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Le Petit Soldat
Le Petit Soldat
| Réalisation | Jean-Luc Godard |
|---|---|
| Scénario | Jean-Luc Godard |
| Acteurs principaux | |
| Sociétés de production | La Société nouvelle de cinématographie |
| Pays d’origine | |
| Genre | Drame, polar, film historique |
| Sortie | 1963 |
| Durée | 84 minutes |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Le Petit Soldat est un film français de Jean-Luc Godard, tourné en 1960, mais qui ne sortira que le 25 janvier 1963 en raison d'une interdiction par la censure. Il s'agit du troisième long métrage de Godard après À bout de souffle.
Sommaire |
Synopsis
En 1958, pendant la Guerre d'Algérie, Bruno Forestier (Michel Subor), déserteur réfugié en Suisse, travaille pour un groupuscule d'extrême droite. Il croise un jour Véronica (Anna Karina) et en tombe amoureux. Ses amis le soupçonnent de mener un double jeu, et pour le tester, lui ordonnent d'assassiner un journaliste.
Fiche technique
- Titre : Le Petit Soldat
- Réalisation : Jean-Luc Godard
- Scénario : Jean-Luc Godard
- Producteur : Georges de Beauregard
- Production : La Société nouvelle de cinématographie
- Photographie : Raoul Coutard
- Montage : Agnès Guillemot, Lila Herman, Nadine Marquand
- Musique : Maurice Leroux
- Langue : français
- Durée : 84 minutes
- Noir et Blanc
- Son : monophonique
- Sortie :
France le 25 janvier 1963
Allemagne de l'Ouest le 24 juillet 1966
États-Unis le 20 avril 1967 à New York
Japon le 21 décembre 1968
Distribution
- Michel Subor : Bruno Forestier
- Anna Karina : Veronica Dreyer
- Henri-Jacques Huet : Jacques
- Paul Beauvais : Paul
- László Szabó : Laszlo
- Georges de Beauregard : Un leader activiste (non crédité)
- Gilbert Edard : non crédité
- Jean-Luc Godard : l'homme à la gare (caméo - non crédité)
- Jean-Pierre Melville : l'homme du train
Commentaires
La situation en Algérie, la présentation d'un déserteur et la dénonciation de l’utilisation de la torture par les deux bords conduisirent à l’interdiction du film pendant trois ans par Louis Terrenoire, ministre de l'Information : « 1/ Que ces tortures soient appliqués par des agents du FLN ne saurait modifier le jugement qui doit être porté contre ces pratiques et contre leurs représentations à l'écran. 2/ À un moment où toute la jeunesse française est appelée à servir et à combattre en Algérie, il paraît difficilement possible d'admettre que le comportement contraire soit exposé, illustré et finalement justifié. Le fait que le personnage se soit paradoxalement engagé dans une action contre-terroriste ne change rien au problème. 3/ Les paroles prêtées à une protagoniste du film et par lesquelles l'action de la France et en Algérie est présentée comme dépourvue d'idéal, alors que la cause de la rébellion est défendue et exaltée, constituent à elles seules, dans les circonstances actuelles, un motif d'interdiction. »[1]
Jean-Luc Godard donne dans ce film, à travers son héros, Bruno Forestier, sa définition du cinéma : « La photographie c’est la vérité. Et le cinéma c’est vingt-quatre fois la vérité par seconde. » Dans la même scène, Forestier/Godard s'adressant directement à la caméra et au spectateur déclare à propos des acteurs : « Les acteurs, je trouve ça con, je les méprise. C'est vrai vous leur dites de rire, ils rient, vous leur dites de pleurer, ils pleurent, vous leur dites de marcher à quatre pattes, ils le font. Moi je trouve ça grotesque - Véronica : Moi je ne vois pas pourquoi - Forestier : Je ne sais pas, ce ne sont pas des gens libres. »
Notes
- cité par Lionel Trélis, La Censure cinématographique en France, mémoire, Institut d'études politiques de Lyon, juin 2001
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