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Jacques Attali
Jacques Attali
Jacques Attali au festival de la Cité-Entreprise à Rovereto en Italie.
| Naissance | 1er novembre 1943 Alger |
|---|---|
| Nationalité | Français |
| Profession | Économiste Écrivain |
| Autres activités | Haut fonctionnaire |
| Formation | École Polytechnique École des Mines Sciences Po Paris École nationale d'administration |
Jacques Attali est un économiste, écrivain et haut fonctionnaire français, né le 1er novembre 1943 à Alger (alors en Algérie française).
Ancien conseiller de François Mitterrand puis président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, il dirige actuellement PlaNet Finance et a présidé la Commission pour la libération de la croissance française. Il a publié de nombreux essais et romans.
Sommaire |
Origines et études
Il naît avec son jumeau Bernard Attali dans une famille juive[N 1]. Son père, Simon Attali[1], est un autodidacte qui réussit dans le commerce de parfumerie et bijouterie [N 2] à Alger où il se remarie le 27 janvier 1943 avec Fernande Abécassis[N 3] qui donne naissance à trois enfants, Bernard, Jacques[2] et Fabienne [N 4].
En 1956, deux ans après le début de la Guerre d'Algérie (1954 à 1962), son père décide de venir s'installer rue de la Pompe à Paris, avec sa famille [N 5]. Les jumeaux Jacques et Bernard suivent des études au lycée Janson-de-Sailly, dans le XVIe arrondissement de Paris, où ils rencontrent Jean-Louis Bianco et Laurent Fabius.
En 1966, Jacques sort major de promotion de l'École polytechnique (X1963). Ingénieur du Corps des mines, il est également diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'ENA dont il sort troisième de sa promotion en 1970 [N 6]. Il devient en 1979 docteur d'État en sciences économiques, sa thèse s'intitulant la théorie de l'ordre par le bruit dans la théorie économique (sous la direction d'Alain Cotta)[3].
En 1968, il effectue son stage de l'ENA dans la Nièvre, sous la férule du futur préfet de police de Paris Pierre Verbrugghe. Il rencontre à cette occasion pour la première fois François Mitterrand.
Passionné de musique, il pratique le piano (on l'a entendu jouer pour les Restos du Cœur) et a écrit des paroles de chansons pour Barbara. Il publie « Bruits », essai sur l'économie musicale et sur l'importance de la musique dans l'évolution des sociétés.
Il a également dirigé l'Orchestre universitaire de Grenoble, dans des pièces aussi diverses qu'une symphonie de Benda, des concertos pour violon de Bach, une messe de Mozart, l'Adagio de Barber et le double concerto pour violon et piano de Mendelssohn, et l'orchestre Lamoureux lors d'une soirée de gala à Paris pour le Technion, partageant le pupitre avec son ami, le généticien Daniel Cohen.
Carrière politique
En 1970, âgé de 27 ans, il devient auditeur au Conseil d’État. En 1972, il publie ses deux premiers livres en : Analyse économique de la vie politique et Modèles politiques pour lequel il obtient un prix de l'Académie des sciences.
Professeur d'économie à l'Université Paris-Dauphine, à l'École polytechnique et à l'École des ponts et chaussées, il réunit autour de lui quelques jeunes chercheurs : Yves Stourdzé (inventeur du programme européen de recherche Eurêka) ou Erik Orsenna. Il développe un réseau de personnalités dans des domaines très divers (journalisme, mathématiques, show business, analyse financière…).
En 1979, il participe à la fondation de l'ONG internationale Action internationale contre la faim, aujourd'hui connue sous le nom d'Action contre la faim (ACF)[4].
Son étroite collaboration avec François Mitterrand commence en décembre 1973. En 1981, celui-ci, qui vient d'être élu président de la République, le nomme conseiller spécial à son arrivée au palais de l'Élysée, et l'installe dans l'ancien bureau des aides de camp qui jouxte le bureau présidentiel. Dès lors, Jacques Attali rédige, chaque soir, des notes à l'attention du président sur l'économie, la culture, la politique ou le dernier livre qu'il a lu ou parcouru. Le président lui confie également le rôle de « sherpa » (représentant personnel d'un chef d'État) pour les sommets du G7.
Jacques Attali élargit ses relations à Raymond Barre, Jacques Delors, Philippe Séguin, Jean-Luc Lagardère, Antoine Riboud, Michel Serres, Coluche. Il conseille au président de faire venir à l'Élysée Jean-Louis Bianco, Alain Boublil et quelques jeunes énarques prometteurs, comme le couple François Hollande/Ségolène Royal.
En 1982, il plaide pour la « rigueur économique ». Il organise le sommet du G7 de Paris en 1982. En 1984, il met en place le programme européen Eurêka de « développement de nouvelles technologies ». Il organise le bicentenaire de la Révolution française du 14 juillet 1789. En 1989, il fonde un programme international d’action contre les inondations catastrophiques au Bangladesh.
Apôtre de la constitution de l'établissement d'un gouvernement mondial, il a un discours tentant à démontrer comme incontournable le maintien de la démocratie par la constitution d’un nouvel ordre mondial. Il pense que l'économie régulée par une institution financière mondiale peut être une solution à la crise financière émergeant en 2008. Cette institution financière est une première étape vers l'instauration d'un gouvernement mondial dont l'Union européenne est une illustration.
Carrière financière
En 1990, lors du second septennat de François Mitterrand, Jacques Attali abandonne la politique et quitte l'Élysée. Il participe à la création de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) à Londres et en devient le premier président. Il avait lancé l'idée de cette institution en 1989, peu avant la chute du mur de Berlin, pour soutenir la reconstruction des pays de l'Europe de l'Est. Jacques Attali a ainsi fondé la première institution s'occupant de l'Europe de l'Est. Sous l'impulsion de son président, la BERD a en premier lieu lancé des investissements destinés à la protection des centrales nucléaires, à la protection de l'environnement et, plus généralement, au développement des infrastructures et de la privatisation.
En 1991, Jacques Attali invite Mikhail Gorbatchev au siège de la BERD à Londres, contre l'avis du Premier ministre britannique John Major. Il oblige ainsi les chefs d'État d'un G7 se déroulant dans la ville au même moment, à recevoir le chef d'État soviétique[5]. Au lendemain d'un entretien téléphonique houleux entre Jacques Attali et John Major, la presse britannique multiplie les critiques à l'encontre du président de la BERD, diffusant notamment des soupçons sur la gestion de l'institution - soupçons qui seront ensuite relayés par certains journalistes de la presse française[6]. Jacques Attali explique sa position dans le chapitre « Verbatim et la BERD » du livre C'était François Mitterrand[7] : « les travaux en question avaient été réalisés sous la responsabilité d'un groupe de travail international dont je ne faisais pas partie ». De fait, à son départ, volontaire, de la BERD, Jacques Attali a reçu pour sa gestion le quitus du conseil des gouverneurs.[N 7].
En 1993, Jacques Attali gagne un procès en diffamation alors qu'on l'accuse d'avoir reproduit dans son livre Verbatim, sans l'autorisation de François Mitterrand, des archives secrètes et quelques phrases du chef d'État français destinées à un autre livre[8]. Le journal Herald Tribune publia même, sur quatre colonnes à la une, un article affirmant à tort que le président Mitterrand avait demandé le retrait du livre des librairies. François Mitterrand confirma au cours d'une longue interview avoir demandé à Jacques Attali d'écrire ce livre et reconnut l'avoir relu lui-même la plume à la main[9].
En 1994, Jacques Attali crée Attali & Associés (A&A)[10], cabinet de conseil international spécialisé dans le conseil stratégique, l'ingénierie financière et les fusions-acquisitions.
En 1998, il fonde PlaNet Finance à Paris, une association à but non lucratif présente dans 60 pays qui finance, conseille et forme 10 000 institutions de microfinance. Le Monde révèle[11] que PlaNet Finance emploie des stagiaires rémunérés à 400 euros, en contradiction avec la position prise par la "commission de libération de la croissance" (présidée par Jacques Attali) qui préconise que les étudiants en stage soient décemment rémunérés.
Mis en examen en 2001 dans les ramifications de l'Angolagate, pour « recel d'abus de biens sociaux et trafic d'influence »[12], il est relaxé le 27 octobre 2009 par le tribunal correctionnel de Paris, « au bénéfice du doute »[13].
Commission pour la libération de la croissance française dite Commission Attali
Le 24 juillet 2007, Jacques Attali est chargé par Nicolas Sarkozy de présider une commission chargée d'étudier « les freins à la croissance »[14] après le renoncement de Philippe Séguin. Cette commission est composée de quarante-deux membres, essentiellement issus du courant libéral et social-libéral. Elle a rendu son rapport[15] le 24 janvier 2008 et remis au président de la République le 23 janvier 2008. Il émet des recommandations pour transformer en profondeur l’économie et la société françaises afin de « libérer la croissance » et relever différents défis macro-économiques.
Divers
Le 9 septembre 2010, il est nommé au Conseil d'administration du Musée d'Orsay[16]. Tout comme Nicolas Sarkozy, Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn, Jacques Attali est membre du club Le Siècle[17].
Il est devenu en 2006 chef d'orchestre, avec Patrick Souillot, de l'Orchestre symphonique universitaire de Grenoble[18].
Œuvres
Essais
- Jacques Attali, Analyse économique de la vie politique, PUF, 1973
- Jacques Attali, Modèles politiques, PUF, 1974
Prix de l'Académie des sciences
- Jacques Attali avec Marc Guillaume, L'anti-économique, PUF, 1975
- Jacques Attali, La parole et l'outil, PUF, 1976
- Jacques Attali, Bruits, PUF, 1977
- Jacques Attali, La nouvelle économie française, Flammarion, 1978
- Jacques Attali, L'ordre cannibale, Grasset, 1979
- Jacques Attali, Les trois mondes, Fayard, 1981
- Jacques Attali, Histoires du temps, Fayard, 1982
- Jacques Attali, La figure de Frazer, Fayard, 1984
- Jacques Attali, Au propre et au figuré, Éditions Fayard, 1988
- Jacques Attali, Lignes d'horizon, Éditions Fayard, 1990
- Jacques Attali, 1492, Historique - Éditions Fayard, 1991
- Jacques Attali, Économie de l'apocalypse - Trafic et prolifération nucléaire, Éditions Fayard, 1994
- Jacques Attali, Chemins de sagesse, Éditions Fayard, 1996
- Jacques Attali, Mémoires de sabliers, Éditions de l'Amateur, 1997
- Jacques Attali, Le citoyen, les pouvoirs et dieu, Éditions Fayard, 1998
- Jacques Attali, Pour un modèle européen d'enseignement supérieur, Éditions Stock, 1998
- Jacques Attali, Dictionnaire du XXIe siècle, Éditions Fayard, 1998
- Jacques Attali, Fraternités : Une nouvelle utopie, Éditions Fayard, 1999
- Jacques Attali, Les Juifs, le monde et l'argent, Éditions Fayard, 2002
- Jacques Attali, L'Homme nomade, 2003
- Jacques Attali, La Voie humaine : Pour une nouvelle social-démocratie, Éditions Fayard, 2004
- Jacques Attali, Raison et Foi, Éditions BNF, 2004
- Jacques Attali, Muhammad Yunus, Portraits de micro entrepreneurs, 2006
- Jacques Attali, Pierre Cahuc, François Chérèque, et Jean-Claude Javillier, L'Avenir du travail, Éditions Fayard, 2007
- Jacques Attali avec Stéphanie Bonvicini, Amours, Éditions Fayard, 2007
- Jacques Attali, 300 décisions pour changer la France, XO Éditions, 2008
- Jacques Attali, La crise, et après?, Éditions Fayard, 2008
- Jacques Attali, Dictionnaire amoureux du Judaïsme, Éditions Plon-Fayard, 2009
- Jacques Attali, Le sens des choses, Éditions Robert Laffont - Hyperlivre[19], 2009
- Jacques Attali, Une brève histoire de l'avenir (Édition remise à jour) - Éditions Fayard, 2009
- Jacques Attali, Sept leçons de vie : Survivre aux crises, 2010
- Jacques Attali, Tous ruinés dans dix ans ? Dette publique : la dernière chance, Éditions Fayard, 2010
- Jacques Attali, Phares. 24 destins[20], Éditions Fayard, 2010
- Jacques Attali, Demain, qui gouvernera le monde?, Éditions Fayard, 2011
- Jacques Attali, Candidats, répondez!, Éditions Fayard, 2011
Romans
- 1989 : La vie éternelle, Éditions Fayard
- 1990 : Le premier jour après moi, Éditions Fayard
- 1994 : Il viendra - Éditions Fayard
- 1997 : Au-delà de nulle part, Éditions Fayard
- 1999 : La femme du menteur, Éditions Fayard
- 2002 : Nouv'elles, Éditions Fayard
- 2004 : La Confrérie des Éveillés, Éditions Fayard (ISBN 978-2-213-61901-9)
Biographies
- Jacques Attali, Sigmund Warburg, un homme d'influence, Éditions Fayard, 1985
- Jacques Attali, Blaise Pascal ou le génie français, Éditions Fayard, 2000
- Jacques Attali, Karl Marx ou l'esprit du monde, Éditions Fayard, 2005
- Jacques Attali, Gândhî ou l'éveil des humiliés, Éditions Fayard, 2007
Théâtre
- 1999 : Les Portes du ciel créée au Théâtre de Paris avec Gérard Depardieu, Jean-Michel Dupuis, Barbara Schulz, mise en scène Stéphane Hillel. Le thème est la fin de l'empereur germanique Charles Quint, au XVIe siècle.
- 2008 : Du cristal à la fumée créée au Théâtre du Rond-Point avec Féodor Atkine, Bernard-Pierre Donnadieu, mise en scène * Daniel Mesguich. Le thème est le rôle déterminant joué en 1938 par la compagnie d'assurances Allianz dans l'élaboration de la Solution finale
Conte pour enfants
- 1995 : Manuel, l'enfant-rêve (illustré par Philippe Druillet), Éditions Stock
Mémoires
- 1986 : Verbatim I, Éditions Lgf (réédité chez Fayard en 1993)
- 1994 : Europe(s), Éditions Fayard
- 1995 : Verbatim II, Éditions Fayard
- 1995 : Verbatim III, Éditions Fayard
- 2005 : C'était François Mitterrand, Éditions Fayard
Notes et références
Notes
- "Dérivé en -i du nom Attal, qui désigne en arabe un portefaix (`attâl). Le nom est porté par des juifs séfarades d'Afrique du Nord.", Origine des noms propres Sur le site jeantosti.com
- enseigne « Bib et Bab »
- Issue d'une famille juive d'Espagne.
- future médecin et psychanalyste
- Jacques a 13 ans
- (promotion Robespierre avec Philippe Séguin et Louis Schweitzer)
- Il a été établi que l'aménagement des bureaux de la Banque a été fait sans dépassement budgétaire et qu'aucun acte contestable n'a pu lui être reproché dans sa gestion.
Références
- Né en 1904, décédé en 1986, Cf Un pere ambitieux Sur le site contacttv.net
- Jacques et Bernard Attali, émission C’est de famille sur Europe 1 le 1er août 2011
- http://www.sudoc.abes.fr/xslt/DB=2.1/SET=1/TTL=9/SHW?FRST=9
- Novethic : Annuaire des organisations non gouvernementales - ONG
- Jacques Attali, C'était François Mitterrand, Fayard, p. 348
- Okba Lamrani, Jacques Attali : la chute, L'Humanité, 17 juillet 1993 lire en ligne.
- C'était François Mitterrand, Jacques Attali, Fayard, p. 360
- C'était François Mitterrand, Jacques Attali, Fayard, p. 359
- C'était François Mitterrand, Jacques Attali, Fayard, p. 359 - Lire également l'interview de François Mitterrand par Guy Sitbon dans Le cas Attali, Flammarion.
- Site AetA
- « PlaNet Finance recherche stagiaires très qualifiés » Le Monde, [1]
- « Jacques Attali mis en examen dans l'affaire Falcone. L'ex-conseiller de Mitterrand aurait reçu des virements. » par Armelle Thoraval, Libération, 9 mars 2001.
- « Angolagate: Jacques Attali relaxé » nouvelobs.com
- Jacques Attali accepte une mission du gouvernement, Le Figaro du 24 juillet 2007
- Rapport Attali : 316 propositions pour "libérer la croissance française" Sur le site gouvernement.fr
- Arrêté du 9 septembre 2010 portant nomination au conseil d'administration de l'Établissement public du musée d'Orsay et du musée de l'Orangerie. Consulté le 21/09/2010
- Emmanuel Ratier, Au cœur du pouvoir : Enquête sur le club le plus puissant de France, Paris, Facta, 1996, 589 p. (ISBN 978-2-9508318-3-5)
- L’orchestre national – Jacques Attali à la baguette - Paru dans Le Nouvel Observateur - 17 juin 2010 - sur le site attali.com
- L'hyperlivre, Orange-Innovation. Consulté le 24/09/2009
- Confucius, Aristote, Açoka, Boèce, Hildegarde de Bingen, Ibn Rushd, Maïmonide, Thomas d’Aquin, Giordano Bruno, Caravage, Thomas Hobbes, Madame de Staël, Simon Bolivar, Charles Darwin, Abd el-Kader, Walt Whitman, Shrîmad Râjchandra, l’empereur Meiji, Walther Rathenau, Thomas Edison, Marina Tsvetaïeva, Richard Strauss, Hô Chi Minh, Amadou Hampâté Bâ.
Voir aussi
Article connexe
Liens externes
- Site officiel
- Blog de Jacques Attali
- Radioscopies de Jacques Attali Ina Archives Télé
- Interview de Jacques Attali sur ses actes et ses pensées (Octobre 2005) Contact l'encyclopédie de la Création - Télé Québec
- [PDF] Le rapport de la Commission pour la Libération de la Croissance Française (2008)
- Conférence de Jacques Attali, sur Jacques Attali
- "Les chefs d’État sont persuadés qu’ils ne feront jamais faillite". Entretien sur le futur de la dette avec Jacques Attali, par Jacques Attali, Niels Planel et Gérard Wormser, Sens public, 21 octobre 2010
- Mot à mot dans le cerveau de Jacques Attali (juin 1998)
- Essayiste français
- Écrivain français du XXe siècle
- Économiste français
- Élève du lycée Janson-de-Sailly
- Élève de l'Institut d'études politiques de Paris
- Élève de l'École polytechnique (France)
- Élève de l'École nationale d'administration (France)
- Étudiant de l'université Paris-Dauphine
- Ingénieur du corps des mines
- Enseignant de l'université Paris IX
- Professeur de l'École polytechnique (France)
- Naissance en 1943
- Naissance à Alger
- Collaborateur de L'Express
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