Courteney Cox se confie sur son divorce
Courteney Cox s'est séparée de son époux, David Arquette en octobre 2010, après dix ans d'union. Un choc pour l'actrice, qui a eu énormément de mal à avancer. Surtout que son ex, lui, a vite trouvé du réconfort dans les bras de Christina McLarty, dont il s'est finalement récemment...
Latin contemporain
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
|
|
La forme ou le fond de cet article est à vérifier.
Améliorez-le ou discutez des points à vérifier. Si vous venez d’apposer le bandeau, merci d’indiquer ici les points à vérifier.
|
L’expression latin contemporain, appelé naguère latin moderne ou latin vivant, se rapporte à l’utilisation contemporaine du latin. La période du latin contemporain succède à celle du néolatin. Remarquons ici que l'expression néolatin ne désigne pas une langue, mais une période dans l'histoire de la langue latine, le latin de l'époque néolatine étant la langue classique normative.
Loin d'avoir disparu, le latin est resté sans interruption une langue littéraire et parlée tout au long du XXe siècle, comme en témoigne l'abondante production en cette langue d'ouvrages en prose ou en vers dans de nombreux pays européens.
Sommaire |
L'usage du latin dans la vie courante
Des milliers de livres étaient encore imprimés en latin à la fin du XIXe siècle dans de nombreux domaines. Le latin s'est encore maintenu au XXe siècle comme langue littéraire chez de nombreux lettrés européens.
À côté de cela, au début du XXe siècle, en dehors du monde littéraire latin, cette langue est restée utilisée dans des domaines techniques très spécifiques (comme la botanique), où il fonctionnait comme un code, utilisé pour un nombre très restreint d'expressions et non plus comme une langue. Dans d'autres domaines (anatomie, droit), où le latin a été historiquement très largement utilisé, il a survécu dans des phrases techniques et dans la terminologie.
Au XIXe siècle, le latin était également parfois utilisé dans le but de dissimuler certains passages de livres lors de leur lecture par des enfants, des personnes de classes inférieures ou des femmes. De tels passages apparaissent dans des traductions anglaises de textes d'autres langues, ainsi que dans des travaux sur le folklore, l'anthropologie, la psychologie, par exemple dans la traduction anglaise de Psychopathia Sexualis de Richard von Krafft-Ebing (1886).
En France, en 1933, Régis Messac critiquait l'enseignement du latin dans son célèbre pamphlet À bas le latin !.
Émergence du latin contemporain
L'émergence du latin contemporain remonte à la fin du XIXe siècle, alors que différents périodiques publiés en latin prennent la défense de cette langue comme langue internationale. Entre 1889 et 1895, Karl Heinrich Ulrichs publie en Italie son Alaudæ[1], qui trouvera une suite dans Vox Urbis: de litteris et bonis artibus commentarius[2], publié deux fois par mois par l'architecte et ingénieur Aristide Leonori entre 1898 et 1913.
Peu après la Seconde Guerre mondiale, le mouvement du latin contemporain reprend de la vigueur, dans le contexte de la construction européenne, parallèlement au renouveau qu'avait connu l'hébreu avec la création de l'État d'Israël.
L'idée du « latin vivant » est à nouveau lancée en 1952 par le normalien et ingénieur français Jean Capelle, ancien recteur de l’Université de Nancy qui publie, dans le Bulletin de l’Éducation Nationale du 23 octobre 1952, un article intitulé Le latin ou Babel où il propose le retour au latin. Devant le succès de son article, Jean Capelle réunit en septembre 1956 le premier Congrès International pour le latin vivant à Avignon, où se rencontrent près de deux cents participants issus de vingt-deux nations. Les pouvoirs publics français, à une époque où l'indispensable usage de l'anglais commence à s'imposer de plus en plus dans le monde, n’encouragent pas cette initiative, qui peu paraître anachronique et sembler aller à contre-courant. Cet élan s'essouffle ainsi rapidement en France.
D'autres périodiques continuent d'être publiés en latin au cours du XXe siècle. En France, suite au congrès d'Avignon, l’éditeur avignonais Théodore Aubanel publie la revue de Vita Latina. En Allemagne, le périodique Vox Latina est publié par Cælestis Eichenseer de l'université de Sarrebruck à partir de 1965. En Belgique, Melissa est publié, à Bruxelles depuis 1984 par Gaius (Guy) Licoppe, un médecin radiologue. En 2009 est publié par Generation Europe Foundation le Diarium Europa, journal de classe européenne totalement rédigé en latin et distribué dans l'Europe entière.
La promotion de l'usage contemporain du latin est assurée par des sociétés savantes et des écoles.
En 1995 est fondée en Brabant wallon (Belgique) l'école internationale « Schola Nova », qui utilise le latin comme langue européenne de communication. En Italie, l’Academia Latinitati Fovendae organise à Rome, en 1966, un congrès international auquel prennent part près de cinq cents participants. D'autres congrès ont suivi : en Finlande, en Espagne, etc.
En Italie également, l'Accademia Vivarium Novum (en) fondée et dirigée d'abord à Naples puis à Rome par Luigi Miraglia reçoit des jeunes du monde entier pour des séjours d'un an et plus. Ces jeunes n'y parlent que le latin et le grec ancien. De plus cette Académie a déjà organisé non seulement en Italie, mais aussi en Hongrie, des congrès internationaux de plusieurs centaines de participants et dont les nombreux conférenciers ne s'expriment qu'en latin.
En France, le Cercle latin de Paris (la) (Circulus Lutetiensis) promeut l'usage du latin. Aux États-Unis, Terence Tunberg, professeur de lettres classiques à l’Université du Kentucky à Lexington, a un grand rôle dans la promotion du latin.
La prononciation du latin contemporain suit une reconstruction effectuée par des spécialistes comme Edgar H. Sturtevant (The Pronunciation of Greek and Latin, Chicago Ares Publishers Inc. 1940) et W. Sidney Allen (Vox Latina, A Guide to the Pronunciation of Classical Latin, Cambridge University Press 1965), dont les travaux sont inspirés de ceux qu'avait entrepris Érasme avec De recta Latini Græcique sermonis pronuntiatione dialogus et Alcuin avec De orthographia.
La poésie néo-latine
Depuis la Renaissance, la tradition de la poésie latine ne s'est jamais éteinte chez les lettrés et les érudits européens, et jusqu'à nos jours il y a une suite ininterrompue de poètes latins. Il existe ainsi toujours toute une littérature latine contemporaine comprenant des poètes tels que Arrius Nurus, Geneviève Immè, Alanus Divutius, Anna Elissa Radke, Ianus Novak, Thomas Pekkanen, Arituneus Mizuno ou Michael Pratensis Oirschotanus.
Comme on peut l'apprendre, par exemple en compulsant le manuel de Joseph Ijsewijn, A companion to neo-latin studies, (1977), la France, d’Ausone à Santeul ou au cardinal de Polignac, a été l'une des terres les plus fécondes en écrivains et poètes latins, de telle sorte qu’il y régnait dans le monde cultivé une véritable diglossie latin-français jusqu’à une époque relativement récente.
Traductions en latin contemporain
Plusieurs textes - notamment des livres pour enfants - ont été traduit en latin contemporain, parmi lesquels (titre original entre parenthèses) :
- 1960. Winnie Ille Pu (Winnie-the-Pooh) trad. Alexander Lenard.
- 1962. Ferdinandus Taurus (Ferdinand the Bull) trad. Elizabeth Chamberlayne Hadas.
- 1964. Alicia in Terra Mirabili (Alice's Adventures in Wonderland) trad. Clive Harcourt Carruthers.
- 1966. Aliciae Per Speculum Transitus (Quaeque Ibi Invenit) (Through the Looking-Glass, et What Alice Found There) trad. Clive Harcourt Carruthers.
- à partir de 1973 Astérix[3] (Asterix)
- 1983. Alix - Spartaci Filius (Alix)
- 1985. Regulus, vel Pueri Soli Sapiunt (Le Petit Prince) trad. Augusto Haury
- 1987. De Titini et Miluli Facinoribus: De Insula Nigra (Les aventures de Tintin : L'Île Noire)
- 1990. De Titini et Miluli Facinoribus: De Sigaris Pharaonis (Les aventures de Tintin : Les Cigares du Pharaon)
- 1991. Tela Charlottae (Charlotte's Web) trad. Bernice Fox.
- 1994. Sub rota (Unterm Rad) trad. Sigrides C. Albert
- 1997. Makita sive De historia cuiusdam muris tempore pharaonum trad.Francisca Deraedt.
- 1998. Quomodo Invidiosulus Nomine Grinchus Christi Natalem Abrogaverit (How the Grinch Stole Christmas) trad. Jennifer Morrish Tunberg, Terence O. Tunberg.
- 1998. Winnie Ille Pu Semper Ludet (The House at Pooh Corner) trad. Brian Staples.
- 2000. Cattus Petasatus (The Cat in the Hat) trad. Jennifer Morish Tunberg, Terence O. Tunberg.
- 2002. Arbor Alma (The Giving Tree) trad. Terence O. Tunberg, Jennifer Morrish Tunberg.
- 2003. Virent Ova, Viret Perna (Green Eggs and Ham) trad. Terence O. Tunberg, Jennifer Morrish Tunberg.
- 2003. Harrius Potter et Philosophi Lapis (Harry Potter and the Philosopher's Stone) trad. Peter Needham.
- 2006. Harrius Potter et Camera Secretorum (Harry Potter and the Chamber of Secrets) trad. Peter Needham.
Une liste plus complète de traductions en latin contemporain est disponible dans Vicipaedia (la version latine de Wikipédia).
Bibliographie
- Clément Desessard, Le latin sans peine, Assimil (ISBN 2-7005-0021-0)
- Jacques Gaillard et Anne Debarède, Urbi, orbi, etc... Le latin est partout, Paris, Plon, 2000.
- Joseph Ijsewijn, A companion to neo-latin studies, 1977
- Guy Licoppe, Pourquoi le latin aujourd'hui ? : (Cur adhuc discenda sit lingua Latina), s.l., 1989
- Guy Licoppe, Le latin et le politique : les avatars du latin à travers les âges, Bruxelles, 2003.
- Cesare Paperini, Impara a parlare e a scrivere nella lingua latina, Torino, Società Editrice Internazionale, 1953.
- Wilfried Stroh, Le latin est mort, vive le latin! Petite histoire d'une grande langue, Paris, Les Belles Lettres, 2008.
- Françoise Waquet, Le latin ou l'empire d'un signe, XVIe-XXe siècle, Paris, Albin Michel, 1998.
Références
- Wielfried Stroh (éditeur), Alaudæ. Eine lateinische Zeitschrift 1889-1895 herausgegeben von Karl Heinrich Ulrichs. Nachdruck mit einer Einleitung von Wielfried Stroh, Hambourg, MännerschwarmSkript Verlag, 2004.
- Volfgangus Jenniges, Vox Urbis (1898-1913) quid sibi proposuerit, Melissa, 139 (2007) p. 8-11.
- Asterix en latin.
Liens internes
| Histoire du latin | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| 75 av. J.-C. | 75 av. J.-C. – Ier siècle | IIe – VIIIe siècle | IXe – XVe siècle | XVe – XVIe siècle | XVIIe – XIXe siècle | XXe – XXIe siècle |
| latin archaïque | latin classique | bas latin | latin médiéval | latin humaniste (en) | néolatin | latin contemporain |
Liens externes
Revues et organismes cités dans le texte :
- (la) Fundatio Melissa
- Vita Latina, publiée par l'Université de Montpellier
- (la) Cercle latin de Paris (Circulus Latinus Lutetiensis)
En direct des marchés
Egypete: la bataille du second tour de la présidentielle est lancée
Les deux finalistes de la présidentielle égyptienne, le Frère musulman Mohammed Morsi et le dernier Premier ministre de Hosni Moubarak, Ahmad Chafiq, ont cherché samedi à élargir leurs soutiens pour le second tour d'un scrutin qualifié d'"encourageant" par le Centre Carter.