Robert Downey Jr. : Son rôle d'Iron Man lui rapporte de l'or
Le comédien va bientôt pouvoir s'acheter sa propre combinaison supersonique. Robert Downey Jr., qui joue le milliardaire Tony Stark dans la saga Marvel, a tellement bien négocié son salaire qu'il pourrait encaisser plus de 50 millions de dollars pour son seul rôle dans le film Avengers, de...
Interpol
| Organisation internationale de police criminelle |
||
|
|
||
| Création | 1923 | |
|---|---|---|
| Type | Organisation internationale de coopération policière | |
| Siège | ||
| Coordonnées | ||
| Langue(s) | Anglais, Arabe, Espagnol, Français | |
| Budget | 47 600 000 € (2008) | |
| Membre(s) | 190 pays | |
| Secrétaire général | ||
| Site web | interpol.int | |
Interpol (contraction de l'expression anglaise International Police) est une organisation internationale créée en 1923 dans le but de promouvoir la coopération policière internationale. Le nom complet en français est Organisation internationale de police criminelle (OIPC). Son siège est situé à Lyon en France.
Sommaire |
Histoire
Les prémices de la création d'Interpol datent de 1914 lors du premier Congrès international de police criminelle : des officiers de police, juristes et magistrats de 14 pays se réunissent à Monaco pour discuter des procédures d'arrestation et d'extradition, techniques d'identification et centralisation des fichiers. La Première Guerre mondiale suspend cette initiative.
L'organisation est créée le 23 septembre 1923 lors du deuxième Congrès à l'initiative de Johann Schober, le directeur de la police de Vienne qui réunit dans sa ville les responsables des forces de polices de vingt pays pour fonder la Commission internationale de police criminelle (CIPC). En 1942, suite à l'Anschluss, la CIPC passe sous le contrôle de la Gestapo et son siège, de Vienne, est transféré à Berlin. La plupart des pays membres cessent alors leur coopération. L'organisation renaît en 1946 sous l'égide de la France, de la Belgique, du Royaume-Uni et des pays scandinaves. En 1956, le statut est modernisé et la CIPC devient « Organisation internationale de police criminelle-Interpol ».
Elle est reconnue en tant qu'organisation intergouvernementale par l'ONU en 1971 et l'année suivante un accord de siège est conclu avec la France. En 2003, un centre de commandement et de coordination est instauré et en 2004, Interpol se dote d'un bureau de liaison au siège de l'ONU à New York[1].
En 2008, le président d'Interpol Jackie Selebi est contraint de démissionner, accusé d'avoir été corrompu par un narcotrafiquant[2]. Il est condamné à 15 ans de prison pour corruption par le tribunal de Johannesburg le 3 août 2010.
Siège
Son siège est situé dans le quartier de la Cité internationale, au 200, quai Charles de Gaulle, dans le 6e arrondissement de Lyon en France, depuis le 1er mai 1989. Auparavant, l'organisation était basée à Paris dès 1946 puis rue Armengaud à Saint-Cloud en 1967.
Elle dispose par ailleurs de sept bureaux régionaux en Argentine, au Cameroun, en Côte d'Ivoire, au Salvador, au Kenya, en Thaïlande et au Zimbabwe — et d'une représentation aux Nations unies à New York.
Structure
Les pays membres
187 des 194 États reconnus internationalement sont membres d'Interpol.
Les 7 pays non membres sont :
- la Corée du Nord
- les Kiribati
- la Micronésie
- les Palaos
- les Salomon
- les Tuvalu
- le Vanuatu.
Trois pays non reconnus comme États internationalement, dépendances des Pays-Bas, sont néanmoins membres de l'organisation :
Secrétaires généraux
Oskar Dressler : 1923-1945
Louis Ducloux : 1946-1951
Marcel Sicot : 1951-1963
Jean Népote : 1963-1978
André Bossard : 1978-1985
Raymond Kendall : 1985-2000
Ronald K. Noble : depuis 2000 (réélu à l'unanimité en 2005 et 2010)
Les limites
Limitations tenant à la nature de l'organisation
À cause du rôle politiquement neutre qu'elle doit jouer, la Constitution d'Interpol lui interdit d'intervenir dans les affaires ne concernant qu'un pays membre, ou les crimes militaires, politiques, religieux ou raciaux. Ses activités tournent autour du trafic et production de drogue, du terrorisme, du blanchiment d'argent, du crime organisé et de la criminalité transnationale.
Il faut ajouter que, contrairement à ce que son nom indique, Interpol n'est pas à proprement parler une organisation policière. Il s'agit plutôt d'une structure d'étude et d'analyse sur la criminalité et le terrorisme. C'est une sorte de grande base de données pour les pays membres, qui produit de l'expertise et de la connaissance. Il n'y a pas de « service action » dans cette organisation : les interventions sont menées par les polices de chaque pays, parfois de manière conjointe (auquel cas un des rôles d'Interpol est de faciliter la collaboration, en améliorant la communication, etc.).
Limitations structurelles
La situation actuelle d'Interpol est marquée par d'importants problèmes structurels tenant essentiellement à deux raisons :
- le budget notoirement insuffisant : elle est financée par les contributions des pays membres, représentant approximativement 30 millions d'euros soit environ 40 millions de dollars américains ;
- le nombre élevé de pays participants rendant le fonctionnement de moins en moins fluide.
On est là en face d'un troublant paradoxe : les discours sur la nécessité de mondialiser la lutte contre le terrorisme abondent mais cette même mondialisation de la lutte entraine des conflits entre États voire des ralentissements de cette lutte.
Concurrence avec Europol
Depuis le début de la construction européenne, en 1999, s'est constituée une structure exclusivement européenne : Europol, qui prend le relais du groupe TREVI, structure ad hoc créée dès 1976. C'est une organisation dissociée d'interpol, née de la volonté des États européens de se doter d'instruments efficaces au sein de l'Union. Cependant d'autres facteurs ont contribué à la création d'Europol. Les États européens se sont opposés un certain nombre de fois aux États-Unis et ont fini par conclure à la nécessité de créer leur propre organisation, qui continue toutefois à collaborer avec Interpol.
Notice spéciale Interpol-Nations unies
En raison d'une opération contre Al-Qaïda et les Talibans, Interpol a édifié, dans le cadre de la Notice spéciale Interpol-Nations unies[3] et avec la collaboration des Nations unies, la liste des personnes susceptibles de sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU.
Notes et références
- Interpol timeline Interpol.int Histoire d'Interpol Source : site officiel d'Interpol
- Marie Herbet, « Un ancien patron d'Interpol condamné pour corruption » sur Le Figaro, 2 juillet 2010. Consulté le 24 septembre 2010
- http://www.interpol.int/Public/NoticesUN/Default.asp
Voir aussi
Bibliographie
- Interpol : le siège du soupçon par Laurent Greilsamer - Ed. Moreau Alain - 1986
- Interpol par Laurent Greilsamer - Ed. Fayard - 1997
- CNIL, Délibération n°80-18 du 03 juin 1980 répondant à la question de savoir si la loi informatique et libertés s'applique à Interpol (voir Loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés du 6 janvier 1978#Les limites de la LIL : le cas Interpol)
Liens externes
- (en) Site officiel
En direct des marchés
Syrie: les observateurs de l'ONU à Houla au lendemain du "massacre"
Les observateurs de l'ONU, déployés en Syrie pour surveiller un cessez-le-feu quotidiennement violé, se sont rendus samedi dans la région de Houla (centre) au lendemain d'un "massacre" commis par les forces du régime, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).