Johnny Hallyday

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Johnny Hallyday

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Johnny Hallyday au festival de Cannes 2009.

Nom Jean-Philippe Smet
Naissance 15 juin 1943 (1943-06-15) (68 ans)
Paris
Pays d'origine Drapeau de France France
Activité principale Chanteur
Activités annexes Acteur
Genre musical Rock
Blues
Ballade
Rock 'n' roll
Variété française
Rhythm and blues
Pop
Instruments Guitare
Années d'activité Depuis 1960
Labels Vogue
Philips-Phonogram-Mercury-Universal
Warner
Site officiel www.johnnyhallyday.com
Entourage Læticia Hallyday
David Hallyday
Laura Smet
Eddy Mitchell
Sylvie Vartan
Nathalie Baye

Jean-Philippe Smet, dit Johnny Hallyday, né le 15 juin 1943 à Paris, est un chanteur, compositeur et acteur français.

Après plus de cinquante ans de carrière, Johnny Hallyday reste l'un des plus célèbres chanteurs francophones et l'une des personnalités les plus présentes dans le paysage médiatique français, où plus de 2 100 couvertures de magazines lui ont été consacrées[1].

Si Johnny Hallyday n'est pas le premier à chanter du rock 'n' roll en France[Note 1], il est le premier à populariser cette musique dans l'Hexagone[Cit. 1],[Note 2]. Après le rock, il lance le twist en 1961 et l'année suivante le mashed potato (en)[2] et s'il lui fut parfois reproché de céder aux modes musicales[Cit. 2], il les a toutefois précédées plus souvent que suivies. Les différents courants musicaux auxquels il s'est adonné, rock 'n' roll, rhythm and blues, soul, rock psychédélique, pop puisent tous leurs origines dans le blues. Johnny est également l'interprète de nombreuses chansons de variété, de ballades, de country, mais le rock reste sa principale référence[2].

Son apport à la scène française est important. D'abord décrié puis reconnu, Johnny Hallyday impose sa marque et transforme le tour de chant traditionnel en un véritable spectacle. En dehors des pays francophones, s'il ne parvint pas durablement, malgré plusieurs tournées à succès notamment en Amérique du Sud[Cit. 3], à s'imposer auprès d'un large public, en revanche sa réputation d'homme de scène franchit les frontières. Sa longévité au premier plan, comme ses prestations vocales et scéniques lui attirent la reconnaissance de ses pairs.

De l'Alhambra en 1960 à aujourd'hui, en 181 tournées et 27 rentrées parisiennes, il a déjà attiré plus de 28 millions de spectateurs, enregistré plus de 1 000 titres[2] et composé une centaine de chansons. Ses ventes de disques s'élèvent à plus de 100 millions d'exemplaires[3] et il a déjà obtenu 40 disques d’or, 22 de platine, 3 de diamant et 8 Victoires de la musique, pour une discographie officielle qui compte 47 albums studio et 26 albums live.

Sommaire

Biographie

Enfance

Fils de Huguette Clerc (1920-2007) et de Léon Smet (1908-1989), Jean-Philippe Smet[Note 3] nait le 15 juin 1943 à la cité Malesherbes à Paris. .

Il a huit mois lorsque son père quitte mère et enfant. Sa mère reprend une activité professionnelle et Jean-Philippe est recueilli par sa tante paternelle Hélène Mar[4][Note 4], qui l'élève, aidée de ses filles Menen et Desta.

Jean-Philippe a un peu plus de trois ans lorsque commence pour lui la vie « d'enfant de la balle ». Ses cousines sont des danseuses classiques et, à partir de fin 1946, il vit à Londres durant deux ans[5]. Desta épouse Lee Lemoine Ketcham, alias Lee Halliday, un danseur américain. Ensemble, ils montent le trio « Desta, Menen et Lee », qui se produit à travers l'Europe jusqu'en 1949. Le trio devient duo et Desta[Note 5] et Lee « Les Halliday ».

« Père de cœur » de Jean-Philippe, Lee Halliday le surnomme « Johnny » et, lorsque viendra le moment de choisir un nom de scène, c'est naturellement que Johnny prend celui d'Halliday[6]. Il monte officiellement sur scène pour la première fois à Copenhague, où il chante La Ballade de Davy Crockett. Il a 11 ans et occupe la scène pendant les changements de costume du couple, en chantant des traditionnels français et/ou américains.

Inscrit à l'école des enfants du spectacle, Johnny suit des cours par correspondance, apprend la danse classique[7] et le violon. Instrument qu'il déteste et finit par échanger, au grand dam de ses aînés, contre une guitare[8]. Durant deux ans, il vit à Genève. Inscrit au conservatoire, il prend des cours de guitare avec le maitre José de Azpiazu, avant que ce dernier, n'appréciant guère que son élève joue dans les rues des airs de cow-boy, ne le renvoie[9].

Rentrée à Paris, la famille demeure dans le quartier de la Trinité. Johnny court le cachet et obtient divers petits rôles : il est figurant dans Les Diaboliques, tourne une réclame pour une marque de vêtements[10], participe à la télévision à Martin et Martine, émission enfantine de Jean-Loup Berger, où il chante Dans les plaines du Far-West[9]. À 14 ans, Johnny découvre au cinéma Elvis Presley et le rock'n'roll, avec le film Amour frénétique. C'est une révélation et, persuadé d'avoir trouvé sa voie, il « décide » de devenir chanteur de rock'n'roll.

Débuts

Soutenu par ses proches, notamment Lee Halliday convaincu que cette musique peut s'imposer en France, Lee fait envoyer d'Amérique par sa famille des disques de rock. Ainsi Johnny fait son apprentissage de rockeur et devient possesseur d'une collection inédite de disques dont profitent de nombreux copains, dont un certain Claude Moine. Eddy Mitchell se souvient : « Johnny avait beaucoup de disques américains qu'on ne pouvait pas acheter en Europe, ce qui me permettait d'écouter tout ce que je ne pouvais pas écouter autrement, si bien qu'on passait souvent des après-midi et des soirées à écouter Presley, Bill Haley et des tas d'autres trucs qui n'étaient pas encore disponibles chez nous »[11].

À partir de 1958, il fréquente ce qui bientôt devient le lieu culte du rock français : le Golf-Drouot, d'Henri Leproux. S'inspirant de ses idoles, sur le tremplin, il chante des reprises et adaptations françaises du répertoire américain en s'accompagnant à la guitare. C'est là qu'il retrouve d'autres copains, futurs confrères et concurrents : Long Chris, Dany Logan, Jacques Dutronc et bien sur Schmoll.

À l'Orée du Bois, durant les changements de costumes de Desta et Lee, Johnny chante quelques chansons d'Elvis, sous les sifflets d'un public indigné. Dès le second soir, il est renvoyé. Accompagné par Philippe Duval, son premier guitariste, il passe au club Le Touriste, au Robinson Moulin Rouge... Partout le scénario est identique : soit on le refuse, soit il est remercié[12]. Ses premiers succès publics, il les obtient en chantant pour les G.I. dans les bases américaines, durant les congés de fin de semaine[13].

Le 30 décembre 1959, Johnny Halliday participe à l'émission radio Paris cocktail de Pierre Mendelssohn, avec en vedette Colette Renard. Il chante Viens faire une partie[Note 6] et est remarqué par deux auteurs-compositeurs, Jil et Jan, qui enthousiasmés par sa prestation, le présentent à Jacques Wolfsohn de la maison de disques Vogue.

Les années Vogue (1960-1961)

Le 16 janvier 1960, Johnny Halliday « signe » un contrat chez Vogue[Note 7]. Un super 45 tours, ou Sur la pochette, son nom est par erreur orthographié Hallyday avant d'être définitivement adopté, est mis en vente dès le 14 mars. Le titre phare est une reprise de Dalida et l'accueil des radios est très réservé, voire franchement hostile. Ainsi à Europe no 1, Lucien Morisse, (à la ville époux de Dalida)[14], casse le disque en direct à l'antenne et déclare : « C'est la première et la dernière fois que vous entendez Johnny Hallyday ».

En avril, il obtient son premier contrat professionnel de 500 « nouveaux francs » et se produit, les 16 et 17, dans la cité des cheminots de Migennes, au Cabaret l'Escale[Note 8]. Le lendemain, parrainé par Line Renaud, Johnny passe dans l'émission L'École des Vedettes d'Aimée Mortimer[15]. Elle le présente comme un chanteur d'origine américaine de part son père, (Plus tard, sur les conseils de Charles Aznavour, Johnny rétablit la vérité sur ce « demi mensonge »)[16]. Il chante Laisse les filles, se roule par terre en jouant de la guitare lors d'un pont musical ce qui défraie la chronique et dope les ventes du disque qui, de quinze mille exemplaires déjà vendus, passent en quelques jours à cent mille. Un record pour l'époque.

Souvenirs, souvenirs, son nouveau EP offre au chanteur son premier grand succès, tandis que son impresario Georges Leroux lui décroche de nombreux galas. Ainsi Johnny est engagé en première partie de la tournée de Sacha Distel et se produit au Casino de Juan les Pins durant l'été. Au cours de cette tournée, on assiste aux premiers mouvements de foule. Ses prestations sont marquées par de nombreuses mini-émeutes, émaillées de multiples dégradations par ses admirateurs et la presse, unanimement hostile, parle d'hystérie collective pour dépeindre l'ambiance de ses galas[17]. Le « phénomène Hallyday » est en marche.

En septembre, le chanteur est sur la scène de l'Alhambra, où pour trois semaines, il passe en vedette américaine de Raymond Devos. Son jeu de scène ne laisse pas indifférent et le public se divise. Au balcon, si les jeunes sont enthousiastes et le lui font savoir avec véhémence, en revanche, au parterre, les aînés indignés le huent. Le tollé est tel que la direction veut supprimer Johnny du programme. Raymond Devos s'y oppose et Hallyday termine son engagement.
Durant l'automne, son premier 33 tours 25 cm Hello Johnny est commercialisé.

Le 13 février 1961, dans une ambiance survoltée et explosive où bagarres et arrestations sont nombreuses, Johnny Hallyday chante au premier festival international de rock organisé au Palais des Sports de Paris. L'évènement lance véritablement le rock en France. Le disque Johnny et ses fans au festival de Rock'n'Roll qui sort peu après est vraisemblablement le tout premier « album live de rock au monde  », (à ceci près qu'il est enregistré en faux live et de facto est le « premier faux live de l'histoire internationale du rock  »)[18].

En cette époque où le marché du disque est dominé par les vinyles 25 cm et les Maxi 45 tours, la publication d'un 33 tours 30 cm témoigne de la notoriété d'un artiste et de sa reconnaissance[19] ; ainsi Johnny Hallyday voit confirmé son récent statut de vedette, avec la sortie, le 1er mars, de son premier album Nous les gars, nous les filles.

Pour autant, un profond désaccord oppose Vogue et le chanteur. Désormais, Johnny n'est plus seul en France sur le marché du rock, et la concurrence est rude, notamment celle du groupe Les Chaussettes noires de l'ami Eddy Mitchell, aussi veut-il davantage de musiciens et des arrangements plus sophistiqués, avec saxophones et claviers. C'est « non » à tout et quand le mot de trop est lâché, « Tu fermes ta gueule et tu chantes », Johnny réplique : « Je ne vois pas comment je peux chanter en fermant ma gueule » et part pour ne plus revenir[20].

Johnny Hallyday a 18 ans, est professionnel depuis à peine plus d'un an, a enregistré 35 chansons et a déjà vendu un total de 1 673 000 disques[21], quant sur fond de procès avec Vogue[Note 9], il « signe » chez Philips le 19 juillet 1961. Johnny Stark devient son nouvel imprésario, tandis que Vogue sort un troisième et dernier 25 cm, Tête à tête avec Johnny Hallyday.

L'idole (1961-1964)

De nombreux incidents parsèment toujours ses apparitions et plusieurs villes, dont Biarritz, Bayonne, Strasbourg et Cannes, lui ferment leurs portes. Hallyday enregistre à Londres aux studios Fontana et son premier disque Philips Viens danser le twist sort le 20 septembre. Ce même jour, Johnny est le premier artiste de sa génération à se produire à l'Olympia de Paris. Il chante en vedette « chez » Bruno Coquatrix, jusqu'au 9 octobre et lance le twist en France.

Pour Noël, sort le premier album Philips, Salut les copains[Note 10]. Des quatorze titres qui le composent, la chanson Retiens la nuit s'impose particulièrement et marque la carrière de Johnny Hallyday. Écrite par Charles Aznavour et Georges Garvarentz, si elle n'est pas la première chanson douce du rockeur, elle fait date et le regard sévère que porte alors la critique sur Hallyday commence à se faire plus clément. Si on dénonce toujours son jeu de scène et les débordements que provoquent ses apparitions publiques, on souligne aussi, à présent, les qualités vocales du chanteur et son talent d'interprète[22]. Désormais Johnny Hallyday alterne chansons rythmées et chansons sentimentales, suivant en cela le conseil de son aîné Charles Aznavour, (chanteur lui aussi contesté à ses débuts[23]) :« Tu chantes très bien les rythmes, mais cela ne te suffira pas pour durer, il te faut aussi des chansons aux textes plus travaillés ». Johnny : « Pourquoi tu ne m'en écrirais pas, toi ? » Aznavour lui répond favorablement[24]. (25 cm Retiens la nuit)

Au printemps 1962, il enregistre à Nashville l'album Sings America's Rockin' Hits. Dans « la langue d'Elvis », il grave sur vinyle des standards du rock'n'roll. Jamais encore un tel disque n'a été réalisé à l'attention du public français (peu enclin aux chansons en langues étrangères) et, si le disque ne bouleverse pas les ventes, il obtient un réel succès d'estime et est distribué dans de nombreux pays, parmi lesquels le Japon, le Royaume-Uni et les États-Unis[25]. En avril, Johnny reçoit son premier disque d'or pour Let's Twist Again, avant de retourner aux États-Unis pour une tournée de promotion, où il participe à plusieurs émissions de radio et de télévision, notamment The Ed Sullivan Show[26].

Laissez-nous twister et Pas cette chanson sont ses titres forts du moments, (25 cm Madison Twist) et durant l'automne, L'idole des jeunes obtient un énorme succès. Cette appellation désormais, va lui coller à la peau. On retrouve le titre sur le 25 cm éponyme et l'album Les bras en croix, autre succès du moment avec Elle est terrible.

Du 25 octobre au 12 novembre, le chanteur passe pour la seconde fois à l'Olympia. Durant le tour de chant, il présente La bagarre, adaptation de Trouble d'Elvis, qu'il termine par un ballet le mettant en scène dans une rixe avec des voyous. Il termine son récital par I Got a Woman, où à genoux devant sa guitare, il mime la scène finale du film de la La Fureur de vivre. Cet Olympia est un nouveau succès public et les critiques soulignent désormais d'évidentes qualités scéniques. (Johnny à l'Olympia).

Début 1963, Johnny Hallyday chante au Palladium de Londres. Il part ensuite au Liban pour une série de galas. Arrivé à Beyrouth, on lui annonce que sa venue crée des troubles politiques et que les représentations sont annulées. Indésirable, il rentre en France, où l'incident fait débat à l'Assemblée nationale[27].

Europe no 1, pour le premier anniversaire du magazine Salut les copains, organise, le 22 juin, un concert gratuit place de la Nation, réunissant plusieurs jeunes artistes, dont Johnny Hallyday. Alors que quelques milliers de personnes sont annoncées par une presse railleuse qui prédit un fiasco, l'évènement en rassemble près de deux cent mille. Le retentissement est considérable. La presse relève les dégradations, les interpellations de « blousons noirs  » par la police, mais constate aussi la montée irrésistible de la jeunesse vers sa propre libération. Le quotidien Le Monde publie un long article du sociologue Edgar Morin, intitulé « Le temps des Yéyés ». Pour la première fois, le mot est lancé et s'impose de facto pour qualifier cette génération et ses idoles en raisons des nombreuses onomatopées qui parsèment leurs chansons.
À ce propos, Hallyday obtient un nouveau succès avec Da dou ron ron, (devançant ceux passés et à venir du chanteur, ce titre est celui qui le plus longtemps reste classé N°1 dans les hits)[28]. (25 cm Da dou ron ron)

Une fois de plus, la tournée d'été est mouvementée et le passage de Johnny Hallyday, le 14 juillet à Trouville, est l'occasion d'une nouvelle polémique. En ce jour de fête nationale, il interprète la Marseillaise. Cette initiative fait scandale et lui attire les foudres des anciens combattants qui l'accusent de l'avoir chantée en rock. L'incident est commenté au journal télévisé du soir[29].

Le chanteur est pour la première fois en vedette dans le film D'où viens-tu Johnny ?. Pour moi la vie va commencer et Ma guitare, titres phares extraits de la BOF éponyme, sont deux énormes succès durant l'automne.

Début 1964 est commercialisé un 25 cm, Les guitares jouent, enregistré avec son nouveau groupe Joey and the Showmen. Par son côté country-blues, le titre Excuse-moi partenaire fait grosse impression. Quand je l'ai vue devant moi, autre chanson phare de l'opus, est la première reprise de Johnny d'un titres des Beatles[30].

Du 15 février au 30 mars, il se produit à l'Olympia. Une attention particulière est donnée au visuel et une place de choix est faite aux cuivres. Le succès, tant public que critique, est au rendez-vous. (Johnny Hallyday Olympia 64)

Le chanteur, qui a bénéficié d'un report d'une année afin de pouvoir honorer tous ses engagements, est incorporé, le 8 mai, en Allemagne, au 43e régiment d'infanterie de marine d'Offenbourg, pour dix-huit mois. L'armée profite du passage dans ses rangs de cette célèbre recrue, pour faire des petits films de propagande bon enfant, à l'intention de la jeunesse[31] ainsi quelques émissions de variétés sont réalisées en direct de la caserne[32].

Enregistré avant son incorporation, Johnny, reviens ! Les Rocks les plus terribles, sort début juillet. L'album entièrement rock'n'roll propose douze adaptations de standards américain[33]. Le soldat Hallyday obtient l'autorisation de continuer ses enregistrements et, profite de quelques jours de permission, pour graver ce qui devient l'un de ses plus grands titres, Le Pénitencier. La chanson, diffusée en EP et 25 cm - son dernier- paraît fin octobre.

Période difficile, errances musicales et reconquête (1965-1969)

Johnny Hallyday et Sylvie Vartan se marient le 12 avril 1965, à Loconville, envahie pour l'occasion par le public et la presse.

L'album Hallelujah sort le 9 juillet. Mais je reviens est le titre d'une de ses nouvelles chansons et s'il est toujours militaire, c'en est fini des poses en tenue réglementaire. Sur la pochette, Hallyday apparaît une guitare à la main, vêtu d'un blouson et d'un blue-jeans. Libéré le 20 août, le chanteur reprend aussitôt ses activités et le 28 il est sur la scène du casino de Juan-les-Pins. Johnny a composé l'ensemble du nouvel album Johnny chante Hallyday, qui sort en novembre. L'opus marque le début d'une longue et fructueuse collaboration artistique avec son ami Long Chris.

Le chanteur se produit à partir du 18 octobre à l'Olympia, durant plus d'un mois. Musicalement Hallyday évolue vers le rhythm and blues, son tour de chant est entièrement renouvelé et les anciennes chansons sont expédiées en un medley qui ouvre le récital. Le public quelque peu dérouté, ne retrouve pas le copain Teneager et le retour de Johnny Hallyday laisse une impression « mi-figue mi-raisin ».

Johnny Hallyday en concert en 1965.

En ce début d'année 1966, plus rien ne semble aller pour lui : les ventes de ses disques connaissent une forte baisse et multipliant les galas, il ne joue pas toujours à guichet fermé[34]. En cette période difficile, Hallyday se produit dans plusieurs pays étrangers, notamment en Europe de l'Est.

C'est dans ce contexte qu'arrive sur les ondes la chanson du nouveau poulain de la firme Vogue Antoine[Note 11], qui s'en prend directement à lui dans Les élucubrations. Pour le chanteur aux chemises à fleurs et aux cheveux longs, Hallyday incarne déjà le passé et il le chante : « Tout devrait changer tout le temps - Le monde serait plus amusant - On verrait des avions dans les couloirs du métro - Et Johnny Hallyday en cage à Médrano ».

Johnny Hallyday relève le défi et répond à Antoine : « Si les mots suffisaient pour tout réaliser - Assis sur son derrière avec les bras croisés - Je sais que dans une cage je serais enfermé - Mais c'est une autre histoire que de m'y faire entrer - Car il ne suffit pas d'avoir les cheveux longs »[Note 12] . La chanson Cheveux longs et idées courtes, (librement adaptée par Gilles Thibaut de My crucified Jesus de Ferre Grignard, que lui-même est allé chercher dans le folklore[35]), sort le 10 mai ; le succès est au rendez-vous, et elle fait jeu égal avec celle d'Antoine. France Gall dénonce cette querelle dans La guerre des chansons tandis qu'Eddy Mitchell avec Chronique de l'an 2000, chanson à l'humour caustique, ironise sur ce coup de pub gagnant tant pour l'un que pour l'autre.

Johnny est, en août, à Londres, pour l'enregistrement d'un nouvel album. Il fait la connaissance de Noel Redding et Jimi Hendrix, qu'il contribue à faire connaître en les engageant dans sa tournée. Une plaque commémorative au Novelty de la rue Chartraine à Évreux, évoque le tout premier concert de la toute première tournée d'Hendrix le 13 octobre 1966, en première partie de Johnny Hallyday.

Si professionnellement cela va mieux, il n'en est pas de même côté vie privée. Son fils, David naît le 14 août, lui chante à Milan. Le lendemain, pour quelques heures il est au chevet de Sylvie, puis s'envole pour Venise, où il se produit le soir même. La presse se fait l'écho d'une séparation imminente. Épuisé par le rythme des galas et profondément déprimé, Johnny Hallyday fait une tentative de suicide le 10 septembre, (ce jour là, il devait chanter à la fête de l'Humanité). C'est dans ce contexte, que Philips sort le titre Noir c'est noir, qui devient un énorme tube (le plus important depuis Le Pénitencier).

Après quelques semaines de convalescence, le 18 novembre, à l'occasion d'un Musicorama exceptionnel d'Europe no 1, Johnny chante à l'Olympia. Il est accompagné par une nouvelle formation « les Blackburds » dirigée par le guitariste Mick Jones et le batteur Tommy Brown. C'est un Johnny nouveau qui apparaît, son récital, sur des sonorités pop et rhythm and blues, est totalement inédit[Note 13], son jeu de scène est renouvelé, son chant aussi. Désormais Hallyday « donne de la voix » et à force de débauches d'énergies, il emporte l'adhésion. Cette représentation à l'Olympia relance totalement sa carrière.

Le lendemain, l'album La Génération perdue est commercialisé. Ce disque qui regorge de hits et de titres pour la scène demeure l'un des plus importants de sa carrière[Cit. 4]. L'année s'achève sur un autre grand succès Si j'étais un charpentier.

Enregistrée à Londres en décembre, l'adaptation de Hey Joe est un nouveau tube pour Hallyday au printemps 1967. Au cours des sessions d'enregistrements, le chanteur reçoit la visite de Jimi Hendrix qui spontanément joue de la guitare acoustique sur la bande enregistrée par Johnny[Note 14].

La séparation entre Sylvie et Johnny n'est plus d'actualité et le couple se produit à l'Olympia du 15 mars au 16 avril. Johnny assure la seconde partie du programme. Il débute son tour de chant avec Les coups, entamé depuis les coulisses, le son va crescendo à mesure qu'il avance vers la scène. Côté orchestration, priorité est donnée aux cuivres sur des tonalités très Soul music[36]. Pour le final, Sylvie et Johnny reprennent en duo Je crois qu'il me rend fou. (Olympia 67) Fort de ce succès, le couple entame une tournée sud américaine de plusieurs semaines.

Début juillet, sort un nouvel album, Johnny 67, qui confirme son orientation vers la musique soul. Amour d'été, adapté d'un classique d'Elvis Presley[Note 15] et Aussi dur que du bois, sont les titres forts d'un opus qui compte peu de succès.

À l'automne, le rockeur cède à la mode hippie le temps de deux chansons : San Francisco et Fleur d'amour et d'amitié, qui lui sont imposées par sa maison de disques. Les chansons Mon fils et Psychedelic - titre sur lequel joue le guitariste Jimmy Page[Note 16] - complètent Ce nouvel EP.

Europe no 1 consacre, le 14 novembre, un Musicorama exceptionnel à Johnny Hallyday, organisé au Palais des Sports de Paris. 450 projecteurs et 800 phares de voitures dressés tel un mur au fond de la scène servent de décors. Pour la première fois, Hallyday utilise des écrans sur lesquels sont projetés une multitude d'images disparates. Le récital très contrasté va de Fleurs d'amour et d'amitié à Les coups et alterne séquences « peace and love » et rock psychédéliques et violents. Johnny quitte la scène après un Lucille déchaîné, et s'effondre au bord de la syncope dans la voiture qui l'emporte[37]. La presse française et internationale commente largement la prestation d'Hallyday qui acquiert ses galons de « bête de scène »[Cit. 5]. (Johnny au Palais des Sports).

À ce moment de sa carrière, un constat s'impose. Depuis deux ans, Johnny Hallyday est de toutes les influences musicales de l'époque : rhythm and blues, musique pop, musique soul et rock psychédélique. Il n'a plus enregistré de rock 'n' roll depuis Rock'n'Roll musique, (album Hallelujah), et (bien qu'il ait repris à la scène en cette fin d'année, le classique de Little Richard Lucille), il faut attendre l'album Rêve et amour et la chanson Cours plus vite Charlie pour qu'il y revienne furtivement.

En 1968, Johnny confirme ses errances musicales tous azimuts, avec la sortie de plusieurs Maxi 45 tours, qui précèdent la sortie, en juin, de son neuvième album studio Jeune Homme, avec lequel le chanteur poursuit sa période psychédélique qu'il parachève avec l'emblématique album Rêve et amour qui paraît en octobre. La pochette du disque mi-photo mi-dessin), est fortement influencée par celle de Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band des Beatles. Johnny apparaît vêtu d'une tunique couverte de médaillons aux effigies de nombreuses personnalités d'horizons variés : Laurel et Hardy, les Beatles, Jean-Paul Belmondo, Bill Haley, Brigitte Bardot, Mickey Mouse, Elvis Presley, Bob Dylan, Charles de Gaulle... Les chansons Entre mes mains, Fumée et Cours plus vite Charlie, s'imposent au public. Cette dernière est l'unique reprise d'un disque qui initialement devait être enregistré en anglais.

Johnny en concert à Johannesburg, ébloui par un projecteur, chute dans la fosse d'orchestre et se fracture un pied. Il termine malgré tout la représentation et c'est dans le plâtre, qu'il honore chacun de ses engagements en Afrique du Sud. Contre l'avis des médecins, il fait de même en France, jusqu'à ce que victime d'un malaise, il s'effondre sur la scène du Palais d'hiver de Lyon. Cet incident l'oblige à plusieurs semaines de repos forcé, durant lesquelles il travaille avec Mick Jones et Tommy Brown à la formation d'un nouveau groupe[38]. En février 69, l'artiste remarque au Golf-Drouot le guitariste Jean-Pierre Azoulay, qui très vite intègre la formation et va fortement marquer le « son Hallyday  » au cours les années à venir[38],[Note 17].

Johnny Hallyday reprend la scène, d'abord au Canada, puis en France, où il rode son nouveau tour de chant[39], avant de se produire au Palais des Sports de Paris du 26 avril au 4 mai. Le chanteur ne propose pas seulement un récital mais un véritable spectacle qui est qualifié par le magazine Rock & Folk de « show de l'an 2000 »[40]. L'artiste évolue sur plusieurs scènes, reliées à la principale. Sur l'une d'elle, il interprète Caché derrière mes poings en tenue de boxeur sur un ring, au milieu duquel, il effectue entres deux couplets un ballet dédié au « noble art », chorégraphié par l'américain Lester Wilson, adversaire de Johnny. Que je t'aime alors inédite fait grosse impression[Note 18] et compte parmi les moments forts du tour de chant. 100 000 spectateurs assistent à ce qui est véritablement son premier « grand » spectacle. (un live nommé Que je t'aime sort en novembre).

Communément appelé Rivière… ouvre ton lit, un nouvel album sort en mai. Johnny Hallyday pour ce disque très « blues-rock » s'est entouré de plusieurs musiciens anglais, notamment Peter Frampton et Steve Marriott. Si l'opus offre au chanteur nombre de chansons pour la scène, seul Je suis né dans la rue accède au rang de tube et devient un de ses titres standards.

La chanson Que je t'aime est diffusée en 45 tours en juin. Écrite par Gilles Thibaut et composée par Jean Renard, son succès est immense et la chanson demeure l'une des plus célèbres de son interprète. En août, elle est encore le titre vedette du 39e et dernier Maxi 45 tours de Johnny Hallyday[Note 19].

La tournée d'été de Johnny bat des records d'affluence[41] et Que je t'aime déclenche d'authentiques scènes d'hystérie et nombre d'évanouissements. Le show achevé, Hallyday est très souvent évacué en car de police pour échapper à l'enthousiasme des fans[42].

Rocks violents et chants contestataires : L'effet Labro (1970-1971)

En ce début de décennie, Johnny Hallyday s'oriente vers un rock plus dur, plus violent, plus engagé. Sa collaboration avec le journaliste, écrivain et cinéaste Philippe Labro détermine ces changements et va grandement marquer la carrière du chanteur. Amis, ils partagent une passion commune pour l'Amérique et les textes qu'écrit Labro donnent aux chansons d'Hallyday plus de profondeur, révélant par là même le chanteur sous un nouvel aspect[43].

La première chanson Labro-Hallyday à être diffusée leur attire bien des problèmes. Alors que, diffusée en face B du 45 tours, On me recherche - qui pourtant raconte le périple d'un truand et ose quelques insolences envers la police - passe quasiment inaperçu il n'en est pas de même pour le titre Jésus Christ, sur lequel, Johnny chante que « si le christ vivait encore aujourd'hui, il serait un hippie ». Le propos déclenche polémiques et scandales. La chanson reçoit les foudres de l'église et le Vatican menace de les excommunier[44]. Interdit d'antenne, le disque est retiré des rayons dans plusieurs magasins, mais retour de bâton, la censure « dope » les ventes[45]. Durant l'été, en tournée à travers la France, Johnny Hallyday renonce à chanter Jésus Christ et supprime bientôt le titre du tour de chant.

Un nouvel album nommé Vie sort en novembre. Opus à part dans sa discographie, le disque évoque des problèmes contemporains comme l'écologie. Johnny chante Essayez, La pollution, Jésus Chris. Sur le très contestataire C'est écrit sur les murs, il chante la fracture d'une génération - celle de 1968, dont il est pourtant resté très discret en son printemps - avec ses aînés. Poème sur la 7e,dit sur le second mouvement de la Symphonie no 7 de Beethoven, évoque un monde après une catastrophe nucléaire. Vie essentiellement écrit par Philippe Labro et l'écrivain Jacques Lanzmann, (parolier attitré de Jacques Dutronc), est l'une des plus fortes ventes de cette fin d'année[46].

L'année est également marquée par le cinéma pour Johnny Hallyday, qui pour la première fois trouve deux véritables rôles : il incarne un justicier nommé Hud dans Le Spécialiste, western spaghetti de Sergio Corbucci[Note 20] et Vlad un voyou repenti dans Point de chute, drame policier de Robert Hossein.

Début 71, l'affiche de la tournée d'Hallyday, aux Antilles et au Canada fait scandale : le chanteur y apparaît crucifié sur une guitare. À Pointe-à-Pitre, le show se transforme en émeutes et les incidents sont également nombreux durant les étapes canadiennes[41].

Le succès de la chanson Oh ! Ma jolie Sarah est fulgurant et s'inscrit parmi les plus gros succès de la décennie[47]. Le 45 tours précède la sortie en juin de Flagrant délit, un nouvel album exclusivement Rock, entièrement écrit par Philippe Labro[Note 21]. Fils de personne, (adapté de Fortunate son de John Fogerty est un nouveau succès. Johnny Hallyday a longtemps dit de Flagrant délit qu'il est de tout ses albums « son préféré », (cela jusqu'à ce que Rock'n'Roll Attitude, ne lui ravisse la première place dans son palmarès personnel).

L'artiste chante au Palais des Sports de Paris du 21 septembre au 14 octobre. Jamais encore, il ne s'est produit dans la capitale sur une aussi longue période. Le son volontairement « poussé dans le rouge »[48] confirme une orientation musicale ou la violence va Crescendo. En fin de spectacle, le chanteur interprète un Medley Rock'n'Roll en anglais, sur lequel il est chaque soir accompagné au piano par Michel Polnareff. Au cours de la dernière représentation, Johnny Hallyday, multipliant les standards américains durant le final, reste en scène plus de trois heures et demie [49]. (Live at the Palais des Sports).

Ballades, Country et Rock and Roll (1972-1975)

1972, marque l'arrivée de l'auteur-compositeur-interprète Michel Mallory, qui après Philippe Labro, va aussi fortement influencer la carrière de Johnny Hallyday. Parolier attitré du chanteur, durant près de dix ans, il écrit, (ou adapte), une centaine de chansons, au fil desquelles se révèle un Johnny plus intime. Son chant devient moins agressif, sa musique moins « dure » et délaissant les rocks violents, l'artiste s'oriente vers un rock plus mélodieux mais non moins fougueux.

Au cinéma, Johnny organise son propre enlèvement pour Claude Lelouch dans L'aventure c'est l'aventure, film dont il interprète la Chanson titre[Note 22].

Le film J'ai tout donné de François Reichenbach, consacré au phénomène Hallyday, est présenté en ouverture du festival de Cannes. La BOF Hello U.S. U.S.A. est la première chanson écrite par Mallory pour Johnny. On la retrouve, en juin, sur l'album Country, Folk, Rock. C'est l'une des toutes premières incursions d'Hallyday dans la country, genre à l'époque peu prisé en France et l'album connait un succès mitigé.

Pour sa tournée d'été, le chanteur s'essaye à un nouveau spectacle le « Johnny Circus ». Le concept, totalement inédit dans l'« Hexagone », allie numéros de cirque et tour de chant. Concrètement, c'est un convoi de soixante dix véhicules qui sillonne la France en 84 étapes, où chaque soir, le chanteur se produit sous un immense chapiteau emprunté au cirque Bouglione. Malgré, (ou à cause de) l'originalité et l'ambition du projet, le « Johnny Circus » est un relatif échec et un gouffre financier pour Johnny Hallyday, qui l'empêche quatre années durant de produire de nouveaux shows sur une scène parisienne[50].
Un nouveau 45 tours Avant, conclut une année en demie teinte pour le chanteur.

Début 1973, la chanson Comme un corbeau blanc titre phare d'un nouveau SP est délaissée au profit de la face B : La musique que j'aime. Composé, par Johnny Hallyday et écrit Michel Mallory, le titre s'impose au public et à la scène devient l'un de ses grands classiques.

La chanson ouvre Insolitudes, un nouvel album, où blues, rocks et ballades sont l'essentiel d'un disque qui fait la part belle aux guitares[Note 23] et compte parmi les meilleures réussites du tandem Mallory-Hallyday.

À la demande de Bruno Coquatrix, (alors en proie à d'important problèmes financiers), Johnny donne gracieusement plusieurs représentations à l'Olympia en juin[51].
Sur les ondes, Sylvie Vartan et Johnny Hallyday cèdent à la mode des duos et s'offrent un énorme tube avec J'ai un problème. Le 45 tours J'ai un problèmeTe tuer d'amour est l'un des grand succès de l'année. (album J'ai un problème). Durant l'été, le couple se produit à de nombreuses reprises ensemble sur scène[52].

En 1974, Michel Mallory est l'unique auteur de Je t'aime, je t'aime, je t'aime, un nouvel album aux accents très variétés, qui donnent l'occasion à Johnny de chanter avec emphase et lui révèlent, après celui des chansons Je t'aime, je t'aime, je t'aime et Prends ma vie - enregistrées en janvier dans les catacombes de la basilique Sacro Cuore di Maria de Rome[53]- la « recette » de succès à venir tels que Requiem pour un fou ou Derrière l'amour. Avec ce disque, Mick Jones joue pour la dernière fois pour Johnny Hallyday.

Le 28 juin, Hallyday chante au pénitencier de Bochuz en Suisse. Malgré plusieurs tentatives, Johnny n'a jamais réussi à obtenir les autorisations nécessaires pour concrétiser ce projet en France. Enregistrée et diffusée le 23 juillet à la télévision Suisse Romande dans le cadre de l'émission Pour vous Messieurs X : Johnny Hallyday et Raymond Devos à Bochuz. Au cours de l'entretien avec et devant les prisonniers, Johnny Hallyday déclare : « J'ai été sauvé par mon métier, peut-être que je serais ici aujourd'hui si je n'avais pas eu cette chance ». Lorsque Johnny quitte le pénitencier, les détenus le saluent en frappant avec leurs gobelets aux barreaux de leurs cellules[54].

La tournée de Johnny par deux fois, croise celle de Michel Sardou. Les représentations les 3 et 29 août, à Béziers et à Genève, s'achèvent par La Musique que j'aime et Johnny B. Goode interprétés en duo par les deux amis[55].

Durant cette période, comme durant la totalité des années 60-70, Johnny Hallyday enchaine les tournées et donne quelque deux cent galas par an. Sur scène il déploie tant d'énergie, que souvent il en sort au bord du ko[56]. Cet engagement sans retenu, doublé par une existence de noctambule qui l'entraine jusqu'au bout de la nuit dans bien des excès, n'est pas sans quelques « clashs », comme ce soir d'été, où il s'effondre d'épuisement sur scène à Alençon[57].

Lors d'un entretien télévisé[Note 24], Johnny Hallyday déclare : « Je suis un chanteur de rock revue et corrigé par la variété ». À peine a-t-il dit cela que, se faisant mentir, il enregistre coup sur coup trois albums de Rock and roll.
Rock'n'Slow est le premier volume de ce lui même nomme « sa trilogie retour aux sources »[58]. Rock'N'Roll man qui ouvre l'album, rend un vibrant hommage au King. Hallyday chante Chuck Berry, Eddie Cochran, Elvis Presley[Note 25] et pour la première fois, les Rolling Stones. Le disque compte également nombre de créations originales dont : Voici le monde, À propos de mon père et Johnny rider[Note 26].
L'année s'achève par une tournée de promotion, qu'il débute par Souvenirs, souvenirs, dans un récital qui mêle chansons nouvelles et de nombreuses reprises des années 60.

Le chanteur à Memphis et Nashville, en janvier 1975, enregistre deux albums.
Pour Rock à Memphis, Johnny Hallyday grave treize standards des « fifties », adaptés par Michel Mallory et Long Chris ; Ils échouent à donner des paroles françaises à Tutti frutti, qui finalement est enregistré dans une version musclée, en VO. Jerry Lee Lewis, (rencontré la veille dans un club), joue gracieusement du piano sur l'adaptation d'un de ses titres : Qu'est-ce que tu fais à l'école[59]". Musiciens et techniciens sont tous Américains, exception faite du guitariste Jean-Pierre Azoulay, qu'ils applaudissent durant les sessions d'enregistrements, ayant reconnu en lui un véritable virtuose de la guitare[60]. L'album , publié en mai, est favorablement accueilli par la critique et le public[61].
Dans la foulée, Hallyday enregistre à Nashville l'album La terre promise[Note 27]. L'opus aux sonorités très country sort en septembre.

Sur les ondes, en avril, les titres La fille de l'été dernier et Hey lovely lady, respectivement extraits de chaque album et pressés sur un même 45 tours, marchent bien et offrent la particularité d'être l'un et l'autre des « hits ».

Johnny Hallyday, suite à des ennuis avec le fisc, (qui lui réclame plusieurs centaines de millions de francs d'arriérés), fait part de son désir de tout arrêter et s'installe aux USA avec Sylvie et David[62]. L'envie de chanter et le démon de la scène reprennent vite le dessus et à l'automne, il enregistre deux albums et annonce sa rentrée au Palais des sports de Paris en septembre 1976[63].

One-man-show, rocks et variétés (1976-1981)

Ce « retour » est marqué par de nombreux changements dans les choix artistiques. Jacques Revaux - avec qui Johnny a travaillé occasionnellement il y a une dizaine d'année - assure désormais la réalisation des albums. Les chansons dites de variétés se font plus nombreuses et cela s'accompagne par une augmentation de sa popularité où les succès présent renouent avec ceux de ses premières années[64].

Sortie en février 1976, la chanson Requiem pour un fou se classe au sommet des hit parade en deux jours et est très vite disque d'or[65]. Johnny obtient un second très gros tube avec la chanson Derrière l'amour, dont la diffusion en 45 tours, précède de quelques semaines la sortie, fin juin de l'album éponyme. Le disque qui alterne rocks et chansons de variétés obtient un grand succès et devient la meilleure vente de la décennie de l'artiste[66]. La chanson Gabrielle qui, à l'automne, est un autre N°1 est l'unique titre rock du chanteur à accéder en cette période au rang de tube. En mai, en Italie, sort son second album enregistré dans une langue étrangère : In Italiano.

Johnny Hallyday se produit au Palais des Sports de Paris, du 28 septembre, au 30 octobre. À la scène aussi les changements sont notoires et si le tour de chant conserve la fougue dont est coutumier le chanteur, il est aussi nettement moins agressif que les précédents et la mise en scène plus soignée gagne en standing ce qu'elle perd en violence. Désormais, Johnny Hallyday joue une première et seconde partie[67]. Nommé Johnny Hallyday story, ce one-man-show consacre sa première partie aux succès des années soixante, tandis que la seconde fait la part belle à ceux du présent. Le spectacle attire deux cent mille personnes et Johnny établit un nouveau record du plus grand nombre de spectateurs pour un spectacle musical[65],[68],[2]. Désormais, les effets spéciaux et les innovations techniques agrémenteront ses prestations à venir, dans un gigantisme et avec des moyens mis en œuvre exceptionnels pour un chanteur français[69]. (Johnny Hallyday Story - Palais des Sports)

Hamlet, premier double album studio du chanteur et l'un des tout premiers Opéra rock en France, paraît en novembre. Gilles Thibaut signe le livret de l'adaptation en vers de la pièce de William Shakespeare, sur une musique fortement influencée par le rock progressif composée par Pierre Groscolas. L'album, sorti sans aucune promotion[Note 28], ne trouve pas son public et est un échec commercial[70]. L'actualité du moment c'est le show Johnny Hallyday Story, avec lequel le chanteur tourne en province et dans quelques pays frontaliers durant plusieurs mois. L'idée un temps envisagée de monter Hamlet sur scène et d'en confier la mise en scène à Robert Hossein fait « long feu ».

En cette période, les disque d'or se succèdent. Le concept gagnant de derrière l'amour fait des émules et les albums à venir s'inspirent grandement de la même recette. Bien qu'Hallyday ne délaisse nullement le rock, nombre de ses productions du moment sont estampillées « variétés » et ces années sont marquées par un relatif déclin musical. Le chanteur qui par le passé s'est souvent entouré de pointures parmi les musiciens pour ses enregistrements se contente désormais d'orchestres sans autre forme de distinction.

En octobre 1977, sort l'album C'est la vie. Le titre phare J'ai oublié de vivre est l'unique tube d'un disque qui pourtant obtient les faveurs du public.

Jacques Revaux cède la place à Eddie Vartan en 1978 et la chanson Elle m'oublie, extraite du dernier disque Solitudes à deux, est encore un énorme hit. Elle se classe parmi l'un des plus importants de la décennie et vaut au chanteur d'obtenir le grand prix du Midem à Cannes[71]. Ce 23e album studio du chanteur marque le retour en grâce du parolier Michel Mallory peu présent sur les deux précédents.
Cette année là, sur les ondes, Antoine, chante Les élucubrations revisited et déclare : « Il est passé là dessus près de quinze ans et Johnny Hallyday est aussi beau qu'avant, mais pour l'enfermer c'est pas une cage qu'il lui faudrait mais tout un zoo ». Cette fois ci, l'intéressé « pas du tout intéressé », ne daigne pas répondre.

Hollywood, enregistré à Los Angeles, sort en janvier 1979. L'album compte de nombreuses adaptations et emprunte de multiples couleurs musicales : Hallyday chante Bob Seger, Robert Palmer et, plus étonnant, Jimmy Cliff. Le bon temps du Rock'n'Roll est l'unique tube et single d'un album qui rompt avec les précédentes productions.

Retransmis en direct sur TF1, à l'occasion des festivités de bicentenaire de la marine, le 29 septembre, Johnny Hallyday chante sur le porte-avion Foch, devant un parterre de marins.

L'artiste présente son nouveau spectacle, L'ange aux yeux de lasers, au pavillon de Paris du 18 octobre au 26 novembre. Pour ce show conçu sur un thème de science-fiction, le chanteur interprète nombre d'inédits, notamment la chanson Ma gueule. Hallyday entre en scène en portant des lunettes spéciales adaptées pour lancer des rayon lasers en direction du public. C'est encore sous des lasers qu'il termine cette première partie foudroyé après avoir chanté un vibrant plaidoyer contre la peine de mort Sauvez moi. La seconde partie est d'une facture plus classique, Hallyday interprète de nombreux succès et achève son récital par une longue séquence Rock'n'roll sur laquelle l'accompagne au piano Gilbert Montagné[Note 29]. Au cours de la dernière représentation, le fils du chanteur, (alors âgé de 13 ans), joue de la batterie sur Rien que huit jours. Le public assiste là à la première apparition publique de David Hallyday[72]. Joué à guichets fermés durant six semaines, L'ange aux yeux de laser attire 250 000 spectateurs. (Le double album live Pavillon de Paris : Porte de Pantin bat des records de vente pour un disque enregistré en public[73]).

Diffusé en juin 1980, l'album À partir de maintenant essentiellement composé de ballades, ne contient aucun tube et n'est jamais parvenu à s'imposer comme marquant dans la discographie du chanteur[74]. Il se distingue par la reprise de La poupée qui fait non de Michel Polnareff et par la création de Je ne suis pas un héros écrite par Daniel Balavoine pour Johnny Hallyday[Note 30].

Ce même mois, Sylvie et Johnny chantent à la fête de la Liberté devant plus de 200 000 spectateurs[75]. Ils sont une dernière fois ensemble sur scène le 13 août aux Arènes de Béziers. Le public ignore encore qu'il assiste à ce qui est la dernière représentation du couple "Vartan-Hallyday", officiellement séparés le 5 novembre.

Début 1981, sort l'album En pièces détachées qui marque un net retour au rock dur et violent ; avec le titre Guerre, Hallyday s'offre même un incursion dans l'univers du hard rock. Johnny coécrit avec Michel Mallory Lady Divine. La chanson qui se veut une mise en garde sur la consommation de substances illicites et dangereuses devait à l'origine s'appeler Lady cocaïne, mais la maison de disques s'y oppose et impose au chanteur d'arrondir quelque peu les angles[76].

En février et mars, accompagné par une nouvelle formation, le Night Rider Band, (anciens musiciens d'Elton John)[77], Johnny Hallyday est en tournée de promotion à travers la France et la Belgique. Son tour de chant, entrecoupé de rares ballades, est essentiellement rock et sur scène Lady Divine interprétée sans censure, redevient Lady Cocaïne. La tournée s'achève sous chapiteau à Paris, porte de Pantin. Durant l'été, le show est diffusé sur Antenne 2, dans son intégralité ou presque : Lady divine est indésirable à la télévision. (Live).

Enregistré à Londres, Pas facile sort en septembre. Authentique album d'introspection, il révèle au fil des chansons les désillusions empruntes de nostalgie du chanteur. Sur J'en ai marre, chanson à l'humour caustique, Hallyday invective la presse qui il y a peu l'a donné pour mort[Note 31]. Cet album marque la fin de la collaboration avec Michel Mallory, après neuf années d'une fructueuse complicité[Note 32] qui à présent marque le pas[Cit. 6].

Période difficile (II) et retour aux sources (1982-1985)

Depuis Ma gueule, le chanteur ne connaît plus de grand « tube » et malgré un répertoire grandement renouvelé ces dernières années, il manque de titres marquants. Pour autant cette période, où Johnny Hallyday collabore essentiellement avec Pierre Billon est fructueuse en créations. Au cours de ces quatre années, il enregistre huit albums studio, (dont un en espagnol : Black es noir).

Sortie début 1982, l'album Quelque part un aigle, faisant fi des contraintes commerciales, s'essaye à d'autres thèmes, explore d'autres pistes musicales et déroute quelque peu le public.
Il s'accompagne en février-mars, d'une tournée avec un nouveau groupe, Énergy, ou cours de laquelle, Le 19 février, le chanteur donne deux représentations pour les détenus à la Maison d'arrêt de Fleury-Mérogis[Note 33].

À la ville, en ce printemps, Nathalie Baye et Johnny Hallyday devienne un couple, dont nait, en novembre 1983, Laura Smet.

Commercialisé quelques jours avant la première, l'album La peur, n'existe que par et pour le show Fantamshallyday que Johnny donne au Palais des Sports de Paris à l'automne.

En 1983, Entre violence et violon est l'album du renouveau artistique, avec lui s'amorce les changements à venir[78], qui trouvent leurs apogées avec les albums Rock'n'Roll Attitude et Gang.
Avant cela, on vient se régénérer à la source, Nashville, où l'on enregistre trois albums : Entre violence et violon, En V.O. et Drôle de métier, (plus un Spécial Enfants du Rock, issue de l'émission Go, Johnny, Go diffusée sur Antenne 2 le 10 mars 1984).
Entre violence et violon et Drôle de métier s'inscrivent parmi les meilleures réussites Rock de l'artiste et lui fournissent nombre de titres taillés sur mesures pour la scène, à l'instar de la chanson Mon p'tit Loup (ça va faire mal) qui est un succès.

Si l'accueil de ces disques est mitigé, la popularité du chanteur n'en demeure pas moins intacte et à la scène il mobilise toujours autant les foules. Durant cette période avec peu ou pas de "hits", Johnny Hallyday monte deux de ses plus grands spectacles :

Fantasmhallyday est présenté du 14 septembre au 11 novembre 82, au Palais des Sports de Paris. Ce show, le troisième et dernier à thèmes de l'artiste, est considéré comme l'un des plus grands jamais monté en Europe[79]. Johnny incarne « le Survivant » dans un monde après l'apocalypse, où il affronte mutants et zombies. Jean-Claude Camus en association avec Gilbert Coullier, est pour la première fois producteur de Johnny Hallyday. Chaque représentation nécessite la mise en œuvre de 80 personnes. En première partie,le chanteur repousse les codes du tour de chant traditionnel[Note 34] : Le répertoire affiche huit titres inédits sur les dix interprétés. Une vidéo projeté sur un écran géant, interrompt la partie musicale durant plusieurs minutes, (au programme champignon nucléaire et apocalypse). c'est la toute première fois que l'image est utilisée dans un spectacle musical comme vecteur à la narration[réf. nécessaire]. Quelques titres plus tard, la musique cède encore la place à une succession de cascades et de combats... En seconde partie, Hallyday propose un récital plus familier, où il reprend nombre d'anciens succès. Durant deux mois, Johnny donne cinquante-quatre représentations pour deux cent cinquante mille spectateurs. (Palais des Sports 82).
Durant une représentation, au cours d'une cascade, Johnny Hallyday se blesse à une hanche... Il n'en continue pas moins la scène et, après la capitale, part en tournée en province jusqu'à la fin de l'année et au delà durant le premier semestre 1983. Le chanteur, Après encore une courte tournée d'été, est hospitalisé à l'hôpital Cochin, le 26 juillet, où opéré de la hanche, une prothèse est posée[80],[81].

En 1984, à partir du 25 octobre et jusqu'au 2 février 1985, Johnny Hallyday s'installe pour trois mois au Zénith de Paris, (une durée de programmation jamais vue en Europe)[82]. Le chanteur apparaît dans un poing géant et articulé venu du fond de la scène pour s'ouvrir au-dessus du public. Hallyday interprète plusieurs inédits durant ce tour de chant aux accents très rock, mais où ballades et émotions sont néanmoins présentes, notamment avec la reprise de Ne me quitte pas de Jacques Brel. Johnny achève la première session de son Zénith le 23 décembre.
Les représentations reprennent le 4 janvier. Le mardi 8, à quelques minutes de la fin du show, Hallyday s'écroule sur scène, victime d'une syncope. Hospitalisé jusqu'au 12, le chanteur est contraint d'annuler toutes ses dates jusqu'au 29 janvier[83]. Le lendemain, Johnny Hallyday remonte sur scène pour les trois dernières représentations. Ce spectacle reste, à ce jour, la plus grosse production et la plus « grosse machinerie » jamais mise en œuvre par l'artiste. (Johnny Hallyday au Zénith)

La période Hallyday-Billon s'achève ici, malgré et peut-être grâce à une absence de « tube », elle est musicalement l'une des plus novatrice du chanteur. Elle n'est pas sans rappeler la période Mick Jones-Tommy Brown, tout autant déroutante pour le public, qui marque la seconde moitié des années soixante, où le chanteur tout en se cherchant un « second souffle » a livré quelques-uns de ses albums les plus emblématiques. Pierre Billon est la « clé de voûte » de cette volonté de renouvellement chez Hallyday en ce début de décennie. Une période souvent négligée, parfois décriée. Ainsi Jean-Claude Camus n'a guère de complaisance pour elle, lorsqu'il déclare : « Je considère qu'entre Jacques Revaux et Michel Berger il n'y a rien. (…) Il faut reconnaître que depuis le disque avec Berger, il est reparti très fort, n'ayant jamais vendu autant de disques. »[84]. Jean-François Brieu a un tout autre jugement : « Ce qui est caractéristique des productions Billon, c'est que l'on aime aller chercher loin dans les références littéraires, on adore déstructurer les mélodies (…), on s'éclate à casser les lignes de basses, les soli trop proprets (…). Bref, on produit, c'est-à-dire qu'on prend des risques »[85].

Cette année-là, marque le début du Top 50, qui mesure l'impact d'un artiste à la hauteur de ses ventes, (et non plus de ses classements dans les Hit parade). Les classements au Top 50 à venir du chanteur établissent que, de tous les artistes issus des années soixante, Johnny Hallyday résiste au temps et aux modes et est quasiment le seul côtés ventes (d'albums et de singles) à pouvoir faire jeux égal avec les nouveaux venus[86].

Vers une nouvelle image (1985-1992)

Depuis 1961, le chanteur est tenu par contrat de fournir chaque année un nombre conséquent d'albums et de 45 tours. Alain Lévy, nouveau patron de Philips, pense que ses enregistrements devraient être moins nombreux afin de lui permettre de les peaufiner davantage. Dans cette optique, il est fait appel à des auteurs et compositeurs de renoms chargés d'écrire du sur mesure pour Johnny Hallyday et lui permettre d'amorcer ce changement[87].
C'est ainsi qu'au printemps 1985, Johnny Hallyyday enregistre l'album Rock'n'Roll Attitude écrit composé et réalisé par Michel Berger. Le disque sort le 26 mai et obtient un grand succès public et critiques. De nombreux titres diffusés en singles sont des hits et deviennent des standards de son répertoire : Rock'N'Roll attitude, Le chanteur abandonné, Aimer vivre et surtout Quelque chose de Tennessee qui s'impose comme l'un de ses plus grands succès et ventes[88]. L'album fait date dans la carrière de l'artiste, il réactualise les thèmes « hallydayen » et renouvelle quelque peu son public désormais élargi, son image en est profondément modifiée.

Cette métamorphose amorcée par Michel Berger, prend une autre dimension encore grâce au cinéaste Jean-Luc Godard, sous la direction duquel Hallyday tourne le film Détective et avec qui, le 10 mai, il monte les marches du palais du festival de Cannes, pour y présenter le film en compétition officielle[89] Après quinze années d'absence au cinéma dans un vrai rôle, Hallyday déclare : « Ce qui m'intéressait avec Godard, c'était de casser mon image de chanteur, d'éloigner le personnage Hallyday[90]». L'année suivante, le réalisateur Costa-Gavras enfonce le clou avec Conseil de famille, une comédie policière où Johnny confirme un réel talent de comédien[91]. En revanche, le film Terminus de Pierre-William Glen en 1987 est un échec retentissant à l'échelle des espoirs qu'Hallyday a fondé sur lui pour pérenniser son récent statut d'acteur.

Le 13 septembre 1985, après une seconde opération de la hanche début juin, Johnny Hallyday est de retour sur scène[92]. Un tour de chant qui précède celui qu'il donne à la fête de l'Humanité deux jours plus tard[93]. La participation d'Hallyday est l'objet d'une polémique dans les médias et s'adressant au public, le chanteur déclare : « Pour remettre les choses à leur place, j'aimerai vous dire que je suis très heureux d'être ici avec vous à la fête de l'Humanité, car avant tout c'est une fête… des Français ».

Cette année-là voit la naissance des Victoires de la musique. Plusieurs fois nommé, (meilleur album rock, meilleure pochette, meilleur clip pour Quelque chose de Tennessee (réalisé par Bernard Smith)), l'album Rock'n'Roll Attitude, n'en remporte aucune.

1986, marque sa séparation, en mars, avec Nathalie Baye. C'est aussi la première année d'une carrière commencée 26 ans plus tôt, où Johnny Hallyday n'est pas sur scène[94].
À l'automne, il enregistre Gang, un album écrit et réalisé par Jean-Jacques Goldman, qui sort le 6 décembre. L'opus est certifié disque de platine en deux semaines[95]. Plus encore que le précédent, il regorge de tubes en devenir et de chansons qui s'imposent à la scène.

Début 1987, J'oublierai ton nom en duo avec Carmel, sort en 45 tours et est un hit. Je te promets lui succède en juin et son succès « flirte » avec les sommets atteints par Que je t'aime de 1969. Quant à la chanson Laura, diffusé en octobre en 45 tours et (pour la première fois) en CD single, elle bat des records au Top 50 où elle reste classé six mois durant[96].

Du 15 septembre au 4 octobre, Johnny chante au palais omnisports de Paris-Bercy. Produit par Jean-Claude Camus et Gilbert Coullier, mis en scène par Michel Berger, le spectacle Johnny se donne à Bercy est joué à guichets fermés. Le chanteur, dès le lever de rideau est présent sur scène, où « il joue au piano debout » l'introduction de Rock'n'roll attitude. Le tour de chant compte sept reprises sur les vingt deux titres interprétés, essentiellement extraits des deux derniers albums. Pour la première fois, une chanson lente, Quelque chose de Tennessee, termine le spectacle[97],[98],[99]. Johnny joue la dernière représentation au profit de la recherche contre le sida. (Johnny à Bercy).
Jusqu'à la fin de l'année et une grande partie de 1988, le chanteur tourne en province avec son nouveau spectacle. Dans de nombreuses villes, son passage est bissé voir triplé. Norbert Krief, ancien guitariste de Trust, est des membres de la nouvelle formation du chanteur.

En 1989, Antenne 2 diffuse la série David Lansky, un policier aux méthodes musclées, avec dans le rôle titre Johnny Hallyday. Fait rare, à l'occasion de la première diffusion, l'ensemble des magazines TV consacrent leur une à « Johnny-Lansky ». Sur les six initialement prévus, quatre épisodes sont tournés.

Le 36e album studio de Johnny Hallyday Cadillac sort en juin 1989. Étienne Roda-Gil signe l'ensemble des textes et réalise l'album. Plus rock que les précédents opus, le disque consacre plusieurs chansons à la moto. De moteur, de rock et de grand espace, il en est encore question avec la chanson Cadillac : évocation de Antoine de Lamothe-Cadillac, aventurier français, qui fonde en 1701 ce qui devient la ville de Détroit, berceau de l'industrie automobile. La poésie de Roda-Gil, dans un raccourci qui mêle les époques et réécrit l'histoire, fait de l'aventurier le « père fondateur du Rock'n'Roll  ».

Johnny Hallyday, aux côtés de Véronique Sanson, Jean-Jacques Goldman, Michel Sardou et Eddy Mitchell, du 6 au 14 novembre, participe à la toute première tournée organisée au profit des Restos du Cœur, fondés par Coluche en 1985. L'album Tournée d'Enfoirés est rapidement commercialisé au bénéfice de l'association.

Accompagné par Pierre Billon, Tony Frank et Adeline Blondieau, Johnny Hallyday, au printemps 1990, traverse d'est en ouest les États-Unis, à moto[Note 35].

Adeline Blondieau, (fille de son ami Long Chris) et Johnny Hallyday s'épousent en juillet à Ramatuelle. Chaque invité reçoit un 45 tours inédit et hors commerce, (tiré à 3 000 exemplaires), comprenant les chansons Adeline[Note 36] et Que je t'aime. Dans cette même ville, il entreprend la construction d'une villa qu'il nomme Lorada.

Joué à guichets fermés devant plus de deux cent cinquante mille spectateurs, du 15 septembre au 4 octobre, Johnny présente son nouveau spectacle Dans la chaleur de Bercy. Hallyday chante Honky tonk woman des Rolling Stones, reprend Diego, libre dans sa tête de Michel Berger[Note 37], et pour la première fois, inscrit à son tour de chant Je ne suis pas un héros. Le spectacle s'achève avec les chansons Je te promets et L'envie, pour lesquelles Johnny est accompagné par l'Orchestre Symphonique d'Europe. (Dans la chaleur de Bercy).

Par deux fois au cours de l'année, Johnny Hallyday est censuré. En janvier, le clip Les vautours, est interdit de télévision car considéré trop violent. Durant l'automne, son nouveau single Je ne suis pas un héros est interdit d'antenne pour cause de guerre du Golfe, certains y voyant une provocation[100].

Septembre 1991, sort un nouvel album. Enregistré à New York. Ça ne change pas un homme réalisé par Mick Lanaro, à contrario des précédents opus propose un florilège d'auteurs compositeurs : Art Mengo, Jon Bon Jovi, Patrick Bruel, Tony Joe White, Philippe Labro... Johnny interprète plusieurs chansons d'une étudiante coréenne de 19 ans, Ysa Shandy, dont Tien a men et Dans un an un jour (dernière composition de Mort Shuman décédé quelques mois plus tôt).

À l'automne 1992, pour la troisième fois, Johnny Hallyday est à Bercy. Une séquence de prestidigitation - où l'on voit Hallyday apparaitre dans un ascenseur, vide quelques secondes plus tôt, descendre des limbes vers la scène[101] - débute le spectacle. Un morphing des visages du chanteur de différentes époques est diffusé tandis qu'il chante Ça ne change pas un homme. Johnny rend hommage à Michel Berger disparu durant l'été, sur Quelque chose de Tennessee. Avec l'inédit J'ai tout donné il inscrit au tour de chant une séquence hard rock, qu'il débute en Harley Davidson[Note 38]. Point d'orgue de ces quelques moments du show, Hallyday, (avant rappel), conclut avec Poème sur la 7e, au terme duquel dans un écran de fumée, il « s'envole » vers les cintres emporté par une grue mécanique. (Bercy 92).

D'un stade à l'autre (1993-1998)

Pour le nouveau spectacle « Retiens ta nuit » qu'il joue les 18, 19 et 20 juin, au Parc des Princes, Johnny gagne la scène par la pelouse en fendant la foule. Les images de cette entrée font le tour de l'Europe[102], suscitent nombre de commentaires dans la presse[103] et ceux d'artistes internationaux, tels que Tina Turner ou Mick Jagger. Le récital compte cinquante deux chansons, (une vingtaine réparties sur quatre medleys) et plusieurs duos et participations : Joey Greco et Paul Personne accompagne à la guitare Johnny sur quelques titres. David Hallyday est à la batterie sur Oh ! Ma jolie Sarah et chante avec son père Mirador. Eddy Mitchell et avec Michel Sardou sont présent. Sylvie Vartan, au volant d'une MG traverse le pont en acier, (reproduction du Golden Gate Bridge de San Francisco[104]) qui orne la scène, avant de rejoindre Johnny, accueillie par une ovation du public. Elle chante Tes tendres années a capella et en duo Le feu et Je veux te graver dans ma vie. Johnny Hallyday livre un show de plus de trois heures et attire un total de 150 000 spectateurs[105]. (Parc des Princes 1993).

Cette année-là, sa maison de disques annonce qu'il a déjà vendu plus de 100 millions de disques[106].

Johnny Hallyday enregistre en 1994, à Los Angeles Rough Town. Fait de Blues et de Rock, ce 37e album studio entièrement chanté en anglais est le troisième du genre et le cinquième dans une langue étrangère.
Afin de promouvoir l'album, il est décidé d'effectuer une tournée française et européenne. Le choix est fait de se produire exclusivement dans des petites salles et le tour de chant est pour l'essentiel en anglais. Les représentations françaises se termine à la Cigale de Paris. Comme l'album, cette tournée sans réelle promotion connaît un succès très confidentiel[107]. (À La Cigale).

Laeticia Baudou devient officiellement madame Hallyday, le 25 mars 1996. Le couple s'épouse un an jour pour jour après leur rencontre.

Enregistré dans sa villa à Ramatuelle et réalisé par Érick Benzi, l'album Lorada sort au printemps 1995. Jean-Jacques Goldman signe deux titres et offre à Hallyday un nouveau succès avec j'la croisse tous les matins.
À l'automne, pour la quatrième fois le chanteur se produit à Bercy. Le récital est bilingue et Hallyday interprète en anglais, plusieurs extraits de Rough Town, une reprise d'un titre de Rod Stewart et des standards rock'n'roll. Johnny donne une longue séquence acoustique sur une mini scène au centre de la salle et conclut son tour de chant avec L'Hymne à l'amour d'Édith Piaf. (Lorada Tour)

Au moment même où Johnny Hallyday investit Bercy est lancé le projet d'un concert à Las Vegas en 1996.

Initialement prévue en septembre au Casino Hôtel Riviera[108], ce concert unique, afin de faire face à la demande, est déprogrammé et c'est le dimanche 24 novembre que Johnny Hallyday chante à L'Aladdin, devant sept mille spectateurs venu de France. Le tour de chant essentiellement rock and roll, reprend d'anciens titres longtemps délaissés à la scène. Treize nouvelles chansons sont aussi créés et interprétées en exclusivité pour l'occasion. (Live at the Alladin Theatre)[109],[110]. Ces inédits composent l'album Destination Vegas.

Le show Vegas à peine achevé, le chanteur annonce un prochain spectacle prévu à Bercy en janvier 1998[111]. (Ce sera finalement au Stade de France et en septembre 1998 que le show se fera).

Absent de la scène en 1997, exception faite de sa participation à la soirée des Restos du cœur en janvier, (Le Zénith des Enfoirés), Johnny s'offre une année quasi sabbatique ne chantant que pour et avec les autres : il participe à l'album Friends for life de Montserrat Caballé, est de la distribution de la nouvelle version du conte Émilie Jolie de Philippe Chatel, est en duo avec Zucchero sur un titre de The Best Of : Greatest hits et fait les chœurs, avec Eddy Mitchell, pour Michel Sardou, sur la chanson Mon dernier rêve, (Salut).

Le Monde publie, le 7 janvier 1998, un entretien de Johnny Hallyday avec Daniel Rondeau intitulé Les confessions de Johnny[112], l'artiste confie : « La cocaïne, oui, j'en ai pris longtemps, (…). Maintenant, (…), j'en prends pour travailler, pour relancer la machine, pour tenir le coup. Je ne suis pas le seul d'ailleurs. La poudre et le hasch circulent à mort chez les musiciens. Il n'y a pas à s'en vanter, je n'en suis pas fier, (…). Il faut bien savoir que nos chansons, on ne les sort pas forcément d'une pochette-surprise. »,[113].

Composé et réalisé par Pascal Obispo Ce que je sais, 40e album studio d'Hallyday, sort ce même mois. La pochette présente un Johnny « relooké », les cheveux courts, lèvres et visage « retravaillés » où moustache et bouc, (définitivement adoptés)[Note 39], sont de rigueur[114].

Le 26 janvier 1998 au Zénith, Hallyday est de la distribution du traditionnel concert des Enfoirés. (Enfoirés en Cœur)

Le 18 juin, La marche du siècle sur France 3, diffuse La nuit des hommes libres réalisé par le journaliste Daniel Rondeau. Sur le générique de fin, Johnny chante Le chant des partisans, avant que la chanson ne soit diffusée à l'automne de façon plus pérenne sur le single Seul[115].

La première au Stade de France du vendredi 4 septembre est annulée pour cause de forte pluie. Quelques minutes avant le coup d'envoi, Jean-Claude Camus, producteur du spectacle, monte sur scène pour l'annoncer au public et lui apprendre que la représentation est reportée au 10 septembre[116].

Le lendemain, Hallyday fait son show. Un hélicoptère, (piloté par Michel Drucker), dépose Johnny sur le toit du stade, d'où il « disparait » pour, quelques secondes plus tard, apparaitre au milieu du stade dans un écran de fumée. La musique que j'aime donne le coup d'envoi d'un récital de trois heures, agrémenté de plusieurs duos, d'une séquence acoustique et d'une autre symphonique, où pour la seconde fois, il est accompagné par l'Orchestre Symphonique d'Europe. Allumer le feu, se joue sous un feu d'artifice et de lumières, avant que Johnny ne conclut avec la reprise de Sur ma vie de Charles Aznavour.

L'édition du Parisien du dimanche 6 septembre publie que « Johnny Hallyday aurait chanté en play back hier au Stade de France »[117]. Le soir même, le chanteur en direct à la télévision dément cette affirmation[118]. Sur scène, ce soir là, Hallyday, casse volontairement le rythme des chansons, afin de démontrer au public qu'il chante bien en direct, le fait constater par huissiers, engage une action en justice pour diffamation[119] et obtient réparation avec dommages et intérêts, (le jugement est rendu le 23 juin 1999).[réf. souhaitée]

Ironie du sort, le vendredi 10 septembre, le chanteur joue la dernière représentation sous une pluie torrentielle[112]. (Stade de France 98 Johnny allume le feu).

Records et popularité (1999-2005)

L'album Sang pour sang, composé et réalisé par David Hallyday, sort le 13 septembre 1999 et obtient un franc succès. Au terme de l'année 2000, il atteint les deux millions d'exemplaires vendus et devient la plus grosse vente d'Hallyday à ce jour[120]. De nombreux extraits de l'album sont proposés en singles, constituant aussi quelques records de ventes qui confirment l'accueil fait par le public à l'album[121].

En cette année 2000, Johnny Hallyday fête ses quarante ans de carrière. Pour l'occasion, Universal réédite, en CD et en digipack, les 40 albums studio Philips[122], avec un succès impressionnant : ainsi, le nombre d'exemplaires écoulés de l'album Hamlet au cours de la semaine de sa (re)sortie dépassent ceux de l'album Sang pour sang[123]. Durant la semaine du 10 juin, le chanteur place au Top albums et singles, douze singles et vingt deux albums, tandis que son dernier opus revient à la seconde place.

Le 10 juin, l'artiste donne un spectacle gratuit au pied de la tour Eiffel, devant plus de cinq cent mille spectateurs. Le show est donné dans le cadre des festivités prévues pour le changement de millénaire. Retransmis en direct sur TF1, le spectacle établit un record d'audience avec huit millions de spectateurs[124]. (100 % Johnny : Live à la Tour Eiffel). Le 15, Johnny chante devant soixante mille spectateurs au Parc de Sceaux.

Après vingt-sept années d'absence, Johnny Hallyday est de retour dans la salle de Bruno Coquatrix. Le 17 juin, il donne la première des quarante-deux représentations prévues à l'Olympia, où il se produit jusqu'au 25 août. Les séances parisiennes sont entrecoupées de plusieurs concerts en province ainsi qu'à Bruxelles et Lausanne.

C'est à Montréal, après une absence de vingt-cinq ans, que les 29, 30 et 31 août, au théâtre St Denis, Johnny Hallyday achève sa tournée, qui au total a réuni plus d'un million de spectateurs. (Olympia 2000 sort le 28 novembre).

Johnny Hallyday en concert en 2003.

En 2001, Johnny Hallyday est le seul chanteur non anglophone à participer, avec de nombreux artistes internationaux, au CD réalisé en hommage au studio américain Sun Records : Good rockin' Tonight the Legacy Of Sun Record. L'album sort aux États-Unis en octobre et reste inédit en France[125].

À l'automne, Johnny chante Saint-Preux en duo avec Clémence, (la fille du compositeur). On a tous besoin d'amour, (écrite par Jean-Paul Dréau), n'obtient guère de succès et clos une année quasi sabbatique.

Cette année là, le chanteur renoue avec sa passion pour le sport automobile[Note 40] : Au volant d'un 4x4 Mercedes, avec son beau-père André Boudou comme copilote, il participe au rallye de Tunisie et terminent 43e[126]. Il court le rallye du Maroc, où, (toujours avec André Boudon), ils se classent 21e. En fin d'année, Johnny prend le départ du rallye Dakar, où, au volant d'une Nissan, avec René Metge comme copilote il se classe 46e[127]. Ils enchaînent avec le rallye de Tunisie, qu'ils terminent à la 42e place du classement général.

Johnny Hallyday chante Tous ensemble, titre officiel de l'équipe de France de football, (le Mondial, qui se joue en Corée du Sud et au Japon, s'annonce). Le CDS, sorti en avril 2002, se vend à six cent mille exemplaires avant même le début de la compétition.

La chanson Marie est sur les ondes en août. Sortie en single le 21 octobre, le CD se vend à un million quatre cent mille exemplaires, (à ce jour, sa plus grosse vente de single).

Johnny Hallyday publie en novembre le second double album de sa carrière, À la vie, à la mort. Par son concept, la diversité et la multitude des auteurs et compositeurs À la vie, à la mort s'inscrit dans la lignée des albums Ça ne change pas un homme et du précédent Sang pour sang. Il obtient également un franc succès avec un million cinq cent mille exemplaires vendus.

Cette année-là, en mars, le magazine L'Express consacre sa une au chanteur et titre Enquête sur un phénomène national.

En 2003, Johnny Hallyday pour la seconde fois de sa carrière, se produit au Parc des Princes, les 10, 11, 14 et 15 juin. Le tour de chant est l'occasion de nombreux duos, notamment avec Isabelle Boulay avec qui il interprète une nouvelle version de J'oublierai ton nom, (voir album Gang), où les couplets en anglais disparaissent au profit de nouvelles paroles exclusivement en français. (le live Parc des Princes 2003 sort en novembre).

L'artiste tourne ensuite dans les stades en France, en Suisse et en Belgique, avant de conclure sa tournée d'été au festival International de Baalbek au Liban[128]. À l'automne, il tourne enore dans une trentaine de villes en province et conclut son "Tour 2003" par quatre représentations au palais omnisports de Paris-Bercy en décembre.

À ce stade de sa carrière, Johnny Hallyday n'a jamais semblé aussi populaire, ses disques établissent des records de vente et le public se rend en masse à chacune de ses tournées. C'est dans ce contexte, qu'il choisit de tout remettre en question et dénonce le 5 janvier 2004, son contrat avec Universal Music Group[129].

Bien que rompu, son contrat l'oblige à enregistrer un dernier disque. Ce 44e album studio et ultime disque « Philips » nommé Ma vérité sort le 7 novembre 2005. Réalisé par Pierre Jaconelli, l'opus plus rock que les précédents, voit Johnny renouer, furtivement, avec la composition, (qu'il délaisse depuis une quinzaine d'années). Écrit en collaboration avec Michel Mallory, le titre Apprendre à aimer clos un disque qui c'est écoulé à huit cent mille exemplaires.

Ma vérité marque la fin d'une collaboration de quarante quatre années durant lesquelles l'artiste a enregistré 43 albums studios, 22 albums live et quelque mille chansons[130].

Les années Warner (2005- …)

Le chanteur signe en décembre 2005 chez Warner[131].

En 2006, la nouvelle tournée de l'artiste « Flashback Tour » ambitionne pour la capitale, de chanter dans toutes les salles parisiennes qui ont jalonné sa carrière avec en point d'orgue, le Palais des Sports de Paris, où il ne s'est plus produit depuis vingt-quatre ans et qu'il investit du 2 juin au 4 juillet. Flashback Tour : Palais des Sports 2006 est son le premier album chez Warner.

Durant l'été, Johnny tourne dans plusieurs stades et festivals et jusqu'à la fin de l'année, il alterne les représentations à Paris et en province. Durant l'automne, il se produit dans la capitale àBercy, au Zénith de Paris, à l'Olympia et à la La Cigale. Dans cette salle, il présente un récital différent, plus « rock and roll  », alternant les reprises de standards américains. (un second live (en juin 2007) est diffusé : La Cigale : 12-17 décembre 2006). Après 111 représentations données devant un total de plus d'un million de spectateurs, Le « Flashback Tour » s'achève en mars 2007[132].

Le cœur d'un homme, premier album studio d'Hallyday pour Warner sort en novembre. Le disque aux sonorités country blues est réalisé par Yvan Cassar.

Johnny Hallyday invité au journal de 20 heures de TF1 le 2 décembre, annonce que sa prochaine tournée, nommée Tour 66, prévue en 2009, sera la dernière. Pour autant, il déclare ne pas vouloir renoncer à chanter, ni même à la scène, mais plus sur une longue période[133].

Le chanteur confirme son intérêt toujours croissant pour les duos. En 2008, il participe aux albums Balmoral de Loquillo[Note 41], Peace Maker de Doc Gynéco et Duos de Charles Aznavour.
En octobre sort son 46e album studio Ça ne finira jamais.

En 2009, le 7 mai, le chanteur démarre le Tour 66 au Zénith de Saint-Étienne, où il donne huit représentations servant de répétitions générales[134]. Quelques jours plus tard, Johnny chante au Forest National de Bruxelles. Accordant un entretien à un journal télévisé, il confirme que cette tournée est bien sa dernière longue tournée, évoque ses projets de cinéma, mais aussi un probable prochain spectacle dans « deux ou trois ans ».

Le même mois, le film Vengeance du réalisateur Johnnie To est présenté en compétition officielle au Festival de Cannes[135].

Johnny Hallyday fait son show, chaque soir, devant 80 000 spectateurs au Stade de France les 29, 20 et 31 mai. Le chanteur entre en scène sous une pluie d'étincelles et débute avec Ma gueule, une récital de deux heures et demi qui revisite cinq décennies de chansons. Sur une seconde scène au milieu du stade, Johnny donne une séquence rock and roll en acoustique. De retour sur la scène principale, il enchaîne un long medley rhythm and blues. Ému et des sanglots dans la voix[136], le chanteur remercie son public avant de conclure avec le titre Ça ne finira jamais et la reprise de Et maintenant « empruntée » à Gilbert Bécaud. (Tour 66 : stade de France 2009).

Johnny Hallyday aux NRJ Music Awards 2012.

Au cours des mois de juin et juillet, l'artiste se produit dans une douzaine de stades. Le 14 juillet 2009, Johnny chante devant plusieurs centaines de milliers de personnes sur le Champ de Mars aux pieds de la tour Eiffel, lors d'un concert gratuit pour le public, conformément aux vœux du Président de la République, qui depuis 2007 souhaite associer un grand concert populaire aux festivités de la fête Nationale[137]. Il termine la première partie du Tour 66 au Sporting Salle des Étoiles de Monaco, où il donne plusieurs représentations.

Le 24 juillet, le chanteur, à la demande des assureurs du Tour 66, est hospitalisé pour une dizaine de jours, pour une série d'examens. Début août, le magazine américain New York Post révèle que Johnny Hallyday a subi une opération du colon[138]. En septembre, dans un entretien au magazine Télé Star, le chanteur confirme l'information, révélant qu'il a été opéré d'un cancer[139].

En septembre, sur la scène de l'Olympia, où la chanteuse se produit pour trois représentations, Johnny chante en duo avec Sylvie Vartan[140], (Sylvie live). Le 25, il reprend la route avec le Tour 66, dont il achève le second acte à Orléans le 24 novembre.

Article détaillé : Tour 66.

Le 26 novembre, il est opéré à Paris, d'une hernie discale. Le 1er décembre, le chanteur est à Los Angeles, où il est à nouveau hospitalisé d'urgence au Centre médical Cedars-Sinai sur Beverly Boulevard, le 7 décembre, pour y être réopéré le 10. Johnny Hallyday sort de l'hôpital le 23 décembre. (Pour plus de détails, voir chapitre Vie privée :[1]).
Quelques jours plus tôt, le producteur Jean-Claude Camus a annoncé officiellement l'annulation de la troisième et dernière partie du Tour 66, (Prévue à partir du 8 janvier à Amiens, la tournée devait s'achever vingt deux représentations plus tard, par quatre concerts à Bercy en février 2010)[141].
Tour 66 est, avec plus d'un million de spectateurs, l'une des plus grandes tournées jamais réalisée en France[142].

En ce début d'année 2010, longue convalescence pour Johnny Hallyday à Los Angeles.
Le 2 septembre, Johnny Hallyday se sépare officiellement de son producteur Jean-Claude Camus : Gilbert Coullier s'occupe désormais de ses spectacles (ils ont déjà travaillé ensemble - durant les années 1980, Coullier est, avec Camus, coproducteur du chanteur). On annonce ses débuts au théâtre pour l'automne 2011 et son retour sur scène en 2012. Ce même mois, il enregistre son prochain album à Los Angeles, Matthieu Chedid est à la réalisation.

Le chanteur participe aux albums L'instinct masculin de Patrick Fiori et Rue Washington de Line Renaud.

Le 3 décembre 2010 marque le retour sur une scène de Johnny Hallyday depuis ses ennuis de santé. À l'Arèna de Montpellier, il rejoint le chanteur M sur scène pour un duo. Ils chantent à nouveau ensembles Tanagra - les 15, 16 et 17 décembre - au Bercy, où le fils de Louis Chédid achève sa tournée.

L'année 2011 marque le retour du chanteur sur les plateaux télés[Note 42], en radio et dans les bacs des disquaires avec la sortie, le 28 mars, de son 47e album studio Jamais seul. L'opus aux sonorités très rock, fait la part belle aux guitares, qui font « jeu égal » avec la puissance vocale d'Hallyday.

Côté live, l'artiste donne quelques « concerts » privés : Le 30 mai à RTL - le précédent remonte à 1983 - et le 3 décembre au second étage de la Tour Eiffel, où après avoir présenté à la presse sa prochaine tournée, il chante une dizaine de titres, dont l'inattendu reprise de L'idole des jeunes et l'inédit Autoportrait, offert gratuitement en téléchargement sur Internet le jour même - devant quelques trois cents invités. Mais le plus étonnant de ces « mini » récitals est celui qu'il donne, le 20 juin, à Los Angeles, à l'école française de sa fille Jade, où s'accompagnant à la guitare, il chante quelques chansons pour les enfants.

Cette année là, The New York Times publie un entretien avec Johnny Hallyday, (la page Wikipédia France consacré à l'artiste est cité dans l'article)[143]. 2011, est aussi pour Johnny Hallyday celle de ses débuts sur les planches, au théâtre Édouard VII, dans une pièce de Tennessee Williams, Le paradis sur terre.

Début de la nouvelle tournée le 24 avril 2012 à Los Angeles

Discographie

Article détaillé : Discographie de Johnny Hallyday.

Spectacles et tournées

Article détaillé : Spectacles de Johnny Hallyday.

Adaptations

Acteur

Cinéma

Figurant en 1955, dans Les Diaboliques de Henri-Georges Clouzot, on le retrouve quelques années plus tard, chanteur vedette "faisant ses classes" au cinéma dans de petits films désuets, où il interprète - à l'instar d'un Elvis aux States - une ou deux chansons. De cette période, on ne retient guère que le film de Noël Howard en 1963 D'où viens-tu Johnny ?.

C'est en Italie qu'il trouve son premier vrai rôle, en 1969, héros d'un western spaghetti, Le Spécialiste de Sergio Corbucci. L'année suivante on le remarque dans Point de chute, film policier de et avec Robert Hossein.

En 1972, Johnny Hallyday joue son propre rôle dans le film de Claude Lelouch L'aventure c'est l'aventure, (Lino Ventura, Jacques Brel, Aldo Maccione, Charles Denner en sont les principaux interprètes. Tourné au printemps 1971, Johnny campe un Hallyday qui organise son propre enlèvement à des fins publicitaires.

Présenté en mai 1972 en ouverture du festival de Cannes, Le film documentaire J'ai tout donné de François Reichenbach sort dans les salles le 24 juin. Le réalisateur suit Johnny avec sa caméra durant une année, (aux États-Unis, sur la scène du Palais des Sports de Paris, en tournée à travers la France, etc.).

La reconnaissance vient en 1985 avec Détective de Jean-Luc Godard. Présenté au festival de Cannes, l'interprétation de Johnny Hallyday est saluée par la critique. Costa-Gavras emboîte le pas de Godard, en 1986, avec Conseil de famille.

En 2000, aux côtés de Sandrine Kiberlain, Il incarne un "chanteur-loser" dans Love me de Laetitia Masson.

Johnny Hallyday obtient en 2003 le Prix Jean Gabin pour L'homme du train de Patrice Leconte.

Pour Laurent Tuel dans Jean-Philippe, en 2006, Johnny Hallyday joue le personnage de Jean-Philippe Smet qui a manqué son destin.

Article détaillé : Filmographie de Johnny Hallyday.

Théâtre

Le 6 septembre 2011, au théâtre Édouard VII à Paris, avec Audrey Dana et Julien Cottereau comme partenaires Johnny Hallyday fait, (à 68 ans), ses débuts au théâtre, dans une pièce de Tennessee Williams Le paradis sur terre, mis en scène par Bernard Murat. La dernière a lieu le samedi 19 novembre.

Vie privée

Enfant Johnny Hallyday n'a pas connu son père. D'origine belge, Léon Smet a exercé divers métiers artistiques[Note 43].

Sa mère qui doit reprendre une activité professionnelle[Note 44], le confie à Hélène Mar, sœur du père de l'enfant, (de vingt ans son aînée, c'est déjà elle qui a élevé Léon Smet).

Le 15 juin 1961, Johnny Hallyday a 18 ans. Belge par son père et français par sa mère, il opte pour la nationalité française[144].

Lorsque qu'il accède au vedettariat, Johnny Hallyday est mineur, et en 1961, sa rupture avec Vogue est l'occasion d'un imbroglio de signatures. Son père - parfait inconnu pour Johnny, sans le rencontrer, sans même le consulter - confirme l'engagement avec la maison de disque ; tandis que sa mère signe avec Philips... Le principal intéressé souhaite aller chez Barclay, où il espère rejoindre l'ami Eddy... C'est finalement Philips qui l'emporte après un désaccord artistique entre le chanteur et Eddy Barclay, qui lui propose d'être accompagné par des musiciens aux cheveux multicolores[144]

Johnny Hallyday rencontre son père pour la première fois durant son service militaire. Convoqué au poste, l'y attend un homme avec une peluche dans les bras, qui se jette sur lui, l'embrasse, l'appelle « mon fils », quand surgissent des photographes... Plus tard; Johnny apprendra que son père avait été payé par les paparazzi pour qu'il joue cette comédie et qu'ils puissent la saisir[145].

À propos de son père, Johnny Hallyday écrira : « Il a fait de moi un déraciné. Une déchirure qui me marquera à vie. Ma seule consolation : si j'avais eu un papa comme presque tout le monde, je n'aurais jamais rencontré Lee (...) et je ne serais jamais devenu Johnny Hallyday »[146].

Le 12 avril 1965, Johnny Hallyday épouse la chanteuse Sylvie Vartan, à Loconville dans l'Oise.
Leur fils David naît le 14 août 1966.
Après une vie commune mouvementée, émaillée de séparations et de réconciliations, le couple divorce le 5 novembre 1980.

Johnny épouse Élisabeth Étienne, dite Babeth, le 1er décembre 1981, à Los Angeles. Leur union est éphémère, ils se séparent officiellement le 3 février 1982.

En 1983, au cours d'une émission des Carpentier, Johnny rencontre la comédienne Nathalie Baye. Ensemble, ils jouent Adieu ma jolie un sketch écrit par Philippe Labro. Bientôt, ils sont à la ville un couple. De leur union naît Laura Smet, le 15 novembre 1983. Ils se séparent en mars 1986.

Le 9 juillet 1990, à Ramatuelle, Johnny épouse Adeline Blondieau, fille de son ami Long Chris. Cette même année, le chanteur y entreprend la construction d'une villa, qu'il nomme Lorada, contraction des prénoms de ses enfants, Laura et David[147]. Ils se séparent le 11 juin 1992, puis se remarient le 16 avril 1994, à Las Vegas. Leur union s'achève le 9 mai 1995.

Le 25 mars 1995, à Miami, Johnny rencontre Laeticia Baudou, une jeune mannequin de 32 ans sa cadette[147]. Un an plus tard, ils se marient à la mairie de Neuilly-sur-Seine[148].

ils adoptent deux petites filles d'origines vietnamienne, Jade en novembre 2004 et Joy en décembre 2008[149].

Affaire Hallyday-Delajoux

Le 24 octobre 2008, Johnny Hallyday est opéré du dos par le docteur Stéphane Delajoux à la clinique Monceau. Il sort de clinique le lendemain et s'envole, quelques jours plus tard, pour la Chine, où il doit commencer le tournage du film Vengeance de Johnny To[150].

Un an plus tard, le 26 novembre 2009, le chanteur est une seconde fois opéré à Paris, par le docteur Delajoux, d'une hernie discale[151].
Le 1er décembre, Johnny Hallyday est à Los Angeles, où il est hospitalisé d'urgence au Centre médical Cedars-Sinai sur Beverly Boulevard, le 7 décembre[152].
Le 10 décembre, il est réopéré du dos, suite à une infection postopératoire[153]. À deux reprises, le chanteur est mis - jusqu'au 14 décembre - en état de coma artificiel[154].
Entre temps, le climat se dégrade entre l'entourage du chanteur et le neurochirurgien mis en cause par les proches d'Hallyday[155]. Le Quotidien des médecins, publie les réactions du docteur Delajoux, contacté par téléphone, qui selon eux a déclaré : « Aucune erreur, aucune anomalie n'a été décelée à aucun moment (...) ; le départ pour Los Angeles à J+5, ne présentait aucune contre-indication médicale  »[156].
Des experts médicaux sont nommés par les assureurs[157] et une procédure judiciaire est engagée[158]. Au cours de l'opération du docteur Delajoux, la dure-mère a été sectionnée, peu grave en soi, cet incident n'est pas signalé dans son compte rendu opératoire[150],Quelques jours plus tard, le producteur Jean-Claude Camus annonce l'annulation de la troisième et dernière partie de la tournée Tour 66 qui devait reprendre début janvier[159].
Johnny Hallyday sort de l'hôpital le 23 décembre[160].

Début 2010, Johnny entame une longue convalescence à Los Angeles.
Le 23 mai, Johnny Hallyday est de retour en France, pour une série d'examens et d'entretiens avec les experts médicaux à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre[161].
Le magazine L'Express publie, le 26 mai, des extraits du dossier médical de Johnny Hallyday ; s'appuyant sur ce document, le magazine écrit que le chanteur n'a jamais été en « danger de mort  », relativise la prétendue responsabilité du chirurgien français et attribue la mise sous coma artificiel du chanteur à son addiction à l'alcool[162].
Cette publication fait polémiques, provoque la réaction indignée d'une vingtaine de députés dénonçant une violation du secret médical[163] et de l'ancien médecin urgentiste et présentateur du Le Magazine de la santé sur France 5, Michel Cymes qui met en cause l'attitude de l'hebdomadaire et sa publication uniquement à charge contre le chanteur[164]. Christophe Barbier, directeur de la rédaction soutient que : « L'Express n'a fait que son devoir »[165].
Quelques jours plus tard, Le Point à son tour publie des extraits du dossier médical du chanteur qui relativise les précédentes affirmations de l'Express et met à contrario en évidence, selon eux, certaines failles dans l'information et le suivit médical[166].
Un premier rapport remis par les experts en juillet souligne que l'opération en soi c'est déroulée dans les règles de l'art et met en évidence un défaut d'information du praticien au patient[167]. Un document qui fait l'objet d'interprétation divergentes entres les deux parties[168] et divise une fois encore la presse[169].
Le 30 septembre, les experts rendent leur rapport et confirme qui si l'opération n'est caution à aucune critique particulière, il n'en va pas de même du suivi postopératoire[170]. La justice suit son court...

En mars 2011, Johnny Hallyday saisit l'ordre des médecins[171].
En octobre, le docteur Delajoux, voulant être totalement blanchi, se déclare « contre tout arrangement à l'amiable  »[172]. Ce même mois, les assureurs de Johnny Hallyday assignent le docteur Delajoux devant le Tribunal de Grande Instance de Paris[173]. Une première audience a lieu le 5 décembre[174].

Février 2012, la presse annonce qu'un accord global a été trouvé entre les avocats des deux partis et les assureurs. Le dit accord - sur lequel chacun est resté très discret - met un point final à l'affaire[175].

Justice

À l'automne 1965, Henri Salvador porte plainte en diffamation contre Johnny Hallyday et un hebdomadaire, auquel il a déclaré que : « lors de sa première à l'Alhambra, (en 1960), Salvador l'avait moqué et que chauffé par ce dernier, la salle l'avait huée ». L'article titre « Salvador m'a fait du mal ! » Considérant que ces propos portent atteinte à son honneur et sa considération, Henri Salvador saisit la justice. Il gagne son procès en première instance, le tribunal estimant que le journal et Hallyday ne pouvaient démontrer la véracité de l'affirmation et les condamne à verser à Henri Salvador 10 000 francs de dommage et intérêt. La cour d'appel, saisie par Johnny, a elle considéré que si le propos était excessif, il n'y avait pas pour autant diffamation et qu'il ne portait pas atteinte à l'honneur ou à la considération du plaignant, son prestige n'ayant pas été diminué. Henri Salvador fut débouté de sa demande et fut condamné au dépend de la première instance et de l'instance de la cour d'appel[176].

Le 10 juillet 1975, Johnny chante sous chapiteau à Thonon-les-Bains. Durant le récital, les CRS interviennent d'une façon musclée pour évacuer un groupe de jeunes installés entre les barrières de protection et la scène. Au cours de l'échange, le chauffeur d'Hallyday est blessé. Johnny interrompt son récital et déclare : « Le spectacle est terminé, (…), si vous devez vous en prendre à quelqu'un, prenez-vous en aux policiers. » et il quitte la scène. Une plainte est déposée contre Johnny Hallyday et son équipe, pour coups et blessures volontaires, incitation à la violence et voie de fait contre des policiers en exercice. Conséquence immédiate, le concert qu'il devait donner le 20 juillet, place de la Concorde à Paris, pour l'arrivée du tour de France cycliste, est annulé[61].

2003, le chanteur est mis en cause par une hôtesse présente avec lui sur son yacht en avril 2001 et qui l'accuse de l'avoir violée. Johnny Hallyday est entendu par la justice en tant que témoin assisté ; jamais il n'est mis en examen[177] et sur l'avis du parquet qui considère que « rien n'était en état d'être prouvé dans cette affaire », elle se termine par un non-lieu cinq ans plus tard (après un jugement en première instance à Nice en janvier 2006[177] et une confirmation de la cour d'appel d'Aix-en-Provence en avril 2006[178]). L'employée, poursuivie et mise en examen pour usage de faux (en liaison avec des documents médicaux antidatés) et dénonciation calomnieuse, est condamnée à six mois de prison avec sursis pour usage de faux[179] et obtient un non-lieu pour l'accusation de dénonciation calomnieuse[180].

Début 2004, Johnny Hallyday dénonce son contrat avec Universal Music Group. Le 2 août, le conseil de prud'hommes donne partiellement raison au chanteur. Il valide la rupture du contrat et réclame la restitution des masters à Johnny Hallyday. Universal fait appel de la décision et, en 2005, gagne en appel contre Johnny Hallyday. Le recours en cassation de l'artiste est rejeté. Les masters restent donc la propriété de la maison de disques. (Johnny Hallyday signe chez Warner le 4 janvier 2005).

Administration fiscale

En 1975, Johnny Hallyday a des ennuis avec le fisc qui lui réclame plusieurs centaines de millions d'arriéré d'impôt. Conséquence immédiate, Johnny Hallyday fait part de son désir de tout arrêter : « Je m'arrête en septembre 1975, pour un an minimum. Je vais louer une maison à Los Angeles. Je pars avec Sylvie et David. (…) Lorsque j'ai payé mes musiciens, mes impôts, la Société des Auteurs-Compositeurs, il ne me reste rien. Pourquoi continuerais-je à travailler dans de telles conditions ? »[62]. Si le chanteur gagne bien les États-Unis, il reprend bientôt ses activités et durant l'automne enregistre deux albums studios qui paraissent l'année suivante. Quant à la scène Johnny la reprend dès l'automne 76 sur une scène parisienne[63]. Johnny Hallyday achève le remboursement des échéances de ces arriérés d'impôts, au cours des années 1990[49].

En 2005, le chanteur dépose au mois de novembre une demande pour acquérir la nationalité belge. Ce qui n'est pas sans générer diverses polémiques, d'aucuns le soupçonnant de vouloir échapper au fisc français. La réforme de la nationalité belge en cours ne lui ferait pas forcément perdre sa nationalité française. En octobre 2006, l'office des étrangers remet à la commission des naturalisations un avis négatif en raison de son manque d'attaches avec la Belgique et du fait qu'il ne peut justifier de résidence dans le pays depuis au moins trois ans.

En décembre 2006, le chanteur s'installe à Gstaad en Suisse en raison d'une fiscalité qu'il juge trop contraignante en France[181],[182]. Ce départ lui permet de diminuer son prélèvement fiscal de 75 % à 30 % de ses revenus[183] et fait l'objet de nombreux commentaires et polémiques, tant dans la presse que dans les milieux politiques.

Soutiens politiques

Au cours de la campagne pour l'élection présidentielle de 1988, Johnny Hallyday chante le 20 mars, à l'Hippodrome de Vincennes, en première partie d'un meeting du candidat RPR Jacques Chirac, alors Premier ministre Le chanteur termine sa chanson Quelque chose de Tennessee avec « On a tous en nous quelque chose de… Jacques Chirac »[184]. Michel Berger, auteur de la chanson et soutien de François Mitterrand, ne goûta guère à cette affirmation et échangea avec lui des propos quelque peu acerbes[185].

En 2005, lors de la campagne du référendum sur la Constitution européenne, à la demande du Président de la République Jacques Chirac, le chanteur prend publiquement position en faveur du « oui »[186]

Johnny Hallyday apporte son soutien à Nicolas Sarkozy candidat à l'élection présidentielle de 2007[187].

Actions caritatives

1979 : Par solidarité avec des sidérurgistes en grève, le 7 mars, Johnny Hallyday visite la nuit les aciéries de Longwy et offre son cachet aux grévistes[188].

1986 : TF1 consacre l'après-midi du dimanche 26 janvier au Restaurants du cœur, récemment créés. Animée par Coluche et Guy Lux, l'émission réunit un panel de politiques, de sportifs et d'artistes, dont Nathalie Baye et Johnny Hallyday[Note 45].

1989 : Le 6 janvier, jour du nouvel an arménien, sort le 45 tours Pour toi Arménie. Sur une initiative de Charles Aznavour, quatre-vingt-neuf artistes, dont Johnny, participent à cette chanson, commercialisée au profit des sinistrés victimes d'un tremblement de terre en Arménie en décembre 1988.

1992 : Durant l'été, sort le CD Urgence. Vendu au profit de la recherche contre le sida, il réunit plusieurs artistes, dont Johnny Hallyday.

1998 : Le 24 novembre, sort le CD Ensemble cinquante artistes se mobilisent contre le sida. Johnny participe à la chanson collective Sa raison d'être.

2000 : Le CD Noël ensemble, vendu au profit de la recherche contre le sida, sort en décembre, rassemblant de nombreux artistes, dont Johnny qui participe à la chanson-titre.

2001 : Comme de nombreux artistes, Johnny Hallyday participe à l'album Ma chanson d'enfance vendu au bénéfice de la recherche contre le sida.

2002 : Après sa participation au Rallye Dakar, une de ses combinaisons de conduite est mise en vente aux enchères via Internet, au profit des Restos du Cœur[125].

2004 : Le 22 mai, Johnny et Charles Aznavour chantent Sur ma vie, en direct du Palais des Congrès, à l'occasion d'une émission spéciale retransmisse par TF1, pour le 80e anniversaire d'Aznavour. En présence du Président de la République Jacques Chirac et de son épouse, la soirée est donnée au profit de l'Institut National du Cancer. (Un double CD et un DVD Bon anniversaire Charles ! sont mis en ventes). Avec de nombreux artistes, Johnny participe à la chanson Et puis la terre.

2005 : En janvier sortent les CD Et puis la terre et Solidarité Asie, vendus au profit des victimes du tsunami du 26 décembre

2006 : samedi 18 novembre, sur TF1, lors de l'émission Les 500 choristes spécial Unicef », Johnny Hallyday chante, en duo avec Laeticia, Imagine de John Lennon. La chanson est vendue en exclusivité sur Internet, via les plateformes de téléchargement légal, au profit de l'Unicef, dont Laeticia Hallyday est l'ambassadrice.

Distinctions et récompenses

Distinctions honorifiques

Victoires de la musique

Autres distinctions

Bibliographie

Article détaillé : Bibliographie de Johnny Hallyday.

Notes et Références

Notes

  1. Line Renaud, avec l'adaptation en 1955 de Tweedlee Dee de LaVern Baker est considéré comme la première en France à avoir chanté un titre rock. En 1956, le batteur de jazz Baptiste Reilles (1920-1987) alias Mac Kac, sort le premier disque de rock français (...), alors qu'Henri Salvador enregistre un 45 tours rock mêlant humour et parodie, sous le pseudonyme d'Henry Cording (...) En 1958,Danyel Gérard sort D'où reviens-tu Billie Boy ? et Richard Anthony se distingue avec le titre Nouvelle vague
  2. Ce que confirme Rémi Bouet lorsqu'il rappelle que le rock 'n' roll est véritablement lancé en France, après le passage de Johnny en février 1961, au Palais des Sports de Paris - source (Bouet 2002, p. 33-34). Jean-François Brieu souligne qu'Hallyday fut le premier à « inviter » le Rock à la télévision française. (Brieu 2010, p. 22)
  3. L'enfant ne porte pas le nom de Smet à sa naissance. Bien que déjà séparé, à la demande de sa mère, le couple se reforme le temps d'un contrat de mariage, le 7 septembre 1944, date à partir de laquelle il se nomme officiellement Jean-Philippe Smet - Source : Autobiographie Destroy, volume 1 : Déraciné, Johnny Hallyday, 1996, édition Michel Lafon, p.46
  4. Hélène Mar décède le 7 décembre 1972, à 84 ans. (Bouet 2002, p. 82)
  5. Elle décède le 27 juillet 2011, à l'âge de 87 ans
  6. cette première adaptation de Let's Have A Party de Presley n'a jamais enregistrée sur disque. Johnny, en 1964, enregistre une nouvelle adaptation du titre devenu Oh ! Laisse la partir, (album : Johnny reviens ! Les Rocks les plus terribles)
  7. c'est en fait sa tante Hélène Mar qui le fait pour lui, car il est mineur - Source : Jouffa 1979, p.23
  8. Jean-Pierre Martin, succédant à Philippe Duval, l'accompagne à la guitare
  9. un premier jugement, prononcé le 24 janvier 1963, déclare le contrat non valide du fait de conditions abusives imposées par Vogue. L'affaire dure cinq ans encore et s'achève en avril 1968 avec la confirmation par la justice de la nullité du contrat liant l'artiste à Vogue - Source : Lesueur 2003, p. 97
  10. Le nom de l'album est un clin d'œil reconnaissant à Daniel Filipacchi et son émission d'Europe 1, soutien indéfectible de la première heure
  11. Georges Leroux premier imprésario de Johnny Hallyday chez Vogue, est alors manager d'Antoine) - Source : (Lesueur 2003, p. 30)
  12. En 1978, Antoine récidive avec Les élucubrations revisited, où il chante : « Il est passé là dessus près de 15 ans et Johnny Hallyday est aussi beau qu'avant. Faudrait l'exposer, mais y a plus de Médrano, d'ailleurs c'est pas une cage qu'il lui faudrait mais tout un zoo » - (Hallyday cette fois ne répondra pas). Au début des années 2000, les deux chanteurs sont à nouveau concurrents, mais cette fois par publicité interposée à la télévision pour des marques de lunettes, tandis que l'un vante sur un spot publicitaire les lunettes Optic 2000, l'autre fait de même pour les lunettes Atol.
  13. cette fois encore, seul Le pénitencier parmi les anciennes chansons est présent
  14. Cette version n'est pas celle diffusée sur le disque et elle reste oubliée jusqu'en 1993, année où elle sort sur un CD regroupant des inédits de Johnny Hallyday : Johnny le livre + CD collector, 1993. La présence d'Hendrix est authentifiée et confirmée, cette version est diffusée depuis et le nom de Jimi Hendrix est désormais crédité parmi les musiciens ayant participé à l'enregistrement. Témoin, (à titre d'exemple) : l'édition en 2000 du CD Johnny 67, proposant Hey Joe parmi quatre titres bonus)
  15. Hallyday n'est que le troisième interprète français de Love me tender. En 1957, Yvette Giraud et de Tino Rossi l'adaptent sous le titre L'amour qui m'enchaîne à toi : Source : Lesueur 2003, p. 91
  16. le futur leader du groupe Led Zeppelin, accompagne aussi Johnny sur la chanson à paraître À tout casser - Source : Lesueur 2003, p. 93
  17. Jean-Pierre Azoulay, alors âgé de 20 ans - il naît en mai 1949 - joue avec Johnny Hallyday de 1969 à 1977
  18. On peut parfois lire que la chanson Que je t'aime ne fut pas interprétée au Palais des Sports en 1969, ce qui est faux - l'erreur est certainement due à la confusion créé par le live du Palais des Sports nommé Que je t'aime, qui donne une version en « faux live » du titre - un document sonore, (diffusé en direct sur Europe no 1 le soir de la première le 26 avril 1969), l'atteste ; on peut entendre Johnny Hallyday déclarer au public « qu'il aimerait leur chanter cette très belle chanson avec du silence dans la salle ». Après son chant, le commentateur annonce : « Johnny a chanté cette chanson en regardant Sylvie Vartan dans les yeux, elle est là au premier rang entre Jean-Claude Killy et Claude François. »
  19. Que je t'aime est enregistré en italien, à Milan, en septembre et devient Quanto ti amo. Elle connaît même une version japonaise : enregistrée en 1974, elle sort en 45 tours au Japon, (la face B propose Le pénitencier dans sa version française) - Source : (Lesueur 2003)
  20. À cette occasion sort un journal illustré nommé Johnny Le journal de l'âge d'or, consacré à la bande dessinée américaine. L'hebdomadaire propose en feuilleton de (re)découvrir des personnages comme : Johnny Hazard] (de Frank Robbins), Le Fantôme du Bengale (de Lee Falk), L'agent secret X9 (de Al Williamson et Archie Goodwin), Prince Vaillant (de Harold R Foster), La petite Annie (de Brandon Walsh), (...) ; il propose aussi, sous le titre Hud le spécialiste, l'adaptation en bande dessinée du film de Corbucci. Le journal disparaît des kiosques après le 7e numéro ; Les aventures dessinées de Hud n'auront donc pas de fin - Source : Lesueur 2003, p. 101
  21. Après Philippe Labro, seuls Michel Mallory (1974), Gilles Thibaut (1976) et Étienne Roda-Gil (1989), feront de même. Côté composition, outre Johnny Hallyday en 1965, seuls Pierre Groscolas (1976), Pascal Obispo (1998), David Hallyday (1999) et Matthieu Chedid (2011), signeront la totalité des musiques d'un album. Quand à Michel Berger et Jean-Jacques Goldman, ils restent les seuls à ce jour à avoir écrit et composé l'ensemble d'un disque pour le chanteur
  22. À l'occasion de ce tournage, Jacques Brel écrit pour Johnny Hallyday Par le trou de la serrure. La chanson est restée inédite et il n'y a aucune certitude sur le fait qu'elle ait été enregistré - Source : (Lesueur 2003, p. 109)
  23. Après Rivière... ouvre ton lit, Peter Frampton joue pour la seconde fois sur un disque d'Hallyday ; en 1985, il joue également sur l'album Rock'n'roll attitude
  24. le 26 septembre 1974, dans l'émission À bout portant, entretien avec Michel Lancelot
  25. qu'il a vue une unique fois sur scène, au Sahara Hotel du lac Tahoe, cette même année - Source : Fascicule 1972-1976 intégrale CD 1993
  26. La chanson évoque, « façon western-road movie », les grands espaces américains que Johnny a parcourus en avril dernier, traversant, sur une Kawasaki 900, le Grand Canyon et la Vallée de la Mort
  27. L'adaptation de la chanson Promised land de Chuck Berry, donne son titre à l'album. La même année, Eddy Mitchell, sur l'album Made in USA, l'adapte sous le titre Une terre promise, tandis qu'Elvis Presley reprend Promised land
  28. si ce n'est, le 6 février 1977, un entretien sur le thème d'Hamlet entre Johnny Hallyday et des élèves du lycée Grandmont à Tours, dans le cadre d'une émission retransmise par RTL
  29. , chanteur dont la carrière est alors en panne et se voit ainsi relancée. Reconnaissant, Gilbert Montagné dédie à Hallyday une chanson nommée Johnny en 1981)
  30. .Ignorée du public et délaissée par Johnny, la chanson reste dans l'ombre. La même année, Daniel Balavoine la reprend à son compte sur l'album Un autre monde. Dédié à un certain Jean-Philippe Smet, Je ne suis pas un héros est diffusé en single et devient l'un de ses plus grand succès. Hallyday l'inscrit à son répertoire en 1990
  31. .L'AFP, le 13 mai 1981, annonce que : « Johnny Hallyday est mort, foudroyé par un cancer de la gorge » - Source : Bouet 2002, p. 96. Alors en vacances à Los Angeles, où il apprend son décès, Johnny dément quelques jours plus tard
  32. Michel Mallory signe encore deux titres du prochain album Quelque part un aigle, puis il faut attendre 1999 et l'album Sang pour sang pour revoir sa signature sur un disque d'Hallyday
  33. Pour l'occasion, il interprète Mercredi matin, chanson, (extraite de l'album Quelque part un aigle), qui évoque le quotidien d'un prisonnier. Jamais plus ce titre ne fut inscrit à son répertoire
  34. « Un show que seul Johnny peut se permettre d'entreprendre. Parce qu'il est le seul de tous les survivants des années 1960 à vouloir encore prendre des risques. » (« Johnny Hallyday », dans Rock, no 57, octobre 1982 )
  35. Ce voyage lui inspire la chanson Rouler vers l'ouest, qu'il compose sur des paroles de Pierre Billon. Dans un premier temps, elle n'a été disponible que sur la cassette vidéo Le dernier rebelle : volume 2 : Les grands espaces, avant de connaitre une plus large diffusion en 1993 à l'occasion de la sortie d'une intégrale / Source : (Brieu 2010, p. 148)
  36. La chanson écrite par Félix Gray) a été enregistrée en secret par Johnny, au studio Harry son à Paris, le 26 juin - Source : Lesueur 2003, p. 154
  37. La chanson est créé par France Gall en 1980 sur l'album Tout pour la musique
  38. Le titre - toujours inédit en CD à ce jour (2012) - est retiré du programme après la première semaine
  39. exception faite de courtes périodes en 2004 et 2011
  40. En 1967 déjà, Johnny Hallyday participe, en janvier, au rallye de Monte-Carlo sur une Ford Mustang, comme second pilote au côté d'Henri Chemin. Un problème de règlement concernant les pneumatiques entraîne leur disqualification - Source : Jouffa 1979, p. 93. Tout au long de l'année 67, il participe à plusieurs compétitions automobiles. Il se classe second sur le circuit de Montlhéry. En août, toujours avec Henri Chemin, il participe à la course de côte du Mont-Dore
  41. En mai 2009, ils sont à nouveau en duo sur l'édition espagnole de l'album Le cœur d'un homme
  42. notamment sur TF1, qui le 26 mars lui consacre un show spécial et le 3 mai sur France 2, où pour (son troisième) Taratata...
  43. Léon Smet est sur les planches dès l'âge de 14 ans, il a appris le chant et l'art dramatique. Ancien danseur dans la troupe de ballet du théâtre de la Monnaie à Bruxelles, il joue la comédie en France, sous le pseudonyme de Jean-Michel. A Bruxelles de nouveau, où il ouvre une école réputé d'art dramatique. Serge Reggiani, ancien élève de son père, confie plus tard à Johnny que plusieurs de ses camarades, comme lui-même, n'hésitaient pas à faire le voyage depuis Paris pour suivre son cours. Plus tard, Léon Smet devient réalisateur à la télévision belge - Source : Johnny raconte Hallyday, 1979, édition Filipacchi, p.7 et 8
  44. coiffeuse et manucure de formation, elle travaillera comme mannequin. Remariée, elle aura deux autres garçons et vivra à Marseille - Source : Johnny raconte Hallyday, 1979, édition Filipacchi, p.7 et 10
  45. La comédienne participe à l'enregistrement du titre La Chanson des Restos écrite par Jean-Jacques Goldman

Citations

  1. « Johnny Hallyday ne fut pas le premier (chronologiquement) à chanter du rock en France… mais il fut le premier en haut de l'affiche, à en faire un rythme reconnu et non plus marginal. » (Lesueur 2003, p. 87)
  2. « Cette quête de soi le fait passer par diverses attitudes, des looks qui lui donnent souvent, l'image négative d'un artiste-caméléon. Ce n'est pas tout à fait vrai, c'est n'est pas totalement faux ! [...] convertit au Twist en 1961 [...] à peine à-t-on le temps de croire qu'il a trahi ses racines, qu'il enregistre, à contre-courant, l'un des plus grands albums de rock [...] il s'enflamme pour le rhythm'n'blues [...] puis revient au rock'n'roll [...] » (Lesueur 2003, p. 87,88)
  3. {{citationTout en admettant que l'Angleterre et les States n'aient jamais vraiment adopté l'idole des jeunes français, on constate que Johnny fait des scores raisonnables un peu partout (Japon, Canada, etc.), et tout particulièrement en Amérique du Sud, où il devient une vedette colossale vers 1966.}} (Lesueur 2003, p. 185)
  4. « Johnny enregistre l'un des meilleurs albums de sa carrière. Indiscutablement, il nous a délivré de nombreux excellents albums de Rock'n'Roll. (…) Mais d'album de pop music et de dimension internationale, il en est un que l'on ne peut pas oublier : La Génération perdue… » (Lesueur 2003, p. 85)
  5. « C'est l'année - 1967 - où Johnny Hallyday s'est mis à dominer sa voix et son corps pour se hisser au rang des meilleurs vocalistes et des plus grand show-men internationaux » - Source : Jean-François Brieu, livre Johnny Hallyday Intégrale live 2003, p. 89
  6. « On écoute l'album Pas facile, concocté par Michel Mallory et chanté par Johnny Hallyday, et l'on se dit qu'il est temps, effectivement, qu'une page soit tournée. […] Les titres rapides ont un peu tendance à la redite et ce n'est pas bon signe. […] Un des tandems les plus impressionnants du rock français se délie plutôt que de se déliter. C'est dans les titres lents, […] qu'on se rend compte à quel point ces deux-là ont porté haut l'art de créer ensemble » Jean-François Brieu fascicule Pas facile édition CD en 2000.

Références

  1. http://shane06000.canalblog.com/tag/Livres
  2. a, b, c et d Lesueur 2003
  3. Tournée de l'année pour Johnny Hallyday sur le site du Figaro.
  4. Johnny raconte Hallyday, édition Filipacchi, p.7
  5. Dictionnaire du rock, sous la dir. de Michka Assayas, Robert Laffont (coll. Bouquins), 2000, notice de Jean-William Thoury, p. 743.
  6. Johnny raconte Hallyday, édition filipacchi, p.12
  7. http://next.liberation.fr/musique/01012365095-kazan-et-carottes
  8. Johnny raconte Hallyday, édition Filipacchi, p.13
  9. a et b Johnny raconte Hallyday, édition Filipacchi, p.15
  10. (fr) [vidéo] Vêtements Alba Junior sur Dailymotion
  11. Jouffa 1979, p.16
  12. Johnny raconte Hallyday, 1979, édition Filipacchi, p.51 et 52
  13. Jouffa 1979, p.17
  14. Lesueur 2003, p. 24
  15. http://www.ina.fr/media/entretiens/video/I09040628/line-renaud-et-son-filleul-johnny-hallyday.fr.html
  16. Déclaration de Charles Aznavour dans le documentaire réalisé par Stéphane Bénahmou en 2009, La Légende de Johnny
  17. Johnny Hallyday sur TV5
  18. Lesueur 2003, p. 32-33
  19. Lesueur 2003, p. 32
  20. Johnny Hallyday, Autobiographie "Destroy" volume 1, éditions Michel Lafon, 1996.
  21. Livret du coffret Vogue, Sony Music, septembre 2010, texte de Jean-François Brieu.
  22. Jean-François Brieu, livre Johnny Hallyday Intégrale live 2003, p. 35.
  23. Valérie Lehoux, « Les mots oubliés d'Aznavour », RFI, 1er mars 2007. Consulté le 27 septembre 2011
  24. Entretien avec Charles Aznavour par Maurice Achard, bonus du DVD Aznavour live Palais des Congrès 1997-1998
  25. Lesueur 2003, p. 50
  26. Lesueur 2003, p. 222
  27. Collection Hallyday, 1993, Vol.1, fascicule 1960-1961
  28. http://www.infodisc.fr/SongMp.php
  29. Lesueur 2003, p. 61
  30. Lesueur 2003, p. 64
  31. Film de propagande de Johnny par l'armée
  32. Document télévisuel, rediffusé sur Canal+ en 1993, à l'occasion de La Nuit Hallyday
  33. Lesueur 2003, p. 68
  34. Bouet 2002, p. 60
  35. Lesueur 2003, p. 82
  36. Jean-François Brieu, livre Johnny Hallyday Intégrale live 2003, p. 76.
  37. Jouffa 1979, p. 98
  38. a et b Jouffa 1979, p. 103
  39. Jean-François Brieu, livre Johnny Hallyday Intégrale live 2003, p. 101.
  40. Magazine Rock & Folk no 29, juin 1969, article de François-René Christiani
  41. a et b Intégrale Johnny Hallyday 1993, fascicule 1967-1972.
  42. Livret collection Volume 3 Intégrale 1993, texte de Jean Marcou.
  43. Lesueur 2003, p. 103
  44. Remi Bouet Johnny Hallyday mille et... une vie, p.78, Sala éditions
  45. Lesueur 2003, p. 104
  46. Jouffa 1979, p. 109
  47. Lesueur 2003, p. 106
  48. Livre Johnny Hallyday intégrale live, p.114, 2003, Jean-François Brieu
  49. a et b Jean-François Brieu, livre Johnny Hallyday Intégrale live 2003, p. 115.
  50. Bouet 2002, p. 83
  51. Bouet 2002
  52. Magazine Mademoiselle Age Tendre, numéro paru en août 1973, entretien avec Jean-Michel François.
  53. (Lesueur 2003, p. 116)
  54. Jouffa 1979, p. 122
  55. Jouffa 1979, p. 123-124
  56. Johnny Hallyday mille et... une vie, Rémi Bouet p.81
  57. Rémi Bouet Johnny Hallyday mille et une... vie p.84
  58. Destroy, volume 2, Johnny Hallyday, éditions Robert Lafont
  59. Jouffa 1979, p. 125
  60. Bouet 2002, p. 86
  61. a et b Jouffa 1979, p. 126
  62. a et b Entretien avec Jean-Loup Lafont au cours de l'émission Mozik (fin 1974). (Jouffa 1979, p. 126)
  63. a et b Jouffa 1979, p. 126-127
  64. Johnny Hallyday mille et... une vie, p.90, Rémi Bouet
  65. a et b Jean-François Brieu, livre Johnny Hallyday Intégrale live 2003
  66. Lesueur 2003, p. 122
  67. Rémi Bouet Johnny Hallyday mille et...une vie p.90
  68. Jouffa 1979
  69. Rémi Bouet Johnny Hallyday mille et... une vie p.90-91
  70. Lesueur 2003, p. 122-123
  71. Lesueur 2003, p. 126
  72. Lesueur 2010, p. 257
  73. Collection Johnny Hallyday, intégrale CD 1993, fascicule 1976-1980.
  74. Lesueur 2003, p. 129-130
  75. Fascicule 1976-1980, intégrale CD 1993, Collection Johnny Hallyday
  76. Lesueur 2003, p. 131
  77. Lesueur 2003, p. 132
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  79. « Johnny Hallyday », dans Rock, no 57, octobre 1982 
  80. Brieu 2010, p. 122
  81. Fascicule 1981-1983 Collection Johnny Hallyday intégrale CD 1993.
  82. Brieu 2010, p. 124
  83. Jean-François Brieu, livre Johnny Hallyday Intégrale live 2003, p. 169.
  84. Bouet 2002, p. 110
  85. fascicule CD édition 2000 Entre violence et violon, Jean-François Brieu
  86. Bouet 2002, p. 101
  87. Lesueur 2003, p. 146-147
  88. Intégrale CD Collection Johnny Hallyday, fascicule 1985-1991.
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  93. Collection Johnny Hallyday intégrale CD 1993, fascicule 1985-1991
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  95. Intégrale CD 1993, fascicule 1985-1991, Collection Johnny Hallyday
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  120. Lesueur 2003, p. 181
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  191. (en) « Rocker cleans up for French honor », dans The Gainesville Sun, 25 janvier 1997, p. 2A (ISSN 0163-4925) [texte intégral (page consultée le 30 septembre 2011)] 
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  196. Lesueur 2003, p. 130
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  • Hamlet est le 1 double album et le 22 album studio de Johnny Hallyday . Il est le sorti le 7 novembre 1976 . Il est réalisé par Jacques ...
    11 Kio (1 512 mots) - 17 avril 2012 à 17:33

  • Johnny Hallyday Story - Palais des sports est le 7 album live de Johnny Hallyday , il sort le 20 octobre 1976. L'album est réalisé par ...
    7 Kio (899 mots) - 30 avril 2012 à 01:22

  • Johnny Hallyday en 1961 en rupture avec Vogue est en quête d'une autre maison de disque. Son souhait est de signer chez Barclay , où il ...
    12 Kio (1 671 mots) - 11 avril 2012 à 17:37

  • Ma vérité est le 44 album studio de Johnny Hallyday , sorti en 2005 . Il s'est vendu à 800000 | exemplaires. C'est le dernier album du ...
    5 Kio (643 mots) - 23 février 2012 à 19:28

  • Jacques Monnet Signes extérieurs de richesse , (dans les salles le 9 novembre). Éric Bouad et Johnny Hallyday composent la musique du film. ...
    15 Kio (1 663 mots) - 21 avril 2012 à 05:03

  • Sur le millier de chansons interprétées par Johnny Hallyday , environ deux cent trente sont adaptées d'une chanson étrangère - le plus ...
    48 Kio (6 238 mots) - 16 mai 2012 à 00:24

  • Johnny Hallyday à l'Olympia est un CD qui propose l'enregistrement du récital de Johnny Hallyday donné à l'Olympia de Paris en 1961 ...
    4 Kio (349 mots) - 12 avril 2012 à 10:18

  • Hallelujah est le sixième album studio de Johnny Hallyday , il sort le 9 juillet 1965 . Il est réalisé par Lee Hallyday. Historique ...
    4 Kio (542 mots) - 17 avril 2012 à 17:33

  • Les guitares jouent est le 10ème 33 tours 25 cm - le 7ème chez Philips - de Johnny Hallyday , accompagné par Joey and The Showmen il sort ...
    2 Kio (166 mots) - 7 avril 2012 à 00:14

  • Tête à tête avec Johnny est le 3 33 tours 25cm de Johnny Hallyday , il sort le 31 juillet 1961. C'est le dernier disque du chanteur pour ...
    2 Kio (181 mots) - 17 octobre 2011 à 23:56

  • Comme de nombreux artistes dans les années soixante , tel son ami Johnny Hallyday , Eddy Mitchell se passionne pour une musique venue des ...
    80 Kio (9 950 mots) - 16 mai 2012 à 00:24

  • Johnny chante Hallyday est le 7ème album studio de Johnny Hallyday sorti en 1965 . L'album est réalisé par Lee Hallyday Historique ...
    4 Kio (522 mots) - 17 avril 2012 à 17:35