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Jules Massenet
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Jules Massenet
| Nom de naissance | Jules Émile Frédéric Massenet |
|---|---|
| Naissance | 12 mai 1842 Montaud, |
| Décès | 13 août 1912 (à 70 ans) Paris, |
| Activité principale | Compositeur |
| Style | Musique classique Lyrique, musique sacrée |
| Activités annexes | Pianiste Professeur au Conservatoire de Paris |
| Lieux d'activité | Paris |
| Années d'activité | 1858-1912 |
| Éditeurs | Heugel Hartmann |
| Formation | Conservatoire de Paris |
| Maîtres | Ambroise Thomas Franz Liszt |
| Élèves | Gustave Charpentier, Ernest Chausson, Gabriel Pierné, Florent Schmitt, etc. |
| Récompenses | Grand prix de Rome |
Œuvres principales
- Manon (1884)
- Werther (1892)
- Thaïs (1894)
- Cendrillon (1899)
Jules Massenet est un compositeur français né le 12 mai 1842 à Montaud (aujourd'hui quartier de Saint-Étienne) et mort le 13 août 1912 à Paris.
Sommaire |
Biographie
Il est le fils d'Alexis Massenet (1788-1863), industriel fabriquant des lames de faux à Pont-Salomon, près de Saint-Étienne, et d'Adélaïde Royer de Marancour (1809-1875). Benjamin d'une famille de douze enfants, Jules Massenet monte à Paris dès 1848 et entre au Conservatoire de Paris où il étudie le piano (classe d'Adolphe Laurent), le solfège et le contrepoint (classes d'Augustin Savard et François Bazin) et la composition (classe d'Henri Reber). Il obtient un premier prix de piano en 1859 et un premier prix de contrepoint en 1863. Admis à la villa Médicis grâce aux conseils d'Ambroise Thomas, il remporte le grand prix de Rome en 1863 grâce à sa cantate David Rizzio. Il rencontre à cette occasion Franz Liszt qui lui demande de le seconder dans ses tâches d'enseignement et dont il épouse une des élèves, Louise-Constance dite « Ninon » de Gressy, en 1866, avec qui il a trois enfants[1]. .
Il regagne Paris et y connaît ses premiers succès avec la suite symphonique Pompéia et les opéras La Grand' Tante, Don César de Bazan, Marie-Magdeleine et Le Roi de Lahore. En 1878, il est nommé professeur au Conservatoire et compte Gustave Charpentier, Ernest Chausson, Georges Enesco, Henry Février, Reynaldo Hahn, Charles Koechlin, Albéric Magnard, Max d'Ollone, Gabriel Pierné, Henri Rabaud et Florent Schmitt parmi ses élèves.
En 1884 est créé à Pont-de-l'Arche un de ses opéras les plus populaires, Manon, d'après le roman Manon Lescaut de l'abbé Prévost. Parmi ses autres œuvres célèbres, Don Quichotte, Hérodiade, Le Cid, Le Jongleur de Notre-Dame et plus encore, Werther composé en 1892, d'après Les Souffrances du jeune Werther de Goethe. Thaïs ne connut le succès qu'une décennie après sa création en raison de son sujet sulfureux, malgré sa Méditation religieuse pour violon solo au deuxième acte, passée à la postérité sous le nom de Méditation de Thaïs.
Se levant à 4 heures du matin, il était capable de composer de nombreuses heures d'affilée : ses journées commençaient à quatre heures du matin, alternant compositions, enseignements et auditions[2]. Il a laissé une œuvre essentiellement lyrique (vingt-cinq opéras) mais aussi pianistique et symphonique. Très sensible aux sujets religieux, il a souvent été considéré comme l'héritier de Charles Gounod. L'influence de Massenet se ressentira chez de nombreux compositeurs tels Ruggero Leoncavallo, Pietro Mascagni, Giacomo Puccini ou Claude Debussy dans son Pelléas et Mélisande. Salonnard ne dédaignant pas les mondanités, grand mélancolique, il avait besoin d'être amoureux de l'héroïne ou de l'interprète de ses œuvres[3].
Sa sépulture se trouve à Égreville (Seine-et-Marne), village où Massenet possédait un château[4].
Œuvres
Note : les terminologies utilisées ci-dessous pour caractériser les œuvres (opéra, opéra-comique, drame lyrique, conte de fées, etc.) sont celles employées par Massenet sur les partitions. Les dates indiquées sont celles des créations pour les œuvres représentées ou, à défaut, de composition pour les œuvres inédites.
Opéras
- L'Écureuil du déshonneur, opérette (1858) - non publiée
- Les Deux Boursiers, opérette (1859) - non publiée
- Esméralda, opéra (1865) - inédite, composée à la villa Médicis
- Noureddin (1865) - inachevé
- Valéria, opéra (1865) - inachevé
- La Grand' Tante, opéra-comique (1867) - non publiée
- La Coupe du roi de Thulé, opéra (1867) - disparu[5]
- Le Florentin, opéra-comique (1867) - disparu[6]
- Manfred, opéra (1869) - inachevé
- Méduse, opéra (1870) - inédit
- Don César de Bazan, opéra-comique (1872)
- Les Templiers (1873) - non publié
- L'Adorable Bel-Boul, opérette (1873) - non publiée
- Bérangère et Anatole, opérette (1876) - non publiée
- Le Roi de Lahore, opéra (1877)
- Robert de France, drame lyrique (1880) - inédit
- Hérodiade, opéra (1881)
- Les Girondins, drame lyrique (1881) - inédit
- Montalte, drame lyrique (1883) - inédit
- Manon, opéra-comique (1884)
- Le Cid, opéra (1885)
- Esclarmonde, opéra romanesque (1889)
- Le Mage, opéra (1891)
- Werther, drame lyrique (1892)
- Kassya, opéra (1893)[7]
- Thaïs, opéra (1894)
- Le Portrait de Manon, opéra-comique (1894)
- La Navarraise, épisode lyrique (1894)
- Sapho, pièce lyrique (1897)
- Cendrillon, conte de fées (1899)
- Grisélidis, conte lyrique (1901)
- Le Jongleur de Notre-Dame, miracle (1902)
- Chérubin, comédie chantée (1905)
- Ariane, opéra (1906)
- Thérèse, drame musical (1907)
- Bacchus, opéra (1909)
- Don Quichotte, comédie héroïque (1910)
- Roma, opéra tragique (1912)
- Panurge, « haulte farce musicale » (1913) - posthume
- Cléopâtre, opéra (1914) - posthume
- Amadis, opéra légendaire (1922) - posthume
Drames sacrés et profanes
- David Rizzio, cantate (1863) - Grand prix de Rome
- Prométhée, cantate (1867) - disparue[8]
- Paix et Liberté, cantate (1867)
- Marie-Magdeleine, drame sacré (1873) puis drame lyrique (1906)
- Ève, mystère (1875)
- Narcisse, idylle antique (1877), sur un poème de Paul Collin
- La Vierge, légende sacrée (1880)
- Biblis, scène religieuse pour mezzo-soprano, ténor, baryton, chœur et orchestre (1887)
- La Terre promise, oratorio (1900)
Ballets
- Le Carillon, légende mimée et dansée (1892)
- Les Rosati, ballet (1901) - publié en 1902 sous le titre Divertissement pour orchestre
- Cigale? divertissement-ballet (1904)
- Espada, ballet (1908)
Musique vocale
- Suite théâtrale pour récitant, chœur et orchestre (1914) - posthume
- Suite parnassienne pour récitant, voix et orchestre - composée en 1912
Musique religieuse
- Messe de Requiem pour soli, chœur, orgue, violoncelles et contrebasse
- Ave Maria Stella, motet à 2 voix avec accompagnement de violoncelle (1886)
- Panis angelicus pour voix solo ou pour trois voix, avec accompagnement d'orgue (1910)
Œuvres symphoniques
- Ouverture de concert (1863)
- Fantaisies nos 1 et 2 pour orchestre
- Suite n° 1 pour orchestre (1863) - composée à la villa Médicis et créée en 1867
- Visions, poèmes symphoniques
- Pompéia, suite symphonique (1866) - non publiée
- Suite n° 2 pour orchestre dite Scènes hongroises (1871)
- Suite n° 3 pour orchestre dite Scènes dramatiques (1874)[9]
- Suite n° 4 pour orchestre dite Scènes pittoresques (1874)
- Lamento pour orchestre (1875) - dédié à Georges Bizet
- Suite n° 5 pour orchestre dite Scènes napolitaines (1876)
- Suite n° 6 pour orchestre dite Scènes de féerie (1881)
- Suite n° 7 pour orchestre dite Scènes alsaciennes (1882)
- Parade militaire, morceau de genre pour orchestre (1887)
- Fantaisie pour violoncelle et orchestre (1897) - inédite
- Concerto pour piano (1902)
Musique de chambre
- Quatuor pour cordes
- Dichetto pour quatuor à cordes, contrebasse, flute, hautbois, clarinette, basson et cor (1872)
- Pièces pour petit orchestre (1901)
Musique de scène
- Les Érinnyes de Leconte de Lisle, Odéon (1873)
- La Vie de bohème de Théodore Barrière et Henry Murger, Odéon (1875)
- Un drame sous Philippe II de Georges de Porto-Riche, Odéon (1875)
- L’Hetman de Paul Déroulède, Odéon (1877)
- Notre-Dame de Paris de Paul Foucher d'après Victor Hugo, théâtre des Nations (1879)
- Nana-Sahib de Jean Richepin, Porte-Saint-Martin (1883)
- Théodora de Victorien Sardou, Porte-Saint-Martin (1884)
- Le Crocodile de Victorien Sardou, Porte-Saint-Martin (1886)
- Phèdre de Jean Racine, Odéon (1900)
- Brumaire de Édouard Noël (1902)
- Le Grillon du foyer de Ludovic de Francmesnil d'après Charles Dickens, Odéon (1904)
- Le Manteau du roi de Jean Aicard, Porte-Saint-Martin (1907)
- Perce-neige et les Sept Gnomes de Jeanne Dortzal, théâtre Femina (1909)
- Jérusalem de Georges Rivollet, Opéra de Monte-Carlo (1914)
Musique pour piano
- Devant la Madone : Souvenir de la campagne de Rome ; Nuit de Noël (1864)
- Le Roman d'Arlequin (1866)
- Improvisations : 20 pièces pour le piano, 3 vol. (1866)( seulement les 7 premières pièces ont été éditées chez Heugel)
- 10 pièces de Genre, op.10 (1867)
- Musique pour bercer les petits enfants (1870)
- Toccata (1892)
- 2 impromptus pour le piano (1896) : Eau dormante ; Eau courante
- Valse folle (1898)
- Valse très lente (1901)
- 2 pièces pour piano (1907) : Papillons noirs ; Papillons blancs
Musique pour orgue
- Prélude en ut majeur pour grand orgue (v. 1911), publié dans J. Joubert, Les Maîtres contemporains de l’orgue, vol. 2 (Sénart, Paris).
- Elévation pour orgue ou harmonium (v. 1911).
Écrits
- Mes souvenirs (1848-1912), P. Lafitte et Cie, 1912 - rééd. L'Harmattan, 2006 (ISBN 291495848X) texte en ligne sur Wikisource
Hommages
- Le Conservatoire à rayonnement régional de Saint-Étienne porte son nom.
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Massenet par Sem
Annexes
Discographie sélective
- Opéras
- Werther, Georges Prêtre (dir.), Victoria de los Angeles, Nicolaï Gedda, Roger Soyer, Mady Mesplé, Jean-Christophe Benoit, Orchestre de Paris - EMI
- Werther, Michel Plasson (dir.), Tatiana Troyanos, Alfredo Kraus, Matteo Manuguerra, Christine Barbaux, Jules Bastin, orchestre philharmonique de Londres - Philips
- Werther, Colin Davis (dir.), Frederica von Stade, José Carreras, Thomas Allen, Isobel Buchanan, Robert Lloyd, Orchestra of the Royal Opera House Covent Garden - Philips (1980)
- Esclarmonde, Richard Bonynge (dir.), Joan Sutherland, Huguette Tourangeau, Giacomo Aragall, Clifford Grant, Louis Quilico, Graham Clark, Robert Lloyd, Ryland Davies, John Alldis Choir, National Philharmonic Orchestra - Decca (rééd. Trio 3 CD 475 501-2)
- Thérèse, Gerd Albrecht (dir.), Agnes Baltsa, Francisco Araiza, George Fortune, chœur et orchestre symphonique de la RAI (Orfeo 1 CD C 387 961 A)
- Œuvres symphoniques
- Œuvres pour piano, Sylvain Cambreling (dir.), Aldo Ciccolini (piano), orchestre national de l'Opéra de Monte-Carlo, EMI.
- Suites pour orchestre nos 1 à 7, Jean-Yves Ossonce (dir.) New Zealand Sympony Orchestra - Naxos, 1995
- Mélodies
- Poème d'avril, Poème du souvenir, Poème d'hiver, Expressions lyriques, Damien Top (ténor) et Alain Raës (piano) - BNL productions, 1992
- Expressions lyriques, Le printemps visite la terre, On dit, La Lettre, Elégie, Heure vécue, Soleil couchant, la Nuit, La mort de la Cigale, Amours bénis, Poèmes d'Octobre, Sabine Revault d'Allones (soprano) et Samuel Jean (piano) - Timpani, 2012
Bibliographie
- Jules Massenet, Mes souvenirs (1848-1912), P. Lafitte & Cie, 1912 , réédition L'Harmattan, 2006 (ISBN 291495848X)
- Louis Schneider, Jules Massenet, Fasquelle, 1926
- Brigitte Olivier-Cyssau, Jules Massenet : Itinéraires pour un théâtre musical, Actes Sud, 1996 (ISBN 978-2-7427-1018-8)
- Jean-Christophe Branger, Manon de Jules Massenet ou le Crépuscule de l'opéra-comique, éditions Serpenoise, 2000
- Anne Massenet, Jules Massenet en toutes letttres, Editions de Fallois, octobre 2001 (ISBN 2-87706-422-0)
- Le Livret d'opéra au temps de Massenet (actes de colloque), Presses universitaires de Saint-Étienne, 2002
- Joël-Marie Fauquet, « Jules Massenet » in Dictionnaire de la musique en France au XIXe siècle, Fayard, 2003 (ISBN 2-213-59316-7)
- Jacques Bonnaure, Massenet, coll. Classica, Actes Sud, 2011 (ISBN 978-2-330-00217-6)
- Matthias Auclair, Christophe Ghristi, « La Belle Époque de Massenet », Chroniques de la Bibliothèque nationale de France no 6, janvier-mars 2012, p.7 (en lien avec l'exposition organisée à la BNF/Opéra national de Paris)
Notes et références
- Béatrice et Ariane Massenet, « Jules Massenet par ses petites nièces », Au cœur de l’histoire, Europe 1, 19 mars 2012.
- Danièle Pistone, « Jules Massenet : à 36 ans, il entrait à l’Académie des beaux-arts ! » , Canal Académie, 30 janvier 2012
- Danielle Porte, « Jules Massenet par ses petites nièces », Au cœur de l’histoire, Europe 1, 19 mars 2012.
- Site officiel de la mairie
- Composé dans le cadre d'un concours, dont le prix fut attribué à Eugène Diaz, et réemployé ultérieurement dans Le Roi de Lahore, Les Érinnyes, Marie-Magdeleine, Ève et La Vierge.
- Composée dans le cadre d'un concours, dont le prix fut attribué à Charles Lenepveu.
- Œuvre de Léo Delibes (1836-1891), reprise par Ernest Guiraud (1837-1892) et achevée par Massenet
- Composée dans le cadre d'un concours dont le prix fut attribué à Camille Saint-Saëns.
- Composée avant la suite n° 4 mais créée après en 1875.
- « Les Disciples de Massenet », Encyclopédie de la musique au Canada (Lire en ligne)
Liens externes
- Site de l'Association Massenet internationale (AMI)
- Exposition virtuelle sur le portail Lectura
- « La Belle Époque de Massenet » Exposition BNF/Opéra national de Paris (voir en ligne)
Partitions
- Partitions libres de Jules Massenet dans International Music Score Library Project
- WIMA Quelques partitions.
- e-Partitions Pièces pour orgue.
Partitions d'orchestre et partitions chant/piano sur Indiana University Bloomington Libraries:
- Werther : partition complète.
- Manon : partition complète.
- Don Quichotte partition chant et piano.
- Naissance à Saint-Étienne
- Compositeur français de la période romantique
- Compositeur français d'opéra
- Élève du Conservatoire national supérieur de musique et de danse
- Professeur au Conservatoire national supérieur de musique et de danse
- Prix de Rome en composition musicale
- Pensionnaire de la Villa Médicis
- Académie des beaux-arts (France)
- Naissance en 1842
- Décès en 1912
En direct des marchés
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