenaire de la présence française, accompagné d'une délégation de huit ministres et de plusieurs dizaines de députés[6]. L'année suivante, à quelques semaines de la fin de son mandat, il commémore en Tunisie le cinquantenaire du protectorat français.

Au sein d'un monde politique aussi instable, Doumergue s'évertue à soutenir la gestion des affaires publiques dans des valeurs de gauche et une ligne directrice conservatrice. Homme affable et courtois, il séduit depuis le début de sa carrière politique par sa bonhomie et son accent[i 5]. Après son élection à la présidence de la République, sa simplicité continue de lui valoir dans l'opinion publique une popularité qui se traduit notamment par le surnom familier de « Gastounet »[7].

Gaston Doumergue est, avec Louis-Napoléon Bonaparte, l'un des deux seuls présidents de la République française célibataires au moment de leur accession à la fonction[8]. Bien que « vieux garçon », il n'en est pas moins, selon Adrien Dansette, « sensible au charme féminin »[i 6] mais ses fréquentes liaisons passagères ne sont que les « mœurs parisiennes d'hommes politiques »[i 7]. Il entretient une liaison de longue durée avec Jeanne-Marie Gaussal, veuve Graves, agrégée de l'Université. Durant son mandat présidentiel, il va tous les matins prendre son petit déjeuner avec elle à son ancien domicile du 73 bis avenue de Wagram, où il se rend à pied depuis l'Élysée[9]. Le 1er juin 1931, douze jours avant son dernier Conseil des Ministres et la fin de son mandat, il épouse sa maîtresse devant le maire du 8e arrondissement, Gaston Drucker, venu spécialement à l'Élysée, et devient ainsi le premier président de la République à se marier au cours de son mandat[10].

Son mandat présidentiel s'achève le 13 juin 1931 et il se retire de la vie politique dans la demeure de son épouse à Tournefeuille, en Haute-Garonne[11].

D'une famille enracinée depuis plusieurs siècles dans le protestantisme, Gaston Doumergue est, à ce jour, le seul chef de l'État français depuis Clovis — si l'on excepte Henri IV, protestant ayant abjuré sa foi pour se convertir au catholicisme et ainsi devenir roi de France — à ne pas avoir été de confession catholique romaine.

Président du Conseil (1934)

Toujours populaire, on le rappelle comme président du Conseil, après les événements sanglants du 6 février 1934, pour former un gouvernement d'union nationale où se côtoient André Tardieu et Édouard Herriot.

Cette tentative ne réussit pas : en mauvaise santé, il lui est difficile d'arbitrer à l'intérieur d'un de ces cabinets dans lesquels on met généralement les plus grands espoirs parce qu'ils symbolisent l'unité de la nation, mais qui sont en réalité composés de ministres venus de tous les bords de l'échiquier politique et qui ne s'entendent pas. Il est d'ailleurs affaibli par l'assassinat de Louis Barthou, le 9 octobre, et préfère démissionner peu après, le 8 novembre.

René Viviani disait de lui : « Dans une démocratie bien organisée Doumergue serait juge de paix en province[12]. ».

Décès

L'hommage de la nation, rassemblant une importante foule, a lieu à Nîmes en mai 1937, place des Arènes, « une écharpe tricolore ceinture le monument romain, au centre sur un immense écusson noir, une longue palme de branches d’olivier y est fixée ». Sa tombe se situe dans le petit cimetière d'Aigues Vives (Gard) son village natal, où son épouse Jeanne (née Gaussal) l'a rejoint en 1963.

Fonctions

Fonctions exécutives

  • 7 juin 1902 – 18 janvier 1905 : ministre des Colonies ;
  • 14 mars 1906 – 24 juillet 1909 : ministre du Commerce et de l'Industrie ;
  • 4 janvier 1910 – 3 novembre 1910 : ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts ;
  • 9 décembre 1913 – 9 juin 1914 : président du Conseil et ministre des Affaires étrangères ;
  • 26 août 1914 – 20 mars 1917 : ministre des Colonies ;
  • 22 février 1923 – 13 juin 1924 : président du Sénat ;
  • 13 juin 1924 – 13 juin 1931 : président de la République ;
  • 9 février 1934 – 8 novembre 1934 : président du Conseil.

Mandats électifs

Distinction

Notes

  1. Sa mère est morte en 1920.

Références

  1. Notice biographique de Numa Gilly sur le site de l'Assemblée nationale.
  2. Gaston Maruejol 1847-1912, Imprimerie coopérative la Laborieuse, Nïmes, 1921, 204 pages.
  3. Journal de la GLF, novembre 2008
  4. Zola au Panthéon, sur le site de l'Assemblée nationale.
  5. Le Petit Parisien, 13 juin 1924, lire en ligne.
  6. [PDF]Célébration du centenaire de l'Algérie française, Jacques Vidal.
  7. Jean Vanwelkenhuyzen, Le gâchis des années 30 : 1933-1937, Volume 1, Racine, 2008, p. 130
  8. Gaston Doumergue Premier célibataire et jeune marié de l'Élysée, Linternaute.com
  9. Jacques Chabannes, Devenir "Monsieur le Président" : de Adolphe Thiers à François Mitterrand, France-Empire, 1986, page 112
  10. Le suivant sera Nicolas Sarkozy, soixante-seize ans plus tard, lui aussi marié devant le maire de l'arrondissement.
  11. Biographie sur le site de l'Assemblée nationale
  12. * Jean Rives, Gaston Doumergue. Du modèle républicain au sauveur suprême, cité par une page de recension bibliographique de l'Université de Toulouse.
  13. La Toison d'Or pour Nicolas Sarkozy, Mathieu de Taillac, Le Figaro, 16 janvier 2012.

Annexes

Bibliographie

Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article : Ouvrage ou article utilisé comme source pour la rédaction de cet article

  1. Lafue, p. 21
  2. Lafue, p. 24
  3. Lafue, p. 17
  4. Lafue, p. 34
  5. Lafue, p. 36
  6. Lafue, p. 44
  7. Lafue, p. 48
  8. Lafue, p. 74
  9. Lafue, p. 58
  10. Lafue, p. 81
  • Benoît Yvert (dir.), Premiers ministres et présidents du Conseil : Histoire et dictionnaire raisonné des chefs du gouvernement en France (1815-2007), Paris, Perrin, 2007, 916 p. (ISBN 978-2-262-02687-5) 
  1. a, b et c Jolly, p. 1477
  2. Jolly, p. 1478
  • Pascal Arnoux, Histoire des rois de France et chefs d'État, Paris, Éditions du Rocher, 2001 (ISBN 2-268-03925-0), p. 358–359 
  • Arnaud Folch et Guillaume Perrault, Les présidents de la République pour les nuls, Paris, Éditions First, coll. « Pour les nuls », 2011, e-book (ISBN 978-2-7540-3463-0)  Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Philippe Valode, Les Présidents de la République, Paris, Éditions First, 2007, e-book (ISBN 978-2-7540-2641-3)  Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Serge Berstein, Chef de l'État : L'Histoire vivante des 22 présidents à l'épreuve du pouvoir, Paris, Armand Colin, 2002, e-book (ISBN 978-2-200-35620-0)  Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  1. Miquel, Empl. 9057
  2. Miquel, Empl. 9074
  3. Miquel, Empl. 9091
  4. Miquel, Empl. 10228
  5. Miquel, Empl. 10245
  6. Miquel, Empl. 10327
  7. Miquel, Empl. 10341
  8. Miquel, Empl. 10516
  • Jean Rives, Gaston Doumergue : Du modèle républicain au Sauveur suprême, Toulouse, Presses de l'Institut d'études politiques, 1992, 462 p. (ISBN 2-903847-46-6)  Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  1. Rives, p. 8
  2. Rives, p. 15
  3. Rives, p. 10
  4. Rives, p. 11
  5. Rives, p. 22
  6. Rives, p. 253
  7. Rives, p. 13
  • Vincent Duclert, La République imaginée : 1870–1914, Belin, coll. « Histoire de France sous la direction de Joël Cornette », 2010, 864 p. (ISBN 978-2-7011-3388-1) 
  1. Duclert, p. 590
  2. Duclert, p. 562
  3. Duclert, p. 341

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

mentions légales Wikipédia
logo wikimediapolitique de confidentialité à propos de Wikipédia avertissements contacts logo wikimediafaire un don

Alger accueille le président Gaston Doumergue


p>1930 marque le centenaire de la prise d''Alger. Des célébrations sont organisées à l''occasion de cet anniversaire : après une revue navale...

Gaston Doumergue


Originaire du Gard, Gaston Doumergue sera élu député radical-socialiste entre 1893-1910, puis sénateur du Gard entre 1910 et 1924...

Gaston Doumergue . Wikipédia


Gaston Doumergue , né le 1 er août 1863 à Aigues-Vives ( Gard ) et mort le 18 juin 1937 dans la même ville, est un homme d'État français...
Plus d'infos Sur le web

  • Gaston Doumergue, né le 1er | août | 1863 à Aigues-Vives (Gard ) et mort le 18 | juin | 1937 dans la même ville, est un homme d'État ...
    38 Kio (4 341 mots) - 18 mai 2012 à 21:27

  • Le second gouvernement Gaston Doumergue a duré du 9 | février | 1934 au 8 | novembre | 1934. Composition : Président du conseil : Gaston Doumergue ...
    3 Kio (253 mots) - 14 avril 2012 à 18:16

  • Oued Berkeche, fondé sous le nom de Gaston-Doumergue, est une commune de la wilaya de Aïn Témouchent en Algérie . Géographie Situation ...
    2 Kio (164 mots) - 19 mai 2012 à 09:19

  • Gouvernement Gaston Doumergue (1) 9 | décembre | 1913 - 2 | juin | 1914 Gouvernement Gaston Doumergue (2) 9 | février | 1934 - 8 | novembre ...
    240 o (20 mots) - 18 février 2009 à 16:14

  • thumb | upright 1.6 | Les membres du gouvernement Gaston Doumergue sur le perron d'un ministère, en 1913. conseil : Gaston Doumergue (Radical ) ...
    3 Kio (262 mots) - 19 mai 2012 à 12:02

  • La réforme, portée par le président du Conseil Gaston Doumergue et rendue publique en septembre et octobre 1934 , ne dépassa pas le ...
    9 Kio (1 174 mots) - 17 décembre 2011 à 17:17

  • président du conseil 1 Aristide Briand Louis Barthou Gaston Doumergue Alexandre Ribot René Viviani Aristide Briand Alexandre Ribot ...
    32 Kio (3 715 mots) - 24 mai 2012 à 10:35

  • En 1934, après les émeutes du 6 février 1934 , Gaston Doumergue est rappelé par le Président de la République Albert Lebrun afin de ...
    23 Kio (2 516 mots) - 18 mars 2012 à 02:19

  • Il est appelé à la présidence du Conseil par le nouveau président de la République, Gaston Doumergue . Fervent défenseur de la laïcité , ...
    32 Kio (4 041 mots) - 4 mai 2012 à 21:04

  • En 1934 , pour surmonter la crise du 6 février , il nomme l'ancien président de la République Gaston Doumergue à la présidence du Conseil ...
    20 Kio (2 279 mots) - 18 mai 2012 à 21:29

  • Le Parti radical a donné 2 présidents de la République (Gaston Doumergue et Paul Doumer entre 1924 et 1932) et 21 présidents du Conseil ...
    30 Kio (3 862 mots) - 12 mai 2012 à 05:40

  • Ministre des Colonies du 9 février au 13 octobre 1934 dans le gouvernement Gaston Doumergue (2) gouvernements Gaston Doumergue (2), Pierre- ...
    78 Kio (10 242 mots) - 24 mai 2012 à 12:36

  • président du conseil 1 Pierre Laval André Tardieu | prédécesseur 1 Gaston Doumergue | successeur 1 Albert Lebrun | fonction2 Président ...
    29 Kio (3 739 mots) - 18 mai 2012 à 21:28

  • juillet | 1926 | président 5 Gaston Doumergue | prédécesseur 5 Paul ... cabinets Laval terminant la présidence Doumergue et commençant la ...
    35 Kio (3 954 mots) - 24 mai 2012 à 20:05

  • voir gouvernement Alexandre Ribot (4) succédant à Gaston Doumergue (1er gouvernement ), et étant à son tour remplacé par René Viviani ...
    24 Kio (2 787 mots) - 18 mars 2012 à 02:20

  • Il revient au gouvernement dans le gouvernement Doumergue (du 9 ... étrangères 1914-1914 | après Gaston Doumergue couleur1 ffffff | couleur2 ...
    14 Kio (1 604 mots) - 18 mars 2012 à 03:10

  • législature | prédécesseur 2 Camille Chautemps | successeur 2 Gaston Doumergue | fonction3 120 président du Conseil des ministres ...
    23 Kio (2 746 mots) - 8 mai 2012 à 00:11

  • François-Marsal | prédécesseur 1 Paul Deschanel | successeur 1 Gaston Doumergue | fonction2 97 président du Conseil des ministres ...
    14 Kio (1 551 mots) - 18 mai 2012 à 21:26

  • Gaston Doumergue | Président du Conseil et Affaires étrangères Doumergue (1) | 9 décembre 1913 | 9 juin 1914 | Léon Bourgeois | ...
    54 Kio (4 961 mots) - 18 mai 2012 à 12:16

  • Battu par Gaston Doumergue , il est réélu président de la Chambre puis nommé, le 17 avril 1925, président du Conseil en remplacement d' ...
    19 Kio (2 087 mots) - 18 mars 2012 à 03:02