La Remaudière
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| La Remaudière | ||||||
Blason |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Pays de la Loire | |||||
| Département | Loire-Atlantique | |||||
| Arrondissement | Nantes | |||||
| Canton | Le Loroux-Bottereau | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Loire-Divatte | |||||
| Maire Mandat |
Alan Coraud 2008-2014 |
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| Code postal | 44430 | |||||
| Code commune | 44141 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Remaudièrois ou Remaudois | |||||
| Population municipale |
1 140 hab. (2010) | |||||
| Densité | 88 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 38 m — Max. 101 m | |||||
| Superficie | 12,98 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | http://www.la-remaudiere.fr/ | |||||
La Remaudière est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).
Sommaire |
Toponymie
Le nom de la commune a été traduit Kerravaot en breton, nom sans valeur historique : le breton n'y a jamais été parlé[1]. En revanche, La Remaudière se trouve à la limite entre gallo et angevin et elle possède un nom en gallo : La Remaudèrr (écriture ELG)[2].
Son patronyme germanique serait « Hraban-wald » avec le suffixe « aria ».
Géographie
C'est une commune de Loire-Atlantique, située au sud-est du Pays nantais (pays historique), dans le Vignoble nantais (pays traditionnel).
Sous l'Ancien Régime, la paroisse faisait partie des marches communes entre la province de Bretagne et celle de l'Anjou. En effet, les frontières n'étaient pas nettement délimitées comme aujourd'hui, mais formaient des zones-tampons plus ou moins floues. Entre l'Anjou et la Bretagne, cette zone frontalière s'étirait sur plusieurs kilomètres de large depuis La Remaudière et La Boissière du Doré en Loire-Atlantique vers la Varenne, Drain et jusqu'au Fuilet, la Renaudière ou Saint-Crespin-sur-Moine en Maine-et-Loire. Certaines paroisses de la zone dépendaient du diocèse de Nantes pour les affaires religieuses et de l'Anjou pour les affaires publiques laïques, d'où l'expression "Être au dieu de Bretagne et au diable d'Anjou".
Les communes limitrophes sont Le Loroux-Bottereau, La Boissière-du-Doré, La Regrippière, Vallet et Le Landreau en Loire-Atlantique, Landemont, Le Puiset-Doré et La Chaussaire en Maine-et-Loire.
La Remaudière fait partie du canton du Loroux-Bottereau. Elle a appartenu au SIVOM du Loroux-Bottreau qui a évolué en Communauté de Communes Loire-Divatte.
La Remaudière est située sur la rive de la Divatte, à 9 km à l'est du Loroux-Bottereau, 35 km à l'est de Nantes et 10 km au nord de Vallet. La commune est arrosée par la Sensive, l'Ebaudière, le Roger et séparée du Maine-et-Loire par la Divatte.
Selon le classement établi par l'Insee en 1999, La Remaudière est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).
Histoire
Les domaines fonciers
Le territoire de La Remaudière est réuni au début du XIe siècle à la baronnie de Champtoceaux en Anjou.
En 1224, le roi de France Louis VIII, offre le territoire en récompense au duc de Mauclerc, duc de Bretagne à condition que ce territoire garde les us et coutumes d'Anjou.
À l'époque féodale, La Remaudière relève du marquisat de Goulaine et elle est administrée par les fonctionnaires seigneuriaux du Loroux, seigneurie qui est mentionnée dès 1090.
Le Prieuré d'Iseron (Vallet) et de Ste Radegonde (Le Loroux Bottereau) s'étendaient sur la paroisse, si bien que plusieurs de ces métairies furent vendues pendant la Révolution.
La principale terre noble fut celle de l'Aujardière appartenant aux de Chambelle, seigneurs de la Cour-Bellière. Le logis était au fond, avec une chapelle, le tout entouré de douves. Un Sydrac de Chambelle, né au Chalonge en Héric, a été longtemps maire au début du XIXe siècle. Il est mort à l'Aujardière en 1837 à l'âge de 83 ans. Le domaine a également appartenu aux Besnard de la Giraudais et aux Bureau de la Boissière.
La Mostière (ou la Mossetière) appartint aux Grasset qui fut une famille d'experts, comme les Pasquereau et les Poilasne.
La Renouère et ses environs étaient une dépendance du domaine des Moricaud de la Haye et Blouin du Baschet, nobles émigrés dont les biens furent un moment vendus aux bourgeois des environs, puis restitués sous la Restauration. Sous l'Empire, on peut noter la présence des docteurs Fabré de Vallet, propriétaires sur La Remaudière[3].
La Révolution
Durant la Révolution, les habitants de La Remaudière se joignent à ceux du Loroux-Bottereau, tant pour voter que pour participer au soulèvement de 1793.
En mars 1794, la 9e des colonnes infernales, qui décime alors le Vignoble nantais et les Mauges, campe dans les landes de Sainte-Catherine. De là, les Bleus tuent 5 habitants de la commune le 11 mars. Ils tentent, sans total succès, de mettre le feu à l'église. Le 17 mars, ils massacrent 96 personnes, parmi lesquelles de nombreuses familles des villages de Sainte-Catherine, La Ménardière, La Savaterie. Ces 96 victimes, pour moitié de chaque sexe, se répartissent ainsi : 8 bébés, 20 enfants entre 2 à 11 ans, 10 adolescents de 12 à 18 ans, 22 femmes et 17 hommes adultes, 19 personnes âgées de plus de 60 ans [4]. La mémoire vivante locale gardait le souvenir que le corps d'une fillette avait été retrouvée près de l'Étang de l'Aujardière, aujourd'hui comblé. Les registres paroissiaux clandestins de 1792-94, le confirme : elle s'appelait Marie Moreau et elle avait 12 ans, c'était la fille d'un sabotier de Landemont. Ces parents et ses 3 soeurs sont retrouvés morts, dispersés sur La Remaudière.
En 1803, un paysan trouva sous une grosse pierre, le long de la route de la Boissière, un coffret contenant plusieurs dizaines de louis d'or et de pierres précieuses.
Le 19e siècle
Profitant des lois de 1880, il fut créé une école obligatoire et gratuite.Emblèmes
Héraldique
| Blasonnement :
De gueules à la cotice ondée d'argent accompagnée à dextre d'un lion d'argent et à senestre d'une grappe de raisin feuillée d'or ; au chef d'hermine.
Commentaires : La cotice, ligne fine, représente la rivière de la Divatte, qui borde la commune dans son orientation géographique. La grappe de raisin représente le muscadet et le Vignoble nantais. Le lion évoque le blasonnement de gueules au lion d'argent, couronné, lampassé et armé d'or de Clisson, chef-lieu du Vignoble nantais. Le chef d'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par Raphaël Vinet (délibération municipale du 7 juin 2010).
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Devise
La devise de La Remaudière serait en cours d’élaboration.
Administration
Démographie
Évolution démographique
En 2010, la commune comptait 1 140 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,8 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).
Culture et patrimoine
Lieux et monuments
- Réplique de la grotte de Lourdes, sur la route de Landemont.
- Plusieurs croix de chemin.
Tourisme
Il y a deux sentiers pédestres qui sont le circuit la Divatte et le circuit des Landes.
Personnalités liées à la commune
Notes et références
Notes
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références
- Atlas linguistique de la France , Gilliéron, Edmont, 1902-1910
- Villes bretonnes, noms gallo, Geobreizh. Consulté le 18 mars 2013
- Article d'Alfred Gernioux paru dans le quotidien PresseOcéan le 23/4/1960
- Archives départemantales de Loire-Atlantique, registres paroissiaux de La Remaudière, registres clandestins 1792-1794
- « Ils ont été élus maires », Dimanche Ouest-France (éd. Loire-Atlantique), no 535, 23 mars 2008, p. 10 (ISSN 1285-7688)
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- La Remaudière 1836, sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique. Consulté le 31 décembre 2012.
- Résultats du recensement de la population - La Remaudière - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009, sur recensement-2009.insee.fr, Insee. Consulté le 10 décembre 2012.
- Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009, sur recensement-2009.insee.fr, Insee. Consulté le 10 décembre 2012.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel de la mairie
- La Remaudière sur le site de l'Institut géographique national
- La Remaudière sur le site geobreizh.com
