Rita Ora signe un contrat avec Madonna
Rita Ora est une jeune artiste britannique à qui tout réussit : en couple avec le célèbre DJ Calvin Harris, elle aurait récemment signé un contrat avec Madonna, pour une valeur de près de 600 000 euros. Mais ce n'est pas pour faire un duo avec la célèbre interprète de Like A Virgin,...
Kurdes
Kurdes
| 20 à 27 millions[1],[2],[3],[4] | |
| 6 à 9,2 millions[3] | |
| 5 à 7 millions | |
| 2,8 millions | |
| 100 000 | |
| 150 000 | |
| 150 000 | |
| 80 000 | |
| 34 000 à 60 000 | |
| 45 000 | |
| 40 000 | |
| 300 000 à 400 000 | |
| 250 000 | |
| 100 000 | |
| 70 000 | |
| 60 000 | |
| 50 000 | |
| 25 000 à 80 000 | |
| 8 000 à 30 000 | |
| 20 000 à 25 000 | |
| 40 000 | |
| 6 000 | |
| 3 000 | |
| Population totale | 37 à 47 millions ({{{datetot}}}) |
| Langue(s) |
kurde |
|---|---|
| Religion(s) |
Principalement le sunnisme et l'alévisme mais aussi le chiisme, le yézidisme, le zoroastrisme, le yârsânisme, le judaïsme et le christianisme |
Les Kurdes sont un peuple iranien, descendant des Mèdes[6] (ou plus précisément des Kardouques[7]), comptant approximativement entre 25[3] et 37 millions de personnes, vivant surtout en Turquie (entre 11,5 et 20 millions), en Iran (environ 7 millions), en Irak (environ 6 millions) et en Syrie (environ 2 millions), dans ce qui est appelé le Kurdistan. Il existe également d'importantes communautés kurdes en Arménie, au Haut-Karabagh (Karvachar et Berdzor), en Azerbaïdjan, au Liban, au Koweït, en Israël, en Grèce, en Algérie, en Russie, en Arabie saoudite, au Pakistan, en Inde, en Jordanie... et également une importante diaspora surtout présente en Europe et aux États-Unis.
Depuis un siècle, certains Kurdes luttent pour leur autodétermination, afin d'avoir leur propre patrie, le Kurdistan. Tous les États qui abritent une communauté non-négligeable de Kurdes s’opposent activement à la création d’un État kurde, craignant de devoir abandonner une partie de leur territoire national.
Une émigration récente a entraîné l'apparition d'une diaspora kurde qui est présente dans tous les pays de l'Europe occidentale, aux États-Unis et en Australie. L'ancienne communauté qui était près de Kaboul quitta le pays pendant la guerre d'Afghanistan à la fin des années 1970.
Les Kurdes parlent des dialectes proches les uns des autres, tous issus du kurde, langue indo-européenne de la branche iranienne. Le kurde utilise des alphabets différents (latin, cyrillique, arabe, persan) et connaît plusieurs variantes : le sorani (Iran, Irak), le kurmandji (Turquie, Syrie, Irak, Caucase) ou le zazaki (Turquie). La majorité des Kurdes est sunnite (80 %), mais il existe d'autres communautés, alévie, yézidie, juive (actuellement en Israël) et dans une plus faible proportion, chiite et chrétienne, en Irak et en Iran.
Sommaire |
Histoire
Antiquité
La première apparition d’une culture distincte et unie et d’un peuple vivant dans les montagnes du Kurdistan date de la culture Halaf, dans la première moitié du VIe millénaire av. J.-C. (6000-5400 av. J.-C.). Elle est suivie par la culture hourrite, de 2300 à 1300 av. J.-C. environ. Ils dominent un territoire s’étendant largement au-delà du Zagros et du Taurus. Ils subsistent à travers le nom du district de Hawraman/Auraman, au Kurdistan.
Un peuple appelé les Lullubis habitait dans la plaine de Sharazor (Kurdistan irakien) et a combattu les Akkadiens vers 2300-2200 av. J.-C. Actuellement, un clan kurde s'appelle les Lullu, et pourrait être le descendant de ces antiques Lullubis.
De nombreuses sources historiques se réfèrent aux ancêtres des Kurdes modernes. Xénophon, dans son Anabase, les nomme Khardukhi, et les décrit comme « peuple féroce et défendant ses montagnes natales », qui attaque les armées grecques vers 400 av. J.-C. La région actuelle du Kurdistan, les montagnes autour du lac de Van, entre la Perse et la Mésopotamie d’alors, est nommée Carduchi, Cardyene ou Cordyene.
Les Kurdes modernes sont les descendants de nombreux envahisseurs et migrants qui se sont établis dans la région, Hourrites, Lullubi, Kurtis, Gutis, Mèdes, Mardes, Carduchis, Mitanni, Kassites. Le Kurdistan a aussi été envahi ou gouverné par les Assyriens, les Akkadiens, les Grecs (Alexandre le Grand), les Romains, les Byzantins, les Arabes, les Mongols et les Turcs, sans compter la brève colonisation française et surtout britannique. Tous ces passages ont laissé des traces, depuis 4000 ans, dans la culture kurde.
Le royaume kurde de Corduenne devient une province romaine en 66 av. J.-C. et reste dans l’Empire jusqu’en 384. Elle recouvrait la région à l’est et au sud de la ville de Diyarbakir.
Conquête arabe
Époque contemporaine
1844-1846
L'émir Bedir Khan fonde un royaume qui s'étend pendant deux brèves années entre 1844 et 1846 de la Perse jusqu'au Tigre.
Entre-deux-guerres
C'est à la conférence de paix de Paris (1919) que se décida le sort des Kurdes[8]. En 1920, le traité de Sèvres prévoit la division de l'Empire ottoman et évoque notamment la possible autonomie des provinces kurdes avec à terme la création d'un État kurde indépendant. Cependant en 1923, le traité de Lausanne, signé après le refus du précédent traité par Mustafa Kemal, revient sur cette autonomie.
La Seconde Guerre mondiale
Après la Seconde Guerre mondiale
Les Kurdes d'Iran
En janvier 1946, les Kurdes d’Iran proclament à Mahabad la république de Mahabad, mais l'année suivante, celle-ci est écrasée par le régime du dernier chah d'Iran, Mohammad Reza Pahlavi. Ces dernières années plusieurs journalistes, étudiants et miliciens d'origine s'opposant au régime iranien ont été condamnés à la peine de mort.
Les Kurdes d'Irak
À la tête d'une insurrection armée, Mustapha Barzani, chef historique du mouvement national kurde d'Irak, obtient en 1970 la reconnaissance de l'autonomie des Kurdes par la signature d'un traité. Mais ce traité ne sera jamais respecté par l'Irak, dirigé par Saddam Hussein.
De février à septembre 1988, le gouvernement irakien mène une campagne de génocide contre les Kurdes. L'épisode le plus connu de cette opération est le massacre des habitants de la la ville de Halabja (au nord de l'Irak dans la province d'As-Sulaymaniya) par l'emploi d'armes chimiques en mars 1988.
À la suite de la Guerre du Golfe de 1990 les Kurdes ont pu établir une zone autonome au nord de l'Irak. En 2003, les Kurdes ont soutenu l'intervention américaine en Irak. La nouvelle constitution irakienne adoptée par référendum en 2005 reconnaît une très large autonomie au Kurdistan.
Les Kurdes de Turquie
La Turquie est le pays où la question kurde fait la une des journaux chaque jour. La construction de la Turquie kémaliste se fait dès 1923 sur le déni du fait d'une très forte minorité kurde en son territoire (à l'instar du déni du génocide arménien)[9]. Les Kurdes n'avaient alors d'autre droit que de se fondre dans la nation turque et ont souvent été fortement réprimés[9], comme en 1937-38 (massacre de Dersim).
Dans les années 1980, la guerre qui oppose l'armée turque et le PKK fait plusieurs morts chaque semaine. La région du Kurdistan est placée sous état d'urgence, quadrillée par les forces armées et les groupes paramilitaires turcs. C'est la période de la terreur: les disparitions, les arrestations, la torture, les exécutions extra-judiciaires de Kurdes se multiplient. Ce n'est que dans les années 2000 que les Kurdes ont le droit de parler leur langue en Turquie et, signe d'une amélioration, la chaîne publique turque TRT diffuse désormais des programmes en langue kurde. Des radios peuvent aussi désormais émettre en langue kurde sans dépasser un certain quota horaire. Mais ces droits accordés aux Kurdes sur le papier n'ont que peu de conséquences dans la réalité[10]. L'enseignement de la langue kurde n'est pas autorisé dans les écoles de la République turque. La loi autorise néanmoins au secteur privé d'enseigner "les langues maternelles" en cours du soir uniquement et à destination exclusive des adultes (l'enseignement du kurde aux mineurs est strictement interdit).
Lors des élections législatives de 2007, l'AKP, premier parti du pays, obtient un score de 41 % à Diyarbakir[11], ce qui ne le place que deuxième derrière les 47 % des partis kurdes regroupés sous une étiquette d'indépendants (et non indépendantistes).
Depuis la création de la République turque, les Kurdes sont victimes d'une discrimination sévère et permanente qui a longtemps été formellement niée par les autorités turques malgré les témoignages accablants de victimes ou d'ONG. Cependant, le 27 juillet 2009, le président turc, Abdullah Gül, a reconnu dans un entretien que les Kurdes n'avaient pas les mêmes droits que le reste de la population, rompant ainsi avec plus de 85 ans de déni[12].
Les Kurdes de Syrie
Les Kurdes et les non-Arabes forment 10 % de la population de la Syrie ; un total d'à peu près 1,9 million de personnes. Cela fait d'eux la minorité la plus importante de ce pays. La population kurde est concentrée principalement au nord-est et au nord mais il y a aussi des populations significatives à Alep et à Damas. Les activistes kurdes des droits de l'homme sont souvent maltraités et persécutés.
Plusieurs techniques sont utilisées pour minorer l'identité kurde en Syrie : différentes lois interdisent l'utilisation de la langue kurde, peuvent interdire la reconnaissance des enfants sous des noms d'origine kurde, les noms de lieux géographiques en langue kurde sont remplacés par des noms arabes, de même certaines entreprises doivent être renommées avec des noms arabes, et enfin les écoles privées kurdes et certains livres sont interdits.[réf. nécessaire]
L'idée d'un « grand Kurdistan »
Le projet d'un « grand Kurdistan » est né à la fin du XIXe siècle. Divisés depuis 1639 entre les Empires perse et ottoman, les Kurdes revendiquent à l'époque l'unité d'un territoire où leur peuple, d'origine indo-européenne, vit depuis l'Antiquité. En 1920, après la chute de l'empire ottoman, les puissances alliées promettent la création d'un grand État du Kurdistan. Mais celui-ci ne verra jamais le jour. En 1923, le peuple kurde est placé sous l'autorité de quatre pays : la Turquie, l'Iran, la Syrie (protectorat français) et l'Irak (protectorat britannique). Quatre-vingt-cinq ans plus tard, le Kurdistan (littéralement « pays des Kurdes ») reste un territoire mythique, sans frontières reconnues, et les Kurdes une nation sans État. Niés dans leur identité, les quelque trente millions de Kurdes du Moyen-Orient n'ont pourtant cessé de lutter pour faire reconnaître leurs droits culturels et politiques, face à des États centralisateurs et répressifs. Mais les divisions linguistiques et religieuses les ont conduits à lutter en ordre dispersé. Par ailleurs, les zones kurdes sont riches en pétrole et en eau, ce qui renforce les enjeux du combat. À l'exception de l'éphémère République kurde de Mahabad (1946), en Iran, le rêve d'un grand Kurdistan s'est peu à peu émoussé. Seul le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a ranimé en Turquie, dans les années 1980, la flamme d'un « grand Kurdistan libre et démocratique ». Ailleurs, les partis politiques kurdes ont tous opté pour un objectif plus modeste : l'autonomie de chaque minorité kurde dans le cadre des États existants. La stratégie s'est révélée payante en Irak : depuis 1991, les Kurdes gèrent de façon autonome leur région. Exemplaire pour tous les Kurdes, cette victoire historique pose une nouvelle fois la question d'un « grand Kurdistan »[13].
La diaspora kurde en Europe
Près de 85 % de cette diaspora (environ 3 millions de personnes dans le monde) est originaire de Turquie[13].
Les Kurdes d'Allemagne
Il y a environ 900 000 Kurdes en Allemagne[13].
Les Kurdes de France
On estime qu'il y a plus ou moins 250 000 Kurdes en France[13]. Depuis plus de 30 ans la langue, la littérature et l'histoire kurdes ainsi que la géographie du Kurdistan sont enseignés à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Langues O) à Paris.
L'Institut kurde de Paris constitue actuellement d'étude de la langue kurde (kurmandji, sorani).
Plusieurs associations kurdes existent dans les grandes villes de l'hexagone notamment le centre culturel kurde Ahmet-Kaya de Paris qui organise plusieurs activités culturelles et sportives. Le siège de la fédération des associations kurdes de France (FEYKA) est lui aussi basé à Paris. Celle-ci entretient des relations avec les divers partenaires sociaux français.
Les Kurdes de Belgique
La diaspora kurde de Belgique dispose d'une télévision en langue kurde: Roj TV.
Les Kurdes et les médias
Un « peuple sacrifié par l'Histoire », selon le photographe Julien Goldstein et le journaliste Olivier Piot. Ensemble, ils publient Kurdistan, la colère d'un peuple sans droits, fruit d'une enquête de quatre ans dans un Kurdistan encore chimérique. À travers des Kurdes de Turquie, de Syrie, d'Irak et d'Iran, l'ouvrage relate le quotidien de la plus grande communauté apatride du monde. Un quotidien souvent marqué par « les frustations et les souffrances ». Pourtant, ni les fausses promesses ni les répressions sanglantes n'ont entamé le désir d'indépendance de cette minorité morcelée[14].
Kurdes célèbres
Dynasties médiévales
- Shaddides (951–1075)
- Hasanwayhides (959–1095)
- Marwanides (984–1083)
- Annazides (991–1117)
- Cheddadides (1022-1161)
- Barrides (1101–1312)
- Zengides (1127–1250)
- Kurkborides (1144–1232)
- Ardalans (1168–1861)
- Ayyoubides (1169–1260)
Notes et références
- (tr) Sondage de l'institut KONDA, 2007. Consulté le 21 octobre 2009
- CIA World Factbook - Démographie de la Turquie, est. 2008. Consulté le 23 octobre 2008
- Université Laval de Québec : « L'État turc et le problème kurde », 2008. Consulté le 23 octobre 2008
- Bernard Dorin (préf. Gérard Chaliand), Les Kurdes. Destin héroïque, destin tragique, Lignes de repère, 2005 (ISBN 2915752028) [lire en ligne (page consultée le 23 octobre 2008)].
- Vitaminedz.com
- Philip G. Kreyenbroek et Stefan Sperl dans The Kurds, (Routledge, 1992, 250 pp., ISBN 0-415-07265-4, 9780415072656) les différencient linguistiquement des Mèdes avec qui ils ont pourtant été souvent assimilés (p.70)
- Xénophon, Anabase, La retraite des dix mille
- Lire : Margaret MacMillan, Paris 1919 - Six months that changed the World, Random House, 2002 p. 465 à 483 Télécharger
- Gérard Chaliand, Atlas du nouvel ordre mondial, Robert Laffont, Paris, 2003, (ISBN 2-221-10039-5) p. 120.
- Gérard Chaliand, op. cit., p. 122.
- BBCTurkish.com
- http://www.rtlinfo.be/rtl/news/article/260108/--Historique+:+les+Kurdes+de+Turquie+devraient+enfin+r%C3%A9cup%C3%A9rer+leurs+droits
- Géo, n° 359, janvier 2009, p. 17.
- National Geographic France N° de février 2012 p.113
Voir aussi
Articles connexes
Gouvernements et États kurdes contemporains
- Kurdistan irakien
- République de Mahabad (1946)
- République d’Ararat (1927-1931)
- Royaume du Kurdistan
Les partis politiques kurdes
- Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK)
- Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK)
- Union patriotique du Kurdistan (UPK)
- Parti démocratique du Kurdistan (PDK)
Liens externes
- Institut kurde de Paris
- Institut kurde de Bruxelles
- Jeunesse Kurde - Actualités en français
- Rojbas.org - Toute l'actualité kurde en français
Bibliographie
- François Balsan, Les surprises du Kurdistan, Coll. Voyages et Aventures, Paris, J. Susse, 1944.
- Gérard Chaliand (sous la direction de), Les Kurdes et le Kurdistan - La question nationale kurde au Proche-Orient, Maspero, 1978 réédition 1981 358 p.
- Gérard Chaliand, Le malheur kurde, Seuil, 1992 228 p.
- Gérard Chaliand, Anthologie de la poésie populaire kurde, L'Aube, 1997 138 p.
- Sabri Cigerli (préf. Jack Lang), Les kurdes et leur histoire, l'Harmattan, 1999, 194 p. (ISBN 2-7384-7662-7).
- Sabri Cigerli (préf. Jean-Marie Demaldent), Les réfugiés kurdes d'Irak en Turquie : Gaz, Exode, Camps, l'Harmattan, 1998, 320 p. (ISBN 2-7384-7009-2)
- Sabri Cigerli et Didier Le Saout, Öcalan et le PKK : les mutations de la question Kurde, Maisonneuve & Larose, 2005, 422 p. (ISBN 2706818859).
- Conférence International de Paris, Les Kurdes : Droits de l'homme et identité culturelle, FIKP, 1989 206 p. Télécharger
- William Eagleton Jr., La République kurde, Éditions Complexe, 1991, 321 p. (ISBN 2870274181).
- Etudes Kurdes HS nº1, Histoire du Kurdistan, FIKP & l'Harmattan, 2004 144 p. Télécharger
- Human Rights Watch, Génocide en Irak : la campagne d'Anfal contre les Kurdes, Karthala, coll. « Homme et Société : Sciences économiques et politiques » 2003, 405 p. (ISBN 2845863454).
- Chris Kutschera (dir.) (préf. Bernard Kouchner), Le Livre noir de Saddam Hussein, Oh ! éditions, 2005, 700 p. (ISBN 2915056269).
- (en) Margaret MacMillan, Paris 1919 - Six months that changed the World, Random House, 2002 711 p. Télécharger
- Christian More, Les Kurdes aujourd'hui : mouvement national et partis politiques, l'Harmattan, 1984, 310 p. (ISBN 2-85802-408-9)
- Basile Nikitine, Les Kurdes, Introuvable, 1975 (ASIN B0017VZXM6).
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La victoire de Toulon samedi en finale de la Coupe d'Europe de rugby contre Clermont a été saluée par une explosion de joie au stade Mayol de Toulon où quelque 8.000 spectateurs ont suivi la rencontre et dans le centre-ville par des concerts de klaxon.