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Hervé Morin
| Hervé Morin | |
Hervé Morin au Pentagone, le 31 janvier 2008.
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| Fonctions | |
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| Président du Nouveau Centre | |
| En fonction depuis le 29 mai 2007 | |
| Prédécesseur | Parti créé |
| Député de la 3e circonscription de l'Eure | |
| En fonction depuis le 14 décembre 2010 | |
| Prédécesseur | Marc Vampa |
| 30 novembre 1998 – 19 juillet 2007 | |
| Prédécesseur | Ladislas Poniatowski |
| Successeur | Marc Vampa |
| Ministre de la Défense 19e ministre de la Défense de la Ve République |
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| 18 mai 2007 – 13 novembre 2010 | |
| Président | Nicolas Sarkozy |
| Gouvernement | François Fillon I François Fillon II |
| Prédécesseur | Michèle Alliot-Marie |
| Successeur | Alain Juppé |
| Maire d'Épaignes | |
| En fonction depuis le 19 juin 1995 | |
| Conseiller général du Canton de Cormeilles | |
| En fonction depuis le 27 mars 2011 | |
| Prédécesseur | Myrtil Viquesnel |
| 29 mars 1992 – 28 mars 2004 | |
| Prédécesseur | François Thoiron |
| Successeur | Myrtil Viquesnel |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Hervé Jacques Louis Morin |
| Date de naissance | 17 août 1961 |
| Lieu de naissance | Pont-Audemer (Eure) |
| Nationalité | |
| Parti politique | UDF-PR, UDF, puis NC |
| Conjoint | Catherine Broussot-Morin |
| Diplômé de | Université de Caen IEP de Paris Université Paris II Panthéon-Assas |
| Profession | Administrateur des services de l'Assemblée nationale |
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Hervé Morin, né le 17 août 1961 à Pont-Audemer (Eure), est un homme politique français.
Député de la 3e circonscription de l'Eure de 1998 à 2007 et président du Nouveau Centre depuis 2008, il est ministre de la Défense des deux premiers gouvernements François Fillon (2007-2010). Il a souhaité se porter candidat à l'élection présidentielle de 2012, puis s'est rallié à Nicolas Sarkozy.
Sommaire |
Biographie
Enfance, études et parcours professionnel
Son père, gaulliste, dirige une entreprise de maçonnerie en Normandie. Ses grands-pères sont tous deux agriculteurs et maires à tendance mendésiste[1].
Après avoir redoublé sa seconde et sa première, et avoir été renvoyé de l'internat du lycée public de Deauville, puis d'un lycée privé de Caen à deux mois du baccalauréat[1], il abandonne son désir de reprendre la ferme familiale auquel s'oppose son père, et se lance dans des études supérieures à l'université de Caen[2]. Il sort diplômé de l'IEP de Paris, et obtient une maîtrise de droit public à Assas.
Il devient administrateur des services de l'Assemblée nationale (1987-1993 et 1998). Hervé Morin est chargé de cours à Paris Descartes de 1989 à 1995.
Carrière
Élu local puis national
Conseiller municipal d'Épaignes en 1989, il est élu au conseil général de l'Eure en 1992 pour le canton de Cormeilles.
Il devient maire d'Épaignes en 1995. Délégué au Sivom de Cormeilles, il préside la communauté de communes du canton de Cormeilles à partir de 1995.
Élu au Sénat, Ladislas Poniatowski choisit Hervé Morin en 1998 pour lui succéder comme député dans la 3e circonscription de l'Eure[1]. Il est élu, et prend la présidence du groupe Union pour la démocratie française (UDF) à l'Assemblée nationale de 2002 à 2007[1].
Militant de la réunification de la Normandie, il est président de l'Association pour la réunification de la Haute-Normandie et de la Basse-Normandie de 1999 à 2007, et est à l'origine du serment d'Épaignes prêté le 26 novembre 2006.
Conseiller de François Léotard
En parallèle, il devient en 1993 conseiller technique chargé des relations avec le Parlement, des affaires domaniales et des questions d'environnement, au cabinet de François Léotard, ministre d'État et ministre de la Défense.
Chargé de mission auprès de François Léotard, député du Var et président de l'UDF entre 1995 et 1997, Hervé Morin devient secrétaire national puis vice-président exécutif de ce parti de 1999 à 2007. Délégué général de l'UDF, chargé du projet en 2000, il est porte-parole de la campagne présidentielle de François Bayrou en 2002[2].
Présidentielle et législatives de 2007
Lieutenant de François Bayrou, il s'implique fortement dans la campagne électorale du candidat centriste pour la présidentielle en 2007. Pourtant, à l'issue du premier tour, il s'oppose à la stratégie de troisième voie du président de l'UDF et appelle à voter pour Nicolas Sarkozy[1], entrainant avec lui les trois quarts des députés centristes[2].
En mai 2007, pour les élections législatives, Hervé Morin présente sous les couleurs du Parti social libéral européen des membres de sa famille ainsi que ses employés, ce qui fait polémique[3],[4]. Pour Hervé Morin : « Tous les partis agissent de la même façon, il ne faut pas être naïf ni hypocrite. Il n'y a aucune combine. Il faut bien savoir que ce sont les législatives qui permettent aux partis politiques de subsister puisque l'État alloue 50 000 € par député et par an à chaque parti. Et chaque suffrage rapporte 1,63 € par candidat »… à la condition de présenter au moins 50 candidats. Parmi ses proches ainsi présentés figurent : son épouse, Catherine Broussot-Morin, avocate, dans la 3e circonscription des Hautes-Pyrénées, son neveu Julien Morin dans la 4e circonscription de Seine-Maritime, son frère Philippe Morin dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, Lisa Morin dans la 3e circonscription de Paris ainsi que Micheline Morin comme suppléante dans la 2e circonscription de l'Ariège, son attaché de presse, ses secrétaires, sa collaboratrice chargée d'Internet ainsi que son chauffeur.
Seuls 43 candidats du PSLE ont dépassé la barre des 1 %, insuffisant pour obtenir le financement public du parti. Hervé Morin décide de s'affilier à un parti de Polynésie, le Fetia Api, bénéficiant d'une législation propre aux partis ultra-marins, un chèque-emploi permettant de toucher 45 000 € annuels pour chaque élu député. Avec 23 parlementaires affiliés, plus de 900 000 € seront perçus[5].
Formation du Nouveau Centre
Le 29 mai 2007, la création du parti, ainsi que son nom d'usage « Le Nouveau Centre », ont été officiellement rendus publics à l'occasion d'une conférence de presse et d'une tribune parue dans Le Monde du 30 mai. Du Parti social libéral européen reste la raison sociale mais le parti n'y fait plus référence.
À la demande de Nicolas Sarkozy[1], il contribue ainsi à la fondation d'un nouveau parti de centre-droit, le Nouveau Centre, dont il est élu président avec 87 % des voix, le 17 mai 2008, lors de son congrès fondateur à Nîmes[6]. Il constitue ainsi le pôle centriste de la majorité présidentielle face au MoDem de François Bayrou[2].
Le 23 juin 2009, Hervé Morin présente, lors d'une conférence de presse, la Déclaration des droits fondamentaux numériques à la Fondation pour l'innovation politique.
Lors du deuxième congrès du Nouveau Centre, qui se déroule les 12 et 13 juin 2010 à Tours, il est réélu président du parti à 93,40 % des suffrages, face à Tayeb Touazi[7]. Les commentateurs politiques le présentent alors comme possible candidat à l'élection présidentielle de 2012.
Ministre de la Défense
Le 18 mai 2007, il est nommé ministre de la Défense dans le gouvernement Fillon I.
Dans les câbles révélés par Wikileaks, les diplomates américains de l'ambassade à Paris se félicitent de sa nomination au ministère de la Défense : « Proche de l'ambassade, amical et direct, il assume son affection pour les États-Unis et est parmi les plus atlantistes des députés »[8]. Réélu député de l'Eure au premier tour le 10 juin 2007 avec 50,05 % des voix, il démissionne aussitôt, étant reconduit le 19 juin 2007 dans le gouvernement Fillon II.
Son installation à l'hôtel de Brienne est difficile, « son manque de tenue, son ton gouailleur, son apparente désinvolture insupportent », irritant les militaires plus habitués au style strict de son prédécesseur, Michèle Alliot-Marie[1].
À ce poste, il prépare et fait voter la loi du 5 janvier 2010, dite « Loi Morin », sur la reconnaissance des victimes des essais nucléaires français en Polynésie française et au Sahara algérien. Elle reconnaît de façon historique et officielle les dommages sanitaires causés par les expérimentations nucléaires. Cependant le premier décret d'application se révèle rapidement trop restrictif et le président de la république prend l'engagement début 2011 de publier un nouveau décret élargissant les zones géographiques et la liste des maladies éligibles. Il joue également un rôle, avec son homologue britannique Liam Fox, dans la négociation des traités de Londres le 2 novembre 2010 par Nicolas Sarkozy et le Premier ministre du Royaume-Uni David Cameron afin de renforcer la coopération franco-britannique dans le domaine de la défense.
Élection présidentielle de 2012
Le 27 novembre 2011, il annonce officiellement sa volonté d'être candidat à l'élection présidentielle de 2012[9]. Alors qu'il est crédité de moins de 1 % des intentions de vote en janvier 2012, plusieurs cadres de son parti ne lui apportent pas leur soutien[10]. Le 16 février 2012, il annonce qu'il retire sa candidature et soutiendra Nicolas Sarkozy[11].
Synthèse des mandats et fonctions
Fonctions gouvernementales
- 18 mai - 18 juin 2007 : ministre de la Défense du gouvernement Fillon I
- 18 juin 2007 - 13 novembre 2010 : ministre de la Défense du gouvernement François Fillon II
Mandats nationaux
- 29 novembre 1998 - 18 juin 2002 : député de la 3 circonscription de l'Eure, suite à la démission de Ladislas Poniatowski, devenu sénateur)
- 19 juin 2002 - 19 juin 2007 : député (réélu le 16 juin 2002 avec 61,8 % des suffrages)
- 20 juin - 19 juillet 2007 : député (réélu le 10 juin 2007 avec 50 % des suffrages au premier tour ; cède son siège à Marc Vampa, son suppléant, lors de son entrée au gouvernement)
- Depuis le 14 décembre 2010 : député de la 3e circonscription de l'Eure, il retrouve son siège un mois après son départ du gouvernement
Mandats locaux
- Du 20 mars 1989 au 18 juin 1995 : conseiller municipal d'Épaignes
- Du 30 mars 1992 au 28 mars 2004 : conseiller général de l'Eure
- Du 25 juin 1996 au 18 mars 2001 : maire d'Épaignes
- Du 23 mars 1998 au 28 mars 2004 : conseiller général de l'Eure, remplacé par Myrtil Viquesnel, maire de la commune d'Asnières, lors de l'élection du 28 mars 2004
- mars 2001 - mars 2008 : maire d'Épaignes
- Depuis mars 2008 : maire d'Épaignes
- 2004-2010 : conseiller régional de Haute-Normandie
- Depuis le 20 mars 2011 : conseiller général de l'Eure (élu dans le canton de Cormeilles)
- Président de la communauté de communes du canton de Cormeilles
Fonctions politiques
- 1999 - 2007 : secrétaire national, puis vice-président exécutif de l'UDF
- depuis 2008 : président-fondateur du Nouveau Centre
Bibliographie
- Hervé Morin, Arrêtez de mépriser les Français ! : Pour une société de la reconnaissance, Paris, Flammarion, 2011 (ISBN 978-2-08-124538-9)
Notes et références
- Nathalie Raulin, « Rire aux armes », Libération, 9 novembre 2007
- « Hervé Morin », lci.tf1.fr, 21 mai 2008, mis à jour le 15 novembre 2010
- Jacques Hardouin, « Morin présente sa famille, sa secrétaire et son chauffeur », Le Parisien, 31 mai 2007.
- François Gaytte, « L'esprit de famille d'Hervé Morin », Libération, 24 mai 2007.
- Louis Cabanes, « Nouveau Centre, parti fantôme », Bakchich, 20 mai 2010.
- « Hervé Morin élu à la tête du Nouveau Centre », Le Figaro, 17 mai 2008.
- « Hervé Morin réélu à la tête du Nouveau Centre », Le Figaro, 13 juin 2010.
- Rémy Ourdan, « WikiLeaks : Nicolas Sarkozy, "l'Américain" », Le Monde, 30 novembre 2010.
- http://www.lexpress.fr/actualite/politique/2012-herve-morin-officialise-sa-candidature-a-la-presidentielle_1055462.html
- Les cadres du Nouveau centre lâchent Hervé Morin, France Inter le 24 janvier 2012
- Lefigaro.fr
Annexe
Liens externes
- Personnalité des Adhérents directs de l'UDF
- Personnalité de l'Union pour la démocratie française
- Personnalité du Parti républicain (France)
- Personnalité du Nouveau centre
- Ministre français de la Défense
- Député de l'Eure
- Conseiller régional de Haute-Normandie
- Maire de l'Eure
- Conseiller général de l'Eure
- Candidat aux élections législatives françaises de 2012
- Personnalité de l'Union nationale inter-universitaire
- Étudiant de l'université de Caen
- Étudiant de l'université Paris II
- Naissance en 1961
- Naissance à Pont-Audemer
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